2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

vendredi 22 juillet 2022

coupable


dimanche 17 juillet 2022

Maroc et Sahara occidental. Il faut enquêter sur des attaques ciblées perpétrées contre des militantes sahraouies

Les autorités marocaines doivent enquêter de toute urgence sur des allégations selon lesquelles des policiers et des agents des forces de sécurité ont violemment agressé cinq militantes sahraouies, a déclaré Amnesty International vendredi 27 mai 2022. L’organisation a enquêté sur les circonstances de ces cinq attaques distinctes survenues les 15 et 16 avril dans la ville de Boujdour (Sahara occidental).

Zeinab Babi, Embarka Al Hafidhi, Fatima al Hafidhi, Oum Al Moumin Al Kharashi et Nasrathum (Hajatna) Babi ont été prises pour cibles après avoir participé à des manifestations pacifiques en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, et après avoir publiquement exprimé leur soutien à Sultana Khaya, militante sahraouie de premier plan. Des agents des forces de sécurité en civil et des policiers marocains ont donné à ces femmes des coups de bâton, et les ont rouées de coups de poing et de pied. Une femme a perdu connaissance et sa main a nécessité une opération de chirurgie reconstructive. Deux de ces femmes ont dit avoir été agressées sexuellement.

« Cinq semaines après ces attaques choquantes, les autorités n’ont toujours pris aucune mesure en vue d’ouvrir une enquête. Ces femmes ont exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression et de réunion, et pourtant elles ont été victimes d’agressions brutales, qui leur ont valu des entailles, des hématomes et, dans au moins un cas, des os brisés », a déclaré Amna Guellai, directrice adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

« Jusqu’à présent, les responsables présumés ont bénéficié de l’impunité la plus totale. Au lieu de chercher à rendre justice à ces femmes, les autorités marocaines ont posté des membres des forces de sécurité devant leurs logements, ce qui les effraie et les dissuade de sortir. Nous exhortons les autorités marocaines à mettre fin au harcèlement et aux violences visant les militant·e·s sahraouis, et à diligenter immédiatement des enquêtes impartiales sur tous les actes de torture et autres formes de mauvais traitements imputés à des policiers et des agents des forces de sécurité marocains. »

Solidarité pacifique

Sultana Khaya et sa famille se trouvent en résidence surveillée depuis novembre 2020. Les autorités marocaines leur ont fait subir depuis lors des violations graves des droits humains, notamment lorsque Sultana Khaya a été violée.

Les cinq militant·e·s se trouvaient dans la rue à Boujdour, la plupart d’entre elles se dirigeant vers la maison de Sultana Khaya afin de se joindre à des manifestations pacifiques sur le toit de celle-ci, lorsqu’elles ont séparément été agressées par des groupes d’agents des forces de sécurité marocaines.

Un des cas les plus graves a eu lieu le 16 avril, quand des policiers marocains ont arrêté Zeinab Babi, sans lui expliquer pourquoi, alors qu’elle se rendait au supermarché en taxi. Deux policiers l’ont frappée et lui ont donné des coups de pied dans la voiture sur le chemin du poste de police. Au poste, quatre agents ont questionné Zeinab au sujet de son action militante, tout en l’insultant et en la frappant de manière intermittente, lui donnant notamment des coups de poing.

Zeinab a finalement été libérée au bout de trois heures, mais son supplice n’était pas terminé. Alors qu’elle rentrait à pied du poste de police, d’autres policiers et agents des forces de sécurité l’ont agressée. Lors de la première attaque, qui s’est déroulée près du poste de police, un groupe de policiers et d’agents des forces de sécurité l’ont frappée à l’aide de bâtons. Zeinab était sur le point d’atteindre sa maison, lorsqu’un groupe d’agents des forces de sécurité l’ont encerclée, lui ont donné des coups de poing et de pied, et l’ont frappée avec des bâtons jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.

La famille de Zeinab l’a emmenée à l’hôpital, où elle a été soignée pour ses blessures. Elle a dû subir une opération de chirurgie reconstructive à la main gauche, celle-ci étant fracturée à divers endroits.

Le même jour, cinq agents en civil ont intercepté Embarka Al Hafidhi alors qu’elle marchait avec son fils en direction de la maison de Sultana Khaya afin de se joindre à un rassemblement pacifique. Les agents ont frappé Embarka, et certains ont déchiré ses habits et l’ont touchée à l’aine.

Les cinq femmes ont déclaré à Amnesty International que des agents sont postés devant chez elle depuis ces agressions, et qu’elles ne veulent pas quitter leur domicile de crainte d’être attaquées de nouveau.

Amnesty International demande aux autorités marocaines d’honorer les obligations qui leur sont faites, en vertu du droit international relatif aux droits humains, de respecter les droits à la liberté d’expression, d’association, de réunion pacifique, ainsi que le droit de ne pas faire l’objet de la torture et d’autres formes de mauvais traitements.

Complément d’information

Les autorités marocaines imposent de longue date des restrictions arbitraires aux droits des Sahraoui·e·s à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, en particulier quand l’exercice de ces droits est en relation avec le statut du Sahara occidental. Les forces marocaines de sécurité ont eu recours à une force injustifiée et excessive pour disperser des manifestations pacifiques, et des militant·e·s sahraouis ont fait l’objet de manœuvres de harcèlement, d’actes d’intimidation et de poursuites judiciaires.

Présidente d’une organisation appelée Ligue pour la défense des droits humains et contre le pillage des ressources naturelles, Sultana Khaya est connue pour militer haut et fort, de façon pacifique, afin d’obtenir que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination soit respecté. Les autorités marocaines maintiennent arbitrairement Sultana et sa famille en résidence surveillée depuis novembre 2020 ; durant cette période, les autorités ont fait subir des actes de torture et d’autres formes de mauvais traitements à ces personnes, notamment des agressions sexuelles et des viols.

Les autorités marocaines continuent à restreindre l’accès au Maroc et au Sahara occidental pour les journalistes, les militant·e·s pacifiques et les défenseur·e·s des droits humains, et à empêcher un suivi et des comptes-rendus impartiaux et indépendants par les Nations unies au Sahara occidental.

Le 16 mars 2022, quatre militant·e·s américains sont parvenus à entrer au domicile de la famille Khaya afin de témoigner leur solidarité à Sultana et ses proches. Au début, face à la présence de ces bénévoles, la surveillance étroite menée par les forces de sécurité s’est atténuée, mais depuis le 15 avril, la présence policière s’est intensifiée devant la maison de Sultana Khaya, ainsi que devant les domiciles d’autres militant·e·s.

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jeudi 14 juillet 2022

Sur le chemin des révolutions citoyennes

 Jean-Luc Mélenchon   13.07.2022

 

mercredi 6 juillet 2022

Emmanuel Macron doit exiger de Yair Lapid la libération de Salah Hamouri



mar. 5 juil.2022


https://www.france-palestine.org/Emmanuel-Macron-doit-exiger-de-Yair-Lapid-la-liberation-de-Salah-Hamouri

Ce 5 juillet, le président de la République va recevoir le Premier ministre israélien.

Emmanuel Macron reçoit aujourd’hui le Premier ministre de l’État qui a assassiné la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh et dont l’armée, forte de son permis de tuer, fait presque chaque jour de nouvelles victimes palestiniennes. Il reçoit le Premier ministre d’un État dont l’armée commet chaque jour des crimes de guerres et des violations du droit international dans le cadre d’une occupation militaire dont on ne voit jamais la fin.

Parmi ces violations, les arrestations arbitraires et le recours massif à la détention administrative.
Depuis le 10 mars, Salah Hamouri avocat franco-palestinien a été mis en détention administrative - sans charge ni jugement - pour une durée de 3 mois, sur simple décision des autorités israéliennes. Cette détention sans motif a été reconduite pour 3 mois supplémentaires au mépris de toute forme de droit.

Salah Hamouri subit depuis plus de 20 ans un acharnement continu de la part du régime d’apartheid israélien. Palestinien de Jérusalem, il risque d’être banni de sa ville natale pour refus d’allégeance à la puissance occupante, l’État d’Israël : ce serait un précédent particulièrement dangereux.

Le président de la République française, en première ligne pour que des sanctions soient prises contre la Russie dès les premiers jours de l’occupation militaire de l’Ukraine, ne doit pas pratiquer le deux poids deux mesures. Il doit tenir le même discours de fermeté à l’égard de Yair Lapid qu’à l’égard de Vladimir Poutine. L’occupation militaire sans fin, la colonisation, le blocus de Gaza, les destructions de maisons et le déplacement de populations, sont autant de crimes de guerre qui devraient être sanctionnés depuis des années.

Le président de la République doit publiquement exiger la libération de Salah Hamouri, le rétablissement de son droit de résidence à Jérusalem et la fin de l’acharnement qu'il subit depuis trop d'années. Ce déni de droit doit cesser ! Il doit aussi exiger publiquement la levée des ordres militaires qui déclarent illégales les plus grandes ONG palestiniennes de défense des droits humains, alors que la plupart des États européens, dont la France, déclarent que les accusations portées contre elles par le gouvernement israélien sont dénuées de tout fondement.

Quel message enverrait la France à l’égard d’un État criminel si elle acceptait de continuer de laisser impunément croupir en prison un de ses citoyens au mépris des règles les plus élémentaires du droit ?

Il est temps d’en finir avec l’impunité d’Israël, avec une complaisance et un laisser-faire devenus depuis longtemps complicité. Le régime d’oppression que subit le peuple palestinien doit cesser, il faut l’affirmer haut et fort. Et le tout premier pas, c’est d’exiger publiquement la libération de Salah Hamouri et la restauration de ses droits  de résident à Jérusalem.

Monsieur le Président de la République, il est temps de parler haut et fort pour exiger qu’Israël se conforme au droit international. La clé de la libération de Salah Hamouri et du rétablissement de ses droits est entre vos mains !

Le bureau national de l'AFPS

Le 5 Juillet 2022

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dimanche 3 juillet 2022

Il faut mettre fin aux politiques migratoires inhumaines du Nord

Comité pour l'Abolition des Dettes Illégitimes
Abonné·e de Mediapart

Le massacre du 24 juin 2022 à la frontière entre Nador (Maroc) et Melilla est la démonstration de la violence du système de dépendances néocoloniales imposées par les puissances européennes, avec la connivence du régime marocain et la complicité et la responsabilité de l’État espagnol. La frontière sud est un symbole douloureux du racisme institutionnel, un lieu où les droits humains sont violés en toute impunité.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le massacre du 24 juin 2022 à la frontière entre Nador (Maroc) et Melilla (ville toujours occupée par l’État espagnol) est, malheureusement, un symbole de plus de la profonde inhumanité des politiques migratoires de l’Europe forteresse. Elle est aussi la démonstration de la violence du système de dépendances néocoloniales imposées par les puissances européennes, avec la connivence du régime marocain et la complicité et la responsabilité de l’État espagnol. La frontière sud est un symbole douloureux du racisme institutionnel, un lieu où les droits humains sont violés en toute impunité et où les personnes migrantes sont criminalisées et dénigrées sans vergogne. La même barbarie se répète ailleurs dans le monde comme aux États-Unis où ce lundi 27 juin une cinquantaine de migrant·es ont trouvé une mort horrible dans un camion près de San Antonio au Texas.

Il est essentiel de rappeler et de souligner que les personnes migrantes du Sud proviennent pour la plupart de pays affaiblis par des siècles de néocolonialisme. Leurs économies sont actuellement asphyxiées par l’endettement auprès d’institutions financières internationales telles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Ces dettes sont, dans de nombreux cas, odieuses, illégales et illégitimes, contractées contre les intérêts des populations. Il s’agit de pays dont les ressources naturelles ont été pillées et saccagées par les multinationales qui approfondissent le modèle extractiviste. Des pays dont les populations subissent l’imposition de politiques néolibérales et d’austérité qui priorisent le remboursement du fardeau de la dette au détriment des dépenses publiques dans les politiques sociales. Tout cela se traduit par une situation de pauvreté chronique, de fortes inégalités, de guerres et, par conséquent, des migrations vers le Nord à la recherche d’une vie meilleure.

Au lieu de prendre ses responsabilités, la réponse du Nord est une gestion criminelle des frontières, à travers des politiques migratoires mortifères et un non accueil des personnes qui migrent. Preuve en est, le fait que le budget de l’agence européenne Frontex (« European Border and Coast Guard Agency ») ne fait qu’augmenter (le budget prévu est de 5,6 milliards d’euros d’ici 2027), au même rythme que ses investissements dans des opérations de surveillance et de fortification des frontières. La gestion de l’immigration devient également une monnaie d’échange pour les pays voisins où le contrôle des frontières et la maltraitance des migrants ont été externalisés. C’est le cas du Maroc, principale porte d’entrée des Africains en Europe, qui fait pression pour obtenir une série de faveurs (comme, par exemple, un changement de la position du gouvernement espagnol sur le Sahara occidental) en échange d’une gestion restrictive du passage de ses frontières par des pratiques meurtrières, comme ce fut le cas le vendredi 24 juin.

Face à cette grave crise humanitaire et politique à la frontière sud, qui prend des vies de manière injuste et inhumaine, le CADTM INTERNATIONAL estime qu’il y a plusieurs urgences :

  • Tout d’abord, nous tenons à exprimer nos condoléances et notre solidarité à l’égard de toutes les victimes de la frontière sud. Nous exigeons qu’une prise en charge sanitaire adéquate et de qualité soit dispensée à toutes les personnes hospitalisées ; la réalisation d’une enquête judiciaire sur les conditions dans lesquelles les victimes sont mortes, ainsi que l’identification et la restitution des dépouilles aux familles.
  • Nous exigeons la fin de la répression criminelle des personnes migrantes et la fin des pratiques et politiques meurtrières pour contrôler le flux migratoire, financées par l’Union européenne et avec la complicité de nombreux États de la frontière sud, comme c’est le cas du Maroc.
  • Dans les pays qui se situent aux frontières de l’Europe, en finir avec les dispositifs militaires tels que les murs et clôtures, les systèmes de surveillance, etc.
  • La fermeture des centres d’internement de personnes migrantes, qui sont de véritables prisons.
  • En finir avec la criminalisation et les lois qui catégorisent des personnes migrantes comme des personnes « illégales » ; en finir également avec les distinctions moralisantes entre bon-ne-s migrant-es (ceux et celles ayant l’accès à l’asile, celles et ceux ayant accès au marché du travail) et mauvais-es migrant-es (« illégaux »). Aucune personne n’est illégale !!
  • Nous exigeons la mise en place de véritables dispositifs d’accueil des personnes migrantes, dans des conditions dignes, qui garantissent l’accès aux services publics ainsi que la possibilité d’utiliser des voies sûres (tant physiques que juridiques) pour que les personnes puissent migrer.
  • Nous exigeons l’annulation des dettes dues au FMI, à la Banque mondiale, aux autres banques multilatérales, aux États créanciers et aux créanciers privés, sans conditionner cette annulation à la mise en œuvre de politiques d’austérité et de privatisations ; l’arrêt immédiat de l’accaparement des terres et des ressources naturelles des pays du Sud par des multinationales et leur restitution ou des compensations justes et équitables, pour garantir la souveraineté économique, politique et alimentaire des populations du Sud Global.
  • Le respect des droits humains fondamentaux, aussi bien à travers le droit à la libre circulation et d’établissement des personnes, qu’à travers le droit à mener une vie digne ; etc.

Il faut faciliter les cadres juridiques et administratifs nécessaires pour assurer la circulation des personnes dans des conditions sûres, afin que nous puissions faire de la migration un choix, pas une nécessité mortelle. Ni les politiques d’immigration ni l’aide au développement ne pourront compenser les populations africaines pour des siècles de pillage de leurs ressources naturelles et humaines, un pillage qui se solde par une immense dette écologique, et qui les a plongés dans le sous-développement et la violence, qui a leur tour entraînent déplacement forcé et demande d’asile. La richesse naturelle et humaine que le continent possède aujourd’hui est en mesure de garantir aux peuples d’Afrique un véritable développement, et une vie sûre qui ne les forcera pas à se déplacer, si ces peuples peuvent exercer leur souveraineté sur les richesses de leur pays. L’assurance d’une vie décente et sûre pour les peuples du continent est liée à leur contrôle sur la prise de décision, qui doit échapper aux politiques néolibérales et aux mécanismes néocoloniaux (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Organisation mondiale du commerce). Ces alternatives seront forcément liées à l’instauration de régimes démocratiques, ainsi qu’au renforcement de l’auto-organisation de ces peuples contre leurs régimes actuels et pour leur souveraineté.

PAS EN NOTRE NOM. 
CE N’EST PAS UNE TRAGÉDIE, C’EST UN MASSACRE.
NI CLÔTURES NI FRONTIÈRES, 

LES POLITIQUES MIGRATOIRES TUENT
BLACK LIVES MATTER

CADTM International,
Le 29 juin 2022

https://www.cadtm.org/Mettre-fin-aux-politiques-migratoires-inhumaines-du-Nord-Aucune-personne-n-est