Jalil Nouri, actumaroc,3/1/2025
L’engouement pour la candidature aux prochaines élections de 2026 suscite un intérêt croissant auprès des jeunes de moins de 35 ans, de plus en plus nombreux·ses à envisager de se présenter sous le statut d’« indépendant·e ». Une appellation qui mérite toutefois d’être revisitée, tant elle est déjà utilisée et revendiquée par le parti d’Akhanouch, peu enclin à s’en défaire.
Occupé·es à constituer leurs dossiers de candidature, leurs démarches de plus en plus fréquentes auprès des administrations témoignent d’une dynamique réelle. Il est donc fort probable qu’un nombre significatif d’entre eux·elles franchisse le pas pour une première expérience électorale, encouragé·es notamment par la perspective de subventions étatiques promises aux candidat·es hors des partis traditionnels.
Une évolution que les formations politiques classiques peinent à accepter, craignant une hémorragie de leurs rangs, notamment parmi une jeunesse souvent reléguée à des rôles secondaires, sans responsabilités réelles. Il leur faudra désormais des arguments solides pour convaincre leurs jeunes militant·es de conserver leur carte de parti, alors que la tentation est grande de tenter leur chance en tant que candidat·es indépendant·es, plutôt que d’attendre un hypothétique tour dans un cadre partisan peu généreux en soutien.
Cet engouement laisse ainsi présager l’entrée en lice de milliers de jeunes lors du scrutin de 2026, à condition toutefois de réunir les financements nécessaires. Reste une question centrale : comment convaincre les bailleurs de fonds d’investir dans une aventure électorale aussi prometteuse qu’incertaine ?





Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire