mardi 30 juin 2009

Interview sur le 30ème anniversaire de l'AMDH

Interview publiée dans le N°double de ATTADAMOUN, journal de l’AMDH (137/138, juin 2009)

Question 1 :
Le 24 juin 1979, l’AMDH a vu le jour. Quelles étaient selon vous les raisons et les circonstances de sa création ?

Réponse : Jusqu’au début des années soixante dix, les progressistes marocains avaient négligé la lutte démocratique pour les droits humains. Ils sous-estimaient ce front de lutte contre l’autocratisme instauré par Hassan II depuis son intronisation : enlèvement des opposants, torture, procès iniques, absence de liberté d’expression, d’association…
Au début de l’année 1972, des militants marxistes léninistes d’IL AL AMAM et de la gauche de l’UNFP (à leur tête les militants Abdelhamid AMINE et Abderrahmane BENAMEUR) créèrent le 1er comité national contre la répression au Maroc. Ce comité n’a vécu que quelques semaines suite à la répression dont furent victimes certains de ses membres.
La volonté/l’idée des précurseurs de la lutte pour les droits humains ont été mises en pratique à l’intérieur du Maroc par les familles des prisonniers politiques et par certains démocrates, et à l’étranger (surtout en France) essentiellement par les militants du mouvement marxiste-léniniste marocain et par des démocrates français .
En juin 1979, ce mouvement de lutte pour les droits humains s’est concrétisé, organisationnellement et juridiquement par la création de l’AMDH.

Question 2 :
Comment évaluez- vous son travail pendant ces trente années d’existence?
Réponse : malgré la répression, les intimidations, les tentatives de liquidation, l’AMDH a pu jouer un rôle déterminant dans la lutte pour les droits humains, dans la prise de conscience à l’échelle nationale de l’importance de cette lutte, dans la formation des centaines de militant-es sur les méthodes d’approche de la réalité sur le terrain : assimilation des principes de l’AMDH, méthodes d’investigation, l’écoute des victimes, les démarches juridiques, les moyens de dénonciation des violations…L’AMDH a été toujours du côté des victimes, nonobstant leurs opinions politiques, leurs idéologies, leur sexe…
Pendant ses premières années, l’AMDH a donné la priorité aux droits « politiques », ce qui s’expliquait par la réalité de cette période, mais l’opinion publique marocaine a constaté positivement l’élargissement du front de la lutte de l’AMDH aux droits sociaux (culturels, linguistiques, les droits des travailleurs, droits au travail, à l’enseignement…), les droits économiques (lutte contre les augmentations des prix…)…

ـQuestion 3 :
Quelles évaluation faites-vous de son état actuel ? et comment vous voyez les perspectives de l’AMDH?
Réponse : organisationnellement, l’AMDH couvre pratiquement tout le territoire national et a établi des « relais » à l’extérieur. Ses militants se comptent par milliers dont la majorité est sans étiquette partisane. Ce qui, d’un côté, constitue une performance, et démontre d’un autre côté, sa popularité, son caractère de masse et son indépendance. Ce qui ne l’empêche pas d’être du même côté des forces politiques, syndicales et associatives progressistes et démocratiques, car la lutte pour les droits humains dans leur universalité et leur globalité, constitue une lutte pour le progrès, la démocratie et l’émancipation de l’humanité.


4 – Un dernier mot :
Aujourd’hui, l’AMDH constitue la conscience de notre société. Grâce au dévouement de ses militants et à leur intégrité, et par ses positions de principes, par ses rapports (écrits et oraux) objectifs, par ses remarques pertinentes, par son courage, l’AMDH s’est imposée aujourd’hui comme un partenaire sérieux, comme un interlocuteur (dans le domaine des droits humains) incontournable, comme une référence à l’échelle nationale et internationale, comme une base de données fiables…Cela ne peut que réjouir les forces de gauches, les forces de progrès.
Rendons hommage aux familles des prisonniers politiques des années soixante dix qui avaient entamé avec courage cette nouvelle forme de lutte contre l’absolutisme et l’arbitraire du régime de Hassan II. Rappelons que les femmes ( épouses, mères, sœurs, amies) constituaient le fer de lance de ce combat historique.
Bon courage à l’AMDH et bravo ses militant-es !
Ali Fkir, Mohammedia, 1/6/2009
d'autres interviews très intéressantes sont publiées dans le même numéro

Paris : les bonnes affaires immobilières du Consul du Maroc

par Catherine Graciet, bakchich.info, 5/5/2009

Homme à tout faire de la famille royale à Paris, le Consul général du Maroc, M. Jaïdi, a réussi un tour de passe-passe : convaincre le Royaume d’acheter l’appartement parisien où il réside.

Le Consul général du royaume enchanté du Maroc à Paris, Abderrazak Jaïdi, qui a rang d’ambassadeur, se fait du mouron pour son logement de fonction dans la capitale française. Il occupe actuellement un somptueux 203m agrémenté d’une terrasse de 16m, de deux parkings, de deux box, de quatre chambres de service de 13m chacune et d’une cave. Le tout en location à Neuilly-sur- Seine et pour un loyer de 8 300 euros par mois.



Hélas, le sieur Jaïdi a eu une mauvaise surprise en mars dernier. Il s’en est ouvert le 26 mars par écrit (cf. doc 1) à son ministre de tutelle, Taïeb Fassi Fihri : « J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que ce Consulat a été avisé par lettre recommandée par le biais d’un huissier de justice, représentant légal de la société Foncière du Rond Point demandant de rendre libre les lieux de toute occupation en date du 28 février 2010, fin du bail de l’appartement servant de résidence à S.E. l’Ambassadeur chargé du Consulat Général du Royaume du Maroc ». L’heure est grave mais le Consul a plus d’un tour dans sa manche .

Le Consul général invoque des excuses bidon

Trop occupé à acheter des savonnettes
Dans ce même courrier, Abderrazak Jaïdi, précise que « depuis la réception de la “notification” de quitter les lieux, a commencé la recherche d’un nouvel appartement en location ». Las ! La tâche semble insurmontable pour le Consul qui, il est vrai, passe l’essentiel de son temps (cf. encadré) à acheter des parfums et autres savonnettes pour la famille royale. À moins qu’il ne renâcle à fureter comme il se doit pour se dénicher un toit en location.


Toujours est-il que Jaïdi se justifie en ces termes larmoyants auprès de son ministre de tutelle : « 1. Le loyer des appartements visités jusqu’à ce jour tourne autour de 12 000,00 et 15 500,00 euros. 2. Les Agences à Paris imposent des critères de garantie presque impossibles (prélèvement automatique sur le compte du consulat…) ». Rien, en réalité, que le royaume enchanté du Maroc ne pourrait surmonter, mais Jaïdi a une autre idée en tête : « l’opportunité d’achat de l’actuelle résidence est fort possible si votre Département donne son accord. La Société gérante vient de nous confirmer par lettre du 20 mars 2009 son souhait de passer cette transaction immobilière avec le Royaume du Maroc ». Elle en a eu du flair, l’agence immobilière…


Le ministère des Affaires étrangères est grand prince : 2,2 millions d’euros pour l’appartement du Consul


Le Maroc ne mégotte pas sur les prix
Le 28 avril dernier, le chef de la Division du budget et des affaires financières du ministère marocain des Affaires étrangères, Nour Eddine El Alaloui, écrivait en effet à son copain le Consul Jaïdi (cf. doc 2) : « j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir négocier le prix d’achat du bâtiment, des dépendances et des parkings à partir de 2.200.000,00 euros ».
Le ministère des Affaires étrangères est grand prince : 2,2 millions d’euros pour l’appartement du Consul


Accord de principe décroché en 20 jours
Des clients qui fixent un prix plancher aussi élevé pour entamer des négociations ne courent pas les rues par ces temps de disette. Dans une lettre envoyée au Consul Jaïdi et en date du 20 mars 2009 (cf. doc 3), la Foncière du Rond-Point, qui se dit très honorée de vendre cette propriété au Maroc, en évalue le prix de vente « occupé » à 2,78 millions d’euros. Dépendances incluses.
Une chose est sûre, les Affaires étrangères se sont empressées de satisfaire le caprice du Consul. Alors que la dépense conséquente liée à l’achat de ce nid douillet n’était sûrement pas budgétée, il a obtenu gain de cause auprès de sa hiérarchie en vingt jours top chrono.

Horaires et honoraires du consul marocain à Paris
Si le Consul Abderrazak Jaïdi sait faire acheter des appartements au ministère des Affaires étrangères marocains, il est un peu moins prompt à remplir ses missions de consul. Bakchich ne résiste pas au plaisir de republier un article sur le bonhomme paru en juin 2006.
« Rien ne va plus entre les autorités marocaines et la Préfecture de police de Paris, où siègent les commissions chargées de décider de l’éventuelle reconduite à la frontière des étrangers indésirables.
Les flics français reprochent à leurs homologues marocains de ne pas délivrer les précieux laissez passer qui rendront l’expulsion possible. « Les Algériens, eux, jouent parfaitement le jeu, comme le faisaient les Marocains au début des années 90, explique-t-on à la PP (diminutif de la Préfecture de Police), on a le sentiment que du côté des autorités consulaires marocaines, rien ne va plus ». Au point d’ailleurs que le service du protocole des affaires étrangères a transmis une note à ce sujet à l’Ambassade du Marc à Paris.
Fournir cravates, parfums, costumes : un travail de consul
Gabegie… Corruption… Ces mots reviennent dans la bouche des employés des services marocains à Paris quand ils évoquent la mission du consulat général. À la tête de ce dernier, Abderrazzah Jaidi, qui a rang d’ambassadeur, est l’homme à tout faire du Palais royal à Paris, tout comme son frère qui a les mêmes fonctions aux États-Unis. À lui de fournir aux proches de sa Majesté les cravates, parfums et autres costumes dont ces derniers peuvent avoir besoin. À en croire ses vantardises, il est beaucoup plus prompt à aider les puissants de Rabat pour leurs menus emplettes qu’à coopérer avec le ministère français de l’Intérieur.
C’est à lui que revient aussi la mission humanitaire de trouver de bons hôpitaux à Paris pour les amis du pouvoir, alors que la situation sanitaire marocaine, elle, confine au désastre. »

lundi 29 juin 2009

Adieu l'ami

par Khalid Jamai
Le dernier adieu
Des voix s’élèvent tout d’un coup dans cette après midi où le temps semblait s’être figé.
Des voix qui entonnent un chant jailli du fond des cellules de Derb Moulay Chrif, du fond des celles de la prison central de Kénitra.
Un chant pétri de mots forgés dans la douleur, dans la souffrance, dans l’espoir au plus fort des années de plomb, écrit par des militants venus d’Azrou, dans les années 70.

« Camarades, nous avons rendez-vous,
Rendez-vous que nous ne raterons pas.
Dans nos rangs, les masses se tiennent à nos côtés.
Et la main tendue de la lutte qui nous invite.
Nous l’allumerons révolution dans les collines, dans les montagnes.
Révolution que nous ferons éclore sur chaque pouce de terrain.
Rien ne peut venir à bout de la volonté d’un peuple.
Ni la prison, ni les dangers ne nous font peur.
Les tyrans du régime ont fait leur temps.
Et, déjà pointe leur crépuscule ».

Chant clamé par les militants d’ « Ila Al Amam » et de « 23 Mars », victimes de la répression sauvage des années 70 et 80, venus rendre un dernier hommage à un des leurs. Un homme d’une rigueur, d’une rectitude, d’une honnêteté sans faille. Un homme nommé Abdel Fettah Fakihani.
1949 fut l’année qui le vit naître, celle de 1972, celle où il fut enlevé et torturé une première fois.
Il n’avait que 23 printemps, âge où il fut condamné à perpétuité… plus deux années pour outrage à magistrat !
Leurs mémoires remontent le temps : déjà prés de quarante années. Ils étaient jeunes et rêvaient d’une révolution qui enfanterait un monde meilleur et un Maroc où régneraient la justice, l’égalité, la démocratie, la liberté, la dignité.
Et qu’importait le prix à payer.


Et le prix fut des plus exorbitants.
Fakahani et ses camarades subirent les pires tortures, les pires humiliations par un même tortionnaire en chef, Youssfi Kaddour, aujourd’hui libre comme le vent, jouissant d’une impunité totale et d’une retraite confortable pour " sévices rendus."
Abdel Fattah faillit perdre l’usage de ses deux pieds, résultat d’infections purulentes causées par de terribles séances de falaka.
Il en emportera les stigmates jusqu’à la fin de ses jours.
Il mena, toujours, avec ses camarades, pour arracher quelques droits élémentaires et le statut de prisonniers politiques, de longues grèves de la faim.
Saida Mnbhi naquit, elle aussi, à Marrakech, en 1952 et fut arrêtée, pour appartenance à « Il Al Amam » en 1976.
24 ans, presque le même âge que Fakahani, Elle « séjourna » au centre de Derb Moulay Chrif où elle subit , elle aussi, les pires tortures, par les sbires du même Youssfi Kaddour et fut condamnée à cinq ans …plus deux ans pour…outrage à magistrat !
Avec tous ses compagnons, elle observa une première grève de faim pour que le procès ait lieu .La seconde, durant le procès, pour protester contre les violations des droits de la défense et des inculpés, et la dernière, entamée le 8 novembre 1977, dura 40 jours pour réclamer le statut de prisonnier politique et des conditions humaines de détention. Le 11 décembre 1977, elle meurt à l’âge de 25 ans.
Du fond de son calvaire, avec des mots-pierres, elle écrivit


« La prison, c’est laid
Tu la dessines, mon enfant
Avec des traits noirs
Des barreaux et des grilles
Tu imagines que c’est un lieu sans lumière
Qui fait peur aux petits
Aussi pour t’indiquer
Tu dis que c’est là-bas
Et tu montres avec ton petit doigt
Un point, un coin perdu
Que tu ne vois pas
Peut être, la maîtresse t’a parlé
De prison hideuse
Que tu ne vois pas
Peut-être la maîtresse t’a parlé
De maison de correction
Où l’on met les méchants
Qui volent les enfants
Dans ta petite tête
S’est alors posée une question
Comment et pourquoi
Moi qui suis pleine d’amour pour toi
Et tous les autres enfants
Suis-je là-bas ?
Pour que demain
La prison ne soit plus là »


Comme Fakahani, Saida, Zahra Boudkour, née un 28 novembre 1987 à Zagora, mena une grève de plus de 40 jours pour réclamer le statut du prisonnier politique et des conditions humaines de détention.
Un même combat. Un même adversaire.
Aujourd’hui, elle souffre de toutes sortes de maladies, conséquences des tortures subies et des conditions moyennes âgeuses de son incarcération.
« Ce n’est pas le système qui nous juge, ce sont nous qui le jugeons», ne cesse t-elle pas de répéter.
Il est 18 h. Nous sommes au cimetière des « chouhadas ». La tombe est béante. Elle attend notre ami, elle attend une partie de nous même.
L’épopée se poursuivra, se poursuit ; ses héros avaient, hier, pour noms : Mohamed Bennouna, Fakahani, Saida Mnbhi et de centaines d’autres.
Aujourd’hui, elle a pour nom Zahra Boudkour et ses amis.
Dans une lettre adressée à ses amies, du fond de sa cellule elle écrit : « Nous forgerons un chemin pour des lendemains meilleurs. Le chemin de la victoire sera long, périlleux, mais, nous l’emprunterons car telle est la loi de l’Histoire. L’arbre que nous avons planté donne déjà ses fruits… », Et de citer ces vers de Mahmoud Darwich : « Nous sommes ceux qui naissent sous les arbres, sous la pluie, de la pierre, des défaites. Toujours des nouveaux nés. Depuis le début, nous naissons et renaissons sans fin ».Un cri d’espoir qui rejoint celui Fakahani, près de 40 années plus tard.
Adieu l’ami, nous hériterons de ton livre testament : « Le couloir ». Et d’un sous titre : « Des bribes de vérités sur les années de plomb ».
Des bribes, car ces années perdurent. Et la lutte aussi.

Le Maroc vit encore au Moyen-Âge, sinon dans l’arbitraire et la barbarie…

par le Comité Belge pour libérer les Etudiants détenus à la prison de Marrakech
Le Maroc vit encore au Moyen-âge, sinon dans l’arbitraire et la barbarie… lorsqu’on lit ce qui suit :

« Un des droits fondamentaux du citoyen européen :

A tout moment, chaque citoyen, seul ou en groupe, peut saisir le Parlement européen grâce au droit de pétition prévu à l'article 194 du traité CE. »

Voici ce que nous avions cru utile comme démarche citoyenne envers les autorités marocaines, une « Pétition pour libérer les étudiants détenus à Marrakech, et sans conditions », abondamment signée par des militants de nombreux pays, mais les autorités, dans leur démocrature moyenâgeuse, n'ont opposé que le mépris du peuple et de la citoyenneté !

14 mois après leur arrestation, Zahra et son groupe croupissent toujours dans la prison de Marrakech.

Création d'un comité marocain contre la torture

Onze ONG de défense des droits de l'Homme au Maroc ont annoncé hier la création d'un Comité marocain contre la torture à l'occasion de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture.Les onze organisations ont, au cours d'une conférence de presse, également lancé un appel au roi du Maroc Mohammed VI pour que soit fermé le centre de détention de Témara, à une vingtaine de km au sud de Rabat, soupçonné d'être un lieu de torture et d'exactions.Les ONG ont aussi demandé à l'Etat marocain de bannir l'enlèvement et séquestration de personnes.
Elles ont en outre demandé au gouvernement marocain de ratifier le protocole facultatif annexe à la convention de lutte contre la torture et le statut de la Cour pénale internationale (CPI).
L'AMDH (Association marocaine des droits de l'Homme), le FMVJ (Forum marocain Vérité et Justice), l'Association justice, le CMDH (Centre marocain des droits de l'Homme), Amnesty Maroc, l'Association de réhabilitation des victimes de la torture figurent parmi les ONG signataires de cette charte.
Dans son rapport pour l'année 2008, l'AMDH a signalé de nombreux cas de torture et de pratiques humiliantes à l'encontre des prisonniers au Maroc.
Source: AFP 26/06/2009 Mise à jour : 17:45

dimanche 28 juin 2009

Pétition pour la libération du groupe de Zahra

Cyber @ction 325: libération du groupe de Zahra
Un seul clic suffit
Pour demander la libération des 11 étudiants de Marrakech du groupe de Zahra toujours détenus à la prison de Boulmharez depuis 14 mois.

Ils ont été arrêtés en mai 2008, emprisonnés à la prison de Boulmharez à Marrakech, sauvagement torturés par la police pour avoir protesté contre les mauvaises conditions de vie et d’études. La police s’est acharnée de manière particulièrement abjecte sur Zahra Boudkour, la seule fille du groupe. Le 11 juin ils ont entamé une grève de la faim de 46 jours à l’issue de laquelle plusieurs d’entre eux étaient dans le coma.. Un procès en appel a eu lieu le 4 août : leur détention a été prolongée. Depuis les procès sont ajournés de mois en mois …
Voilà bientôt 14 mois qu’ils subissent une détention injuste et injustifiée, que les droits de l’homme y sont bafoués, que le pouvoir qui ose parler de « marche vers un Etat de droit » s’abaisse à harceler et mépriser la jeunesse qui est l’avenir du pays. Le dernier procès a eu lieu le 28 mai. Leurs familles ont voulu y assister. Elles ont été tabassées, humiliées, menacées de viol…
Zahra est très malade, elle souffre d’une maladie gynécologique à la suite d’un viol à la matraque. On lui refuse le droit d’être examinée par un gynécologue. Le doyen de la fac s’acharne à lui faire échouer ses examens qu’elle tente de préparer malgré son état...
A bout de force elle se remet en grève illimitée de la faim. Plutôt mourir que subir ces humiliations !
"Pendant les années les plus noires du protectorat, pendant les années les plus dures du règne de Hassan II, un tel acharnement contre des prisonniers d'opinion et leurs familles était inconcevable.." Khalid Jamaï.
Merci de votre mobilisation pour tenter d'obtenir leur libération.
Marie José Fressard Solidarité Maroc 05 (
solidmar05@gmail.com)
Alain Uguen Association Cyber @cteurs
COMMENT AGIR ?
Sur le site
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=421
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=421
Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre choix : libération de Zahra et de ses 10 compagnons
5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
courrier@pm.gov.ma
lididi@justice.gov.ma
mailto:info@amb-maroc.fr
cyberacteurs@wanadoo.fr
Cliquer ici :
<
mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;contact@diplomatie.gouv.fr;courrier@pm.gov.ma;lididi@justice.gov.ma
Ou ici selon votre logiciel de messagerie
<
mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,contact@diplomatie.gouv.fr,courrier@pm.gov.ma,lididi@justice.gov.ma
Vérifiez que les 4 adresses apparaissent bien
6- Envoyez le message
les Belges peuvent écrire à Karel De Gucht, leur ministre des Affaires Etrangères :
mailto:kab.bz@diplobel.fed.be
Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/
Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Premier Ministre du Maroc, au Ministère de la justice marocain, au Ministre des Affaires étrangères français et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.
############
Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
code postal Localité :
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre
Je me joins à Solidarité Maroc 05 pour protester vivement contre la longue détention de 11 étudiants de Marrakech du groupe de Zahra toujours détenus à la prison de Boulmharez et demande aux autorités de procéder d’urgence à leur libération .
Dans l'attente de vous lire, je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma vigilance citoyenne

samedi 27 juin 2009

Après la condamnation de Chakib El Khyari

Je tiens à exprimer ma vive et sincère solidarité avec Chakib El Khiari, arrêté arbitrairement et condamné injustement. C'est scandaleux!
Ali Fkir, Annahj Addimocrati, Mohammedia - Maroc
Ma solidarité avec chakib khiari
Hassane Aride syndicaliste Guercif
Toute ma solidarité avec le militant chakib el khiari
Ahmed Aamer Cordinateur section annahj Tanger
Ma solidarité avec le militant Chakib El Khiari
Abdesselam Adib, Membre d'AMDH, Rabat
Toute ma solidarité avec le militant Chakib El khiari
Aziz Akkaoui, AMDH Khénifra

Lettre à Sa majesté le roi Mohammed VI
par ENCOD, Bruxelles, 26 juin 2009
Sire,
Durant ce jour international contre les drogues nous attirons votre attention sur le sort du grand militant Marocain des droits de l’homme Chakib El Khayari.
Chakib El Khayari a été arrêté à Casablanca le 18 février 2009. Comme Président de l’association de droits de l’homme du Rif, il avait fait des déclarations critiques dans la presse au sujet du niveau de corruption des agences de contrôle des drogues de l’état marocain. Ces agences ferment les yeux quant à l’exportation illicite du haschich du Maroc, et pratiquent une politique répressive quant aux paysans qui cultivent le cannabis. Ces politiques minent le développement de la région de diverses manières.
Les accusations contre EL Khayari n’ont pas justifié sa détention. Les divers organismes des droits de l’homme ont demandé sa libération, de nombreux courriers ont été envoyés aux autorités marocaines, mais jusqu’à maintenant, il n’y a aucun signe qui montre que le Maroc prend ces appels au sérieux.
Le mercredi 24 juin, EL Khayari a été condamné à trois ans de prison et à 68.000 euros d’amende, pour " offense envers les autorités et transactions de devises non autorisées." Ce dernier point fait référence aux accusations que EL Khayari a reçu ( quelques centaines) d’euros pour payer un billet d’avion vers l’Europe. EL Khayari a été invité régulièrement à toutes sortes de congrès et conférences en Europe.
Le verdict contre EL Khayari est un triste exemple de l’état de la situation des droits de l’homme et de la lutte contre le trafic illicite de drogue au Maroc. Des autorités marocaines ne veulent pas que la vérité au sujet d’une politique de drogue qui a échoué soit entendue.
Chakib EL Khayari est un homme courageux, qui n’a pas peur de se lever contre des trafiquants de drogue ou des fonctionnaires corrompus. Il est d’une catégorie de citoyen dont le Maroc devrait être fier. Ce verdict porte atteinte à la réputation du pays et de ses politiques de drogue.
Nous vous demandons de faire tout votre possible pour obtenir la libération immédiate de Chakib EL Khayari.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir Votre Majesté, nos salutations respectueuses.
Au nom d’ENCOD,
Marisa Felicissimo, Belgique
Antonio Escobar, Espagne
Frederick Polak, Pays-Bas



عاجل: ثلاث سنوات نافذة في حق شكيب الخياري

الدار البيضاء ـ طارق العاطفي:


تلا القاضي حسين جابر، في تمام الخامسة والنصف من بعد زوال يومه الأربعاء 24 يونيو 2009، بالغرفة الجنحية بالمحكمة الابتدائية لعين السبع بالدار البيضاء، منطوق حكم يدين رئيس جمعية الريف لحقوق الإنسان شكيب الخياري بثلاث سنوات سجنا نافذا وغرامة لفائدة إدارة الجمارك بمبلغ 753.930 درهما مع الإجبار في سنة واحدة حبسا وتحميل الصائر في الأدنى.

وقد اعتبرت هيئة دفاع الحقوقي شكيب الخياري العقوبة المنطوق بها بحكم مؤاخذة موكلها بإهانة هيئات منظمة ومخالفة قوانين الصرف بالمخيفة، وذلك على حدّ تعبير المحامين طارق السباعي ومنير بلخضر وفاطمة غيشا، الذين حضروا الجلسة واعتبروا القرار مرضيا لمطالب النيابة العامة وإدارة الجمارك وفق ما هو مُتضمّن في محاضر الشرطة القضائية التي نفى محتواها شكيب لخياري بحكم أنّه لم يطّلع على فحواها.

أسرة الخياري اتخذت الحكم بصدر رحب إيمانا بأنّ التضامن الدولي تجاه ملف شكيب الخياري هو حكم بالبراءة لم تستصدره المحاكم، وحسب تعبير أخيه أمين، فالأمل معقود على محكمة الاستئناف لتصحيح الخطأ الكبير الذي وقع فيه الملف ابتدائيا، لأنّ هذا الجزاء لا يستحقّه شكيب الخياري الذي حاول فضح بعض مظاهر لفساد لصالح وطنه.

طارق السباعي المحامي، لم يجد من تعليق على الحكم سوى أن يقول : "مَا أنزل الله به من سلطان" قبل أن يدعو كافة الحقوقيين بالمغرب والعالم إلى مساندة الخياري والعمل على استصدار قوانين كونية وقطرية تحمي فاضحي الفساد من أي متابعة كيفما كان طرفها.

Des Marocains aux Pays Bas ont organisé un Sit-in en face du consulat du Maroc

Le président de l’Association rifaine des droits de l’Homme, Chakib Khayari, poursuivi notamment pour “atteinte à corps constitués”, a été condamné mercredi 24 juin à trois ans de prison ferme ainsi qu’à verser aux douanes marocaines plus de 753 000 Dhs (env 69 000 €).
Ce militant, connu pour ses positions antigouvernementales, était poursuivi pour “atteinte à corps constitués, infraction au code des changes et dépôt de fonds dans une banque étrangère sans l’autorisation” de l’Office des changes. Son arrestation, le 17 février à Casablanca, avait été annoncée par l’organisation américaine de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW).
Selon l’agence de presse MAP, citant un communiqué du ministère de l’Intérieur, les déclarations de M. Khayari sur le démantèlement (le 13 janvier dernier) d’un réseau de trafiquants de drogue présumés à Nador (nord du Maroc) sont “dénuées de tout fondement”. Le président de l’Association rifaine des droits de l’Homme avait notamment déclaré que certaines des personnes impliquées dans ce réseau avaient pu “accéder à des postes importants au sein d’institutions de l’Etat”, a-t-on également indiqué de même source.
La mobilisation s’organise après le prononcé du verdict. Un Sit-in a été organisé par des marocains aux Pays Bas en face du siège du consulat du Maroc. Plusieurs personne montrent leur soutien à Chakib sur le groupe Facebook
Free Chakib El Khayari – الحرية للحقوقي شكيب الخياري ainsi que sur son compte Twitter @FreeChakib.
L’ONG Human Rights Watch par la voix de sa directrice MENA, Sarah Leah Whitson a déclaré: “le Maroc s’est ouvert dans une certaine mesure. Mais le traitement de l’affaire Al Khayari montre que lorsqu’on se permet d’aborder les sujet qui fâchent les officiels, alors ils vous tombent dessus comme toute la misère du monde”. L’ONG s’est également fendue d’un communiqué dont voici le texte:


المغرب: فاضح الإتجار في المخدرات ينال حُكماً جائراًالقضية انتهاك لحرية التعبير وتقويض الإصلاحات التي تتبناها الحكومة
(نيويورك، 24 يونيو/حزيران 2009) – قالت هيومن رايتس ووتش أن الحُكم بثلاث سنين الصادر اليوم في حق الناشط الحقوقي شكيب الخياري يعتبر تذكيراً قوياً بتقدم المغرب غير الحثيث والمتقلب بمجال حقوق الإنسان. وقد أدين الخياري – الذي انتقد مسؤولين حكوميين جراء مزاعم بتواطئهم في الإتجار في المخدرات – بتهمة “إهانة هيئات منظمة [مؤسسات الدولة]” وجراء مخالفات صغيرة للأنظمة الحاكمة للحسابات البنكية والعملات الأجنبية.
والخياري هو رئيس جمعية الريف لحقوق الإنسان؛ منظمة مستقلة تقع على مدينة الناظور الساحلية الواقعة على البحر المتوسط، وناشط بمجال حقوق الأمازيغ (البربر) وقبل القبض عليه في 17 فبراير/شباط 2009، أدلى الخياري بتصريحات عديدة لوسائل الإعلام الدولية وفي مؤتمرات في أوروبا عن الإتجار في المخدرات من شمال المغرب إلى أوروبا، متهماً في معرض حديثه بعض المسؤولين بالتواطؤ في الإتجار أو التخاذل في مكافحة الإتجار في المخدرات. وجاهر الخياري بانتقاد إساءة معاملة المهاجرين والإساءات من قبل قوات الأمن المغربية والإسبانية على حد سواء على الحدود مع منطقة مليلية التي تسيطر عليها إسبانيا. وتجعل كل هذه العوامل من منطقة الريف قضية حساسة بالنسبة للمغرب.
وقالت سارة ليا ويتسن، المديرة التنفيذية لقسم الشرق الأوسط وشمال أفريقيا في هيومن رايتس ووتش: “يتقدم المغرب على بعض الأصعدة، لكن معاملة السلطات لشكيب الخياري تُظهر أنه حين يجاهر أحدهم بالحديث بأسلوب يزعج المسؤولين؛ فإنهم يداهمونه بقوة طاغية”.
وقد أدان القاضي جمال سرحان بمحكمة الدار البيضاء الابتدائية الخياري بـ “إهانة هيئات منظمة [مؤسسات الدولة] جراء انتقاده لسجل الدولة في التعامل أمنياً مع ملف الإتجار في المخدرات. كما أدانه القاضي بتهمة مخالفة أنظمة فتح الحسابات البنكية بالخارج واستيراد عملة أجنبية إلى المغرب. وإحدى التهم المزعومة الموجهة للخياري كانت فتح حساب بنكي في مليلية لإيداع مبلغ 225 يورو (288 دولاراً) تلقاها من صحيفة إلبايس الإسبانية اليومية مقابل مقال كتبه للصحيفة في عام 2006.
ومخالفات الخياري المالية المزعومة تخص مبالغ نقدية صغيرة ولم تُضف إلى ملف الاتهامات إلا في أخر مرحلة التحقيق في قضيته. ويغذي هذا من الشكوك بأن الدافع وراء نسب هذه الاتهامات كان رغبة السلطات في نزع المصداقية عنه وسجنه لمدة أطول من العقوبة المخصصة لاتهام “إهانة هيئات منظمة [مؤسسات الدولة]“. والاتهام الوارد في الفصلين 263 و265 من مجموعة القانون الجنائي، يُعاقب عليه بالحبس لمدة تتراوح بين شهر وسنة، وغرامة مالية تُقدّر بمبلغ 1200 إلى 5000 درهم (144 إلى 600 دولار).
وأثناء محاكمته احتج الخياري، بدون نتيجة، على أنه لم يقم بإهانة “هيئات منظمة [مؤسسات حكومية]” في حد ذاتها، بل انتقد أفراداً يشتغلون في وظائف مع الدولة. وحسب ما ورد في وسائل الإعلام على نطاق واسع، فإن عدد من المسؤولين يخضعون حالياً للمحاكمة جراء التواطؤ – حسب الزعم – في الإتجار في المخدرات في منطقة الريف.
وبغض النظر عن الحقائق الواردة في قضية الخياري، فإن القوانين التي تجرم “إهانة هيئات منظمة [مؤسسات الدولة]” وتقضي بفرض عقوبات بالحبس على هذه الجريمة، لا تستقيم وأحكام القانون الدولي الحاكمة للحق في حرية التعبير، والتي تشدد على الحاجة لحماية حرية انتقاد رجال السياسة وسلطات الدولة.
وبالإضافة إلى الحُكم بالسجن ثلاث سنوات، فقد غرّم القاضي سرحان الخياري بمبلغ 753000 درهم (نحو 90360 دولاراً). والخياري، البالغ من العمر 30 عاماً، محتجز في سجن عكاشة في الدار البيضاء. وقد رفضت المحكمة منذ اعتقاله الإفراج عنه حتى الانتهاء من محاكمته. وقال محاموه إنهم يعتزمون الطعن في الحكم الصادر في 24 يونيو/حزيران.
وقالت سارة ليا ويتسن: “حُكم اليوم القاسي على الخياري ينتهك الحق الأساسي في حرية التعبير، والدافع وراء الحُكم هو إسكات ناشط حقوقي بارز في منطقة الريف وترهيب النشطاء الآخرين”.
للمزيد من تغطية هيومن رايتس ووتش لقضية شكيب الخياري، يُرجى زيارة:· “المغرب: ينبغي إخلاء سبيل الناشط الحقوقي” (بيان صحفي، مارس/آذار 2009)، على:
http://www.hrw.org/ar/news/2009/03/19-0· “المغرب: احتجاز ناشط حقوقي” (بيان صحفي، فبراير/شباط 2009)، على: http://www.hrw.org/ar/news/2009/02/19· “المغرب: ينبغي إسقاط الاتهامات الجنائية بحق المُدافع عن حقوق الإنسان والصحفي” (بيان صحفي، يونيو/حزيران 2008)، على: http://www.hrw.org/ar/news/2008/06/30-0
لمزيد من المعلومات، يُرجى الاتصال:في واشنطن، إريك غولدستين (الإنجليزية والفرنسية): +1-917-519-4736 (خلوي)في واشنطن، عبد الرحيم صابر (العربية والفرنسية والإنجليزية): +1-202-701-7654 (خلوي

Maroc et peine de mort : l’extrême prudence du gouvernement et du Roi

par Cécile Thimoreau Directrice d’ECPM (Ensemble contre la peine de mort), 21/6/2009
Depuis l’avènement de sa majesté le Roi Mohamed VI, le Maroc a notoirement mis le cap vers un plus grand respect des droits humains. La création de l’Instance Equité et réconciliation (IER), chargée d’une relecture objective des années de plomb, en est une des preuves les plus tangibles. Vingt-trois mois d’enquête ajoutés à l’audition de milliers de témoins ont permis à l’IER de tirer les enseignements des débordements commis par l’État depuis l’indépendance, de dédommager les victimes et enfin de formuler une série de recommandations.

Des recommandations positives
L’ensemble de ces recommandations a été accepté par le Roi et notamment celle qui préconise la ratification du deuxième protocole facultatif du Pacte international des droits civils et politiques (PIDCP), le seul traité universel à interdire les exécutions et à prévoir l’abolition totale de la peine de mort.
D’autres recommandations de l’IER comme le droit de grève, la liberté d’association, ainsi que la liberté de manifester sont désormais des acquis dans le royaume : alors pourquoi la peine de mort n’est-elle toujours pas abolie, ni même en passe de l’être ?
ECPM a mené du 24 au 30 mai une mission de plaidoyer auprès des autorités pour tenter de répondre à cette question et de définir des stratégies d’actions. Une vingtaine de rencontres officielles, avec les présidents des différents groupes parlementaires, le président de la Chambre des représentants, le ministre de la Justice, le chef de cabinet du Premier ministre, le directeur de l’administration pénitentiaire, la présidente des victimes des attentats de Casablanca, un procureur général du Roi auprès de la Cour ont permis d’ouvrir des pistes d’analyse face à la position ambiguë du pays.

Lire la suite

vendredi 26 juin 2009

Journée mondiale contre la torture à Mohammedia

par Ali Fkir, 26/6/2009
Une fois de plus les militant-es de l'AMDH, section de Mohammedia, et en coordination avec son bureau, ont réussi leur activité organisée le 25 juin 2009 à l'occasion de " la journée mondiale contre la torture".
C'est la 4ème activité qu'elles organisent en une semaine: activité sur l'AMO le jeudi 18 juin, projection et discussion le mardi 23 juin, une soirée artistique le 24 juin, et l'activité du 25 juin dont le programme est ainsi réalisé:
- Présentation d'un sketch (véritable pièce théâtrale d'un haut niveau) de 20 mn sur le "dialogue social" par un duo de sympathisants de l'AMDH. C'était superbe!
- Projection du témoignage de la défunte, la militante JMIA, camarade du martyr OMAR DAHKOUN, et rescapée. miraculeuse des centres de détentions secrets
- Témoignage vivant et émouvant du militant Abdellah AAGAW, rescapé miraculeux de l'enfer de Tazmamart.
- Poésie de l'ami de l'AMDH,Thami Talbi
Au cours la soirée, l'assistance fut informée des condamnations de Chakib El Khiari, des 7 syndicalistes d'ARYAN'S, du report du procès de QUACHA militant de l'AMDH à Midelt, du procès des 7 militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI du vendredi 26 juin. Tout cela en une semaine!

Procès d'Annahj à Casa

Le vendredi 26 juin 2009, le nouveau tribunal de Aïn Sebâa à Casablanca a eu rendez-vous avec son premier grand procès politique. En réalité ce ne sont pas les 7 militants d'ANNAHJ qui étaient au banc des accusés, mais c'est bel et bien l'Etat marocain et les partis administratifs dont le dernier rejeton, qui après seulement quelques mois de sa naissance, est devenu "la première force politiqaue" du pays, et a raflé la mise le 12 juin 2009, qui étaient montrés de doigt.Les militants d'ANNAHJ ont mis à découvert le vrai visage antidémocratique du régime. Ils ont étalé avec conviction les arguments de la position d'ANNAHJ ADDIMOCRATI relative au boycott des "élections" du 12 juin 2009.Les avocats ont réfuté juridiquement et politiquement les accusations de la police et du procureur du roi.Les plaidoiries de la défense reprendront le vendredi 3 juillet 2009 à 10h30.

Les condamnations de Yahya Mohamed El Hafed Aaza et de ses camarades sahraouis confirmées en appel à Agadir


La Cour d'Appel d'Agadir, siégeant dans un palais de justice en état de siège, a confirmé le 24 juin de manière expéditive, les condamnations de 4 à 15 ans de prison pour les 11 Sahraouis accusés du meurtre d'un policier à Tan Tan, dans une affaire où le principal accusé était Yahya Mohamed El Hafed Aaza , qui a mené une grève de la faim de 62 jours contre ses conditions de détention. Tous les détenus ont été gravement torturés. La présence d'observateurs internationaux n'a apparemment pas impressionné la Cour.

Source : CODESA, 26/6/2009


أحكام قاسية وجائرة ضد المعتقلين السياسيين الصحراويين
بالغرفة الجنائية بمحكمة الاستئناف بأكادير / المغرب


جرت بغرفة الجنايات قضاء الدرجة الثانية بمحكمة الاستئناف بأكادير / المغرب بتاريخ 24 يونيو / حزيران 2009 محاكمة معتقل الرأي الصحراوي " يحي محمد الحافظ إعزى " و 11 معتقلا سياسيا صحراويا كانت قد أصدرت في حقهم ابتدائيا بنفس الغرفة أحكاما تراوحت مابين 15 سنة و04 سنوات سجنا نافذا ، وهي الأحكام التي تم تأكيدها استئنافيا، مع إضافة سنتين بالنسبة ل 03 معتقلين بعد أن كانوا محكومين بسنتين سجنا نافذا.
إن المكتب التنفيذي لتجمع المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسان CODESA، الذي واكب أطوار محاكمة المعتقلين السياسيين الصحراويين، يركز في هذا التقرير على النقاط التالية:

01 ـ هيئة المحكمة تقرر ضم الملفين للمناقشة:

قررت هيئة المحكمة ضم الملف رقم 257 / 2009 ، الذي يتابع فيه 03 معتقلين سياسيين صحراويين هم " حسنة خلاد " و " المحجوب عيلال " و " علي بوعمود " إلى الملف رقم 26 / 2009 ، والذي يضم المعتقلين السياسيين الصحراويين " يحي محمد الحافظ إعزى " و " محمد السالمي " و " محمود البركاوي " و " ميارة المجاهد " و " الفقير لحسن " و " الناجم بوبا " و " سلامة الشرافي " و " عبد الغني باني " و " الفقير عمار " الذي حضر في حالة سراح بعد محاكمته ابتدائيا بسنة واحدة موقوفة التنفيذ.
وجاء ضم الملفين وتقديم تاريخ مناقشة الملف رقم 257 / 2009 من تاريخ 01 يوليو / تموز 2009 إلى تاريخ اليوم بطلب من دفاع المطالب بالحق المدني، والذي ينوب حسب إفادة رئيس هيئة المحكمة عن ورثة الشرطي المتوفى.

02 ـ حضور وازن للمراقبين الدوليين وللمحامين المؤازرين للمعتقلين السياسيين الصحراويين:

حضر 03 مراقبين دوليين وهم:
ـ المحامية الإسبانية: خيما آربيزو سانشو GEMMA ARBESU SANCHO
ـ المحامي الإسباني: كاستافو آكارسيا مارتي GUSTAVO A GARCIA MARTEL
ـ المدافعة عن حقوق الإنسان ومنظمات المجتمع المدني بفرنسا: مريم درقاوي، وهي مستشارة بلدية بإحدى البلديات بفرنسا منتدبة عن العديد من المنظمات الدولية لحقوق الإنسان.
أما بالنسبة لهيئة الدفاع فهي مكونة من:
ـ الأستاذ حسن بن إمان، محامي بهيئة أكادير للمحاماة.
ـ الأستاذ الوافي عنتر ، محامي بهيئة أكادير للمحاماة.
ـ الأستاذ عبد الله شلوك ، محامي بهيئة أكادير للمحاماة.
ـ الأستاذ طاها عبد المنعم ، محامي بهيئة أكادير للمحاماة.

03 ـ حضور مدافعين عن حقوق الإنسان ومحاولة السلطات المغربية مضايقتهم ومنعهم من حضور قاعة المحكمة:

حضر العديد من المدافعين الصحراويين يمثلون مجموعة من إطارات حقوق الإنسان بمدن الصحراء الغربية ومناطق جنوب المغرب، مع حضور رئيس الجمعية المغربية لحقوق الإنسان ـ فرع طانطان وعضو جهوي بنفس الجمعية و ممثلة عن مكتب الجمعية المغربية لحقوق الإنسانـ فرع العيون ومختطفين ومعتقلين سياسيين صحراويين سابقين، إضافة إلى عائلات المعتقلين السياسيين الصحراويين والطلبة بموقع أكادير ومراكش والرباط وأب الشهيد " بابا عبد العزيز خيا " وأخت الشهيد " لحسن عبد الصادق الكثيف " ومعتقلين سياسيين عن مجموعة إفني المفرج عنهما مؤخرا من السجن المحلي بإنزكان وأم المعتقل السياسي الصحراوي " الوالي أميدان ّ الذي يقضي عقوبة سجنية مدتها 05 سنوات سجنا نافذا بالسجن الفلاحي بتار ودانت ( حوالي 750 كلمتر جنوب شرق مدينة العيون / الصحراء الغربية.
وجميع هؤلاء فوجئوا بمحاولة السلطات المغربية مطالبتهم بتقديم بطائق التعريف وتسجيل أسمائهم في محاضر يشرف عليها ضباط تابعين للشرطة المغربية، وهذا الإجراء رفضه المدافعون عن حقوق الإنسان، الذين تمسكوا بعدم الامتثال لهذا الأمر، الذي يشكل خرقا سافرا، وهو مادفع نائب رئيس المحكمة ونائب النيابة العامة للحوار مع هؤلاء المدافعين، الذين تمكنوا بعد حوالي 30 دقيقة من ولوج قاعة المحاكمة.

04 ـ حصار أمني مشدد بداخل وخارج المحكمة:

منذ الصباح الباكر تمت محاصرة محكمة الإستئناف بحوالي 12 سيارة تابعة لعناصر الشرطة والقوات المساعدة دون ذكر حوالي 30 شرطيا بزي مدني و حوالي 40 شرطيا بزي رسمي بداخل المحكمة يتقدمهم ضباط تابعين لمختلف الأجهزة الأمنية.
وقد ظلت عناصر الشرطة وقوات المساعدة تفرض حصارا على المحكمة من الخارج إلى حين صدور الأحكام، لتتوجه إلى داخل المحكمة من أجل السيطرة على الوضع ومحاولة منع العائلات من التظاهر وترديد الشعارات السياسية.

05 ـ مثول المعتقلين ودفاعهم عن تقرير مصير الشعب الصحراوي:

مثل المعتقلون السياسيون الصحراويون أمام هيئة الدفاع بعد قبولها ضم مناقشة الملفين، وهم يرددون مجموعة من الشعارات السياسية، من قبيل:
ـ لا بديل، لا بديل عن تقرير المصير.
ـ شعب الصحراء سير سير نحو النصر والتحرير.
ـ رغم كل الجبروت نحن شعب لا يموت.
ـ المغرب برا، برا الصحراء حرة حرة.
ـ عاشت الجمهورية العربية الصحراوية الديمقراطية.
ـ عاش كفاح الشعب الصحراوي.
وقد بدا على المعتقلين التعب الشديد، حيث مثل المدافع الصحراوي " يحي محمد الحافظ إعزى " وهو محمول على الأكثاف نتيجة الإضراب المفتوح عن الطعام، الذي دام 62 يوما ونفس الشئ بالنسبة للمعتقلين الآخرين، ويتعلق الأمر ب " حسنة خلاد " و " محمود البركاوي " و " لحسن الفقير "، الذين وجدوا صعوبة كبيرة في الوقوف بعد أن خاضوا هم الآخرين نفس الإضراب لمدة 58 يوما.

06 ـ أقوال المعتقلين السياسيين الصحراويين أمام هيئة المحكمة:

بالرغم من محاولة رئيس هيئة المحكمة الضغط على المعتقلين السياسيين الصحراويين وإرغامهم على عدم ترديد الشعارات السياسية والتخلي عن مطالبتهم بتقرير مصير الشعب الصحراوي والاستقلال، فإنهم ظلوا يتبنون موقفهم من قضية الصحراء الغربية وينفون جميع التهم المنسوبة إليهم، وهو ما جعل رئيس الهيئة يسرع في استنطاقهم، رافضا خوض المعتقلين في كل ما له علاقة بما هو سياسي في محاولة منه لجعل الملف يتخذ صبغة جنائية.
إن المعتقلين أكدوا جميعا تعرضهم للتعذيب بمخفر الشرطة ، بل منهم من كشف عن آثار التعذيب عن طرق الكي بالسجائر، ويتعلق الأمر بالمعتقل السياسي الصحراوي " لحسن الفقير " بعد أن حاول ممثل النيابة العامة يتحداه إن كان هناك تعذيب قد شمله، كما أن المعتقل السياسي الصحراوي " بوبا الناجم " أكد تعرضه للاغتصاب بواسطة قارورة زجاجية وللتعذيب بواسطة ملقاط قصد التوقيع على محاضر الضابطة القضائية، وهو مكبل اليدين ومعصوب العينين رفقة " محمود البركاوي " الذي تعرض هو الآخر للاغتصاب عن طريق عصا ، مشيرا إلى أنه وبالرغم من تقديمهم للعديد من الشكاوى ، فإن النيابة العامة ظلت تماطل في التحقيق في التعذيب والاختطاف، الذي تعرض له وكافة المعتقلين.
وذهب " يحي محمد الحافظ إعزى" إلى أن اعتقاله جاء نتيجة نشاطه الحقوقي وموقفه من قضية الصحراء الغربية المحتلة من طرف الدولة المغربية، التي تمارس الانتهاكات الجسيمة ضد المدنيين الصحراويين، وخاصة المدافعين منهم عن حقوق الإنسان قصد إفراغ المنطقة منهم، لإخفاء الجرائم ضد الإنسانية.
ولم ينس المعتقلون السياسيون الصحراويون أن يشيروا للظروف السيئة التي يعانون منها بالسجنين المحلين بإنزكان وأيت ملول، حيث يتم تعذيبهم ومعاقبتهم داخل زنازين إنفرادية وحرمانهم من الزيارة والضغط عليهم يوميا لترديد النشيد المغربي والتخلي عن مواقفهم السياسية ومساومتهم في طلب العفو وكأنهم من سجناء الحق العام وتحريض السجناء ضدهم،مؤكدين أنهم يدافعون عن تطبيق الشرعية الدولية وبتوسيع صلاحية المينورسو لتشمل مراقبة حقوق الإنسان.
متسائلين عن أين هي دولة الحق والقانون من تقارير المنظمات الدولية والمحاكمات الغير قانونية والتي لا تتوفر فيها أبدا شروط المحاكمة العادلة ؟، مؤكدين الطابع السلمي لنضال الشعب الصحراوي، الذي يتم قمعه عن التعبير عن رأيه، وهذه صورة مصغرة لهذا القمع في إشارة إلى هيئة المحكمة، التي تعمد بشكل سافر إلى منعهم من التعبير والدفاع عن قضية تعتبر مقدسة بالنسبة لهم وللشعب الصحراوي.

07 ـ هيئة المحكمة والتعامل السلبي ذو الطابع الانتقامي ضد المعتقلين السياسيين الصحراويين:

ظلت رئاسة هيئة المحكمة ترفض التعامل مع المعتقلين، اعتبارا لظروف اعتقالهم ولطبيعة التهم المنسوبة إليهم وللطابع السياسي، الذي يطبع ملف المتابعة ككل، وظهر أن هيئة المحكمة جاءت فقط لتنفيذ مجموعة من التعليمات الرامية إلى قمعهم ومنعهم من مواصلة الدفاع عن تقرير المصير، حيث اعتبر هذا المطلب لا يمكن الاستماع إليه أو مناقشته، مطالبة المعتقلين بالاكتفاء بالكلام على التهم المنسوبة إليهم دون التعبير الحر عن قناعاتهم السياسية التي تخص قضية الصحراء الغربية، وهذا ما جعل المعتقلين يؤكدون أن هذا القضاء غير مستقل وأتى فقط من أجل إسكاتهم وإصدار أحكام قاسية ضدهم، في وقت كان فيه أن يلزم الحياد ويتركهم يتكلمون ويعبرون عن مواقفهم بكل حرية.
وكانت هيئة المحكمة في استجوابها للمعتقلين مرتبكة وتفرض على المعتقلين التخلي نهائيا عن الحديث عن السياسة، وكلما استرسل المعتقلون في التعبير عن مواقفهم كانت هيئة المحكمة تعمد إلى توقيفهم بغرض التأثير عليهم ودفعهم للسكوت نهائيا ، فلم تستطع هيئة المحكمة نتيجة ذلك التركيز ولا حتى استنطاق المعتقلين بما نسب إليهم، حيث أن هناك من المعتقلين من لم يتجاوز استجوابه مدة دقيقة بعد أن تشبثوا بمطلب تقرير المصير والاستقلال.

08 ـ هيئة الدفاع ونقاشها السياسي لملف متابعة المعتقلين:

تطرق المحامون في البداية إلى العديد من الدفعات الشكلية، والتي تركزت في:
ـ عدم إخبار العائلات بعد اعتقال أبنائهم.
ـ وجود مجموعة من الأوراق بمحاضر الضابطة القضائية غير موقعة.
ـ انعدام حالة التلبس عند اعتقال المعتقلين.
ـ إصدار أحكام مسبقة وذات طابع غير قانوني في الصفحة 41 من المحضر ضد المعتقلين السياسيين الصحراويين من طرف الشرطة القضائية، التي تجاوزت المادة الأولى من المسطرة الجنائية، التي تعتبر المتهم بريئا حتى تثبت إدانته.
وكل هذه الدفعات الشكلية اعتبرتها النيابة العامة لا غية وغير قانونية، لتتدخل هيئة المحكمة مقررة ضم مناقشة هذه الدفعات إلى المضمون في إطار المداولة.
وركز الدفاع في نقاشه للمضمون على مايلي:
ـ استئناف الحكم الابتدائي جاء نتيجة الأحكام القاسية التي استندت على محاضر الضابطة القضائية التي تشوبها العديد من النواقص.
ـ المحاكمة هي محاكمة سياسية وكدليل على ذلك وجود المراقبين الدوليين ورفع المعتقلين لشعارات سياسية.
ـ محاضر الضابطة القضائية مفبركة ومطبوخة من قبل عناصر الشرطة القضائية، وهي معدة سلفا فقط يتم إضافة إسم أحد المعتقلين إليها.
ـ انتقال فرقة خاصة من عناصر الشرطة المغربية من مدينة العيون / الصحراء الغربية إلى مدينة طانطان / جنوب المغرب للإشراف على شن حملة واسعة من الاعتقالات في صفوف المواطنين الصحراويين.
ـ انعدام حالة التلبس وغياب أدلة واضحة ومقنعة لإصدار أحكام قاسية ضد المعتقلين.
ـ نفي المعتقلين السياسيين لكل التهم الموجهة ضدهم وتشبثهم بمواقفهم السياسية.
ـ تدخل النيابة العامة في توجيه هيئة المحكمة والدفاع وتلفظها بألفاظ نابية ومهينة ضد المعتقلين بغرض التشويش على قناعاتهم السياسية، مع العلم أن حرية الأشخاص مقدسة ومضمونة في جل المقررات الدولية لحقوق الإنسان والدستور المغربي ذاته.
ـ النيابة العامة لم تقل أي شيء فيما يخص تجاوز مدة الحراسة النظرية وفي التعذيب والاغتصاب، بالرغم من مطالبة هيئة الدفاع والمعتقلين وعائلاتهم بإجراء خبرة طبية وتقديم شكاوى لم يتم التحقيق فيها بعد مرور حوالي سنة ونصف.
ـ متابعة كل المعتقلين بتهم تصل إلى الإعدام، في وقت أن اعتقال هؤلاء المعتقلين جاء نتيجة مظاهرات سلمية وليس عصيان أو شغب كما جاء على لسان ممثل النيابة العامة وقاضي التحقيق والضابطة القضائية.
ـ غياب الدليل لدى النيابة العامة لمحاكمة المعتقلين وتجاوز الفصلين 290 و 291 من المسطرة الجنائية، التي تؤكد إلى أن التقارير والمحاضر ينطق بمضمونها إلى أن يثبت العكس.
ـ اعتماد المحكمة على محضر الضابطة القضائية فيما يخص شهادة متهم على آخر، وهذا غير قانوني استنادا إلى المجلس الأعلى للقضاء.
ـ تصريح الشهود كان في صالح المعتقلين، بالرغم من محاولة البعض منهم تأكيد مشاركة بعض المعتقلين في الوقفة الاحتجاجية السلمية، ليس عن طريق المشاهدة بل لكونهم سمعوا فقط عن أن المعتقلين شاركوا في هذه الوقفة.
ـ المحضر يتضمن مواقف سياسية تحاول النيابة العامة وهيئة المحكمة عدم إثارتها بهدف جعل ملف المتابعة لايخرج عن الطابع الإجرامي، وهو ما تصدى له المعتقلون.
ـ الحكم الصادر ضد المعتقلين السياسيين الصحراويين يعد حكما انتقاميا، لأنه ليس ممكنا أن يموت شرطيا فيسجن أبرياء من القضية ككل، حيث تساءل الدفاع كيف لحجرة واحدة تؤدي إلى وفاة قد رمى بها 12 معتقلا في نفس المكان والزمان؟.
ـ استمرار الضابطة القضائية في تعذيب واغتصاب وتلفيق التهم ضد المناضلين، الذين يشكلون خطرا عليها، بالرغم من إنشاء هيئة الإنصاف والمصالحة وتقديم تقريرها النهائي الذي لم يطبق من توصياته أي شيء.
ـ استغرب الدفاع من كون النيابة العامة تدافع عن شعار دولة الحق والقانون، في وقت ترفض فيه سماع تصريحات المعتقلين.
ـ الدولة المغربية مسئولة عن تعويض ورثة الشرطي المغربي، ليس فقط للظروف الاجتماعية المزرية للمعتقلين، بل لكونهم أبرياء من التهم المنسوبة إليهم.


09 ـ النيابة العامة تطالب بتشديد العقوبة وتستهزئ من قناعات المعتقلين السياسيين الصحراويين:

ركزت النيابة العامة في مرافعتها على سرد بعض الوقائع المرتبطة بالملف، مؤكدة أن استئنافها للحكم الابتدائي أتى من أجل رفع مدة العقوبة، متساءلة كيف يعقل لمعتقلين متهمين بمجموعة من التهم أن تتم معاقبتهم بسنتين أو أربع سنوات؟، حيث طالبت برفع مدة العقوبة، متجاوزة مطالب المعتقلين السياسية والهادفة إلى تقرير المصير والاستقلال، بقولها أن القناعات السياسية للمعتقلين لا يصدقها أحد وأنها جاءت فقط للتشويش على العدالة المغربية.

10 ـ المعتقلون السياسيون آخر من تكلم في الجلسة:

مباشرة بعد أن أنهت هيئة الدفاع مرافعتها، أمرت هيئة المحكمة المعتقلين السياسيين الصحراويين بقول كلامهم الأخير الذي كان في أغلبه سياسيا، مما جعل الهيئة تعمد إلى منعهم ، فكانت التدخلات قد ركزت على مايلي:
ـ أكد المعتقل السياسي الصحراوي " لحسن الفقير " بأنه يتشبث بتقرير مصير الشعب الصحراوي وأنه لم يسبق له أن ارتكب أي جرم يستحق العقاب.
ـ طالب المعتقل السياسي الصحراوي" الناجم بوبا " بضرورة توفير العلاج له، على اعتبار أنه مصاب بقصور كلوي ومرتبط بعدة مواعيد مع دكتورة مختصة في هذا المرض، حيث تم إلغاؤها من طرف إدارة السجن المحلي بإنزكان.
ـ صرح المعتقل السياسي الصحراوي" خلاد حسنة " أن الوضعية مزرية بالسجن المحلي بإنزكان وأن إدارة السجن تتعامل معهم بشكل عنصري وتعمد إلى الاعتداء عليهم وعائلاتهم ويتم تحريض سجناء الحق العام ضدهم ويتم الضغط عليهم لترديد النشيد المغربي وتوقيع التزامات واستعطاف.
ـ تطرق المعتقل السياسي الصحراوي "محمود البر كاوي " إلى وضعه الصحي المتدهور نتيجة الإضراب المفتوح عن الطعام، في وقت لم تعمد فيه إدارة السجن إلى الاهتمام بمطالبه ولا حتى بعلاجه.
ـ أكد معتقل الرأي الصحراوي " يحي محمد الحافظ إعزى" على أنه يحمل الدولة المغربية المسؤولية الكاملة على وضعه الصحي المتأزم، مطالبا تقديم العلاج السريع له، ومنبها الرأي العام الدولي إلى سوء معاملته وأنه يتخوف من التخلص منه وقتله عن طريق التسمم.

11 ـ أحكام قاسية وجائرة ورفع شعارات سياسية من طرف المعتقلين السياسيين انتهت بمسيرة سلمية للمواطنين الصحراويين الذين حضروا المحاكمة:

بعد أن دام نقاش الملف حوالي 04 ساعات متتالية، خلت هيئة المحكمة للمداولة، التي استمرت حوالي 03 ساعات، حيث كانت الأحكام على الشكل التالي:
ـ 15 سنة سجنا نافذا ضد معتقل الرأي الصحراوي " يحي محمد الحافظ إعزى " عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان وعضو تجمع المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسان CODESA ، وهي المدة التي تم النطق بها ابتدائيا بنفس الغرفة.
ـ 04 سنوات سجنا نافذا في حق المعتقلين السياسيين الصحراويين " محمد السالمي " و " محمود البر كاوي " و " الناجم بوبا " و " لحسن الفقير " و " سلامة شرافي " و عبد الغني باني " و " ميارة المجاهد "، وهي المدة التي أصدرتها غرفة الجنايات في المرحلة الابتدائية.
ـ 04 سنوات سجنا نافذا ضد المعتقلين السياسيين الصحراويين " حسنة خلاد " و علي بوعمود " و " المحجوب عيلال " بعد محاكمتهم ابتدائيا بنفس الغرفة بسنتين سجنا نافذا.
ـ سنة واحدة موقوفة التنفيذ في حق المعتقل السياسي الصحراوي " عمار الفقير "، وهي المدة التي كانت غرفة الجنايات قد أصدرتها في حقه ابتدائيا.
ومباشرة بعد النطق بهذه الأحكام القاسية والجائرة، قام المعتقلون السياسيون الصحراويون بترديد الشعارات السياسية المنددة بالاحتلال وبالإحكام الصادرة ضدهم على خلفية مواقفهم السياسية من قضية الصحراء الغربية ومشاركتهم في المظاهرات السلمية المطالبة بتقرير مصير الشعب الصحراوي، كما أن عائلات المعتقلين والمواطنين الصحراويين الحاضرين بالقاعة قاموا هم الآخرين بترديد شعارات سياسية انتهت بتنظيم مسيرة قطعت حوالي 100 متر وبترديد النشيد الوطني للجمهورية العربية الصحراوية الديمقراطية أمام باب محكمة الاستئناف بأكادير وسط حراسة مشددة لعناصر الشرطة وقوات المساعدة.

12 ـ لقاء المراقبين الدوليين مع الوكيل العام للملك ورئيس محكمة الاستئناف ومع عائلات المعتقلين السياسيين الصحراويين وبعض الضحايا:

استغل المراقبون الدوليون تأجيل محاكمة المعتقلين السياسيين الصحراويين إلى فترة المساء لعقد لقاءين مع الوكيل العام للملك ورئيس محكمة الاستئناف بأكادير، حيث تركز على وضعية المعتقلين السياسيين الصحراويين بالسجنين المحليين بإنزكان وأيت ملول / المغرب، خاصة وضعهم الصحي بعد خوضهم للإضراب المفتوح عن الطعام، والذي اعترفت به النيابة العامة بعد أن تنكرت له في مجموعة من الجلسات التي عرفت تأجيلات .
هذا الإضراب الذي نتج عنه إصابة العديد من المعتقلين بأمراض متعددة يستوجب تدخل السلطات المغربية لتوفير العلاج والدواء لكافة المعتقلين واحترام الجانب الإنساني، وذلك بتوفير شروط المحاكمة العادلة لهم واحترام مواقفهم، باعتبارهم معتقلين سياسيين.
كما التقى المراقبون الدوليون مع عائلات المعتقلين السياسيين الصحراويين، التي أكدت عن معاناتهم مع إدارتي السجنين المذكورين ومع النيابة العامة، التي لم تحقق في مجموعة من الشكاوى المقدمة لها، خصوصا بعد الإعتداء عليهم ومعاقبة 03 منهم في زنازين انفرادية وحرمانهم من أبسط الشروط الإنسانية، والتي أرغمت المعتقلين على الدخول في إضراب مفتوح عن الطعام دام مدة 62 يوما بالنسبة ليحي محمد الحافظ إعزى" و 58 بالنسبة للمعتقلين السياسيين الصحراويين " خلاد حسنة " و " علي بوعمود " و " المحجوب عيلال".
وفي نفس الإطار التقى المراقبون الدوليون مع بعض ضحايا الانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة من طرف الدولة المغربية ضد المدنيين الصحراويين و بعائلتي الشهيدين الصحراويين " بابا عبد العزيز خيا " و " الحسين عبد الصادق الكثيف " وبالمعتقل السياسي السابق " إبراهيم بارا " المعتقل خلال انتفاضة إيفني، والذي فوجئ بنقله من السجن المحلي بإنزكان إلى السجن المحلي ( بولمهارز ) بمراكش، حيث خضع لعملية جراحية تم استئصال على إثرها إحدى كليتيه دون علمه وعائلته، دون أن نسى لقاء المراقبين مع هيئة الدفاع الذي يؤازر المعتقلين ومع المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسان والجمعية المغربية لحقوق الإنسان والطلبة الصحراويين.

13 ـ استنتاجات عامة:
ـ استمرار الدولة المغربية في الاعتقال السياسي وإصدار أحكام جائرة وقاسية ضد مواطنين صحراويين يدافعون عن تقرير مصير الشعب الصحراوي واستقلاله.
ـ دمج الملفين معا كان من ورائه تشديد الحكم ومضاعفته من سنتين إلى 04 سنوات في حق 03 معتقلين سياسيين صحراويين بعد أن فشلت إدارة السجون في محاولتها الرامية إلى مساومتهم والضغط عليهم للتخلي عن مواقفهم السياسية من قضية الصحراء الغربية.
ـ استمرار المعتقلين في ترديد الشعارات السياسية داخل قاعة الجلسات ودفاعهم المستميت عن مبدئ تقرير المصير وتنديدهم بالانتهاكات الجسيمة لحقوق الإنسان المرتكبة من طرف الدولة المغربية بالصحراء الغربية ومناطق جنوب المغرب والمواقع الجامعية.
ـ مواصلة السلطات المغربية في فرض الحصار البوليسي على المحاكمات السياسية بالمغرب والصحراء الغربية.
ـ ظهور آثار التعذيب ومضاعفات الإضراب المفتوح عن الطعام على كافة المعتقلين السياسيين الصحراويين، وبصفة خاصة على " يحي محمد الحافظ إعزى " الذي لم يعد قادرا على الوقوف والكلام وظل طول مدة المحاكمة جالسا بعد أن جيئ محمولا من طرف زملائه وإلى جانبه " حسن خلاد " و " محمود البر كاوي " و " لحسن الفقير " و " بوبا الناجم " المصاب بقصور كلوي حسب إفادته لهيئة المحكمة.
ـ رئيس هيئة المحكمة كان يتصرف مع المعتقلين كشرطي، حيث وبدل الاستماع إليهم وظروف وملابسات اعتقالهم كان يقوم بقمعهم واستنطاقهم بطريقة بوليسية.
ـ وصف المعتقلين السياسيين الصحراويين للدولة المغربية، باعتبارها دولة احتلال ومطالبة المنتظم الدولي بتطبيق الشرعية الدولية عن طريق تنظيم استفتاء حر وعادل ونزيه يضمن حق الشعب الصحراوي في تقرير المصير.
ـ غياب شروط المحاكمة العادلة من خلال:
ـ الحصار الأمني المشدد على المحكمة والمعتقلين، الذين كانوا محاطين ب 10 إلى 15 عنصرا من رجال الشرطة المغربية.
ـ منع المعتقلين من الدفاع عن مواقفهم السياسية من طرف رئيس هيئة المحكمة.
ـ تسجيل أسماء المواطنين الصحراويين وكل الحاضرين لمتابعة محاكمة المعتقلين السياسيين الصحراويين من طرف موظفي المحكمة بإشراف من ضباط أمنيين ينتمون للمخابرات المغربية.
ـ محاولة منع المدافعين عن حقوق الإنسان من حضور المحاكمة بعد رفضهم عملية التسجيل.
ـ مراقبة تحركات المواطنين الصحراويين بداخل وخارج المحكمة من طرف عناصر الشرطة بزي مدني، والذين كانوا يقومون بتسجيل أرقام وأنواع السيارات.
ـ انعدام حالة التلبس وعدم الأخذ بأقوال المعتقلين والشهود أو المصرحين، الذين كانوا من رجال الأمن وقوات المساعدة.

خلفية:
تعود أسباب اعتقال هؤلاء المعتقلين السياسيين الصحراويين إلى الوقفة الاحتجاجية السلمية بتاريخ 26 فبراير / شباط 2008 بمدينة طانطان / جنوب المغرب بمناسبة ذكرى تأسيس الجمهورية العربية الصحراوية الديمقراطية، حيث طالب المحتجون بتقرير مصير الشعب الصحراوي ووزعوا العديد من المناشير وأعلام جبهة البوليساريو ( محضر الضابطة القضائية تضمن في إطار المحجوزات 03 أعلام للجبهة و 05 بالونات هوائية ضمت أعلام الجبهة )، وأدى تدخل عناصر الشرطة بقوة إلى حدوث مواجهات بالحجارة انتهت بإصابة أحد عناصر الشرطة، الذي تم نقله إلى المستشفى قبل أن يعلن عن وفاته بتاريخ 29 فبراير / شباط 2009 ، وهو نفس اليوم الذي شنت فيه الشرطة اعتقالات واسعة في صفوف العديد من الشبان الصحراويين، وعلى رأسهم معتقل الرأي الصحراوي " " يحي محمد الحافظ إعزى" عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان و عضو تجمع المدافعين الصحراويين عن حقوق الإنسانCODESA وتعرض جميع هؤلاء وعددهم ستة في المرة الأولى إلى التعذيب والاغتصاب وسوء المعاملة من قبل عناصر الشرطة تدعى فرقة الموت قادمة من العيون / الصحراء الغربية تحت إشراف عميد الشرطة " مصطفى كمور "، الذي تمت مكافأته بمنحه رئيس الشرطة الإقليمية بالمدينة المذكورة، والذي واصل شن حملة اعتقالات شملت حوالي 06 معتقلين آخرين تعرضوا للتوقيف والاعتقال السياسي في مدد زمنية متباعدة.
وظل هؤلاء معتقلين بالسجن المحلي بإنزكان إلى أن أصدرت في حق 09 منهم أحكام تراوحت بين 15 سنة و 04 سنوات سجنا نافذا وسنة واحدة موقوفة التنفيذ بتاريخ 09 سبتمبر / أيلول2008 ومحاكمة 03 منهم بسنتين سجنا نافذا بتاريخ 24 أبريل / نيسان 2009.


المكتب التنفيذي لتجمع المدافعين الصحراويين
عن حقوق الإنسان
CODESA
العيون / الصحراء الغربية: 26يونيو / حزيران 2009


Procès de 7 militants d'Annahj Addimocrati


ستتم محاكمة الرفاق السبعة أعضاء النهج الديمقراطي بجلسة صباح يوم الجمعة 26 يونيو 2009 ابتداء من الساعة الثامنة والنصف صباحا بالمحكمة الابتدائية بعين السبع الدارالبيضاء
وللتذكير فقد تم اعتقال المناضلين السبع يوم 10 يونيو 2009 على إثر مشاركتهم في التعبئة -المنظمة من ظرف النهج الديمقراطي- لمقاطعة انتخابات 12 يونيو 2009
Les 7 militants d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (arrêtés à Casablanca au cours de la distribution de l'appel d'ANNAHJ au boycott de la mascarade du 12 juin) le mercredi 10 et poursuivis sur la base de l'article 90 du code électoral, comparaîtront le vendredi 26 juin 2009 à 8h30 devant la cour d’appel du tribunal de 1ère instance de Aïn Sebâa Casablanca

Liste des 7 militants d’Annahj :
Abd El Majid Arradi : membre du Secrétariat National d'Annahj Addimocrati
Mohamed Bel Atique : membre du Secrétariat National d'Annahj Addimocrati
Said Chihab : Membre du bureau local d'Annahj Casablanca
Farid Halli: Membre et militant d'Annahj Addimocrati Casablanca
Abdellatif Dchich : Membre et militant d'Annahj Addimocrati Casablanca
Mohamed El Bahia : Membre et militant d'Annahj Addimocrati Casablanca
Belhaj Laghnimi: Membre et militant d'Annahj Addimocrati Casablanca
مناضلو النهج الديمقراطي المتابعون في ملف الدعوة إلى مقاطعة الانتخابات الجماعية 12 يونيو 2009 أمام المحكمة الابتدائية بالبيضاء

بطاقة معلومات

يوم الأربعاء 10 يونيو: اعتقل الرفاق أثناء توزيعهم لنداء مقاطعة الانتخابات. وتم الإفراج عنهم بعد تحرير محاضر لهم.

يوم الخميس 11 يونيو قدم الرفاق أمام وكيل الملك بالمحكمة الابتدائية بعين السبع بالدار البيضاء. وبعد الاستماع إليهم قرر متابعتهم بالمادة 90 من مدونة الانتخابات ( حمل ناخب أو أكثر على الإمساك عن التصويت). وقرر بدأ المحاكمة في الغد.

يوم الجمعة 12يونيو 2009: وهو تاريخ الانتخابات الجماعية، قدم الرفاق امام المحكمة، واستجابت المحكمة لطلب الدفاع بتأجيل الجلسة إلى يوم الجمعة 26 يونيو 2009 من أجل دراسة الملف.

يوم الجمعة 26 يونيو 2009: انعقاد جلسة المحاكمة بالمحكمة الابتدائية بعين السبع بالدار البيضاء على الساعة التاسعة صباحا.

الرفاق المتابعون هم:
عبد المجيد الراضي

تاريخ ومكان الازدياد: 29/08/1958 بالدار البيضاء
المهنة: أستاذ
المهام: ـ عضو الكتابة الوطنية للنهج الديمقراطي
ـ عضو المكتب الوطني للنقابة الوطنية للتعليم /الكونفدرالية الديمقراطية للشغل
ـ منسق لجنة التضامن مع الشعبين الفلسطيني والعراقي
ـ عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان

محمد بلعتيق
تاريخ ومكان الازدياد: 1961 بتازة
المهنة: أستاذ
المهام: ـ عضو الكتابة الوطنية للنهج الديمقراطي
ـ عضو المكتب الوطني للنقابة الوطنية للتعليم /الكونفدرالية الديمقراطية للشغل
ـ عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
محمد بهية الإدريسي

تاريخ ومكان الازدياد: 01/06/1962 بالدار البيضاء
المهنة: أستاذ
المهام: ـ عضو المجلس المحلي للنهج الديمقراطي
ـ عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان

هلي فريد

تاريخ ومكان الازدياد: 1951 بالدار البيضاء
المهنة: معطل
المهام: ـ عضو المجلس المحلي للنهج الديمقراطي
ـ عضو الاتحاد المغربي للشغل
ـ عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان

شهاب سعيد

تاريخ ومكان الازدياد: 1966 بالدار البيضاء
المهنة: أستاذ
المهام: ـ عضو اللجنة المحلية للنهج الديمقراطي
ـ عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
ـ عضو السكرتارية الوطنية للأساتذة المبرزين

عبد اللطيف د شيش

تاريخ ومكان الازدياد: 18/05/1955 بفاس
المهنة: أستاذ
المهام: ـ عضو المجلس المحلي للنهج الديمقراطي
ـ عضو النقابة الوطنية للتعليم / الكنفدرالية الديمقراطية للشغل
ـ عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
بلحاج لغنيمي

تاريخ ومكان الازدياد: 1957 بآسفي
المهنة: مدير شركة
المهام: ـ عضو المجلس المحلي للنهج الديمقراطي
ـعضو المجلس الوطني للمنتدى المغربي للحقيقة والإنصاف
ـ عضو الجمعية المغربية لحقوق الإنسان

Rassemblement devant l'ambassade du Maroc à Paris le 26 juin 2009

Rassemblement le VENDREDI 26 JUIN 2009 à 17h
devant l’ambassade du Maroc à PARIS pour exiger :
> la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc,
> l’arrêt des poursuites contre les 7 militants et responsables de la Voie Démocratique


Au Maroc, l’abus du pouvoir bafoue le droit international

Sous des arguments fallacieux plusieurs détenus politiques croupissent actuellement dans les prisons marocaines. Exemples : emprisonnement de Chakib EL KHAYARI pour avoir dénoncé des barrons de la drogue, des jeunes encore détenus de Sidi Ifni et les étudiants de l’UNEM à l’université de Marrakech, Meknès…qui ont manifesté pour leurs droits légitimes. .
La situation des droits humains au Maroc est très préoccupante. La communauté internationale doit exiger de l’Etat au Maroc le respect des libertés publiques en procédant à la libération immédiate de tous les détenus politiques et syndicaux, et, l’arrêt des poursuites contre les 7 militants de la Voie Démocratique qui comparaîtront devant le tribunal le 26 juin 2009.
Des élections communales se sont déroulées au Maroc le 12 juin 2009. Le parti de la Voie Démocratique , et conformément à son analyse de la situation politique au Maroc, a décidé de mener compagne pour boycotter ses élections. Ce qui relève naturellement du droit d’expression reconnu par toutes les conventions internationales ratifiées par le Maroc et stipulé même dans le préambule de sa propre constitution.

Or, contrairement à son discours, les autorités marocaines ont commis des violations assez graves ,caractérisant la continuité de l’ Etat de non droit en usant de :
> la répression des sit-in organisés le 06 juin à Casablanca, Rabat, Tanger, Meknès, Guercif, Temara Mohammedia, Marrakech, Al-Hoceima Cette répression a été suivie parfois par des arrestations de militants relâchés après des heures de garde à vue
> répression aveugle à SEFROU entraînant des blessés.
> convocation du Secrétaire National M. Abdallah HARRIF au commissariat pour interrogatoire qui a duré quatre heures,
> arrestation de huit militants à Casablanca, dont 7 seront déférés devant la parquet le 26 juin poursuivi dans le cadre du code liberticide électoral.
> la privation de la Voie Démocratique de son temps d’expression sur les ondes …..

Nous sollicitons tous les épris de justice à manifester leur indignation dans
le rassemblement le VENDREDI 26 JUIN 2009 à 17h
Devant l’Ambassade du Maroc : 5, rue le TASSE Paris 16
métro Trocadéro

Les premiers signataires:

Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc, ASDHOM)
Comité Culturel pour la Démocratie au Bénin, (CCDB)
Les Verts,
le Parti communiste des ouvriers de Tunisie, (PCOT)
Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, (PADS)
Parti du Travail Patriotique et Démocratique, (PTPD)
Le Nouveau Parti Anticapitaliste,(NPA)
Association des Marocains en France, (AMF)
Parti de l’Indépendance et du Travail, (PIT/SENEGAL)
Groupe de soutien AMDH à Lille,
Association Mémoire Vive,
Parti d’Avant-garde Démocratique Socialiste, (PADS)
Forum Marocain Vérité et Justice, (FMVJ)
Association des Parents et Amis des Disparus au Maroc, (APADM)
Confédération, Nationale du Travail, (CNT)
Voie Démocratique-France, (VD/France)......
Parti Socialiste Unifié (PSU)
Forum Citoyenneté et Solidarité
Solidarité Maroc 05 (SM05)
Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF)
CORESLSO
AFASPA


NB:Pour une large diffusion, Vous pouvez toujours apporter votre signature/soutien en tant qu'associations ou partis politiques

Un bateau ivre ou un bateau drogué qui chavire… ?!

par Belmaïzi

Décidément, l’Etat marocain et son élite persistent et signent. Aucun décollage ne sera prévu pour que notre pays puisse voir une éclaircie. Tout concorde à obscurcir tous les horizons et à insulter nos mémoires et nos espoirs.

Le chapitre des violations des droits de l’Homme s’enrichit de jour en jour. De contentieux en contentieux, de provocation en provocation, l’élite au pouvoir se range fermement du côté de la politique de la terre brûlée, et par conséquent du mépris de l’Histoire et des aspirations des citoyens.

Les emprisonnements des étudiants à Marrakech, à Fès, Meknès et diverses villes. Chakib Khyari, un homme intègre avec un dessein de moralité et de démocratie pour son pays, contre la corruption et l’enrichissement illégale à travers la drogue, vient d’écoper de 3 années de prison. Le nombre d’arrestations, de procès et d’intimidations deviennent monnaie courante. La répression conjuguée à l’arbitraire et à l’injustice semés par une caste au-dessus de la loi, déshonorent les partis politiques qui participent à la mascarade des élections et la cosmétique démocratique.

Par-ci, à la ville de Khénifra la valeureuse, meurtrie par la barbarie d’une Hafsa Amahzoune, tante maternelle du Roi, qui répand la terreur dans la population. Par-là le cas de la jeune journaliste Fatima Abouzzit agressée par un individu au-dessus de la loi, puisque protégé par son frère haut placé… ou zid ou zid ou zid…

Cette liste macabre est certainement bien succincte. Mais elle indique clairement que notre combat pour l’établissement d’un Etat de Droit, est plus que jamais une nécessité et une urgence, toujours au diapason du souffle contestataire. Notamment celui qui a régné dans la vaillante ville martyre de Sidi Ifni.

Oui, Sidi Ifni – une révolte qui rappelle ce qui se passe en Iran – tient le flambeau de tous nos espoirs de changer ce pays qui nous est cher, en véritable Etat de Droit. Et l’AMDH qui fête ses 30 années de combat et de résistances prouve bien que la lutte peut être longue… mais à la mesure de nos espoirs, notre patience et de notre pertinence.

jeudi 25 juin 2009

7 syndicalistes UMT de l'usine ARYAN'S de Casa condamnés à 2 mois de prison


par Ali Fkir (Annahj addimocrati - Mohammedia)

Les 7 membres du bureau syndical (UMT) d'ARYAN'S, situé à Sidi Bernoussi-Casablanca, ont été condamnés le mardi 23 juin 2009 à 2 mois de prison avec sursis et à une amende de 1 000dh chacun.
Liste des syndicalistes condamnés: Yahya Asmsad (sécrétaire général), Adil Nacer, Abdellatif Saber, Lahcen Saeb, Abdelmajid Azir, Jaouad Jabrane, Adil C'est scandaleux!
J'exprime mon indignation
Je me solidarise avec les 7 victimes de l'arbitraire

À gauche, Yahya Asmsad

Agression de la journaliste Fatima Abouzzit : l'enquête repart

par Ali Fkir , 25 /6/2009
La jeune journaliste Fatima Abouzzit a été lâchement agressée par le frère d'un haut responsable de la police. Au départ la police locale à essayé de minimiser les conséquences, mais après l'intervention du groupe "AL MASSAE " avec qui elle travaille, et surtout après l'intervention de l'AMDH, section de Mohammedia, l'enquête serait reprise du point de départ.
Le mercredi 24 juin 2009, le procureur du roi a reçu la délégation du bureau de la section locale. Il s'est engagé à faire respecter la loi. Idem pour le premier responsable de la police locale.
L'agresseur aurait été arrêté puis relâché sous caution après 24 heures.



Fatima au siège de l'AMDH

Un Maroc tyrannisé par une féodalité avec son droit de cuissage











WINNAKH*
par Khalid Jamai

Rares, très rares, sinon rarissimes sont les journaux (quotidiens et hebdomadaires) qui n’ont pas été poursuivis en justice depuis l’avènement de la dite « nouvelle ère ». Les procès qui leurs été intentés ont toujours été presque entachés d’irrégularités et n’ont pas rempli les conditions qui doivent présider à tout procès équitable.
Tous ces procès qui ont été menés tambour battant ont débouché sur des condamnations : peines de prison avec sursis, peines de prison ferme, amendes qui ont fini par atteindre des sommes mirobolantes.
« Demain », Sahifa », « Le Journal », « Le Journal Hebdomadaire », « Telquel », « Nichan », « El Ayam », « El Ousbou Essahafi », « El Massae », « El jarida El Oula », « El Watan », tous ont morflé, sans parler du calvaire de la presse régionale.
Tous ont subi les foudres du Makhzen et de sa justice. Et ce dans un silence assourdissant des partis politiques, à de très rares exceptions.
Tous ont été cloués au pilori par des ministres de la communication appartenant à l’ancienne opposition : Larbi Messari (PI), Achaari (USFP), Ben Abdellah, Naciri (PPS).
Tous ont été condamnés par une justice « coachée » par des ministres issus, là aussi, de cette même ancienne opposition : feu Bouzoubaa, et aujourd’hui Radi .
Dieu, préserve-nous de nos amis, nos ennemis, nous nous en chargeons
Et cela continue.
Ainsi, le directeur de notre confrère « Al Michaal », Driss Chahtan, recevait, il y a quelques jours, une convocation du tribunal de première instance de Casablanca, suite une requête émanant d’une association dénouée « Association de Défense des Intérêts de la Famille Amahzoune Mouha Ouhamou Zayani », l’accusant de diffamation à l’encontre de « Hafsa Amahzoune », la tante du Roi Mohamed VI, et de publication de photos du souverain, insérées dans le dossier paru il y a presque six mois (Edition n° 191 du 27 Novembre au 3 Décembre 2008). Le requérant demande un dédommagement d’une valeur de 100 millions de centimes (100.000 euros) et l’interdiction au directeur de« Al Michaal» d’exercer le métier de journaliste.
Il en fut de même pour le responsable de la section de l’AMDH de Khénifra Moustapha Oudari qui avait accordé un entretien à cet hebdomadaire et où il révélait les exactions dont sont victimes les citoyens de Khénifra et de ses environs de la part des familles Amahzoune et Amhrok.
Il y a lieu de relever que cette assignation est intervenue 15 jours avant la fin des délais légaux fixés par la loi pour porter plainte pour des propos qualifiés de diffamatoires.
De même qu’elle n’a retenu que l’entretien du représentant de l’AMDH et a occulté les différents témoignages et accusations formulés par les victimes et dénonçant des agissements de la famille Amahzoune-Amahrok

Samedi dernier au siège de l’AMDH à Rabat le directeur d’El Michaal et le président tenaient une conférence de presse lors de laquelle M. Oudari a présenté un rapport sur les violations de ces familles, un rapport étayé par des témoignages.
Un rapport accablant et des témoignages devant lesquels on reste horrifié ,qui vous révèlent un Maroc jailli directement du Moyen-Âge, du temps de la siba.
Un Maroc tyrannisé par une féodalité avec son droit de cuissage, ses razzias, ses rapines, ses vols de bétail, ses accaparements par la force des biens d’autrui. Une féodalité devant laquelle les autorités courbent l’échine.
D’où la terreur des victimes et des populations livrées mains et poings liés au bon vouloir de cette féodalité.
Le rapport précise, par ailleurs, que des dizaines de plaintes ont été déposés contre les membres de ces deux familles et sont restées sans suites et dont certaines remontent à des dizaines d’années ! Comme il fournit quelques exemples de ces plaintes déposés devant les juridictions compétentes, mais en vain :
1-Plainte pour escroquerie d’un montant de 30 millions de centimes contre le fils de Hafsa Amahzoun e
· Les victimes :
- Boussetta Kabir
- Slak Mohamed
- Bakbach Moha
- Ajouj Mohamed
- Mansouri Ali
- Tous ces plaignants habitent dans la localité d’Aguelmous – Khénifra, plainte déposée en septembre 2006 avec témoins mais sans résultats.
2-Plainte contre Mohamed Serouiti, époux de Mina Amahzoune ,tante du Roi pour vol de 23 têtes de moutons trouvées dans son écurie.
· La victime : l’éleveur Mohamed Ben Halou. Plainte déposée de 07/08/2008 sans résultats.
3-La tribu des Ait Moussa Ait Lahcen Oussaid qui s’est vu accaparer ses terres par des membres de la famille Amahzoune malgré la décision 519-1979 d’une commission royale de restituer ces terres à leurs propriétaires susdits. Dossier toujours en suspens.
4-Moha Achichaw, condamné à 3 mois de prison ferme pour atteinte aux valeurs sacrées. Explication : un des membres de la famille Amahzoune avec lequel la victime avait un litige à propos d’un terrain l’avait accusé d’insulter la personne du Roi !!!.
5- Nouri Hassan arrêté par la gendarmerie royale de Mrirt sur la demande de Hafsa Amahzoune, qui a menacé de le tuer si jamais il est libéré. Le PV de la gendarmerie mentionne cette menace qui a eu lieu à l’intérieur de la brigade. Suite à quoi les gendarmes ont avisé le substitut du procureur à Mrirt, ce dernier a donné l’ordre de le garder en cellule pour éviter le pire !!!
Le rapport rappelle par ailleurs qu’un sit-in qui a réuni plus de 4000 personnes dans le centre de la ville à l’appel de la section locale de l’AMDH de Khénifra a été organisé contre Hafsa Amahzoune, tante maternelle du Roi, qui a agressé avec arme blanche une avocate en face du commissariat de police et devant les regards impuissants des agents de police qui ne se sont pas intervenus pour protéger la citoyenne qui est allée demander leur refuge et protection après une poursuite en voiture par la dite Hafsa Amahzoune !!!.
Rappelons que l’ « Association Amahzoune Moha Ouhammou » n’a vu le jour que tout dernièrement et ne peut intenter un tel procès du fait qu’elle ne jouit pas, entre autre, du statut d’utilité publique.
Cette affaire illustre une fois de plus que ce sont les associations des droits humains et les journaux et hebdomadaires indépendants qui constituent les derniers refuges pour les citoyens et qui essayant, en tant que faire se peut de les soutenir, de prendre leur défense, et de pallier à des partis politiques, à des députés et à des « élus » qui ont opté, dans leur quasi majorité, pour un silence assourdissant mais combien complice et lâche.
Ceci dit les agissements de ces deux familles ne peuvent que porter atteinte à la famille royale et au Roi.
Et c’est à celui-ci de mettre fin à leurs agissements et leur faire comprendre que nul n’est au dessus de la loi.
*Winnakh, mot berbère qui signifie le nôtre .

mercredi 24 juin 2009

Procès de Driss Basri : suite et fin

par Mohamed El Battiui
La plainte s'est éteinte suite au dècès de Driss Basri.Il n'yaura donc pas de poursuite contre un mort. Cependant, le Tribunal s'est déclaré compétent et l'accusation de "crime contre l'humanité "a été retenue. C'est une main tendue par la justice belge à toutes les victimes des hommes de main de Hassan II. Toutes les dérives autoritaires produites sous le règne de Hassan II sont, bel et bien, qualifiées par la justice belge de "crime contre l'humanité".

ANDCM en lutte

par Ali Fkir, 24/6/2009
Ma solidarité inconditionnelle avec ces jeunes en lutte pour leurs droits élémentaires de citoyenneté: sans travail on ne peut avoir un logement indépendant, on ne peut se soigner, on ne peut avoir des vacances, on ne peut établir des relations sentimentales et humaines durables. Sans travail on est un fardeau au sein de la famille, on est un individu indésirable, un individu louche...sans travail les portes se "ferment au nez"...mais même sans travail, mais en luttant pour ses droits légitimes, on gagne l'estime de tous et de toutes les démocrates, ceux de l'Etat prennent peur de nous, on devient une force de lutte, on impose notre respect, on défend notre dignité, on montre le chemin de la liberté, le chemin de l'émancipation. On devient un élément de la fierté des combattants du changement.
Les honnêtes gens préfèrent lutter, le ventre creux, mais la tête relevée et le poing fermement brandi, que d'avoir le ventre plein mais le corps courbé devant les puissants de ce monde de classes.
Le défi, la résistance, le combat, c'est l'avenir, c'est la liberté. La soumission, c'est l'immobilisme, le fatalisme, c'est la dégradation

Rencontres AMDH à Mohammedia

par Ali Fkir, 23/6/2009

Dans le cadre des activités organisées à l'occasion du 30ème anniversaire de l'AMDH, la section de Mohammedia, a organisé le mardi 23 juin 2009 une rencontre bien réussie avec des citoyens et surtout des citoyennes (ouvrières, femmes au "foyer"...): présentation de l'AMDH (l'historique, les objectifs, les principes) + projection relative aux activités de la section locale et à certaines activités nationales de l'AMDH...
Le camarade Abdellah Mesdad, président de la Section a inauguré l'activité par une brève allocution, souhaitant la bienvenue aux présentes et expliquant les objectifs de cette activité
Les présentEs ont eu droit au thé, café, jus et gâteaux.
Les militantes de la sections ont merveilleusement établi et réalisé le programme de cette soirée. C'est activité est 100% au féminin
Le mercredi 24 juin (jour de l'anniversaire) les organisatrices ont prévu une soirée artistique, et le jeudi 25 juin, une projection relative aux témoignages des femmes victimes de la répression (FAMA, JMIA...)+autres témoignages vivants éventuels+ discussion

Lâche agression et abus de pouvoir

par Ali Fkir, militant de l’AMDH et du Forum Marocain pour la Vérité et la Justice (FMVJ), 24/6/2009

Une jeune journaliste a demandé par écrit le soutien de l’AMDH – section de Mohammedia.
Je résume ses propos et j’exprime mon indignation, et ma solidarité avec la victime.
De retour de son travail tard la nuit, la jeune Fatima Abouzzit, journaliste du quotidien « Le SOIR ECHO », fut agressée par un individu connu pour ses antécédents dans le quartier Derb Chabab à Mohammedia Al Alia. La police n’a pas fait jusqu’à présent son travail, pour la simple raison que l’agresseur à un frère bien placé dans la police.
Il parait que le PV de la police parle d’une altércation (échange de coups…) entre Fatima et le colosse. Et oui, c’est un véritable colosse selon les gens qui le connaissent. Quelle aberration !!.
Aujourd’hui le dossier traîne toujours. Fatima qui souffre de traumatisme crânien, qui a des difficultés à voir avec son œil droit suite à cette lâche agression, en plus de souffrances morales, car après l’agression physique dans la rue, elle a été intimidée et insultée au commissariat. Selon Fatima, l’agresseur lui dérobé 500 dh.
Fatima s’est adressée le 23 juin 2009 à la section de l’AMDH de Mohammedia. Le bureau de la section a décidé d’écrire au commissaire principal local et au procureur du roi.
Fatima est soutenue par les journalistes du « SOIR ECHOS », et du groupe « AL MASSAE ».
L’AMDH- section de Mohammedia est décidée à suivre cette grave affaire. Des responsables de la polices interviennent pour défendre un individu dangereux, essaient d’étouffer l’affaire, et terrorisent une journalise dont le seul crime est de rentrer seule chez elle la nuit, après une journée de travail.
Malgré un certificat médical de 30 jours délivré à la victime, l’agresseur est toujours en liberté. Il se sent protéger par son frère bien placé dans la police.
C’est scandaleux ! Des agresseurs qui se sentent au dessus de la loi !

Un journaliste Du « SOIR » a résumé l’agression et les tergiversations policières dans ce qui suit :
«
Mohammedia.
La police protège un harceleur ?!

· Harcelée, agressée puis volée par le frère d’un policier, une journaliste crie injustice.
Pourquoi la police protège-t-elle un harceleur et agresseur à Mohammedia ? Est-il au-dessus de la loi ? Parait-il, au commissariat de police «permanence» l’accusé se transforme en coupable. Tout dépend de son statut social. Après quatre jours de son agression physique en plein public, notre confrère, Fatima Abouzzit, journaliste du quotidien le Soir Echos, attend toujours son droit. Son dossier semble être bloqué pour des raisons «non confidentielles » : son agresseur serait le frère d’un «haut gradé» au ministère de l’Intérieur. Ce dernier avait tenté de l’obliger par tous les moyens à renoncer à sa plainte contre son frère en la maltraitant au commissariat de permanence, samedi soir, où elle est resté jusqu’à 4heures du matin. Plus de 6 heures au commissariat pour déposer une plainte contre l’individu qui l’a défigurée. Pire : l’agresseur n’est resté que quelques bonnes minutes auxquelles il avait droit à un traitement «haut de gamme». Une fois à l’hôpital, un certificat médical lui a été refusé. Ce qui montre la «puissance» et «l’abus de pouvoir» de l’agresseur et son frère. «Sommes-nous vraiment au pays des droits et de la justice ? », s’interroge la jeune journaliste. «Une question qui mérite bien une réflexion surtout à Mohammedia où les abus de pouvoirs sont flagrants », précise un responsable de l’AMDH à la ville qui a adopté son affaire. «Le coupable doit payer pour sa barbarie. Personne n’est au-dessus de la loi.», enchérit le responsable. La police judiciaire de la ville est entrée hier en jeu : «Un commissaire de la BNPJ, connu de son intégrité, m’a promis de résoudre mon problème et de punir le coupable. Il m’a affirmé que personne n’échappe à la justice », affirme la victime un peu soulagée »

"Vers le large", de Jaouad Mdidech

L’Organisation Marocaine des Droits Humains a le plaisir de vous inviter à la présentation et signature du roman « Vers le large », nouvel ouvrage de Jaouad Mdidech à l’hôtel Diwan (32, rue Hassan Sghir) à Casablanca et ce le vendredi 26 Juin 2009 18 heures.

Monsieur Mdidech est journaliste, professeur, ancien détenu politique et a passé 15 ans à la Prison Centrale de Kénitra, à Derb moulay chrif .
Il a publié auparavant « la chambre noire », un autre témoignage sur les années de plomb.

Participeront à cette lecture, Driss Bouissef, écrivain et ancien détenu également à la Prison centrale de Kenitra et Et-Tayeb Houdaifa, journaliste, chef de service culture à La vie éco.

De « la chambre noire » à une liberté « vers le large »
par Mounir BENSALAH, Des maux à dire, 18/6/2009
Auteur d’un best seller marocain, la chambre noire, Jaouad Midech récidive avec un roman, pour le moins attachant.

« La chambre noire », un des premiers livres marocains à raconter la sombre période des années de plomb, est une sorte d’exorcisme de l’auteur. Livre préfacé par Abraham Serfaty et
adapté au cinéma par Hassane Benjelloun, il raconte les circonstances des arrestations du groupe de Casablanca et les supplices du fameux « mouroir » de Derb Moulay Chrif. Ce premier ouvrage représentait une rétrospective du protagoniste / auteur, comme un défilé de son vécu passé, au milieu des atrocités du centre de détention macabre de Hay Mohammadi.

« Vers le large » est un ouvrage exogène. Il est plutôt dirigé vers les autres. L’auteur, en première partie, réalise, à coup de portraits, l’histoire du quartier Alif de la prison centrale de Kénitra. L’auteur fait le tour des années à travers des personnages, tantôt importants, tantôt passagers, tantôt célèbres, tantôt sans gloire. D’un Hassan, gardien de prison de son état, à Nelson Mandela, à une charmante infirmière, le romancier extériorise ses maux, ses sensations, ses effrois, son quotidien à travers son regard sur l’autre, ou in fine sur lui même. Entre personnages représentant l’agonie, le trépas, le désespoir, … l’auteur en fait jaillir des protagonistes emblèmes de l’espoir, de la vie, de l’humain. Un échange succinct en salle d’attente du dentiste avec Hicham, un enfant de 8 ans, alors que l’auteur ait passé le même age en prison, le fait oublier pour un moment sa douleur, son incarcération, pour se poser maintes questions sur le monde enfantin. La thématique de la femme et de l’enfant est très présente dans cette première partie, pourtant assombrie dans le récit d’un lieu où l’absence de la femme et de l’enfant est ressentie comme « une cruauté insoutenable ». « Imaginez un monde peuplé uniquement d’hommes, sans enfants, sans femmes. Un supplice ! Une vraie Géhenne ! » s’indigne l’auteur. Portant, au bon milieu de son séjour à la prison de Kénitra, l’auteur n’hésite pas à voler quelques instants pour consommer de simples actes humains « ordinaires ». Aimer une femme au bon milieu d’une souffrance clinique, échanger avec un enfant, entendre la souffrance de L., impliqué par erreur dans les proèces des groupes gauchistes d’Ila Amam et 23 Mars, …

« Le jour où je suis sorti du quartier B, c’est comme si j’avais franchi le portail de la prison pour rejoindre le large. Mon soulagement était incommensurable. » raconte l’auteur dans
un article paru en 2005 à propos de Hakimi Belkacem, un rescapé de la peine capitale à laquelle il avait été condamné en 1985, pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. C’est le même sentiment de Mdidech à sa sortie de la prison. « Il a 38 ans quand il est libéré et se sent perdu. Le Maroc a changé, et il n’est pas sûr d’y trouver sa place. » lui réserve Jeune Afrique dans un portrait collectif d’anciens détenus.

« Rejoindre le large », c’est la définition que donne l’auteur à sa nouvelle vie, et au second chapitre de son nouveau roman. Un horizon et des sensations nouveaux. Après quinze ans de réclusion, un homme de trente huit ans a encore des choses à bâtir. Jaouad Mdidech est catégoriquement dans l’affirmative. Il saura mieux faire en gardant son amour à la vie, son souffle d’optimisme et son humanisme.

A sa sortie de prison, « les premiers jours, [il] se sentait déplacé, et surtout tout écœuré par l’hypocrisie ambiante ». Tout avait changé entre temps : les gens, les lieux, les noms des rues, … mais, non sans nostalgie, l’auteur prend goût à retrouver ses vieilles habitudes, celle d’une vie « normale », antérieure. La thématique de la femme revient en force également dans la seconde partie du roman, en atteste un portrait hommage aux femmes des ex-prisonniers politiques, et à travers elle, certainement, à la femme marocaine.

L’ouvrage est plutôt un message d’espoir, d’optimisme que porte l’auteur sur la vie. Les portrait qu’il illustre à la fin : Abdelfattah Fakihani ( que nous lui souhaitons un prompt rétablissement ), Ahmed Merzouki, Driss Bouissef, … sont autant de « revenants », qui malgré les souffrances et le calvaire de l’internement, ont pu retrouver la vie, avec beaucoup humanisme.
La première lecture de ce livre est organisée par l’OMDH le Vendredi 26 Juin, à l’hotel Diwan de Casablanca à 18h.

Appel à une grève nationale les 25 et 26 juin

Fédération nationale des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales (UMT)

Communiqué
Casablanca, 6 juin 2009

Le comité administratif de la Fédération nationale des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales commémore le 3ème anniversaire du décès du martyre Mustapha LAAREJ sous thème : « mémoire du martyre : Lutte continue jusqu’à la réalisation des revendications et l’instauration du respect du droit syndical » à travers l’observation d’une grève nationale les 25 et 26 juin 2009
Le comité administratif de la Fédération nationale des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales affilié a l’UMT a tenu, le 6 juin 2009 au siège de l’UMT à Casablanca, une réunion ordinaire dans un contexte marqué par la hausse vertigineuse des prix et la dégradation sans précédant du pouvoir d’achat des salariés étant donné le gel des salaires des ouvriers et des fonctionnaires des collectivités locales notamment dont les revendications pressantes buttent à l’indifférence du Ministère de l’Intérieur.
Tout en saluant les Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales pour les résultats obtenus dans les élections des commissions administratives paritaires du 15 mai 2009, quoique celles-ci ne traduisent pas le poids réel de la Fédération des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales qui dépasse largement ce que le Ministère de l’Intérieur a annoncé, et ce à cause du monopole et de l’intervention flagrante de celui-ci dans toutes les étapes de cette opération et le rejet de nos propositions et revendications, notamment l’insistance sur l’appartenance syndicale dans les élections régionales et dans certaines communes rurales, ainsi que l’interprétation erronée de la loi que dicte le tempérament, la commission administrative a traité de la situation du personnel des collectivités locales dont les conclusions sont les suivantes :
1- Grande dégradation des libertés syndicales au niveau des collectivités locales à cause de l’abus de certains présidents des collectivités locales et des gouverneurs des provinces et des préfectures, soit en confisquant les droits syndicaux, soit en limitant leur exercice (Refus de résoudre le dossier des congédiés pour des raisons syndicales qui sont perçus comme des coupables et nom comme des victimes, refus de présenter les accusés de réception et de recevoir les dossiers légaux, refus du dialogue, sanctions ,etc.) en témoignent le cas du militant M. Rami BOUJEMAA relevant de la municipalité de Tifelt, province de Khmisset qui a été suspendu depuis 3 ans et le cas du militant Abderrahim EL BAGHDADI, fonctionnaire à la commune de Tsiris, province d’El Jadida qui a été victime d’une décision de suspension du salaire pour une durée de 4 mois.
2- L’indifférence du Ministère de l’Intérieur vis-à-vis des revendications des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales, notamment l’indemnité spéciale, l’augmentation des salaires, le respect des droits syndicaux, régularisation du dossier des diplômés, le refus d’intégration de tous les licenciés dans le grade correspondant ( l’échelle 10 ) et les tergiversations concernant la régularisation de la situation des techniciens ayant obtenu un diplôme avant 2006, la régularisation de la situation administrative des cadres médicaux dans les collectivités locales : le cas du Ministère de la Santé , la généralisation de la suppression des échelles (de 1 à 4 ), la régularisation de la situation des catégories qui ne sont pas promues par ancienneté, l’organisation des concours d’aptitude professionnelle, la régularisation de la situation des professeurs de l’éducation artistique, la discrimination provoquée par le Ministère de l’Intérieur entre les fonctionnaires de l’Etat et les collectivités locales concernant l’application de la loi et l’exécution des conventions sociales, l’étrange neutralité de celui-ci à propos de certaines revendications y compris son intervention pour imposer le respect des libertés syndicales ( Le fait de conditionner toutes les questions par l’accord des présidents des collectivités locales vu qu’ils sont des élus et qu’il est impossible de s’immiscer dans leurs affaires).

De ce qui précède, et en commémoration du 3ème anniversaire du décès du martyr Mustapha LAAREJ, Le comité administratif de la Fédération des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales annonce ce qui suit :
1- Commémoration du 3ème anniversaire du décès du martyr Mustapha LAAREJ sous thème « lutte continue jusqu’à la réalisation des revendications et l’instauration du respect de droit syndical » en observant une grève nationale les 25 et 26 juin 2009 et en organisant une visite à la tombe du martyr dans la matinée du 28 juin 2009, ainsi qu’un colloque national portant sur l’unité syndicale au siège de l’UMT à Khmesset le 28 juin 2009, le soir .
2- Demande au Ministère de l’Intérieur d’ouvrir un dialogue sérieux aboutissant à des solutions concrètes pour les ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales.
3- Contestation de toutes les formes de contrainte exercées contre la Fédération des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales visant la dissuasion de ses militants d’embrasser les problèmes des ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales.
4- Condamnation de la décision de suspension de paiement des ouvriers de la municipalité de Khenifra, victimes de la délégation du secteur de l’assainissement au privé, ce qui corrobore l’attitude de notre Fédération qui refuse la soi-disant gestion déléguée qui se fait aux dépens des ouvriers.
5- Solidarité avec tous les détenus politiques, notamment les étudiants, et revendication de leur liberté immédiate.
Enfin, Le comité administratif de la Fédération des Ouvriers et fonctionnaires des collectivités locales appelle tous les militants de la Fédération à parachever la constitution des structures organisatrices fondamentales régionales et provinciales et à s’apprêter à déterminer les cadres correspondants disposant des conditions requises selon le programme qui sera fixé à cet effet.

Signature de livre

Nour-eddine Saoudi signera son livre: "Voyage au-delà des nuits de plomb", le samedi 27 juin, au siège de l'AMDH (Rabat), à partir de 18h.

Bac 2009 : Une déperdition de plus de 64.000 candidats

Sur 315.000 inscrits, seulement 250.829 ont passé l’examen contre 290.000 l’an dernier

87.605 élèves admis au 1er tour



Larmes de joie pour les uns ou déception pour les autres, le cru 2009 du baccalauréat n’est pas fameux cette année malgré le satisfecit affiché par le ministère de l’Education nationale, dans un communiqué publié mercredi soir. Selon ce dernier, cette année, «le taux de réussite s’inscrit à la hausse de 5,5% par rapport au nombre d’élèves qui ont réussi la session ordinaire en 2008». C’est un fait, 87.605 élèves ont obtenu le sésame indispensable aux études supérieures contre 83.131 l’an dernier. Seulement, ils étaient 294.000 à avoir passé l’examen contre 250.829 cette année.
En effet, le 2 juin dernier, 315.000 candidats devaient en principe plancher sur les épreuves du baccalauréat. Au final, on compte une déperdition de 64.971 élèves, soit un taux de 19,8% contre 2% lors de l’édition précédente. Si l’on retranche les 591 cas de triche relevés, l’on ne sait pas ce que sont devenus les autres et pourquoi ils n’ont pas terminé les épreuves. Une débâcle surprenante d’autant plus que le ministère, dans le cadre de la réforme de l’éducation, a mis la lutte contre l’abandon scolaire au centre de ses priorités.
Toute la journée, hier jeudi, le ministère est demeuré injoignable. Selon de malheureux candidats, les épreuves ont été très difficiles. Pourtant, le ministère avait annoncé, à la veille de l’examen, qu’il a tenu à «garantir à tout le monde l’égalité des chances et le droit à la réussite pour les plus compétents». Ces derniers affichent un taux de réussite de 34,9%. Pas de quoi pavoiser. Car l’on s’attendait à mieux d’autant plus que l’examen du baccalauréat cette année a connu quelques innovations. En effet, les candidats ont passé les épreuves dans un centre différent de leur établissement d’origine. L’objectif était d’offrir de meilleures conditions d’examen à la fois pour les lycéens et pour les surveillants. De plus, cette nouvelle mesure visait à assurer une bonne gestion de l’organisation matérielle des examens sachant que chaque centre n’a abrité qu’une filière ou deux au maximum. Alors, à quel niveau le mécanisme a-t-il bloqué?
Par ailleurs, concernant les candidats libres, les chiffres sont un peu plus satisfaisants. Sur les 21.751 inscrits, 2.744 ont décroché le diplôme, soit un taux de réussite de 12,6%. L’an dernier, 2.156 ont réussi sur les 18.109 candidats libres inscrits. Et pour ce qui est de la répartition par filière, les branches scientifiques, mathématiques et techniques arrivent en tête avec 44,8% de réussite. Les filières littéraires, elles, sont derrière avec un taux de réussite de 26,3%.
La meilleure moyenne nationale est de 18,6% sur 20 et a été obtenue dans l’Académie de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. A noter aussi que 32.185 lycéens ont obtenu une mention, soit 36,7%.
Enfin, les candidats ayant obtenu une note entre 7 et 10/sur 20 auront une deuxième chance et passeront la session de rattrapage, les 2, 3 et 4 juillet. Et dont les résultats seront donnés le 15 juillet

Source : Magazine l'ECONOMISTE, 18/06/2009

Les loups sont entrés...

par smirnova, 23/6/2009
et ça se dispute
et ça se tabasse
et ça s'alllie..
contre nature!!!!
et ça ecoeure!!!!
ça se passe ainsi
pour "élire"des maires..
dans une indifference quasi totale
des braves gens..
ça fait parler d'eux
les nouveaux maitres
ça utilise tous les discours
ça decore sa vitrine
avec des batards qui ont vendu
ça les envoie aux télés
pour mieux discréditer une gauche
qui a si longtemps resisté...
mais usée
à force de repression
à force de trahisons..................
mais ça s'appuie
sur les autres
ceux qui ont l'oseille
et qui sont prets à tout
pour "defendre"
leurs hold up..
je ne sais
si je dois en rire
ou si je dois en pleurer!!!
jamais vu
pareille mièvrerie
jamais vu
pareille déchéance

mardi 23 juin 2009

Conférence de presse de l'AMDH

ندوة صحفية

للجمعية المغربية لحقوق الإنسان صبيحة الأربعاء 24 يونيه
بمناسبة صدور تقريرها السنوي عن أوضاع حقوق الإنسان لسنة 2008

قرر المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان عقد ندوة صحفية يوم الأربعاء 24 يونيه على الساعة العاشرة صباحا بالمقر المركزي للجمعية بالرباط الموجود قرب أطوهول (شارع الحسن الثاني، زنقة أكنسوس، العمارة 6، الشقة 1)

وخلال هذه الندوة سيتم:
ــ عرض التقرير السنوي للجمعية عن أوضاع حقوق الإنسان بالمغرب خلال سنة 2008 مع لمحة عن تطور هذه الأوضاع خلال الشهور الأولى من عام 2009.
ــ تقديم أهم الأنشطة المقررة من طرف الجمعية بمناسبة الذكرى 30 لتأسيس الجمعية.
ــ الجواب على أسئلة الصحفيين

ويعد هذا البلاغ بمثابة دعوة للمشاركة، موجهة للصحافة المكتوبة الصادرة بالمغرب، لوكالات الأخبار الممثلة في المغرب، للقنوات الإذاعية والتلفزية المغربية والممثلة بالمغرب، للملحقين الصحفيين بمختلف السفارات وللتنظيمات الحقوقية والنقابية المغربية .


المكتب المركزي

CONFERENCE DE PRESSE de l’AMDH
Mercredi 24 juin à 10h
Pour Présentation du Rapport Annuel 2008

Le Bureau Central de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH( organise une Conférence de Presse le Mercredi 24 juin 2009 à 10 h au Siége Central de l’AMDH à Rabat (près d’auto-hall : Avenue Hassan II, Rue Aguensouss, Immeuble n°6, Appt n°1) – voir Croqui –

La Conférence de Presse aura pour objet :
- Présentation du rapport de l’AMDH sur la situation des Droits Humains en 2008 et durant les premiers mois de 2009.
- Présentation des activités programmées à l’occasion du 30ème anniversaire de l’AMDH.
- Réponse aux questions des journalistes.

Le Présent Communiqué est une invitation à participer à la conférence de Presse adressée à la presse écrite, aux agences de presse représentées au Maroc, aux Chaines de Télévision et de Radio marocaines ou représentées au Maroc, aux attachés de Presse des ambassades et aux représentants des organisations des Droits Humains.
Le Bureau central

30 années de combat pour la dignité et l'ensemble des droits humains pour toute-s. Et la lutte continue

par Le Bureau Central de l'AMDH, Rabat , 22/6/2009

Le 24 juin 1979, au cœur des années de plomb et dans une atmosphère de repression politique, syndicale et culturelle terrible, allant de pair avec une propagande active sur le « processus démocratique » au Maroc, un groupe de militants démocrates courageux, de divers courants politiques idéologiques, ont pris l'initiative de créer l'Association Marocaine des Droits des Humains (AMDH) comme cadre pour la défense des droits humains dans son acceptation universelle et avec ses dimensions politique, civile, économique, sociale et culturelle.

- Grâce à ses positions claires et constantes sur les droits humains,
- à ses luttes audacieuses et légitimes pour défendre l'Etat de Droit, la Société Citoyenne, la dignité et l'ensemble des droits humains pour touTEs,
- à son affrontement courageux de l'impunité dans tous les domaines,
- à son activité commune en partenariat avec les autres organisations des droits humains et autres organismes démocratiques de la société civile en application du mot d'ordre sur l'Unité d'Action pour la défense des droits humains,l'AMDH dispose aujourd'hui d'un grand rayonnement au sein de la société marocaine qui se manifeste dans la mise en place de 80 sections locales et 8 sections régionales avec dix mille membres environ et des dizaines de milliers de sympathisantEs.
Il se manifeste également dans son rôle important au sein des Coordinations et Réseaux nationaux mis en place pour défendre en commun des droits humains concrets et à travers le renforcement de ses relations extérieures et son adhésion à divers réseaux internationaux, continentaux et régionaux de défense des droits humains en plus de ses relations solides avec les organisations de défense des droits humains d'audience internationale.
Le rayonnement de l'AMDH transparait également au niveau de son rôle croissant dans la promotion de la culture des droits humains, notamment pour ce qui concerne la supervision de centaines de clubs des droits humains, l'organisation de camps des droits humains pour jeunes et la mise en place de programmes de sensibilisation aux droits humains pour lycéenNEs, étudiantEs et enseignantEs.
Le combat de l'AMDH durant trente ans en partenariat avec l'ensemble des défenseurs des droits humains et des démocrates de notre pays et soutenu par l'opinion démocratique internationale, a abouti à de nombreux acquis qui cependant restent partiels et fragiles pour les droits civils et politiques dans le cadre d'une détérioration globale de la situation des droits économiques, sociaux et culturels en rapport avec la pérennité du régime politique, économique, social et culturel et ses conséquences sur les droits humains au Maroc en interaction d'ailleurs avec l'impact négatif de la mondialisation libérale sauvage et le renforcement de la domination impérialiste contraire au droit des peuples à l'autodétermination politique, économique sociale et culturelle.
Contrairement au discours officiel en vigueur, les droits humains ne se portent pas bien dans notre pays.
Malgré sa reconnaissance en tant qu'organisation d'utilité publique, l'AMDH est empêchée d'assumer son rôle et ses diverses prérogatives et même ses positions sont marginalisées au niveau des médias officiels.
Pire encore, elle continue de subir la répression comme ce fut le cas par exemple durant la nuit du 9 au 10 décembre 2000 où 36 activistes des droits humains – pour la plupart membres et dirigeants de l'AMDH – ont été tabassés et arrêtés, en 2007 avec l'arrestation de 17 militants accusés « d'atteinte aux valeurs sacrées du Royaume », le 15 juin de la même année avec l'interdiction du sit-in qui devait être organisé devant le parlement et qui s'est achevé par la représsion violente et sanglante dont on été victimes des dizaines de membres y compris la présidente de l'AMDH.
On rappellera également que deux membres de notre section de Tantan sont toujours incarcérés suite à un procès injuste. A rappeler enfin le procès intenté actuellement au président de notre section de khénifra suite à une plainte d'un groupe influent de cette région qui bénéficient de l'immunité makhzénienne malgré leurs crimes avérés contre la population locale.
S'agissant de l'évolution en général des droits civils et politiques, il suffit de noter que le dossier des violations graves vécues par le Maroc durant la période 1956 – 1999 n'a toujours pas été reglé à cause de l'insuffisance du travail de l'Instance Equité et Réconciliation, de son escamotage de la vérité (comme en témoigne le blocage du dossier Benbarka), des résultats modestes de ses travaux qui n'ont pu être mis en œuvre que très partiellement.
En outre, nous continuons à vivre des violations graves similaires à celles du passé surtout en liaison avec la lutte anti-terroriste menée selon la conception américaine dans ce domaine.On rappellera également la répression subie par les citoyenNEs de Sefrou le 23 septembre 2007 et de Sidi Ifni en juin et août 2008.
On pourra de même évoquer le retour en force du phénomène de la détention politique comme conséquence de la répression des libertés publiques : Etudiants de l'UNEM de Marrakech, Fès et Meknès, détenus politiques sahraouis, islamistes et de Sidi Ifni, les arrestations et procès pour "atteinte aux valeurs sacrées du royaume".
Les violations dans le domaine des droits politiques et civils touchent l'ensemble des libertés publiques ainsi que les droits à la vie, à la sécurité personnelle, à l'intégrité physique (persistance de la torture malgré l'existence d'une loi qui l'interdit formellement) à la liberté d'expression et de presse (avec ce qui s'ensuit comme procès dans ce domaine) ; les violations des droits des femmes, des enfants, des prisonniers continuent de plus bel alors que la justice continue à constituer un réel blocage pour la mise en œuvre des mécanismes de l'Etat de Droit du fait qu'elle n'est toujours pas considérée comme un pouvoir et des faiblesses cumulées pour ce qui concerne l'indépendance, l'intégrité et la compétence.
La constitution non démocratique du Maroc, qui a connu son dernier amendement en septembre 1996, constitue encore le socle de la vie politique marocaine, ce qui entrave toute possibilité d'avancer vers l'édification de l'Etat de Droit et d'une société citoyenne.
Le processus électoral du 12 juin 2009, les conditions de son déroulement et les violations qui l'ont caractérisé confirment que la volonté populaire continue à être bafouée comme ce fut le cas pour les elections du 07 septembre 2007 et l'ensemble des élections générales antérieures.
En un mot, les conditions des droits politiques et civils montrent à elles seules que la transition vers la démocratie, dont on n'a cessé de parler depuis plus de 30 ans, reste bloquée.
La situation des droits économiques sociaux et culturels n'est pas meilleure ; le régime économique dominant au Maroc, de plus en plus intégré à la mondialisation libérale sauvage, mais en position de faiblesse, ne peut permettre l'épanouissement du droit au développement surtout après l'explosion de la crise économique et financière mondiale.
Si on ajoute à cela les conséquences néfastes de la dilapidation des biens publics, des privilèges indus, de l'ajustement structurel, des services de la dette extérieure, de l'accord de partenariat avec l'Union Européene et de l'accord de libre échange avec les USA, on comprendra les causes des violations subies par les droits économiques sociaux et culturels et notamment le droit au travail, les droits des travailleurs (y compris les droits légaux consacrés par la législation du travail), les droits à l'enseignement, à la santé, au logement décent, à la vie dans la dignité, à un environnement sain, les droits des personnes handicapées, des migrants et les droits culturels et linguistiques amazigh.
Partant de là, le 8ème Congrès National de l'AMDH, tenu en avril 2007, a brandi le mot d'ordre « Ensemble pour une Constitution Démocratique, le Maroc de la Dignité et l'Intégralité des Droits Humains pour TouTEs ».Pour l'AMDH, l'avènement tant espéré du Maroc de la dignité est conditionné par la dotation de notre pays d'une Constitution Démocratique.
Tout retard dans ce domaine et toute tentative de biaiser avec cette revendication ou de la vider de son contenu en se contentant d'amendements partiels et formels ne fera que compliquer la situation des Droits Humains.
Aussi, la commémoration du 30ème anniversaire de l'AMDH n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur la situation des droits humains, sur leur évolution et sur l'évaluation et le bilan de notre action, mais c'est également une opportunité pour affirmer fermement notre volonté collective de poursuivre le combat pour l'Etat de Droit et la société de citoyenneté avec l'intégralité des droits, ce qui impose comme point de départ l'adoption d'une Constitution Démocratique.

Concerts de la confrérie des Aïssaoua

Le réseau "Cultures Solidaires" animé par nos amis de DYADE A&D fait venir actuellement en tournée en France un groupe de musiciens de la confrérie des Aïssaoua de Meknès (également chanteurs et danseurs). Cette confrérie musulmane, présente dans tout le monde arabe, se rattache à la grande famille des Soufis et elle est connue par la musique à la fois très rythmée et éclatante avec laquelle elle accompagne ses processions et ses manifestations religieuses.
Ils donneront un concert à Paris et deux concerts à Grenoble:
- le 28 Juin aux Ramayes de Prapoutel, massif de Belledone à 20h30 dans le cadre du Festival des Arpenteurs. Pour les amateurs, ce concert sera précédé d'un repas marocain à 19h30 (réservation indispensable N° 04 76 71 16 48)
- et le 3 Juillet dans la cour de l'ancien évêché, place Notre Dame, à 20h, grâce au soutien du Conseil Général de l'Isère (entrée libre).
Il y aura sûrement beaucoup d'ambiance...

Marc Ollivier (Maroc Solidarités Citoyennes)
PS: pour plus de détails sur les Aïssaoua connectez vous au site
http://dyade.ad.free.fr

samedi 20 juin 2009

L'obstination du témoignage

Communiqué, vendredi 19 juin 2009
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme publie son rapport annuel 2009

Paris-Genève, le 19 juin 2009. L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), qui accompagne, suit, et protège tout au long de l’année les défenseurs, publie aujourd’hui son Rapport annuel 2009. Ce rapport, préfacé par Roberto Saviano, est consacré à une année entière de combat pour les droits de l’Homme à travers le monde.

Manifestations réprimées, syndicalistes arrêtés, ONG sous surveillance : ces réalités sont liées depuis des années à des situations économiquement et socialement déséquilibrées et inéquitables. La hausse des mécontentements sociaux liés à la crise économique mondiale a accru la répression enregistrée ces dernières années. Le rapport annuel 2009 de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme montre, qu'inversement proportionnelle à la chute des bourses, l’inflation des pratiques et des lois liberticides en matière de contrôle du corps social est l’un des traits saillants des difficultés rencontrées par les défenseurs des droits de l’Homme en 2008.

Roberto Saviano, auteur de la préface du rapport, nous alerte: « des “crises” en 2008 ont déjà donné lieu à une multiplication des mouvements de protestation sociale. Au Cambodge, au Cameroun, en Corée du sud, en Tunisie, en Colombie, au Zimbabwe et ailleurs, des femmes et des hommes ont envahi la rue pour réclamer le respect de leurs droits sociaux et économiques et les leaders pacifiques de ces manifestations ont trop souvent été ciblés par la répression. Un avant goût de ce qui nous attend dans le contexte de la crise actuelle et des mouvements sociaux qu’elle entraînera légitimement? ».

Pour Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH, « cette crispation sociale qui a gagné tous les continents a eu, partout dans le monde, des conséquences en matière de libertés de réunion, d’association et d’expression, qui dépassent largement le seul cadre de la défense des droits du travail ou des droits sociaux ».

Ce rapport rend hommage à l'obstination du témoignage de tous les défenseurs des droits de l'Homme : « Les nombreux instruments internationaux de défense des droits de l’Homme et les mécanismes de surveillance qui en découlent ne constituent nullement une garantie suffisante contre les violations. Si l’opinion publique ne reste pas vigilante, leur application demeure lettre morte. Plus que jamais, en période de crise, les défenseurs des droits de l’Homme, par leurs investigations rigoureuses, leurs actions sans compromis et leur engagement sans calcul constituent le dernier rempart contre l’arbitraire. Les Etats répressifs l’ont bien compris, et ciblent de plus en plus ces défenseurs de la liberté », conclut Eric Sottas, secrétaire général de l'OMCT.

Ce rapport est publié en versions française, anglaise et espagnole dans son intégralité, en russe pour la partie Europe et Communauté des Etats indépendants et en arabe pour la partie Afrique du nord/Moyen Orient.

En outre, une annexe sous forme de Cd-Rom, qui compile les cas traités par l’Observatoire en 2008, sera disponible ultérieurement.

Une conférence de presse est organisée le 19 juin en Suisse et plusieurs autres conférences se tiendront tout au long du mois de juillet, notamment en Italie, en Egypte, en Jordanie, en Géorgie, en République démocratique du Congo, au Kenya, au Nigeria, en Colombie, au Pérou, au Mexique, en Inde et au Cambodge grâce au soutien des organisations membres ou partenaires de l’OMCT et de la FIDH.

Ce rapport est disponible sur les sites de l’OMCT et de la FIDH aux liens suivants :

http://www.fidh.org/L-Obstination-du-temoignage-rapport-2009-defenseurs-droits-humains

http://www.omct.org/pdf/Observatory/2009/obs_annual_report_2009_fr.pdf

Contacts presse :
· FIDH : Karine Appy / Gaël Grilhot : 01 43 55 25 18 / 06 48 05 91 57 / 06 72 284 294
· OMCT : Delphine Reculeau : + 41 22 809 49 39 / 52 42

Scandale sordide : à Marrakech une dizaine de jeunes arbitrairement emprisonnés, le maire sali

par Bruno Lecoq
Il a suffit qu’un jeune prostitué fantasque accuse le maire de Marrakech d’homosexualité, pour qu’une rafle soit organisée dans le milieu interlope de la ville ocre. Tandis que certains titres de la presse marocaine ont dénoncé un coup politique tordu porté contre Omar Jazouli en pleine période électorale, cela fait plus d’un mois qu’une dizaine de jeunes innocents sont détenus dans la prison de Marrakech. Coups, tortures… Tout a été bon pour contraindre ces jeunes, forcément étrangers à cette affaire montée de toutes pièces, à signer des dépositions qui les accablent, dépositions qu’ils ont aussitôt réfutées devant les juges… sans être entendus. Aucune preuve, aucun flagrant délit, ne peut être retenue contre eux : Ils ont pourtant été condamnés lundi dernier à des peines allant de deux , trois et huit ans de prison comme s’il s’agissait de justifier le démantèlement d’un authentique réseau de prostitution.
Rappel des faits
Le 10 mai dernier, circule dans Marrakech une information qui indique que la police de Marrakech a arrêté un prostitué travesti du nom de Haïfa. Ce dernier, dont le prénom rappelle étrangement une autre affaire ayant défrayée la chronique municipale, aurait affirmé avoir vendu, pour 500 dirhams, ses services à de nombreuses personnalités de la ville, dont –on ne le sait pas encore- le maire de Marrakech, Omar Jazouli. Ce jeune homme signe une déposition qui l’accable et engage la complicité d’un prétendu réseau. Il aurait notamment affirmé à la police, premier fait étrange, avoir été mis en relation avec le maire par le biais d’un autre marocain dont il donne le prénom, l’âge et décrit l’aspect physique. Un marocain au prénom identique est prévenu de cette recherche. On l'invite à se cacher. N’ayant rien à se reprocher dans cette affaire dont il ignore tout, il refuse. Le 15 mai, alors qu’il ne correspond pas à la description physique faite initialement par le prostitué accusateur, il est arrêté, frappé et conduit à signer une déposition qu’il va récuser quelques heures plus tard devant le juge. Une dizaine d’autres marrakchis, issus du monde de la nuit et gays , sont arrêtés lors de ce coup de filet qui vise manifestement à conforter les accusations portées contre Omar Jazouli. La presse arabophone, qui tient –fait étrange- les dépositions faites par les jeunes prévenus sous la torture, publie dans le même temps la nouvelle : Omar Jazouli, l’actuel maire de Marrakech, aurait eu des relations sexuelles avec un jeune prostitué masculin à son domicile de Marrakech. L’affaire fait scandale à la veille des élections municipales, même si, très vite, la presse « sérieuse » dénonce une machination politique grossièrement montée à des fins électorales. Interrogé sur les faits, Omar Jazouli dément formellement les accusations. Elles sont grotesques : le prostitué accusateur est un mythomane notoire : il affirme que les faits se seraient déroulés au domicile du maire : Omar Jazouli y vit avec sa mère, sa femme et ses trois enfants. Aurait-il eu des relations extra conjugales, il n’aurait pas choisi son domicile familial ! Mais tous ses démentis ne servent à rien. Tout est affaire de rumeur et, comme s’il s’agissait d’éviter un règlement rapide du dossier, le maire ne sera même pas entendu par la police et la justice. Le prostitué accusateur maintient seul sa déposition et aucune des déclarations des autres jeunes détenus (qui ne connaissent ni le maire ni, pour certains, leur accusateur!) ne sont prises en compte. Le tribunal, au dire de tous les avocats présents sur ce dossier, est sous pression. Et ce sont les dépositions obtenues sous la torture au commissariat de Marrakech qui sont retenues. Ces mêmes juges, en privé, ne cachent pourtant pas savoir le mauvais coup qui se trament et sont convaincus de l’innocence de ceux qu’ils s’apprêtent à condamner ! Nous sommes le 2 juin. Une dizaine de jeunes est encore en prison et tout permet de penser qu’ils ne vont pas bénéficier d’un procès équitable. Les avocats plaident dans l’indifférence d’un juge qui n’écoute pas leurs arguments. Ce dernier, « fatigué » décalera même d’une semaine (au lendemain des élections) l’annonce du verdict. Les accusés seront tous coupables, l’affaire semble ficelée d’avance. Appelés à l'aide en cours d’instruction, d’éminents avocats refusent de se saisir de ce dossier qu’ils savent perdus et disent être piloté à des fins électorales.
Une jeune femme, prénommée Souade, fait partie des prévenus. Accusée à tort par Haïfa d’avoir participé à des parties fines, elle souffre d’un cancer et est privée depuis plus d’un mois de son traitement chimiothérapique. Alors que rien de sérieux ne conforte cette accusation, la justice va rester insensible à son cas : a-t-il le mérite d’enjoliver le scenario sordide offert en pâture à l’opinion publique ? Lundi dernier, elle a été condamné à deux ans de prison ! Le prévenu présenté initialement comme l’intermédiaire, sera pour sa part, finalement disculpé par Haïfa qui reconnait, lundi, devant le juge qu’il ne le connait par et qu’il l’a désigné à la demande des policiers. Plus aucune charge ne repose sur lui mais l’indifférence est la même : deux ans de prison ! L’atteinte aux droits de l’homme est ici flagrante et elle touche à l’évidence des minorités sexuelles, forcément coupables aux yeux d’une grande partie de l’opinion publique. Mais comme elle met en scène un élu dont on cherche à se débarrasser, et des jeunes (dont les noms sont jetés en pâture dans la presse) elle n’a aucune importance. Torture, emprisonnements arbitraires, parodies de justice… Des innocents vivent aujourd’hui un véritable drame dans l’indifférence générale. Leur vie risque de se retrouver brisée à tout jamais. Les élections sont aujourd’hui terminées, il est urgent que ce cauchemar cesse. C’est une affaire de dignité.>
Voilà le témoignage qui permettra de comprendre l'implication accidentelle de Souad dans cette affaire :
"Mon cher Bruno,> Ma semaine au Maroc s'est achevée hier et durant ces jours, sans le vouloir, j'ai approché le "scandale". Figure-toi que j'ai une amie pharmacienne (marocaine) dont la sœur, jeune mais cancéreuse, est depuis un mois en prison... pour la même affaire ! Elle, il y a plus d'un an avait loué un appartement à une femme. A Marrakech, ce genre de location s'appelle "une clé". On donne une somme au départ puis chaque mois un faible loyer. La sœur de mon amie, prénommée Souade, a donné 100.000 dirhams à cette femme puis versait son loyer jusqu'au jour où une autre femme lui a dit être la propriétaire des lieux et qu'elle ne lui avait jamais rien loué ! Quelques jours plus tard, tous ses meubles disparurent et Souade s'est retrouvée à la rue... sans même pouvoir récupérer ses 100.000 dirhams empochés par le première femme volatilisée. Survient alors une personne appelée "Haïfa", très beau garçon paraît-il, qui vient la voir pour lui dire que sa sœur est une salope ; qu'il sait ce qu'elle lui a volé et qu'il veut l'aider. Confiante, Souade l'écoute et se lie d'amitié avec lui malgré ses tendances efféminées... Ils sortent quelques fois dans des boîtes gaies de Marrakech...""
Puis arrive le scandale du maire. Le jeune homme qui fait des « révélations » sur ses relations avec Jazouli, c'est "Haïfa". Pire, il a dit aux policiers qu'il allait se travestir chez une amie, Souade, qui lui prêtait des perruques. Souade, perdant ses cheveux à cause de la chimiothérapie, l'a laissé s'amuser avec ses perruques... lorsqu'ils se voyaient. Pire encore, il a aussi affirmé que Souade participait à ses ébats avec Jazouli... Depuis, Souade est en prison ! Son cancer se développe dangereusement. Son père milliardaire l'a bannie et ne veut plus entendre parler d'elle. Sa mère et sa sœur, mon amie pharmacienne, ne savent plus quoi faire. Des amis, des avocats, des gens très introduits ont tenté de faire quelque chose pour elle mais en vain. Il parait que le dossier est sulfureux et personne n'ose s'en approcher...Un ami que tu connais est cité aussi, ai-je appris par cette voie. D'après moi, ils veulent faire tomber Jazouli qui, paraît-il, serait réélu. Je crois savoir que les jugements seront rendus... après les élections ! (…)
bruno.lecoq@wanadoo.fr

Expulsion d'un jeune Marocain

Dans la Loire ont eu lieu deux expulsions particulièrement scandaleuses d’un jeune Marocain.
Un jeune homme marocain, Mounir Laffig conduit au centre de rétention de Saint-Exupéry suite à un contrôle de police. Il est en France depuis 2004. Son père est d’abord arrivé en 1960. Puis sa mère rejoint son père en 2002 avec l’un de ses frère et sa soeur. Toute sa famille immédiate habitant en France est régularisée avec des cartes de résident (10 ans) sauf sa petite soeur qui n’a pas besoin de titre de séjour puisqu’elle est mineure.
Son autre frère et lui-même entrent en France en 2004 pour rejoindre le reste de la famille. Ils font les démarches pour obtenir un titre de séjour "Vie privée et familiale", mais leurs demandes n’aboutissent pas car la préfecture estime que leurs attaches ne sont pas suffisantes ( !!!!) et ils tombent sous le coup d’ Obligations A Quitter le Territoire.
M.Laffig avait aussi fait une demande avec une promesse d’embauche dans une entreprise de BTP qui n’a pas abouti car il n’avait pas de visa long séjour....De plus son frère régularisé possède une entreprise dans le bâtiment et est prêt à l’embaucher. ..
Nous vous invitons à envoyer un MAIL à la préfecture de la Loire pour que Mounir Laffig soit relâché et régularisé !
pref-loire@loire.pref.gouv.fr
marc.piselli@loire.pref.gouv.fr

Le deuxième acte de la comédie

par Ali Fkir, 16/6/009
Après le 1er acte (12 juin 2009) de la "pièce théâtrale" ayant pour thème "élections à la marocaine" où le prix des voix dans le souk primaire tourne autour de 3 000 dh, les acteurs concernés exécutent aujourd'hui le 2ème acte de la mascarade où la voix est cotée dans le marché secondaire, des dizaines de milliers de dh dans les communes pauvres, et des millions de dh dans les grandes villes riches. Pourquoi?
- Depuis la reforme de 2002, le président est "élu" pour 6 ans. Aucune majorité ne peut le destituer. Seuls les services du ministère de l'intérieur peuvent le faire.
- Le président est doté de tous les pouvoirs, il n'a de compte à rendre ni aux autres membres du bureau, ni aux citoyens.
- Le président, en s'assurant la bienveillance/complicité des divers services du ministère de l'intérieur, peut traire à sa guise "la vache locale".
- Le président peut utiliser facilement son "poste" pour nouer des liens et élargir sa "base électorale" pour les prochaines "échéance".
- Acheter aujourd'hui les voix des "électeurs", c'est investir pour maximiser le profit de demain. C'est constitutionnel. "Notre constitution" garantit le droit d'entreprendre. C'est ce que font nos politicards. C'est l'esprit même de la bonne citoyenneté!
Dans quelques semaines, après le deuxième acte, les heureux "élus" du 12 juin, participeront à l'exécution du troisième acte de la comédie: élection des " conseillers" de la deuxième chambre. C'est le marché principal. Le prix de la voix sera exorbitant. Le "conseiller" s'assurera un revenu sans fournir d'effort pendant son mandat, et d'une rente viagère non négligeable.
C'est ça la démocratie makhzanienne, la spécificité marocaine oblige!

Silence complice

par Mohammed Hifad
L'Europe et la France ferment les yeux sur les élections communales au Maroc. Ils ont noyé notre cas dans celui de l'Iran. Il est question d'une solidarité d'intérêt entre le pouvoir marocain et le vieux continent. Pourtant , c'est cette majorité silencieuse aujourd'hui bafouée et touchée dans sa dignité qui achète les voitures , les camions , les taxis , les tracteurs , les produits électroménagers etc. en provenance de l'Europe et de la France.
Les Marocains doivent aussi désormais savoir où va leur argent pour qu'il ne soit pas utilisé contre eux , à l'intérieur et à l'extérieur du pays. C'est aux citoyens , de devenir des clients conscients et responsables pour faire savoir aux autres que c'est au peuple à qui appartient ce pays ainsi que ses richesses.
Nous devons briser les rails de notre train laissés par les colons et en construire d'autres en citoyens enfin libres dans nos actes , nos sentiments et nos pensées. Nous devons apprendre aux autres ,qui nous exploitent , ici et ailleurs et à partir de maintenant, qu'il ne suffit pas qu'ils mettent de leur côté les responsables pour nous piétiner.
C'est à nous de voter chaque jour et de distinguer nos amis de nos ennemis. Acheter une boite d'allumettes , c'est voter pour quelqu'un ou pour plusieurs. Tant pis pour ceux qui attendent que les défendent les associations , les partis , les syndicats , les organisations non gouvernementales , les medias etc. : la liste est longue: ils sont tous contrôlés et manipulés. Ce sont nous qui portons atteinte à notre dignité sans le savoir .Les autres dispersent notre attention par de fausses élections et autres stratagèmes pour mieux nous exploiter .
Y a-t-il au Maroc d'aujourd'hui une seule famille qui n'a pas deux ou trois diplômés universitaires en chômage ? Pourtant , ces jeunes, ainsi que leurs parents , voient la mort dans l'âme , d'autres accéder facilement à des postes clés. Les privilèges sont héréditaires et chacun est prince à son poste. Toutes les valeurs traditionnelles inculquées sont perdues et celles de l'Europe ,acquises , restent superficielles.
Nous accumulons désormais les défauts des Marocains et des Européens. Tout est métamorphosé et on ne sait plus où donner de la tête. Commençons d'abord par des actes de citoyens conscients et responsables qui ne font pas tort aux leurs et à eux- mêmes: acheter et vendre , c'est voter pour un ennemi ou un ami. C'est désormais le mot d'ordre!
.

vendredi 19 juin 2009

Solidarité du Parti communiste français avec Zahra

La sénatrice, responsable des libertés démocratiques au Parti communiste français, NICOLE BORVO COHEN-SEAT, a envoyé la lettre ci-dessous au consul général du Maroc au sujet de la militante Zahra Boudkour et ses camarades:

REPUBLIQUE FRANÇAISE
NICOLE BORVO COHEN-SEAT
Vice-présidente de la COMMISSION DES LOIS
Présidente du GROUPE CRC-SPG
SENATRICE DE PARIS
Monsieur Abderrazak JAIDI
Consul Général du Maroc
12, rue Saïda
75015 Paris
Paris, le 17 juin 2009
Monsieur le Consul,
Je me permets d'attirer votre attention sur la situation de Mademoiselle Zahra BOUDKOUR, actuellement prisonnière au Maroc. J'ai été interpellée à son sujet.
Mademoiselle BOUDKOUR, jeune étudiante de 23 ans, a été arrêtée à Marrakech avec des dizaines d'autres étudiants le 15 mai 2008 alors qu'elle manifestait la veille pour une amélioration des conditions de vie et d'étude à l'Université.Elle est en prison depuis cette date comme de nombreux autres de ses compatriotes qui expriment publiquement une exigence de progrès démocratique et social. Je ne peux que réprouver cet état de fait.
Je tiens également à exprimer ma préoccupation quant au sort de Mademoiselle BOUDKOUR et des autres personnes emprisonnées dans le même contexte.
Je vous serais reconnaissante, Monsieur le Consul, de bien vouloir transmettre ma lettre aux autorités concernées de votre pays et de me tenir informée de l'évolution de la situation.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Consul, l'expression de mes salutations les plus distinguées.
Nicole BORVO COHEN-SEAT

Mort d'un chibani

par ATMF, Paris, 17/6/2009
L’Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) vient d’apprendre que Monsieur ALI ZIRI, âgé de 69 ans de nationalité algérienne et résidant à Argenteuil est décédé le mardi 9 juin 2009 suite a un contrôle de police. En effet selon Monsieur Arezki K qui conduisait la voiture, ils ont été menottés et tabassés par la police dans le fourgon.
A la suite de cela ils ont été transportés à l’hôpital d Argenteuil, les médecins ont constaté sa mort.
Une autopsie a été réalisée
Les militants de l’ATMF présentent leurs condoléances à la famille et à ses amis.
L’ATMF a saisi le procureur pour ouvrir une enquête et se portera partie civile pour exiger la vérité et la justice.

Association des Travailleurs Maghrébins de France
10, rue Affre - 75018 Paris
E-mail :
national@atmf.org ; www.atmf.org

Ses derniers mots : "ana farhane"

pour Abdelfettah Fakihani
par smirnova, 1b/6/2009

ils/elles étaient tous et toutes là
devant la mosquée
attendant son cercueil...
des journalistes..
des camardes de geôle..
des amiEs..
son enfant Anas...
à peine 15ans..
il leur a permis de se revoir..
car avec les temps qui courent..
on ne se voit plus..;
la vie nous sépare
la mort nous réunit!!!
ils/elles s'embrassaient
se consolaient
de la perte brusque
d'un être
qu'ils/elles ont plus ou moins côtoyé..
cet homme dont la droiture fait l'unanimité
et c'est rare chez nous!!!
cet homme
de cette génération
qui a osé rêver
que tout est possible
que le bonheur existe
pour tous et toutes..
cet homme
prêt pour se sacrifier pour des valeurs
en qui il a cru toute sa vie..
permier emprisonnement en mars 1972
jugé aprés 15 mois
il fut libéré ..
pour reprendre de plus belle
sa lutte
contre la hogra ou lkahra
un des fondateurs
un des dirigeants de l'organisation ila amam
il fut arrêté une 2ème fois en 1975
où il eut droit
dans un simulacre de procés
droit à la perpétuité plus 2 ans..
(2 ans pour irrespect à la cour, a jugé le magistrat
quand un des détenus a crié:f ascistes
et que tous ses camarades se levèrent
quand le juge osa chercher qui l'a traité de facho
ça l'étonnait!!)
en prison
ses camarades nous racontent
un artiste qui aimait la musique
piaf, sinatra, dakka marrakchia
il paraît qu'il a crée le premier instrument de musique en prison..
ce marrakchi...
liberé en1989
aprés 13 ans de réclusion
de torture
dont il garda les séquelles
ses pieds en temoignerent jusqu'a sa mort
lui qui se demandait
ce qu'il devait dire à son fils
pour expliquer ses cicatrices!!!!
il continua son chemin
droit et fier
refusant l'indemnisation
alors qu'il vivait modestement...
journaliste, il devint...
je m'en souviens
repondant à nos appels
pour couvrir les luttes des ouvrières du textile
avec ce sourire tendre et amer
ses yeux tristes...
il mourut
comme il a vécu
dans la dignité
dans la droiture...
dans ce cimetière
par cet apres midi si chaud
ils/elles étaient là
écoutant attentivement l'allocution de fouad
si touchante
parlant de la vie
de cet homme
qui est parti si tôt...
"son dernier jour
il a ouvert les yeux
a vu tous ses proches l'entourant
il a dit "ana farhane: je suis heureux"
c'est son testament
c'est son legs"
à nous toutes et tous
lutter pour que règne la joie
dans le coeur de tous et toutes
ils partent
l'un après l'autre
ceux qui nous ont tracé le chemin
un sentiment de douce tristesse m'envahit
mais aussi un sentiment
de grand soulagement
voyant
toutes et tous ceux
qui ont fait le chemin
pour lui dire adieu .

Saïdia ou le grand fiasco immobilier

Saïdia ou le Grand Fiasco immobilier:
Mercredi 17 Juin 2009, 14h52
Bonjour
Le documentaire de France 5, garde tout son aspect professionnel, et effectivement à nous d’engager certaines réflexions :
Définir les responsabilités :
*/le rapport du Forum mondial humanitaire . confirme que 325 millions de personnes se déplacent chaque année à cause des catastrophes naturelles et du changement climatique. Kofi Annan , son auteur, parle de 300 000 morts essentiellement au sein des populations pauvres. Ce crime est du ressort des multinationales notamment agro alimentaires soutenues par les grandes puissances.
*/ Ce n’est pas de l’écologie politique : de l’Amazonie à Saidia, ce sont les mêmes pilleurs appuyés par des Etats complices.
*/Ce qui se passe à Saaidia n’est pas un acte bêtement irréfléchi ou inconscient. C’est un tout qui se tient, basé sur le maximum de profits ,en peu de temps, et avec un minimum de coûts.
Détruire les richesses naturelles, les écosystèmes, les humains. C’est un choix de société qu’il faut mettre à nu. Quelques exemples:
*/Les forêts d’arganiers, de genévriers thurifères, de cyprès de l’Atlas, de thuyas, de chênes-liège, de chênes zéine, de sapins ou de cèdres, que de saccage délibéré d’une nature que nous avons le devoir de protéger,
*/ l’AMDH a alerté sur la catastrophe des déchets déversés dans l’oued AKZAZ (région Ghafssay,) dans Khmiss ait Amira ( région de Chtouka Ait Baha), la destruction des forêts de cèdre où les gavroches de l’AMDH de Khenifra ont joué un rôle important pour démasquer ce commerce organisé par les mafias de la forêt. Comment un Etat policier qui cherche la petite aiguille dans la poche de Abdellah EL HARRIF(à cause du boycott), ne voit pas ses arbres abattus, transportés et vendus sans se soucier du déséquilibre climatique ?
*/ les palmiers sont arrachés de leur milieu naturel à 500 dhs!!!,
*/ la centrale thermique que l’ONE entend mettre en marche à Safi, comme si la pollution des Maroc-phosphore ne suffisait pas
Alors pour le littoral de Saaidia, comme partout, toujours ce crime se fait( toujours )avec la même carotte : ce projet permettra de créer des centaines d’emplois directs et des milliers indirects !!!Mais dans la réalité, il va profiter à des centaines d’escrocs directs et des milliers de copains indirects.
*/N’oublions pas non plus la forêt du genévrier rouge, déboisée par le monstre immobilier du tourisme de masse: Fadesa.
IMPUNITE TOTALE de FADESA
En plus du crime écologique cette filiale du multinational espagnol a bénéficié de toute une braderie foncière de l’état-complice, sacrifiant les nappes phréatiques contre des terrains de golf , sans oublier les conséquences de déversement des eaux usées dans Moulouya. Le mot catastrophe est trop faible.
Alors deux remarques sur L’IMPUNITE dont jouit Fadesa- :
*/ Par une simple déclaration, elle dépose son bilan, et à aucun moment, elle ne sera inquiétée ; bien au contraire, elle continue son business immobilier à Agadir, Tanger, Rabat Casablanca, Jardins dits de Moulouya (sic)…
*/ Martinsa-Fadesa déclare, en 2006 sa mise en cessation de paiements à Saidia. Or ce projet AZUR devait coûter 12 milliards de dhs ; donc des banques ont accordé des crédits dont 3 milliards directs. Qui paie cette facture, pourquoi un silence total du ministère de tourisme, des banques perdantes ? Y a-t-il un partage de gâteaux ? Y a-t-il un audit, une enquête ???
*/Pire encore Fadesa a clos son exercice 2006 avec un bénéfice consolidé de 230 millions d’euros !!!…
*/ Une année après Martinsa-FADESA se marie avec le groupe ADDOHA à 50% d’un certain Anas SEFRIOUI qui devient en 2008 le mieux rémunéré en dividendes au Maroc. Il a encaissé plus de dividendes que le roi (263 millions contre 244)…
Donc, il y de l’ inconscience écologique chez ce pouvoir, de la complicité de l’Etat, parfois des communes, de l’impunité, des choix de la rente économique dangereux.
Je n’ai pas de leçons à donner, sauf renforcer et/ou coordonner avec les structures qui militent pour préserver cette nature que nous aimons tant.
Respecteusement
Said
------------------------------------
Mer 17.6.09, Mohamed BENATA a écrit :
Salam Aalaykoum,

Merci pour votre intérêt à l'Environnement de notre pays.
On ne peut pas cacher les vérités par des grandes plaques publicitaires ou des spots publicitaires sur les chaines de télévision.
Malgré tous les agissements de la première chaine de Télévision Marocaine 1 et la chaine de TV 2M pour camoufler les défaillances du projet touristique de FADESA les vérités ont été dévoilées par le Film de France 5 qu'on peut retrouver dans ces liens Vidéo: Ce qui est plus grave c'est que les eaux usées de la STEP que va réaliser l'ONEP pour assainir le projet de FADESA seront dirigées sur le SIBE Ramsar de l'Embouchure de la Moulouya et déversées dans l'Oued de la Moulouya. l'avenir va encore montrer cette vérité:

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l15a_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l36w_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

http://www.dailymot ion.com/video/ x9l3la_saidia- ou-le-grand- fiasco-immobilie _news

Très cordialement,
S/ BENATA Mohamed

NB: Radio Aswat va diffuser dans son édition du midi 17.06, un interview à ce sujet, Bonne écoute.
__._,_.___
· 11
.
__,_._,___

jeudi 18 juin 2009

Communiqué d'Al-mounadil-a

Communiqué d'Al-mounadil- a , le 12 juin 2009
Les forces de répression ont mené une campagne nationale contre les militant-e-s de la Voie Démocratique qui boycotte les élections locales en cours. A travers l’interdiction de manifester, la violence, les arrestations et les poursuites judiciaires, le pouvoir fait tout son possible pour que la voix de la V.D. n’arrive pas jusqu’aux citoyens, démontrant encore une fois la réalité de la liberté d’expression et de tout le jeu politique. Le pouvoir veut des partis politiques qui jouent le rôle défini par le ministère de l’intérieur, et tous ceux qui sont en désaccord deviennent l’objet de la répression.
Auparavant, ce fut le PADS (Parti d’Avant-garde Démocratique et Socialiste) l’objet d’une telle campagne quand, durant l’été 1997, plus de 200 de ses militant-e-s ont été jugés dans 27 tribunaux partout au Maroc. Des dispositions de la loi électorale, de la loi sur les libertés publiques et du code pénal furent utilisées contre eux.
La répression des militant-e-s de la V.D. n’est pas nouvelle. Ainsi, ses militants et certains de ses dirigeants ont été victimes de la répression le samedi 4 avril 2009 devant le Parlement suite à un rassemblement.
Dans le fond, il fallait comprendre que seuls les partis qui restent dans le cadre défini par le pouvoir sont acceptés, tous ceux qui n’acceptent pas le jeu et qui, comme le 4 avril, remettent en cause les relations avec l’OTAN sont exclus du jeu politique.
De même, durant l’été 2008 après son dernier congrès national, un message a été adressé à la V.D. en faisant monter au créneau certains partis du pouvoir qui l’ont accusé de haute trahison et qui ont demandé à ce que la V.D. soit condamné suite à une lettre reçue de la part du Polisario. Les militant-e-s de la V.D. ont également fait partie des victimes de la campagne d’arrestations du 1er mai 2007 dans le cadre du mouvement contre la cherté de la vie, avec pour accusation l’éternelle « atteinte au sacré ».
Le fait est que la V.D. est victime de la répression du pouvoir parce qu’il sort du consensus actuel portant sur la soi-disant « transition démocratique » et ses pseudo-institutions démocratiques, et parce qu’il joue un rôle dans la scène des luttes populaires. Cela est le sort de toute personne qui choisit le militantisme effectif qui résiste aux agressions continues de la bourgeoisie au Maroc. La violence de la répression des classes laborieuses de Sidi Ifni – Aït Baamrane en atteste, de même que les tentatives d’écraser la résistance étudiante ou la répression continue du mouvement des chômeurs.
Les forces militantes de gauche qui luttent contre les politiques de la bourgeoisie et de l’impérialisme et contre la répression politique, vont être la cible de répression et de tentatives d’écraser tout enracinement populaire. Cette répression arrivera à son but si la gauche militante reste au niveau actuel et si elle n’est pas renforcée par une forte dynamique populaire.
La vérité est que la progression de la gauche révolutionnaire durant la dernière décennie reste en deçà des possibilités objectives qu’offrent l’évolution de la situation sociale d’une part et la perte de la gauche réformiste de toute crédibilité, d’autre part, après qu’elle ait intégré le gouvernement de façade.
Résister à cette répression passe par profiter des possibilités qu’offre la résistance populaire dans les régions délaissées et défendre les intérêts de la classe ouvrière alors que les directions syndicales l’ont abandonnée. Cela nous impose une autocritique sérieuse quant au bilan de l’action syndicale et populaire des forces de gauche militantes. Cette accentuation de la répression montre l’urgence de la lutte pour les libertés, une lutte qui doit dépasser les actions symboliques courantes, une lutte qui permette d’obtenir des acquis et d’élargir les possibilités de construire les outils de lutte populaire à la base.
La lutte doit unir les organisations syndicales, les organisations de droits humains, les mouvements de lutte étudiants, les mouvements des chômeurs,… alors luttons tous ensemble, unis, contre la répression, avant que l’unité ne soit dans les geôles. Non à la répression des militant-e-s de la V.D.

300 000 enfants travaillent au noir en Algérie


Par Souhila Hammadi, Liberté, 10/6/2009
Exploités dans les domaines agricoles et les commerces, selon la Forem
Selon un membre de la Forem, 300 000 enfants algériens travaillent au noir dans des exploitations agricoles et des commerces. Si l’on incluait ceux qui font les ménages et les vendeurs à la sauvette, le chiffre frôlerait 1,5 million d’enfants employés clandestinement.
Le Forum d’El Moudjahid a ouvert, hier, le débat sur la condition de l’enfance en Algérie. Une occasion pour lever le voile sur la situation précaire de milliers d’enfants, tant sur le plan psychologique que social. Me Azzi a commencé par souligner que la décennie noire a eu des conséquences dramatiques sur le développement des enfants. Beaucoup d’entre eux reproduisent la violence qu’ils ont vécue en prenant le chemin de la délinquance. La majorité de ces mineurs, devenus adultes aujourd’hui, ont perdu, à son sens, les valeurs sociales. Il a focalisé aussi sur l’augmentation de la fréquence des agressions sexuelles sur les mineurs. “Mettre les auteurs de ces crimes en prison ne suffit pas”, a-t-il déclaré, sans s’appesantir sur les mesures coercitives ou d’aide psychologique qu’il faudrait prévoir en appoint. Le juriste a révélé que de plus en plus de mineurs s’orientent vers les crimes sexuels. “Beaucoup de cas sont portés au tribunal.” Il s’est interrogé, en outre, sur le sort réservé par l’État aux enfants nés au maquis et à ceux ayant perdu tous les membres de leur famille dans des massacres terroristes.
M. Mekki, représentant de la Forem, a soutenu que les enfants sont les premières victimes de la détérioration du pouvoir d’achat des familles. Il a ajouté que la situation de l’enfance de l’Algérie est sérieusement menacée si la conjoncture économique ne s’améliore pas. D’autant, de son avis, que la part de la dotation budgétaire allouée aux secteurs qui s’occupent des enfants (l’éducation nationale, la santé et la jeunesse et des sports), ne représente que 14% du budget global de l’État. Il a été tout de suite contredit, sur ce point-là, par un membre du Cnes (Conseil national économique et social), qui a rappelé que le budget de l’éducation nationale est classé troisième après celui de la défense nationale. Il a été indiqué que l’inflation, selon le dernier rapport national sur le développement humain du Cnes, n’a guère atteint les proportions qu’on aurait eues sans soutien des prix par l’État.
À ce titre, elle a informé que le budget de soutien de l’État est passé de 31 milliards de dinars en 2005 à 184 milliards de dinars en 2008 et 14% du PIB est consacré aux transferts sociaux. Évidemment, M. Mekki a répliqué que ces indicateurs ne se reflètent pas dans la réalité. “Le gouvernement consent des efforts, mais il y a problème dans l’application.” Il a cité le taux extraordinaire de scolarisation (95%), mais a mis un bémol quant au nombre impressionnant d’enfants exclus du système scolaire avant l’âge de 16 ans, c’est-à-dire 500 000 élèves chaque année. Il a axé, aussi, son intervention sur l’explosion du phénomène de toxicomanie et de violence en milieu scolaire.
Il a abordé, ensuite, la problématique du travail des enfants. Selon une étude réalisée par la Forem, 300 000 mineurs travaillent clandestinement, essentiellement dans des exploitations agricoles et des commerces. “Si on pouvait faire une enquête auprès des ménages pour connaître la proportion des enfants domestiques, le chiffre serait multiplié par trois. Si on incluait les vendeurs à la sauvette, on atteindrait facilement à 1,5 million d’enfants travailleurs”, a-t-il complété. Il s’est inquiété également de l’apparition de la prostitution des enfants, notamment de ceux qui vivent dans la rue. “Attention, ce ne sont pas des délinquants, mais des enfants en difficulté”, a-t-il précisé. Sans s’y attarder, il a évoqué la violence à l’égard des enfants. “Nous sommes dans une société qui accepte le principe de maltraitance comme moyen d’éducation”, a-t-il regretté. La commissaire principale Messaouèdene, responsable de la brigade nationale des mineurs au niveau de la sûreté nationale, a égrené, une nouvelle fois, des statistiques alarmantes, sur les enfants en détresse. Elle a, en fait, confirmé, les assertions des autres invités du Forum d’El Moudjahid.
Ainsi, elle a révélé qu’entre janvier et mai 2009, 805 agressions sexuelles contre mineurs ont été enregistrées par ces services. 4 820 délinquants, âgés de moins de 18 ans, ont été appréhendés par la police. 2 105 ont commis des vols ; 1 168 des agressions physiques et 12 des meurtres. 1 677 mineurs sont en danger moral et physique.

Faire-part

Abdelfettah Fakihani est mort mercredi 17 juin en soirée à l'Hôpital Cheikh Zayed de Rabat. Âgé de 60 ans, il avait été atteint d'une maladie fulgurante qui l'a emporté en un mois.

Abdelfettah, "Fakous" pour ses amis, l'un des fondateurs du mouvement marxiste-léniniste marocain Ila Al Amam et ancien prisonnier politique des années de plomb, était journaliste à l'AFP.

Enseignant de français à Khourigba, il avait passé 15 ans dans les geôles de Hassan II. Emprisonné une première fois de mars 1972 à août 1973, il est à nouveau emprisonné en 1975. Condamné à la perpétuité au "procès-fleuve" de 138 militants d'Ila Al Amam à Casablanca en 1977, il retrouve la liberté le 7 mai 1989.
Il fait des piges durant quatre ans pour le quotidien arabophone Al Alam. Ne supportant pas le dédain d’une rédaction gérée comme une tribu, il donne sa démission en 1995, alors que sa femme est enceinte de huit mois. De nouveau, l’angoisse du chômage. Il envoye un CV à l’AFP, comme on envoie une bouteille à la mer. Il a de la chance, Ignace Dalle, alors directeur de l’agence, le prend dans son équipe.

Abdelfettah Fakihani était l'auteur de plusieurs ouvrages dont un recueil de poèmes et un livre-témoignage sur ses années de détention, "Le Couloir, Bribes de vérité sur les années de Plomb" (Collection Témoignages Tarik éditions, 2005, 182 pages, 60 DH), dont le titre fait allusion au allusion au couloir central de la prison de Kénitra.
Le défunt était connu pour son sérieux et son honnêteté dans le travail ainsi que par son humour de Marrakchi.
Son enterrement a lieu aujourd'hui 18 juin à partir du logement familial, résidence Assabah, Immeuble Atlantique vers 16h30 puis à la mosquée Sahat Achouhada (Place des Martyrs) vers 17h15, et ensuite au cimetière Achouhada.


Extrait de "Le Couloir"

"Salle de torture. Silence total. Des bruits furtifs à gauche et à droite, devant et derrière. La peur dans l’âme, dans le sexe qui se rétrécit. Dans le ventre tordu. Et dans la tronche qui grouille. Quand est ce qu’elle va commencer, cette séance ? De torture.
Ils voudront des noms, des adresses. Les camarades, voilà ce qu’ils veulent. Ils voudront la direction, ce qui reste des dirigeants. Presque tous arrêtés, les camarades. Il y en a qui circulent encore. C’est bon. Il y en a même qui peuvent même restructurer l’organisation après la vague. C’est bon.
Les noms, les adresses, les coups. La mort. C’est possible la mort. Abdellatif Zéroual, mort ici, peut être dans cette sale, peut être à l’hôpital Ibn Sina.
Ici, aucun moyen de se donner la mort. Les résistants. Il yen a qui se la sont donné. Cyanure. Ils avaient des secrets, les résistants. Les armes à feu, les bombes. Colonisation, résistance, armes.
Minutieux. Tout est minutieux. Mes pieds et mains noués autour d’une barre de fer, le corps nu et les yeux bandés. On m’a déshabillé. Et ça n’a pas encore commencé, la torture, la véritable. Pas les gros coups de poing que j’ai reçu en pleine figure et dans le ventre quand j’ai refusé de répondre à leurs questions, à peine débarqué au centre. Les coups m’avaient fait tomber. La douleur au sol. C’est rien devant la douleur au vol. Perroquet : plantes des pieds en l’air, exposées. A Quoi ?
Silence total. J’attends. Grand souhait que mon corps ne tienne pas face à ce qui va venir. Qu’il succombe et me libère ! De peur de trop souffrir, ou de succomber en faisant des aveux.
La torture c’est quoi ? Très compliqué. Milliers de situations. Résister sur toute la ligne. Ou résister tant qu’on peut. Insultes. Ça les révolte, les mamans, toutes les mamans. Redevenu bébé sous la torture. Ma voix, lui parvient elle ?
Un colosse me tape sur les deux oreilles. J’imagine ce qu’il fait. C’est clair. Il écarte ses bras. Me tape sur les deux oreilles simultanément. Avec deux mains fortes et charnues. Insultes de plus en plus sexuelles. "pédé", "fils de pute". Je m’offusque même en pleine séance. De torture. "Descendez le !". Un mouton. On n’est pas en fête. On me descend à terre.
On descend la barre de fer, alourdie par mon corps. Appliqués les tortionnaires. Je suis par terre, et je ne vois rien. Le bandeau sur les yeux. Bien serré. Des heures et des heurs de coups. est ce le jour ou la nuit ? Comment savoir ?
"Remontez le !". Sur le visage, sur les plantes des pieds. Sur les cuisses. Sur les oreilles. Les coups. Avec quoi ? Nerf de bœuf , ceinture, baguette de fer ?
"Descendez le !". Un petit répit. Et le but, c’est quoi ? Que je crève pas ? Veulent ils me maintenir en vie A Tout prix ? Je souhaite être sauvé. Je désire m’évanouir ? Mais ça ne se simule pas un évanouissement, avec les tortionnaires. Je n’y arrivais pas. A m’évanouir.
Électricité : sur les cheveux, sur les bras, sur les cuisses. Aïe. Sensation étrange. Douleur désagréable. C’est quoi ? cet engin , un fil, une baguette électrique ? Je n’entends pas le moteur. Le mal est là. Encore un électrochoc. Je crie. Le crie aigu, plus aigu que mon timbre de voix. "Cri de pute" , m’assène un tortionnaire.
(...) L’étouffement. Un chiffon sur le nez, bien serré. Je suffoque déjà. Et puis on verse dessus. De l’eau à senteur de chiffon. Ils arrêtent de verser lorsque mes méninges me chuchotent un adieu à la vie. encore le chiffon. Encore l’étouffement. Convulsions atroces.
(...) Je commence à faiblir. Le corps déchiqueté. Je ne supporte plus la douleur. Soudain aboiements assourdissants d’un gros chien, que je n’ai pas vu. "Ce chien va te baiser", me dit un tortionnaire. Je me sens de plus en plus incapable de supporter. Seul contre une armada de tortionnaires. Seul devant la vie et la mort qui ne vient pas.
(...) A un certain moment, j’ai parlé. Monté encore une fois dans une fourgonnette de police. Meurtri, défait, la mort dans l’âme, j’ai désigné l’emplacement de deux maisons à mes tortionnaires. Directement responsable de l’arrestation de trois camarades qui s’y trouvaient. Ils n’ont pas pu quitter les lieux. Blessure qui ne sera pas cicatrisée. Le plus humiliant, le plus atroce, sur le coup, c’est qu’après les avoir arrêtés, la police a fait asseoir l’un d’eaux à côté de moi, sur la même banquette du fourgon.
Je n’ai jamais vécu pareille humiliation. Pire, je suis l’auteur d’une petite brochure sur la résistance à la torture. J’y soutenais qu’avec la police, il n’y a pas de subterfuges. Ne rien dire et résister jusqu’à la mort."


Une dépêche d'Abdelfettah Fakihani

Les célèbres conteurs de la place Jemaa El Fna en voie d’extinction

AFP, 5 juin 2008 - Les fameux conteurs de la célèbre place Jemaâ El Fna de Marrakech, espace culturel classé en 2001 par l’Unesco parmi les chefs-d’oeuvres du patrimoine oral et immatériel de l’humanité, sont en voie de disparition. "Le destin des conteurs, c’est l’extinction", déclare sans ambages Abdelhay Nafiî, responsable de "l’Association des professionnels de la halqa pour le spectacle et le patrimoine". La halqa désigne le cercle des spectateurs autour du conteur.
"Les maîtres conteurs sont morts, et ce qu’on raconte aujourd’hui, c’est les légendes de la fin des temps", dit ironiquement un nostalgique vendeur de brochettes, d’une soixantaine d’années.
Le fumet des grillades attire en début de soirée les touristes marocains et étrangers transformant cet espace multicolore créé au XVIe siècle en un gigantesque restaurant à ciel ouvert.
Les cartomanciennes, les charmeurs de serpents, groupes de musique afro-musulmane "Gnaoua", les prestidigitateurs, guérisseurs, dresseurs de singes et marchands de toutes sortes de boissons, potions et parfums s’y pressent.
Mais point de conteurs. "Nous en voyons un quelquefois, un seul, qui tient sa halqa devant Café France mais aujourd’hui il n’est pas venu", indique au journaliste de l’AFP un marchand de jus d’oranges, scrutant la place du haut de son siège.
"En 1970, il y avait 18 conteurs, aujourd’hui, il n’en reste plus que sept", se lamente Mohamed Bariz (49 ans), l’un des derniers survivants. Barbe grisonnante, grosses lunettes optiques, ce formidable narrateur des Mille et une nuits et des grandes épopées arabes avoue ne se rendre que très rarement à Jemaâ El Fna, où il s’installe en général pour "expérimenter des adaptations orales de textes littéraires contemporains".
"La télévision, notamment les dessins animés, remplacent les contes que les parents racontaient lors des veillées à leurs enfants, et qui les faisaient rêver", dit-il. "Les jeunes ne veulent pas prendre la relève : ce métier est ardu à apprendre et rapporte peu. C’est beaucoup plus dur que le chant ou la percussion car il faut capter l’attention des auditeurs avec les mots", explique-t-il.
Une polémique a opposé certains conteurs à la mairie de Marrakech, par voie de presse, sur de supposées "primes" de l’Unesco destinées à être versées aux conteurs. "Nous gagnions bien notre vie avant que l’Unesco s’intéresse à cette place, car après chaque épisode d’un conte, le public se montrait généreux. Maintenant, ils nous rétorquent : <>", indique le conteur.
Or, aucune rémunération n’a été attribuée, assure à l’AFP Philippe Queau, directeur du bureau de l’Unesco à Rabat. "Nous n’avons accordé aux conteurs aucune subvention d’ordre pécuniaire. Ce que nous avions financé, ce sont des opérations pédagogiques dans les écoles de la région de Marrakech, auxquelles certains conteurs ont participé à titre individuel", précise-t-il.
"L’Unesco est très intéressée par la préservation du patrimoine immatériel de la place Jemaâ El Fna", affirme M. Queau. "Mais les mesures de protection, c’est à l’Etat marocain de les prendre, et à sa demande, nous pourrions intervenir à un niveau technique", poursuit-il.
Pour le conteur Mohamed Bariz, si l’on veut sauver cet art séculaire, il faut créer une école pour former de jeunes conteurs et leur octroyer un "salaire mensuel symbolique" et une couverture médicale.

30ème anniversaire de l'AMDH

Pour célébrer le 30ème anniversaire de l'AMDH
la section de Béni-Mellal invite la présidente Khadija Riyadi

pour une conférence-débat sur le thème
Les droits humains au Maroc : actualité et perspectives
le samedi 20 juin 2009 à 19h au siège de la Chambre de commerce et d'industrie

تخليدا للذكرى الثلاثين لتأسيسها تنظم الجمعية المغربية لحقوق الإنسان فرع بني ملال، عرضا حقوقيا جماهيريا تحت عنوان: "المشهد الحقوقي بالمغرب: الراهن والآفاق"، بتأطير من رئيسة الجمعية المناضلة خديجة رياضي. وذلك يوم السبت 20 يونيو 2009 على الساعة السابعة مساء بغرفة التجارة والصناعة لبني ملال.

Khémisset


يخلد فرع الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بالخميسات الذكرى 30 لتأسيس الجمعية تحت شعار:
" 30 سنة من الكفاح من اجل الكرامة و كافة حقوق الإنسان للجميع،والنضال مستمر "
وذلك أيام- 24، 25،26، 27 و 28 يونيو 2009
حسب الجدول الآتي:
الأربعاء 24 يونيو على الساعة السابعة مساء


حفل استقبال وتكريم على شرف مؤسسي فرع الجمعية بالخميسات وأعضائه السابقين :
ظروف التأسيس ، الأداء، الإشعاع...
التعريف بالجمعية Projections
غرفة التجارة والصناعة والخدمات بالخميسات

الخميس 25 يونيو على الساعة السابعة مساء
تقديم وتوقيع كتاب
"La capitale des roses"
لمحمد النضراني
و عبد الرحمان قونسي
مقهى الستيام بالخميسات


الجمعة 26 يونيو على الساعة
السابعة مساء


ندوة حول الحقوق الشغلية
من تأطير محمد هاكش
نادي الأعمال الاجتماعية للفلاحة بالخميسات

نادي الأعمال الاجتماعية للفلاحة بالخميسات
السبت 27 يونيو ابتداء من الساعة الخامسة مساء

الخيمة الحقوقية:
معرض الكتب الحقوقية والملصقات
ورشة رسوم الأطفال
التعريف بالجمعية Projections
يوم المنخرط
وقفة الشموع الجماعية
ساحة الحسن الأول ، حي السلام الخميسات

الأحد 28 يونيو ابتداء من الساعة العاشرة صباحا.
مشي جماعي على الطريق
اختتام برنامج الاحتفال
الانطلاقة من ساحة الحسن الأول ، حي السلام الخميسات

بهذه المناسبة يدعو مكتب الفرع كافة المناضلات والمناضلين للحضور المكثف مساهمة في إنجاح هذه الأنشطة

Dans le cadre du programme de commémoration du 30ème anniversaire de l’AMDH,
le Bureau Central vous invite à une projection cinématographique
à la Salle 7ème Art à Rabat,
du film documentaire
«Nos lieux interdits»
de Leila KILANI
Le Mardi 16 Juin 2009 à 18h30
بمناسبة تخليد الذكرى الثلاثين لتأسيسها
24 يونيو 2009

الجمعية المغربية لحقوق الإنسان
توجه لكم دعوة لحضور الفيلم الوثائقي
"أماكننا الممنوعة" لمخرجته ليلى كيلاني

يوم الثلاثاء 16 يونيو على الساعة 18:30
بقاعة الفن السابع بالرباط

وبـــعـــد الانتهــــاء مـــــن الــــعــــرض
سيـــتـــم فــتـــح نـــقــــاش حــــول الـــفــيـــلـــم


العــــــرض م
'أماكننا الممنوعة' يحفظ ماء وجه السينما المغربية
ــــجـــانــــي

Rassemblement et débat public le 19 juin à Lille (France-59)

MAROC
Les violations des droits de l’Homme continuent.
Au Maroc, les atteintes graves aux droits élémentaires continuent à inquiéter l’opinion publique nationale et internationale. Les rapports alarmants d’Amnesty International, de la Fédération Internationale des droits de l’Homme (FIDH), de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), …, témoignent de la gravité de ces violations :
· Interventions policières musclées face à toutes les manifestations pacifiques,
· Arrestations arbitraires, tortures et atteintes à la dignité humaine,
· Intimidations des défenseurs des droits de l’Homme au Maroc,
· Atteintes aux libertés d’expression,
· Procès expéditifs et peines excessives,
· Conditions inhumaines d’incarcération provoquant des grèves de la faim dans la plupart des prisons, etc.
Le régime marocain continue dans sa politique du tout répressif. La situation risque de s’empirer mais le peuple marocain reste déterminé à arracher ses droits à la dignité et à la démocratie.

Nous appelons l’opinion publique à exprimer sa solidarité avec le peuple marocain, en participant au :
·
Rassemblement, Vendredi 19 juin 2009 à 12heures, devant le Consulat du Maroc,
41 Rue Simon Vollant, Campus de L’Acessoire, LAMBERSART.
* Ce rassemblement commémore le soulèvement du 20 juin 1981 où le régime marocain a répondu sauvagement en envoyant son armée laissant des centaines de morts et de blessés.

·
Débat Public : Vendredi 19 juin à 19heures,
Thème : Situation actuelle des droits de l’Homme au Maroc, animé par Ahmed MARZOUKI, ex-disparu du bagne de TAZMAMART, auteur du livre «Cellule n° 10»,
Lieu : Salle ACACIAS, Place Hentgès, Métro HELLEMMES (Ligne 1), Lille

Groupe de soutien à l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), Mémoire Vive,
Soutenues par: Ligue des Droits de l’Homme (LdH), Mouvement contre la Racisme et pour l’Amitiés entre les Peuples (MRAP), Collectif Afrique, Comité Sans Papiers (CSP59), Association France-Palestine Solidarité (AFPS), Voie Démocratique (Annahj Dimocrati), GAD Esterra, Sud Santé Sociaux59/62, Union Syndicale Solidaire 59/62, NPA Nord Pas de calais, Sud Education 59/62,

Mickey, Gilad et Salah

Le 8 juin 2009, des citoyens interpellent le maire de Paris, Bertrand Delanoë (surnommé "Mickey" quand il était enfant à Bizerte, en Tunise) et son Conseil sur l’élection d’un soldat de l’armée d’occupation israélienne Gilad Shalit, comme citoyen d’honneur de la ville de Paris, tandis qu’un jeune franco-palestinien, Salah Hamouri, est détenu en otage en Israël depuis 4 ans.

Je reviens du tribunal

par smirnova, 16/6/2009

et oui

j'en reviens..

hafsa traine en justice

notre president de la section/amdh khenifra

et donc traine notre ass en justice!!!

Hafsa Amahzoun

vous vous en souvenez

la tante du roi

qui a taillaidé la joue d'une avocate!!!

un de ses derrniers méfaits

car son blason est "doré"!!!

vous en parler

prendrait des lustres

c parler de cette région

d'abord martyrisée par le colonialisme

puis par le makhzen

surtout à partir de 73!!!

une histoire qui dure depuis longtemps..

mois meme je ne croyais pas mes oreilles

en ecoutant,hier,lors d'une conference de presse

les temoignages filmés de ses victimes!!

et victimes de sa famille

car tout le monde hez eux met sa main à la pate

les enfants,le beau frere....:

ce vieux fellah innofensif

dont le beau frere a volé un troupeau

car le fellah a suivi les traces de son toupeau

et fut empeché de penetrer à l'enclos

par les sbires du quidam

les gendarmes avertis n'ont rien fait.?

le fellah et ses amis ont continué de monter la garde..

alors le beau frere

n'a rien trouvé de mieux

que trucider les betes

et d'une maniere odieuses

en leur ouvrant le ventre

il les aurait enterrées sous le foin

manque de pot

c'était en aout

la puanteur a attiré les chiens

qui ont deterré les betes

les gendarmes venus sur place

n'ont tt de meme pas arrete le bonhomme!!!

et la justice traine

malgré tous les sit-in organisés en solidarite avec ce pauvre fellah!!!!

le fils extorquant des millions de dh

à des jeunes de la ville

pour soi disant octroi de travail

les pauvres jeunes munis d'une lettre

sont allés dvt l'academie de police

d'ou on les a chassé

plainte deposée

il n'est jamais passé dvt le juge d'instruction

arguant la maladie

alors qu'il traine tjs ds la ville!!!!

les spoliations de terre...

ça c une belle histoire

partout au maroc

y a des terres collectives des tribus

sauf ds la region de khenifra

toutes les terres appartiennent

comme par hasard

à cette famille :amahzoun et amahrouk

malheureusement petits fils

du valeureux resistant moha ou hmou zayani

qu'ils ont d'ailleurs trahis..

en parler me sidere

moi,la marocaine

ne croyait pas que ça puisse exister

ce feodalisme à l'état barbare

encore,chez moi!!!

mais au fait

la faute est à qui???

les lois sont faites pour qui?pourquoi???

les gendarmes,la police,la justice

ne sont elles pas là

pour la faire respecter???

toutes les plaintes restent à trainer...

pire

y a un pv de la gendarmerie

qui relate l'arrestation d'un paysan

pour"proteger sa vie!!!!!!"

car la dame

car la hafsa

ayant deposé plainte chez les gendarmes

pour un pb de voisinage

le voyant relaché

a menacé de le tuer!!!

et tout est là

documents,enregistrements,plaintes

mais rein ne bouge

par contre la famille amahzoun

à creé une ass amahzoun/du jamais vu

juste le 16 janvier 2009/3mois apres que le journal almichaal a publié le dossier

et a reussi à porter plainte

et a faire convoquer notre camarade

et le redacteur en chef du journal cité plus haut

demandant une amende de 100millions de centimes

pour diffamation!!!!!!!

wa Bazzzzzzzzzzzzz

alors ou on laisse faire

ou on se sent tous/toutes concenéEs

denonçons

solidarisons nous

avec ceux qui ont osé

abolir la loi de l'omerta

qui regne dans cette region

soyons là

pour nos concitoyenNES

et demandons des comptes

à la justice

à la gendarmerie

à la police

et crions:BASTA

APPEL DU 18 JUIN : MANIFESTATION DES ENFANTS DES TIRAILLEURS ALGERIENS

Leurs parents et grands-parents ont servi de chair à canon. Ils refusent d’être de la chair à patrons ! Les travailleurs algériens sans papiers manifesteront ce jeudi 18 juin, en direction du ministère des anciens combattants pour obtenir leur régularisation.
Communiqué :
POUR LA COMMEMORATION DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 : LES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS ALGERIENS AU MINISTERE DES ANCIENS COMBATTANTS
AU NOM DE LA JUSTICE ET DE LA REPENTANCE COLONIALE, EN LA MEMOIRE DE NOS ANCETRES, TIRAILLEURS ALGERIENS MORTS POUR LA FRANCE, NOUS, LEURS ENFANTS, TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES SANS-PAPIERS, EXIGEONS NOTRE REGULARISATION
Sur les 290 000 colonisés (Sénégalais, Maliens, Marocains, Tunisiens, Algériens…) qui ont constitué la « glorieuse » armée d’Afrique, 134.000 d’entre eux, nos pères, grands-pères, arrière-grands-pères, ont servi dans les Régiments de Tirailleurs Algériens.
CHAIR A CANON – CHAIR A PATRONS :
Durant les guerres de 14-18 et de 39-45, ces sacrifiés de l’ordre colonial ont versé leur sang pour défendre la France… Et leur sueur pour la reconstruire dans les décombres de l’après guerre.
Aujourd’hui est commémoré l’appel à la résistance, lancé le 18 juin 1940 contre l’occupant nazi, pour laquelle tombèrent en Italie, en Tunisie, en Corse, en Provence, en Alsace, dans les Vosges… des milliers de ces tirailleurs africains, notamment algériens.
Nous, LEURS ENFANTS, sans-papiers vivant et travaillant en France, au nom de la justice historique, de l’égalité des droits et de la mémoire : EXIGEONS :
Que le gouvernement français, qui fait une lecture arbitraire de l’accord franco-algérien de 1968, régularise les travailleur(e)s sans-papiers algérien(ne)s Que le gouvernement algérien refuse cette discrimination et exige de l’état français, comme acte de repentance coloniale, leur régularisation.
MANIFESTATION JEUDI 18 JUIN A 14 H 30
DEPART : METRO SEVRES BABYLONE (lignes 10 ou 12), JUSQU’AU MINISTERE DES ANCIENS COMBATTANTS
REGULARISATION GLOBALE DE TOU(TE)S LES TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS.

Droits devant !! : 44, rue Montcalm – 75018 – Paris -Tél : 01.42.58.82.22 - Site :
www.droitsdevant.org
Coordination 93 des sans-papiers : 15, rue Emile Conoy – 93200 – St Denis

Faites des économies et respirez mieux!

Découvrez le covoiturage!

Le tortionnaire, le doyen et le médecin

par Khalid Jamai, 17/6/2009

« Je vais te violer, puis te mettre dans une cellule où te passeront dessus plus d'un ».

Ainsi s'adressa un policier à un membre de la famille de Zahra Boudkour, cette étudiante torturée de la manière la plus abjecte et jetée dans une cellule pissant le sang de ses menstrues pendant trois jours, puis incarcérée, depuis plus d'une année, dans des conditions inhumaines à la prison de Boulmaharez à Marrakech.
« Il me prit par les cheveux, me traîna par terre, puis s'est mis à me tabasser », raconte un autre membre de la famille d'un des détenus de ce groupe des étudiants.
« Ils nous ont embarqués dans une estafette et nous ont intimés de nous s'asseoir à même le plancher ».
Puis ce fut le commissariat, l'humiliation, les coups.
Et pour quel crime ?
Ces membres des familles du groupe de Zahra Boudkour ont eu l'outrecuidance, de vouloir assister au procès de leurs enfants.
Un droit que garantit, pourtant, la loi.
Mais, dans ce simulacre de procès, il n'y a qu'une loi, celle des tortionnaires et les sécuritaires et où les témoins sont interdits de pénétrer dans la salle d'audience. Un procès où juge, procureur flics font bloc, ne font qu'un.
Zahra Boudkour est malade, très malade.
Il y a quelques jours, à son réveil, elle tombe évanouie.
Elle souffre d'une maladie gynécologique contractée lorsqu'elle fut soumise à la torture.
On lui refuse de voir un gynécologue.
Le médecin de l'hôpital la traite comme une mer.... En cela, rien ne le différencie des tortionnaires de la jeune fille qui malgré, tout cela, essaye de poursuivre ses études.
Mais, là aussi, le doyen de la fac où elle est inscrite , s'est juré d'avoir sa peau et de faire en sorte qu'elle soit exclue, inventant, à chaque fois, un prétexte pour atteindre son ignoble objectif . Et elle n'est pas la seule. Il en est de même pour Alea Ederbali.
Alors, elle a décidé de se mettre en grève une fois encore. La première avait duré 45 jours.
Plutôt mourir que de continuer à subir ces humiliateurs, ces privations, ces tortures physiques et morales.
Au siège de l'AMDH à Rabat, les familles des étudiants détenus racontent le calvaire de leurs enfants ainsi que le leur.
L'assistance est tétanisée devant ces mères courage qui osent parler sans fioritures avec des mots drus.
Des mots qui font mal, terrifient, scandalisent, vous glace la sang des les veines.
Et si c'était de vos enfants qu'il s'agissait ?
Courage aussi de nommer leurs tortionnaires : Abdelhak El Yacoubi et Ahmed Tawal.
Plus, ils sont décidés à les poursuivre.
Des témoignages qui confirment que nous vivons encore au Moyen-âge où la force fait loi.
Pendant ce temps, les Abbas ELlFassi, les Himma et autres Radi mènent une campagne électorale toute quiétude de conscience.
Alea Ederbali , Abdellah Rachidi, Jalal Elkotbi, Khalid Miftah, Mohamed Jamili, Mourad Chouini, Otman Chouini, Toufik Chouini, Mohamed Jaddi, Youssef Elaloui, Youssef Machdoufi.
Ne connais pas

Il faut dire qu'il y a longtemps « nos leaders politiques » ont décidé d'être aveugles et sourds aux malheurs, aux souffrances de ces torturés et de la nouvelle ère.
Un silence qui fait d'eux des complices d'un Tawal, d'un Yacoubi, d'un doyen de la fac, d'un médecin.
Au fait, les étudiants dont il s'agit n'ont pas plus de 23 ans.
Zahra en a 22 ans.
Et ce sont ces jeunes contre lesquels le gouvernement El Fassi mobilise tous ces moyens car font trembler leur gouvernance.
Pendant les années les plus noires du Protetcorat, pendant les années les plus dures du règne de Hassan II, un tel acharnement contre des prisonniers d'opinion et leurs familles était inconcevable...

Bruxelles, 23 juin : un procès pour l'histoire

par Mohamed El Battiui, 17/6/2009
Après dix ans d'instruction par la justice belge, le procès Basri s'ouvre àBruxelles le 23 juin 2009. C'est dans le cadre de la loi sur la compétenceuniverselle que j'ai déposé, il y a dix ans, une plainte contre l'ancien ministre de l'intérieur du régime de Hassan II.
Ce procès s’ouvrira sans l'accusé, Driss Basri, et sans le Président du Comité de soutien feu camarade Mohamed El Baroudi décédé le 21 juin 2007. "C'est aussi mon procès"me disait-il à chaque fois que j'essayais de le remercier pour le formidable travail qu'il effectuait, malgré la maladie, pour mettre sur pied un comité de soutien à la plainte contre Driss Basri.
Ce procès s'ouvre, aussi, dansl'indifférence la plus totale des anciens refuzniks et des mercantiles de la mémoire, devenus "les nouveaux courtisans" du sérail récupérés les uns après les autres. C'est un procès contre l'oubli, contre l'amnésie et pour la mémoire puisqu'il ne peut y avoir de poursuite pénale contre lescriminels morts.
C'est un procès pour l'histoire.

mercredi 17 juin 2009

Redouane Lemhaouli va être jugé par la justice néerlandaise

Les autorités néerlandaises ont décidé de poursuivre en justice Redouane Lemhaouli, ancien commissaire de police de Rotterdam. En juillet dernier, le fonctionnaire d’origine marocaine a été démis de ses fonctions car soupçonné “d’avoir transmis des informations issues des registres de police au gouvernement marocain entre 2006 et mai 2008”.
Deux personnes en poste à l'ambassade du Maroc aux Pays-Bas avaient été rappelées par Rabat après des protestations du ministre néerlandais des Affaires étrangères à ce sujet, qu'il avait qualifié d'"affaire fâcheuse".


L’espion de sa Majesté

L’affaire du “Policier de Rotterdam”, commissaire néerlandais d’origine marocaine, accusé d’espionnage en faveur de Rabat, inquiète l’importante communauté marocaine des Pays-Bas.

Redouane Lemhaouli n'a rien d'un James Bond. À 38 ans, dont près de la moitié dans les rangs de la police, ce Néerlandais d’origine marocaine symbolisait l’intégration réussie. Dans la ville portuaire de Rotterdam, il formait aussi de jeunes immigrés marocains pour intégrer le staff de l’aéroport. Et pourtant. celui qui se faisait appeler “Ré” serait un espion au service du royaume chérifien. C’est ce qu’a avancé, il y a près de quinze jours, la télévision publique hollandaise.

Tout commence le 15 septembre, la très populaire émission Nova relatait l’histoire, étouffée par les autorités, de ce commissaire renvoyé en juillet dernier pour “manquement grave à ses devoirs”, soupçonné d’avoir livré des informations confidentielles aux services secrets marocains et il ne serait pas le seul . D’autres fonctionnaires de police ont affirmé aux médias locaux avoir été également approchés par les “services” marocains. C'est le cas de Fouad El Haji, aujourd'hui conseiller municipal du Parti travailliste à Rotterdam, qui a confié avoir été sollicité, à son tour, par les services secrets marocains. Selon lui, des parlementaires et des élus locaux sont régulièrement contactés dans le même sens. “Et certains auraient même accepté l’offre”, déclare-t-il, sans donner de noms.

Un choc pour les MRE
“Cette révélation a été un choc pour la communauté marocaine. Avec le nouveau règne de Mohammed VI, l’ouverture du dossier des années de plomb, on ne croyait plus au contrôle policier des MRE. On imaginait plus le Maroc en train d’embaucher des gens pour vérifier les secrets de ce pays”, analyse Jamal Ryane, militant associatif aux Pays-Bas. Sur fond de tensions raciales et religieuses, l’inquiétude s’accentue chez les quelque 300 000 ressortissants marocains à mesure que la polémique enfle. Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Verhagen, a été interpellé au Parlement quelques jours plus tard sur le sujet. Il a confirmé le licenciement de Lemhaouli, ajoutant que “des explications ont été demandées au Maroc” et que, en réponse, deux diplomates en poste à l’Ambassade de La Haye “ont été rappelés il y a des mois par le gouvernement marocain”. Mais le Parlement néerlandais ne s’en satisfait pas, réclamant davantage de détails sur l’enquête toujours en cours, pour déterminer l'identité des personnalités concernées et les informations transmises à Rabat. Pour calmer le jeu, le ministre des Affaires étrangères néerlandais déclare donner “une importance particulièrement grande” à cette affaire. Les couloirs de l’ONU ont dû lui donner l’opportunité de s’entretenir avec son homologue Taïb Fassi Fihri, en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour préparer le débat à l’Assemblée nationale néerlandaise prévu dans les jours à venir. Du côté marocain, l’affaire ne semble pas prendre autant d’envergure au sein du gouvernement. Une rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères ou le rappel des diplomates restent des “questions techniques” sans commentaires pour Khalid Naciri, le porte-parole du gouvernement.

Du pain bénit pour l’extrême droite
“L’affaire du policier va compliquer la vie de la communauté marocaine. Elle va être utilisée par les partis politiques pour faire passer la proposition de loi interdisant la double nationalité”, prédit Jamal Ryane. La polémique est en effet du pain bénit pour l’extrême droite locale. Le leader populiste, Geert Wilders, a affirmé, avant ces révélations, que la double nationalité des hauts fonctionnaires et de certains membres du gouvernement d'origine étrangère pouvait poser des “problèmes de loyauté”. Car nombre de néerlandais d’origine marocaine ont accédé à des responsabilités administratives ou politiques. Ahmed Aboutaleb, secrétaire d’Etat à la Justice, possède par exemple un passeport rouge et un passeport vert. Quatre députés ont également une ascendance marocaine. Le Parti travailliste avait d’ailleurs débattu de la compatibilité du mandat de Khadija Arib, députée néerlandaise, avec son rôle de membre du CCDH, dépendant de l’Etat marocain. Le texte, proposé par l’extrême droite au printemps, est actuellement dans le circuit législatif et devrait être voté avant la fin de l’année. L’objectif des élections européennes, en juin 2009, participe à la surenchère du leader populiste. De quoi dégrader davantage les relations entre le Maroc et les Pays-Bas.
Source
Tel Quel n°340, Oct. 2008

Président ou dictateur ? Quels sont les résultats réels de la 10ème élection présidentielle en Iran?

par Hamid BEHESCHTI حميد بهشتي
17/06/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala

Deutsch: Präsident oder Diktator?Wie ist das tatsächliche Ergebnis der 10. Präsidentschaftswahlen im Iran?
Farsi: رئيس جمهور يا ديکتاتور؟ نتيجه حقيقي دهمين انتخابات رياست جمهوري ايران چيست؟
Hamid Beheschti, né en 1946 à Téhéran, est titulaire d’un master de l’Université libre de Berlin, obtenu avec un mémoire sur la couverture partisane par les médias allemands de la guerre Iran-Irak. Il est membre de Tlaxcala.
La dixième élection présidentielle iranienne a été marquée par des manquements graves et une forte ingérence des miliciens. La direction des Gardiens de la Révolution avait été claire : on allait tout faire pour empêcher une « révolution verte », allusion à la « révolution orange » en Ukraine en 2004.

Les bureaux de vote ont été fermés plus tôt que prévu. Dans beaucoup d’entre eux, il n’y avait pas assez de bulletins de vote, ce qui a provoqué de longues queues et la fermeture anticipée. Beaucoup d’électeurs n’ont donc pu voter.
Avant même la fin du décompte des voix, le président sortant Ahmadinejad s’est déclaré vainqueur, alors que selon divers calculs, il était en troisième position.

Lors de la précédente élection, Ahmadinejad avait aussi distancé soudainement et de manière surprenante son concurrent Karroubi.

Ce qui a marché une fois peut marcher de nouveau, c’était là la tactique d’Ahmadinejad. À l’époque, Karroubi, qui menait loin devant Ahmadinejad, avait soudain remarqué après une demi-heure qu’il était passé en troisième position.

Ahmadinejad a aussi bien les Gardiens de la Révolution que les miliciens Bassidji bien en main. Et en Iran, c’est la violence pure qui décide de tout. Pas de lois, pas de règles, pas d’accords qui vaillent. Qui tient le manche, gagne. Et dans une telle situation, où le Guide suprême de la Révolution fait lire à la radio une déclaration où il dit que tous doivent accepter le résultat annoncé de l’élection, lui-même doit bien sûr l’accepter. Et là, les résultats réels ne jouent aucun rôle.

Tandis que les résultats proclamés du côté d’Ahmadinejad le donnent gagnant avec 39.165.191 voix devant son concurrent Moussavi avec 24.527.516 voix et Karroubi avec 333.635 voix http://tabnak.ir/fa/pages/?cid=51716,


Il en va autrement du côté de Moussavi, sur la base de données communiquées par le ministère de l‘Intérieur. Là, Ahmadinejad figure en troisième position derrière Moussavi et Karroubi.


Aussi à l’étranger, les Iraniens ont voté dans leur grande majorité pour Moussavi. Un exemple : les résultats des élections en Allemagne, sur la base des chiffres fournis par les observateurs locaux
Aussi bien Karroubi que Moussavi affirment non sans raison qu’on fait face à une fraude électorale. Une des plus connues organisations du clergé, „Rouhanioone Mobarez“ et le parti islamique numériquement le plus important du pays „Hezbe Mosharekate Eslami“ considèrent qu’il ya eu manipulation du vote. Ils ont tous exigé une nouvelle élection. Mais rien n’est si sûr. Car le Guide de la Révolution va tout faire pour éviter que sa déclaration, selon laquelle tout le monde doit accepter le résultat de l’élection, soit considérée comme nulle et non avenue. En outre Ahmadinejad et ceux qui le soutiennent savent très bien qu’en cas de remake de l’élection, leur sort sera scellé. On peut déjà imaginer quel serait leur destin. Les Gardiens de la Révolution et les miliciens se retrouveraient aussi sous pression.

Les victimes de la manipulation électorale, qui représentent la majorité absolue de la population, vont devoir se préparer à une longue nuit de la politique intérieure iranienne. Ceux qui voudront résister devront faire preuve d’une sacrée intelligence. Car l’appareil de répression dont dispose Ahmadinejad ne date pas d’hier. C’est pourquoi la résistance est momentanément d’autant plus véhémente. Ce qui restera de la République islamique et de l’image de la foi islamique parmi les Iraniens, n’est pas difficile à deviner.

Réforme par une révolution : un nouveau chapitre s’ouvre dans l'histoire de l'Iran

par Mohssen MASSARRAT محسن مسرت , Tlaxcala, 16/6/2009. Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original : Reform durch Revolution - Beginn eines neuen Abschnitts in der Geschichte Irans

"Quand ceux d’en bas ne veulent plus et ceux d’en haut ne peuvent plus, alors naît une situation révolutionnaire." Cette description par Lénine d’une situation révolutionnaire, s’applique en ce moment (lundi 15 juin, 22 heures) à la République islamique d'Iran.

Le soulèvement en cours, jusqu'à présent, heureusement non-violent, ne peut plus être arrêté. Les opposants à la dictature n'ont pas peur des équipes de cogneurs des milices basidji, les défenseurs paramilitaires du système. Au contraire, ces derniers sont mis en fuite. Ceux qui ont vu leurs voix volées et ont été humiliés se libèrent de leur léthargie.

Descendus par centaines de milliers dans les rues de Téhéran, ils se sentent comme une force concentrée, qui est assez forte pour se défendre des insultes d’un dirigeant populiste qui sentait sûr de lui grâce à un pouvoir acheté à coups de cadeaux et légitimé par un chef spirituel de l’État peu perspicace. Le putsch à froid par l’évidente falsification des résultats des élections semble avoir échoué, et c’est un coup d’État à chaud que l’Ayatollah Khamenei devrait craindre.


L'alliance entre le chef spirituel de l’État et le président Ahmadinejad, obsédé par le pouvoir et se considérant investi d’une mission, s’est profondément fissurée. Aujourd'hui, l'Iran est dans la même situation qu'il y a 30 ans, en février 1979. À cette époque, il s'agissait de mettre fin à la monarchie et de renverser le système, aujourd'hui il s’agit de réformer le système de l’État théocratique, par une révolution pacifique et de lever les obstacles à une véritable démocratisation.



Mir-Hossein Moussavi a été le premier dans l'histoire de la République islamique à oser s’opposer au vote du chef spirituel de l’État. Il a tout simplement ignoré sa décision d'accepter le résultat des élections et de soutenir le président élu. L’argument classique - "il ne faut pas faire le jeu de l’ennemi et rester unis" – n’a cette fois-ci pas marché.

Apparemment, l'ayatollah Khamenei n’avait pas compté avec le courage de Moussavi et n’avait pas imaginé que celui-ci serait prêt à prendre des risques. Par sa détermination à ne pas accepter la fraude électorale et à lutter pour imposer la volonté du peuple, Moussavi a encouragé ses électeurs à se soulever.

De même, les électeurs, en s'opposant fermement et sans craindre le pouvoir à l'interdiction de manifester, ont encouragé Moussavi à ne pas céder. Cette énergie sociale se renforçant mutuellement a débouché en deux jours sur une sorte de situation révolutionnaire.



Ahmadinejad peut désormais essayer de rallier le Chef de l'État pour la prochaine et peut-être ultime étape, à savoir le coup d'État à chaud. Mais l'ayatollah Khamenei, selon toute probabilité, ne prendrait pas ce risque. Ahmadinejad a été jusqu’à présent soucieux de garder sn pouvoir et celui de ses clients, achetés avec les milliards du pétrole volés au peuple. Mis le dos au mur, il serait prêt à jouer sa dernière carte.

Khamenei en revanche est soucieux de préserver le système et se trouve face à une alternative : ou bien suivre Ahmadinejad et mettre ainsi en jeu son propre pouvoir et la légitimité de l'ensemble du système ou bien sacrifier Ahmadinejad pour sauver le système. En effet, à la différence du président, qui est aveuglé, le chef spirituel de l’État doit prendre en compte qu’une partie des forces armées n’acceptera pas de coup d’État à chaud contre la population et que la facture sera lourde pour Ahmadinejad.

Un nouvel échec après la fraude électorale, cette fois-ci après un feu vert donné à l’utilisation de la violence d’État contre l’opposition, sonnerait le glas pour la République islamique.



C'est pourquoi, avec l'écrasante majorité des Iraniens, nous allons être témoins - espérons-le - dans les heures et les jours qui viennent, d'une réforme révolutionnaire, qui en fin de compte, abolira les traits dictatoriaux du système d'État théocratique par une révolution pacifique, et ouvrira la voie à un nouveau chapitre, bien meilleur, dans l'histoire de l'Iran. L’Ayatollah Khamenei est le seul à pouvoir faire le choix de suggérer au Conseil des Gardiens, de décider non pas dans dix jours, mais immédiatement de nouvelles élections. Ces messieurs du Conseil des Gardiens ne devraient avoir aucune difficulté à trouver des justifications théologiques et politiques pour sauver la face de Khamenei.

Quoi qu'il en soit, la République islamique d'Iran ne sera plus jamais ce qu’elle a été avant la fraude électorale. Mais la fin de l'État théocratique serait loin d’impliquer la fin de la République islamique. En effet, le mouvement réformateur, dans ses composantes majeures (Moussavi lui-même, Khatami, Karroubi et de nombreuses autres personnalités dirigeantes disposant d’une base sociale) continue de s'identifier avec une République d'Iran à visage islamique.

La République islamique a divisé dès le début la société en deux parties, ceux qui soutiennent le système et ceux qui le critiquent. Grâce à l’engagement actif de la partie critique le réformateur Mohammad Khatami a gagné, en 1997 et 2001, l'élection présidentielle à une écrasante majorité. Mais devant le manque de courage de Khatami, qui n’a pas osé prendre de risques, pour utiliser la force morale du peuple pour d’authentiques réformes politiques et sociales, l’aile critique de la société s’est retirée résignée. C’est cela qui a permis au populiste Ahmadinejad de gagner l’élection en 2005.




En juin 2009, l’aile critique a découvert vers la fin de la campagne électorale qu’elle avait de nouveau une chance et a décidé de ne pas répéter l'erreur de 2005. Tous les groupes d'opposition qui avaient appelé au boycott des élections, avec l'argument de "ne pas vouloir légitimer le système de l'État théocratique", ont reçu une leçon de la volonté populaire spontanée. Les partisans du boycott avaient négligé l’aspect duel de la société iranienne et donc la possibilité que l’État théocratique puisse être délégitimé aussi par les élections.

Les bases d'une abrogation de l’État théocratique mise en branle par des réformes révolutionnaires se trouvent dans la Constitution même de cet État, qui divise la société en deux parties, l’une favorable au système et l’autre exclue - tout comme autrefois l’État de l'apartheid sud-africain, qui a connu une fin abrupte.





L'auteur
Allemand d'origine iranienne, Mohssen Massarrat, né en 1942 à Téhéran, vit depuis 1961 en République fédérale d’Allemagne. De 1962 à 1967, il a fait des études d’ingénieur des mines à Clausthal-Zellerfeld et à l’Université technique de Berlin, où il a obtenu un diplôme d’ingénieur. De 1967 à 1974, il a étudié les sciences politiques à l’Université libre de Berlin où il a présenté sa thèse de doctorat. En 1978, il a obtenu le titre de docteur en sciences économiques à l’Université d’Osnabrück où il enseigne les sciences politiques depuis 1982. . Membre actif du mouvement pacifiste, il a été l’un des fondateurs de la Coalition pour la vie et la paix. Il fait en outre partie du conseil scientifique du mouvement anti- mondialisation ATTAC.En avril et mai 2004, il a fait un séjour de recherches en Iran. Ses domaines de recherches sont l’économie politique, la théorie de la démocratie, la mondialisation, la paix et les conflits ainsi que le Proche et le Moyen-Orient. Il a publié sur ces sujets plus de 400 livres et articles de journaux et de revues, entre autres : L’Ordre américain, Hégémonie et guerres du pétrole, ainsi que Capitalisme - Puissance inégale- Développement durable : Perspectives de transformations révolutionnaires.
Articles de Mohssen Massarrat en français sur Tlaxcala

mardi 16 juin 2009

Les bureaucrates syndicaux marocains à Genève

Pour ceux qui naïvement croyaient que le rôle des syndicats était de défendre les droits des travailleurs, il faut lire ce communiqué qui se passe de commentaires.
La délégation des travailleurs marocains, constituée de membres de la FDT, CDT, UMT et UGTM, qui participent à la 98ème session de la Conférence internationale à Genève, a refusé l'instrumentalisation de l'OIT pour des finalités propagandistes et politiques, et ce au moment où le Maroc a présenté un projet d'autonomie des provinces du Sud largement salué et soutenu par la communauté internationale (sic).
Elle en a fait part de son rejet, via un communiqué de la délégation syndicale, à la suite de la tentative de syndicats notamment l’un d’eux hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc, de tenir une rencontre sur « les droits syndicaux et humains au Maroc ». Cette rencontre, qui devait se tenir au siège de l'OIT, a été avortée donc par les représentants des centrales syndicales marocaines en signe de protestation contre son caractère politique et anti-marocain (resic).
Devant l’insistance de la délégation marocaine à propos de l’illégalité de cette réunion qui n’avait d’objectif que de valider les mensonges véhiculés par le polisario (l'ennemi n'a pas droit aux majuscules) et ceux qui soutiennent leur thèse séparatiste, les organisateurs ont annulé cette rencontre et prié tout le monde de quitter la salle.
Dans son communiqué commun, la délégation syndicale marocaine a souligné que le débat sur les droits syndicaux et humains suppose l'existence d'organisations syndicales, des travailleurs syndiqués et un État qui dispose de toutes les attributions nécessaires et qui siège à l’ONU.
De ce fait, la tenue de cette rencontre en présence d'un syndicat fictif, non accrédité et n'appartenant pas à un pays membre de l'OIT contredit les principes, les objectifs de l’OIT et ne respecte pas la charte de cette organisation mondiale.
Par ailleurs, les syndicalistes marocains présents à la conférence ont également réaffirmé que la question des libertés syndicales, leur protection, leur élargissement, constituent de manière permanente une constante dans les orientations et les programmes d'action du mouvement syndical marocain (ouf, nous voilà rassurés).
Tout en déclarant son attachement aux principes et objectifs de l'OIT relatifs aux libertés syndicales et aux droits humains, la délégation marocaine a exprimé sa pleine disposition à recevoir toute organisation syndicale souhaitant prendre connaissance de la situation syndicale et des droits de l'Homme au Maroc, conclut le communiqué.

Les droits humains en Algérie, l'Union européenne et le Quotidien d'Oran

Sous le titre Algérie-UE : Un réquisitoire et des questions, le Quotdien d'Oran publiée un article signé de son correspondant à Bruxelles, M'hammedi Bouzina Med.
Des organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont saisi l'occasion de la rencontre d'aujourd'hui UE-Algérie, au niveau des ministres des AE, pour soumettre une lettre réquisitoire contre l'Algérie pour des atteintes aux droits de l'Homme.
La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme (REMDH) ont cosigné un réquisitoire contre l'Etat algérien qu'ils ont adressé, le 12 juin, aux plus hauts responsables de l'Union européenne à la veille de la réunion d'aujourd'hui à Bruxelles, des ministres des Affaires étrangères UE-Algérie, dans le cadre de la quatrième session du Conseil d'association UE-Algérie.
Les signataires rappellent aux ministres des AE des pays de l'Union, au Haut représentant de la PESC, Javier Solana, et à la Commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, les conditions politiques contenues dans les Accords de coopération de l'UE en général, et celles relatives à l'Accord d'association avec l'Algérie en particulier.
Tout en respectant l'initiative des organisations de défense des droits de l'Homme et en reconnaissant les difficultés qu'elles rencontrent à faire entendre raison à bien des Etats dans le monde, y compris en Europe et aux USA, nous ne pouvons éviter de nous interroger sur le choix du moment (la réunion du Conseil d'association) et pourquoi seule l'Algérie est ainsi épinglée sur cette question et dans une telle circonstance.
« Nous vous demandons d'utiliser cette rencontre ministérielle pour rappeler au plus haut niveau que la réalisation effective des droits de l'Homme est non seulement une priorité de la politique extérieure de l'UE, mais aussi une obligation internationale partagée, ainsi qu'une condition à l'approfondissement progressif dans les relations UE-Algérie », est-il écrit dans l'avant-propos de la lettre. Parfaitement, le chapitre 2 de tous les accords d'association ou de coopération de l'UE contient ce préalable noble.
Pourtant, les trois organisations signataires ont-elles manifesté des réserves avec autant de détails dans des rencontres à ce niveau pour les autres pays partenaires de l'UE ? Israël a été promu, malgré les réserves du Parlement européen, au rang de partenaire privilégié de l'UE, deux semaines avant son offensive meurtrière sur les civils palestiniens de Ghaza la palestinienne. Quelques semaines plus tard, l'UE octroie au Maroc le statut de partenaire privilégié, alors que les populations du Sahara Occidental qu'il occupe continuent de subir arrestations, tortures et traitements dégradants. Bien sûr, cela ne justifie pas de se taire sur les atteintes aux droits de l'Homme en Algérie. Il n'est pas question de minimiser les violations des droits de l'homme en Algérie par celles que subissent Palestiniens et Sahraouis. Mais la question du deux poids, deux mesures n'honore pas certains militants des droits de l'Homme et porte un coup à l'idéal des droits humains. Autrement dit, parce qu'ils sont aux premières lignes dans la défense de l'idéal de liberté et de justice pour les humains, les militants des droits de l'Homme n'échappent pas à la manipulation et à la stratégie de régimes politiques dont ils dénoncent les dérives en matière de droits humains.
L'exemple dans ce « réquisitoire » contre l'Algérie est significatif dans sa dénonciation de la politique de Réconciliation nationale. « L'Etat, par la voix du ministre de la Solidarité, reconnaît 8.023 cas de disparitions recensées dans le cadre de la politique de réconciliation, qui est une simple loi d'amnistie en faveur des groupes armés et des agents de l'Etat », est-il écrit sur ce chapitre intitulé Processus de réconciliation nationale : déni de droit à la vérité et à la justice.
Il faut certainement respecter cette appréciation des trois organisations signataires qui, du reste, est exprimée par différents acteurs politiques et sociaux en Algérie. Mais il faut relever le manque d'argumentation juridique et politique, voire d'information des signataires sur le sujet. « Nos organisations n'ont de cesse de condamner la consécration de l'impunité et d'appeler à l'abrogation de l'ordonnance 06-01 du 28 février 2006 portant mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Nos organisations considèrent que ce texte viole le droit à la justice, à la vérité et à la liberté d'expression », est-il écrit. Voilà ce qui s'apparente à une « déni », pour ne pas employer « ingérence dans les affaires internes », formule galvaudée. Parce que la Charte pour la paix a été adoptée par référendum, à une très large majorité, par le peuple algérien lui-même.
En outre, une Charte est un cadre global duquel s'inspirent les lois dans le domaine. Elle n'est pas la loi. Elle est source de loi. Elle n'est pas une loi d'amnistie et l'Etat algérien n'a pas prononcé de loi d'amnistie. C'est tout le problème justement. Le contenu et les conditions d'une loi amnistiante en Algérie dépendront du rapport de force et de l'engagement des acteurs sociaux et politiques dans le débat national. C'est pourquoi, écrire que la Charte pour la paix est une amnistie est non seulement une interprétation tendancieuse du texte, mais aussi un faux argument.
Sur un autre plan, celui touchant à l'épineuse question de la migration, les trois organisations signataires de la lettre se disent « préoccupées par la situation des droits des migrants et des réfugiés en Algérie, notamment suite à l'adoption de la loi relative aux conditions d'entrée, de séjour et de circulation des étrangers, dont certaines dispositions violent le droit international ». Sur ce plan, l'Algérie est devenue, comme bien des pays, un pays d'accueil, de transit et pourvoyeurs de migrants.
L'Algérie est entourée de sept frontières et subit l'arrivée de migrants, notamment subsahariens, et fait ce qu'elle peut avec ses propres moyens financiers et humains. Il est certain que beaucoup lui reste à faire pour gérer les flux migratoires, mais n'est pas plus « inhospitalière » que bien des pays, y compris européens. Elle n'a pas signé l'accord proposé par l'UE pour en faire d'elle une frontière forteresse pour l'UE, parce qu'elle considère que la question de la migration doit être traitée par une concertation internationale. L'exemple de nos voisins libyen et marocain qui ont accepté le deal européen sur l'immigration témoigne qu'il ne suffit pas d'ériger des barrières et centres de détention pour atténuer le phénomène des migrations.
Enfin, si les trois organisations signataires ont tout à fait le droit (et le devoir) d'être vigilantes sur toutes ces questions touchant à la dignité humaine, elles gagneraient en poids et en crédibilité en évitant d'être si actives envers certains pays et silencieuses envers d'autres.

lundi 15 juin 2009

Élections : taux officiels et taux réels de participation

par Ali Fkir, 14/6/2009
Le ministre de l'intérieur a évité de donner des détails, même s'ils sont remodelés selon les voeux des tractoristes dont l'une des raisons d'être et de rehausser le taux de participation. Donner certains détails, même refaçonnés, serait un peu plus intelligent pour faire passer la pilule. Mais "l'intelligentsia" du régime préfère se limiter au gros plan, évitant de mettre à nu les rides et autres cicatrices du visage d'un régime décadent.
Taux de participation: 52,4% !! . Un taux brut que le ministre veut nous faire admettre. Les Sahraouis (plus de 65%) ont voté en masse !!
Remarques sur les 52,4%:
- Population marocaine en juillet 2008: 34 343 219 ( google: maroc population). Basons-nous sur 34 300 000
- Supposons que 35% des Marocain-es ne sont pas en âge de voter. Il reste: 34 000 000*0.65 = 22 295 000 personnes en âge de voter.
13 300 000 sont inscrits selon le ministère de l'intérieur.
7 000 000 de votants selon le ministre de l'intérieur.
Donc 6 300 000 inscrit-es ont boudé les "urnes".
Aucune indication sur les bulletins nuls qui sont nombreux (un tiers à Mohammedia).
Supposons qu'il n' y a que 1 300 000 "votes" non valables.
Donc, le nombre de "votants réels", est de 5 000 000.
Le taux de participation effective est:
5 000 000 : 22 295 000 = 22,42%
Je reconnais que ce sont des calculs approximatifs, mais ils sont plus proche de la réalité que ceux du ministère de l'intérieur qui s'est rabattu sur le cafouillage délibéré.
Il est vrai que le taux réel de participation est assez élevé à la campagne: proximité des "candidats", liens familiaux, liens tribaux...
Par contre en ville, le taux ne dépasse pas les 20%. Les travailleurs, la petite bourgeoisie, les intellectuels démocrates...ont boycotté la mascarade. Les votants sont, soit les adhérents des partis en lice, soit des "mal - nourris" qui ont monnayé leurs voix contre une bouchée de pain.
Exemple de Mohammedia:
- nombre d'inscrits: 89 910
- nombre de votants: 24 524
- bulletins nuls: 8000 (en réalité c'est plus)
Votants réels: 16 524
taux: 18,37%
Si on déduit le nombre des habitant-es en âge de voter et qui ne sont pas inscrits (ils sont très nombreux), ce taux tombe vers 10%...

28ème anniversaire des évènements du 20 juin 1981

Le FMVJ et l'AMDH célèbrent le 28ème anniversaire des événements du 20 juin 1981 sous le thème :

Pour la Vérité et contre l'Oubli

20 juin 2009 : Table ronde sur les mouvements de protestation au Maroc
Maison de l'Avocat à Casablanca de 15h à 18h

19h : Sit in devant la caserne de la protection civile de Casablanca

25 juin 2009 : Spectacle de Masrah Yakouta : LUI...!
Rabat, salle Mehdi Ben Barka à 19h.

27 juin 2009 : Table ronde sur les écrits de prison et la mémoire
Siège Central de l'AMDH à 19h.

Mobliisation des réfugiés au Maroc

Mobilisation devant le HCR à Rabat lundi 15 juin 2009 pour demander la réinstallation Devant le HCR à Rabat, le 15 juin. Photos REUTERS/Rafael Marchante



Nous, réfugiés au Maroc, venons nous rassembler pacifiquement devant le HCR pour solliciter notre réinstallation suite à ces raisons suivantes :

Plusieurs années de souffrances, d’expulsions, de refoulements et d’arrestations arbitraires… Un contexte extrêmement difficile où le HCR montre ses faiblesses et son inefficacité dans sa mission initiale de sauvegarde et du bien être des réfugiés.

La non obtention des documents administratifs permettant l’identification de la personne protégée, autorisant son accès au marché de l’emploi et de la libre circulation.

Conditions sanitaires déplorables.

Accès à l’éducation non acquis.

Une intégration vouée à l’échec qui n’entraîne que la négation des Droits de l’Homme.

C’est pourquoi, nous demandons à Monsieur Johannes Van Der Klaauw, directeur du HCR à Rabat, de faire face à ses responsabilités et de nous accorder la réinstallation.


Réveille-toi, Réfugié
Rassemblement de tous les réfugiés au Maroc (RTRM) attire ton attention sur les réalités auxquelles tu es victime. A la question si le HCR va obtenir la carte de séjour pour les réfugiés, M.Johaness a répondu vendredi 08 Mai passé que : « les autorités marocaines refusent de vous livrer la carte de séjours : car selon eux cela vous donne droit à la libre circulation, au travail légal, la possibilité de sortir et de rentrer au Maroc …. »
Et par la suite il dit / »je suis limité pour vous trouver cette carte. »C’est bien que M. Johannes ait reconnu la limite de ses forces et les efforts fournis depuis longtemps qui n’ont pas aboutis .Nous sommes d’accord que l’intégration n’est donc pas possible. Le réfugié ne doit plus rester au Maroc surtout avec toutes les souffrances qu’il a endurées et qu’il continue de vivre.
Réfugié, depuis plusieurs années ta situation de vie ne s’est pas améliorée (vie précaire, objet de multiples maladies….) regardé et parfois rejeté avec mépris.
Tu ne devrais pas être chosifié pour servir aux organismes, car tues un humain qui a le droit à la vie normale comme ces gens, qui font croire qu’ils sont entrain de te défendre, mais plutôt de s’enrichir sur ta tête ;
Regarde un peu comment le soi-disant partenaire incompétents t’accueillent et te traitent : aucune considération, ni respect pour ta personne, ni soi approprié ; A quoi t’attendais –tu du HCR, la carte de séjours ? Tu blagues. Demande si malgré l’implication de l’OMDH ils ont pu obtenir le simple acte de naissance pour les enfants refugiés nés sur le sol du Maroc ? Rien .Le partenaire fait le beau discours, il a beau promettre sans jamais rien réussi. L’AMAPPE bloque les comptes et dit toujours on attend le HCR. Ils savent bien tous la vérité. Mais ils doivent jouer le jeu du HCR puisqu’ils bouffent aussi sur tête. C’est ca le partenariat, la vraie complicité.
Donnons-nous la main pour déjouer tous ces plans et sales politiques du HCR vis-à-vis de ta personne. tu es réfugié comme ceux qui ont été réinstallés. Vous aves tous fui les persécutions, et menaces physiques et tu continues de vivre dans des conditions inhumaines. tu vois bien comment ils font l’arbitraire.
Ils réinstallent par affinité pour ceux qui ont vendu les secrets de leurs amis et frères.
Ils réinstallent par relation extérieures de certaines d’autres institutions qui peuvent dénoncer leur politique sur les réfugiés.
Toi, tu as quelle relation ? Ou bien pourquoi tu devrais servir d’espion pour avoir ce que tu reviens de plein droit ?
Tu as un droit légal à la réinstallation tout en ne vendant pas ta conscience morale.
Réveille-toi réfugié et va défendre ton droit légitimement.
Non ! Ne joue pas l’imbécile heureux. N’accepte jamais d’être réduire au néant. Mieux vaut vivre comme un homme pendant un jour que de vivre comme un mouton pendant cent ans.
Le HCR est prêt pour toute organisation de fêté pour se servir des images et faire croire que tout va bien.
Il finance des milliers d’Euro pour la fête du 20 juin pendant que le réfugié est lui-même entrain de périr. Le HCR ne sait même pas ou tu vis ou comment tu survis. Mais pour leur fête, il t’invite car tu dois servir.

Il n’y a plus vulnérable qu’un réfugié sans papier de séjours, ni de travail, ni de voyage, ni la moindre assistance social.
Vois-tu un peu ou tu vas te faire soigner quand tu es malade ? Centre de L’OPALS : entre pour les séropositifs et malades du sida. Soit on te traite de séropositif ou malade du sida. C’est facile à comprendre.
Souviens-toi si un seul jour au cours d’une consultation un soi-disant docteur ou infirmière t’as approché ou te toucher avec sa main de valeur ; sa main d’homme sur ta peau d’animal. Même le vétérinaire ne traite pas de l sorte le cochon qu’on envoie chez lui.
Tu ne vis pas une vie normale frère réfugié, sœur réfugié. Ils veulent te voir réagir pour savoir si tu aspires ou même si tu connais ce qu’on appelle vivre en tant qu’humain.
Donnons-nous la main pour dénoncer toutes ces manières et sales politiques du HCR vis-à-vis de ta personne.
Ils font tout pour nous diviser pour pouvoir nous contrôler à leur solde. Ils vendent nos images pour faire croire que tout va bien, qu’ils s’occupent de nous. En deux ans la FONDATION ORIENT-OCCIDENT a évolué au HCR car ils ont signé la complicité qu’ils s’appellent partenariat : formation et petit métiers pour endormir ta conscience et en réduisant. Souviens-toi que tu a déjà un métier depuis le pays, mais ils créent les conditions pour te faire oublier ton savoir et te plonger dans de faux espoir et le jour où tu te rendras compte il est trop tard.
Tu vieillis, tu n’as aucune famille car tu n’as aucune femme, aucun enfant et ça, ça ne va jamais changer si tu ne te réveilles pas.
Voici comment la responsable de protection se contredit : « si tu as eu la chance d’avoir la carte de réfugié, la 1ère chose à faire est de chercher à retourner ». Alors la carte de réfugié est donc un passeport de retour et non de protection. Et elle continue « si tu as eu chance d’avoir la carte de réfugié », la carte de réfugié est donc un trophée. M. Johannes en eu sans doute plusieurs pour être le haut responsable aujourd’hui. Tu es le mieux placé pour savoir si tu peux retourner ou pas. Chaque est mieux chez-soi. Si tu es encore ici, c’est parce que le danger que tu as fui est toujours là-bas. Les autorités marocaines ne veulent pas de toi réfugié.
Le HCR joue les sourds pour ne pas entendre ce refrain. Cette raison est largement suffisante
Pour que tu sois réinstallé. ça été les cas en 2005. Pourquoi le HCR n’attend que les autorités marocaines reprennent les opérations forcées contre le droit humain avant de nous faire quitter ici, comme l’as dit Anne Marie ??? « il faut que les refugiés aient des problèmes avec les autorités pour qu’on les réinstalle tous. » De quels problèmes pouvait-elle parler après la non acceptation de leur présence dans le Royaume.
Si non tu vas rester dans cette vie de misère, de malheur où ton droit est le plus bafoué, indigné. Tout simplement parce que tu sers de marchandise ?
Alors, ils continuent de te bloquer. Souviens –toi de la lutte pour l’indépendance. Souviens-toi de ce qui vient de se passer en Guadeloupe pour l’augmentation salariale. Pour te dire que rien ne s’obtient dans la facilité. Réveille –toi, réfugié.
Ton avenir dépend de toi. Va défendre ton droit. Fais – toi entendre, endure, persiste, donne-toi en corps et en âme. Tu obtiendras ton droit à la réinstallation qui te revient de plein droit.
Rassemblement de Tous les Réfugiés au Maroc (RTRM)

Non à l’implantation de l’entreprise israélienne Agrexco à Sète !

par la Coalition contre l’implantation d’Arexco à Sète

JEUDI 25 JUIN GRANDE JOURNEE DE MOBILISATION À MONTPELLIER
A 9H00 RASSEMBLEMENT à l’ouverture de la session du CONSEIL REGIONAL (Antigone, Berges du Lez)
A 18HOO MANIFESTATION CONSEIL REGIONAL (Berges du Lez)
Accueil des MARCHES CONTRE L’APARTHEID EN PALESTINE en provenance de Nîmes et de La Paillade et MANIFESTATION direction COMEDIE

⇒ LA POLITIQUE DES DROITS DE L’HOMME DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LE PARLEMENT EUROPÉEN
En Avril 2002, le parlement européen s’est prononcé pour la suspension des « accords d’association » avec Israël en raison du non respect par Israël des droits de l’Homme. Le 4 décembre 2008 la majorité des élus du parlement européen ont refusé de voter en faveur du « rehaussement des accords de coopération » avec Israël.

⇒ LA POLITIQUE COLONIALISTE DE L’ÉTAT D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES INSTANCES INTERNATIONALES
En juillet 2004 la Cour Internationale de Justice de la Haye (CIJ) condamnait la construction du MUR en territoire palestinien et demandait sa démolition. En décembre 2008, le président de l’assemblée générale de l’ONU, qualifiait d’apartheid la politique de l’Etat d’Israël et appelait à soutenir la campagne non violente de B.D.S. (boycott, désinvestissement et sanctions) à l’encontre d’Israël en réponse à l’appel de 171 organisations palestiniennes.

⇒ GAZA : LA POLITIQUE CRIMINELLE D’ISRAËL CONDAMNÉE PAR LES PEUPLES DE LA PLANETE
En 22 jours 1315 tués dont 433 enfants, 6000 blessés dont une écrasante majorité de civils, et la destruction des habitations et infrastructures de santé d’enseignement, etc. Des millions de personnes ont manifesté pour dénoncer les crimes de guerre commis par l’armée israélienne.

⇒ AGREXCO (exportation de fruits, légumes, vin et fleurs)
C’est l’instrument N°1 de la colonisation dans l’agriculture. L’entreprise est directement liée au ministère de l’agriculture israélien qui la contrôle à 50%. Elle exporte 70% des productions des colonies israéliennes dont celles de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98% de l’eau ! Réduisant à la misère ou à l’exil les paysans palestiniens. La colonisation israélienne interdit toute création d’un Etat palestinien tel que prévu par le droit international.

PAS UN EURO D’ARGENT PUBLIC CONTRE LE PEUPLE PALESTINIEN !
Nous appelons les élus du Conseil régional à refuser ce projet et voter contre !
OUI A LA CREATION D’EMPLOIS RESPECTANT LES DROITS DES PALESTINIENS ET PROTEGEANT LES PAYSANS LANGUEDOCIENS
LE CHOIX DU CONSEIL REGIONAL EST CONTRAIRE AU RESPECT DES DROITS HUMAINS ET S’OPPOSE AU DEVENIR DES TRAVAILLEURS DE LA TERRE
Les importations massives de légumes subventionnés en Israël vont contribuer à accélérer la disparition de centaines d’exploitations de maraîchers et arboriculteurs locaux alors que des dizaines de milliers d’hectares se libèrent pour cause d’arrachage de vignes où pourraient s’opérer des reconversions.

UNE ABSURDITE ECOLOGIQUE
Comment trouver normal avec la crise économique et écologique que nous subissons de faire traverser la Méditerranée à des tomates, des légumes, des fruits, sans parler des fleurs ! De plus, l’agriculture israélienne occupe le 6ème rang mondial pour la culture d’OGM.

L’ARGENT PUBLIC NOUS CONCERNE :
Agrexco arrive aussi attirée par les millions d’aides publiques. La collaboration avec un état colonialiste et raciste ne peut se faire ni en notre nom, ni avec notre argent.
Le Conseil régional prévoit un plan d’investissement de 200 millions d’euros sur 10 ans.
Il ne fait aucun doute qu’il soit possible de mettre en place d’autres projets d’activité, réellement créateurs d’emplois pour le port de Sète, en synergie avec un autre type de développement régional, tant au plan agricole qu’en terme d’infrastructures respectant les droits du peuple palestinien, ainsi que ceux des salariés et paysans languedociens.
Une discussion doit s’ouvrir sans attendre avec les syndicats du port, les syndicats paysans, les associations pour construire un développement portuaire facteur de créations d’emplois et écologiquement compatible (mer-routage, favoriser la sécurité alimentaire) dans le respect des droits humains.

TOUS ENSEMBLE LE 25 JUIN À MONTPELLIER
Les 51 signataires contre l’implantation d’AGREXCO :
AC !, AFD, AFPS, Alternatifs, APJ, APLR, APTI, Esprit Libre 66, Salam,66 ASTI 66, ATTAC 34, CAPJPO, CCIPPP, CIMADE, CJACP, Comités BDS, Coll. Pal11, Coll. Pal. 69, Conf. Paysanne, CREF, CRI, CUALs, E.M, Fédération34, Génération Pal., Identité plur., IJAN, Femmes en Noir, Les VERTS LR, LDH,30,34, MAN, MDPL, MIB, MIR, MdlP, Motivés34, NPA, PPV11, PARASOL, PCF, PG, P.Ethique66, Résistance.30, Résist. Pal 69, Stop Apartheid31, Sud éduc. 11, UCCFMM, Solidaires 34, UJFP, Vivre en Paix.
CONTACT :
coalitioncontragrexco@gmail.com
NOTE DE SOLIDMAR : Il ya quelques mois, les ports français sont passés sous l'autorité des régions. Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche (exclu du parti socialiste pour propos racistes), s'est empressé de faire un deal avec l'entreprise israélienne AGREXCO. Georges Frêche est un partisan inconditionnel de l'État d'Israël. Voici un exemple de ses "positions":
“Ici nous sommes une zone libérée d’Eretz Israël depuis trente ans”
Le discours halluciné de Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, le 24 juin 2007
Transcrit et présenté par Fausto Giudice,
http://azls.blogspot.com

Montpellier, capitale de la région Languedoc-Roussillon, est
jumelée depuis le 24 mai 1983 avec Tibériade, « capitale de la Galilée », en Palestine occupée. Le 24 juin dernier, Georges Frêche a tenu le discours qu’on lira ci-dessous, au parc Grammont de Montpellier, à l’occasion de la « Journée de Jérusalem ». Georges Frêche est le président (élu) du Conseil régional du Languedoc-Roussillon. Il est aussi président de la communauté d'agglomération de Montpellier et membre du conseil municipal de Montpellier. Il a été maire de Montpellier de 1977 à 2004. Georges Frêche a 69 ans : diplômé d’HEC, il est spécialiste de droit romain et a enseigné l’histoire du droit à l’Université de Montpellier. Il est donc tout sauf un analphabète. Militant anticolonialiste pendant la guerre d’Algérie, Georges Frêche a été maoïste de 1962 à 1967 puis s’est engagé dans la SFIO, qui deviendra le Parti socialiste en 1971. Confronté à un électorat dominé par les Pieds-Noirs (les rapatriés d’Algérie) – Montpellier compte la plus importante communauté pied-noir de France -, il a rapidement fait appel à des anciens de l’OAS pour recueillir leurs voix, et développé des positions pro-Algérie française, allant jusqu’à lancer un musée de la « présence française en Algérie » et à soutenir la loi sur les « aspects positifs de la colonisation », adoptée au Parlement français en 2005 et abrogée par Jacques Chirac en 2007.
Il a été exclu définitivement du Parti socialiste le 27 janvier 2007, pour des propos jugés « non compatibles avec les valeurs d'égalité et de respect des droits humains ». Il avait déclaré le 11 février 2006, à l'occasion d'un dépôt de gerbe devant la stèle de Jacques Roseau, porte-parole d'un mouvement pied-noir assassiné en 1993, à l’adresse d’un groupe de harkis récemment passé à l'UMP qui le prenait à partie : « Vous êtes vraiment d’une incurie incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Faut-il vous rappeler que 80 000 harkis se sont fait égorger comme des porcs parce que l'armée française les a laissés ? Moi qui vous ai donné votre boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les vôtres ! Voilà, voilà… Allez, dégagez ! »
Le 24 juin 2006, lors du spectacle d’ouverture du festival Montpellier Danse qui était assuré par une compagnie israélienne, Georges Frêche a comparé Montpellier à « un poste avancé de Tsahal », l’armée israélienne. Selon le quotidien Midi libre, ces propos, prononcés lors du dîner de gala qui a suivi le spectacle, auraient conduit le chorégraphe français Boris Charmatz à « ostensiblement quitter les lieux, avec toute son équipe ».
Et le 24 juin 2007, Georges Frêche a tenu un nouveau discours dans lequel il n’en rate pas une : s’adressant à un public mêlé d’Israéliens, de Français juifs et non-juifs, il salue en Nicolas Sarkozy le « premier Président juif de la république », il qualifie les Palestiniens de « Cisjordaniens », salue la construction du Mur d’apartheid et se prononce ouvertement en faveur du transfert des Palestiniens vers les pays arabes voisins et de « frappes aériennes » (chirurgicales, cela va sans dire) israéliennes contre l’Iran, sur le modèle du bombardement de la centrale nucléaire irakienne d’Osiris. Ce discours n’a pas suscité le scandale qu’avaient suscité ses propos sur les harkis.
Aucune association antiraciste n’a déposé de plainte. Les seuls à le faire ont été les militants d’extrême-droite de l’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l'Identité Française et chrétienne), une association dirigée par l’intégriste Bernard Antony.
Le silence qui a accueilli ce discours de Frêche est aussi sinon plus éloquent que ses propos. On ose à peine imaginer le tohu-bohu qu’auraient suscité les mêmes phrases prononcées par quelqu’un d’autre, Jean-Marie Le Pen par exemple.

Le discours
« (…) Depuis 24 ans que ce jumelage existe, nous avons fait beaucoup de choses, mais on a essayé aussi de renforcer la bibliothèque de français de Tibériade, qui est la plus importante d’Israël. Alors j’espère que ces liens d’amitié continueront avec Hélène Mandroux* et je n’en doute pas, sachez qu’en ce qui concerne la région, vous pouvez aussi compter sur nous.(Applaudissements) Hélène était là lors de la dernière guerre et moi, je me souviens d’être (sic) à Tibériade lors de la Guerre des Six Jours et c’est là que je me suis fait un ami ! Je vais vous dire qui c’est : Nicolas Sarkozy ! Ha ha ha ha. Eh oui, parce qu’on n’est pas du même bord, mais pour Israël, on est du même bord (applaudissements).
Et je suis ravi que, pour la première fois, la France ait élu au suffrage universel direct – ce sera mon bonheur, dans mon malheur (rires) – ait élu un Juif (sic) Président de la République. (applaudissements) On avait eu Léon Blum et Mendès-France Premiers ministres mais on n’avait jamais eu un Juif élu au suffrage universel. C’est un beau succès. Et en plus, avec Kouchner comme ministre des Affaires étrangères, qu’est-ce vous voulez de plus ? Haha.
Alors je vais dire à mon ami Kouchner : et quand c’est que tu reconnais Jérusalem, capitale d’Israël ? Ça sera le début des difficultés. Ha ha ha ha.
Bon, eh bien, voici quelques mots. Et puis je voudrais vous dire aussi deux trois mots d’Israël avant de parler de Montpellier. Je suis heureux qu’un homme que j’aime beaucoup – je ne peux pas dire que je suis un ami, il faut pas exagérer, mais je l'ai rencontré cinq ou six fois -, un des vétérans de d’Israël, de la fondation d’Israël, Peres, je suis heureux qu’il ait été élu Président de la République. Ça me fait très plaisir et j’espère le saluer lors de ma prochaine visite en Israël.
Et puis j’ai un autre ami, mais je ne vais pas me mêler de vos affaires intérieures, mais je connais bien l’ami Barak et je suis heureux de voir sa récente nomination à la tête d’un parti israélien que j’aime. Donc, voilà quelques mots sur l’actualité d’Israël.
Pour ce qui concerne l’essentiel de ce pays – vous savez qu’ici nous sommes une zone libérée d’Eretz Israel depuis trente ans -, alors, je voudrais vous dire que nous, pour le mur que vous érigez, contre les attentats, à l’époque où tout le monde hurlait, nous avons ici, à Montpellier, soutenu la faction de ce mur, parce que bien sûr, je sais bien que ça ne faisait pas un plaisir fou aux Israéliens de faire un mur, mais c’était la seule façon d’éviter des dizaines de victimes innocentes, semaine après semaine.
Ce mur était justifié et il est tellement justifié qu’il a fait tomber de façon extraordinaire le nombre des attentats meurtriers en Israël. Alors, ce que je vous souhaite un jour, la paix revenue, c’est que vous le détruisiez, mais pour le moment, finissez-le. Si malgré tout, vous pouvez un jour, dans deux ans, dans cinq ans, dans dix ans – parce que c’est un long processus – vous pouvez un jour faire la paix avec les Cisjordaniens d’Abou Mazen, c’est tout le bonheur que je souhaite à Israël, parce que je sais qu’Israël, c’est un petit État, qui a quelques millions d’habitants, au milieu de plus de 200 millions d’Arabes, qui ont toutes les terres qu’il faut pour assurer le développement.
D’ailleurs regardez, les seuls qui aient laissé les Palestiniens dans les camps, c’est les Libanais, mais ailleurs, les Palestiniens, qui sont souvent des gens intelligents, se sont investis dans la population et le développement économique, en Égypte, en Jordanie, voire en Syrie. Ils peuvent le faire demain au Liban, parce que je ne pense pas qu’on puisse faire des échanges de population et de ce point de vue, je pense que la position d’Israël, en droit international, est juste.
Donc, voilà les mots que je voulais vous dire et je suis heureux de voir que le danger s’éloigne. Certes, les Iraniens sont de dangereux adversaires, ils sont en train de se doter de la bombe atomique, et c’est pour Israël un danger permanent et constant, auquel votre gouvernement est sensible, et je comprendrais éventuellement un jour –je me souviens de la centrale Osiris – toute mesure préventive éventuelle.
Mais le fait que la menace s’éloigne des chiites... des sunnites vers les chiites, qui malgré tout sont plus loin, pour Israël, ce n’est pas une garantie de sécurité absolue, parce que l’Iran est une puissance dangereuse. Mais c’est quand même un souffle un peu meilleur, parce que l’Iran est plus loin que la Jordanie ou l’Égypte. Vous avez réussi en Israël, je m’en félicite, à établir au-delà des difficultés, avec l’Égypte des liens qui ne sont pas parfaits, mais qui sont bons. Ces liens ont lieu aussi avec la Jordanie. J’espère qu’un jour – ce sera plus difficile – vous les aurez avec la Syrie et comme ça, vous continuerez à éloigner le danger d’Israël.
En tout cas, je voudrais terminer en vous disant que, ici, à Montpellier et dans la région, nous sommes nombreux, parce que nous avons avec la terre d’Israël des liens charnels. Mon père est mort peu avant d’être fait Juste, mais moi dans ma famille, j’ai connu les Juifs quand j’avais trois ou quatre ans, quand mes parents accueillaient des Juifs en fuite vers l’Espagne, dans notre maison de Puylaurens et après, nous avons salué le départ de l’odyssée de Sète vers Chypre et vers Israël, depuis les camps de Viols-le-Fort ici, où ceux qui sortaient des camps de concentration ont trouvé une terre et un pays en Israël et c’est au nom de cela que nous Français, tous ceux qui se réclament de l’âme de la Résistance, et je voudrais vous dire, moi qui ne suis pas de son bord, alors qu’il vient de quitter le pouvoir, je voudrais saluer l’ancien président de la république Jacques Chirac, qui a eu le courage, pour la première fois en France de condamner le régime de Vichy (applaudissements). Ça c’est une avancée historique essentielle (…) »
Transcription à partir de l’enregistrement vidéo réalisé par Jean-Marc Sroussi (voir sur
http://www.dailymotion.com/tag/sionisme/video/x2lk7h_georges-freche-discours-sur-israel_news)
* Le docteur Hélène Mandroux a succédé à Georges Frêche comme maire de Montpellier
Source :
Basta ! Journal de marche zapatiste Article publié le 7 août 2007
***
AGREXCO
Par ISM
L'office national des exportations de produits frais israélien, AGREXCO, créée en 1957, est aujourd'hui l'un des plus gros groupes d'exportation de produits agricoles dans le monde. AGREXCO est une société gérée par le ministère de l'agriculture israélien et des entreprises agricoles à raison de 50% chacun. C'est une organisation sans but lucratif qui distribue les récoltes entre les deux groupes de co-propriétaires. Les 8 représentants des exploitants agricoles chez
AGREXCO siègent ensemble pour les 12.000 exploitants qui livrent des produits à l'organisation. Agrexco Ltd est le plus gros exportateur israélien de produits frais.
Exportant sous le label CARMEL, Agrexco commercialise plus de 300.000 tonnes de produit frais par an dont 20% de fruits, 10% de citrons, 30% de légumes, 30% de fleurs, 4% de produits divers et plats cuisinés, et 6% de plantes et matériels divers
Outre les deux centres de ventes en Israël (Tel Aviv pour les fruits, les légumes et d'autres produits alimentaires, et l'aéroport de Ben Gourion pour les fleurs, les plantes, et les bulbes), AGREXCO est aussi présent sur le marché international avec des bureaux à Copenhague, Rotterdam, Zürich, Cologne, Frankfurt, Londres, Milan, Paris et New York.
En Europe, Marseille est le port par lequel passe 80% des exportations européennes d'AGREXCO.
Le terminal d'AGREXCO à Marseille est situé :Porte n° 4 – Quai des ContainersQuai Carmel – Port de MarseilleMarseille
AGREXCO est également installée à RUNGIS :Agrexco France S.A.R.L. 16, Rue du Séminaire 94153 Rungis Cédex Téléphone 01 41 80 82 82 Fax 01 46 86 99 59
L'exportation par Agrexco de marchandises provenant des colonies de Cisjordanie sont vendues illégalement en tant que "Produits d'Israel", tirant ainsi bénéfice des termes de l'échange préférentiel que l'Europe accorde aux importations israéliennes.
Au cours d'un procès en Grande-Bretagne, Carmel Agrexco a révélé qu'il possédait des usines d'emballage dans les colonies illégales israéliennes de Mekhora, de Mehola, d'Argaman, de Ro'I, d'Hamra, de Gaddid et de Bet Ha Arava situées dans la Vallée du Jourdain. Ces colonies font fortune aux dépends de la population palestinienne locale.
Amos Orr, le directeur général d'Agrexco Royaume-Uni, a indiqué devant le tribunal que les importations d'Agrexco représentaient
entre 60 et 70% de l'ensemble des productions cultivées dans les colonies illégales installées dans les territoires occupés. En même temps, les forces israéliennes ont bloqué les exportations palestiniennes pour des 'raisons de sécurité.'

Les produits sont labellisés ‘CARMEL’, JAFFA ou STAR RUBY par Agrexco.

Les paysans palestiniens qui veulent exporter n'ont pas le choix: sans AGREXCO, avec toute son infrastructure et son réseau (entrepôts frigorifiques et usines de conditionnement installées dans les colonies, représentants à l'étranger, accès préférentiels aux aéroports), ils ne seraient pas en mesure d’exporter. Ils peuvent ainsi compenser les nombreux "contrôles de sécurité" Ensuite, grâce à leur label israélien, ces produits bénéficient des tarifs favorables d'importation en Europe qui sont repris
dans la convention d'association signée entre Israël et l'UE.
Pourtant, l'accord stipule que les produits provenant des Territoires occupés ne sont pas concernés par la Convention. Israël est donc en infraction par rapport à la convention d'association et risque de ce fait une taxe supplémentaire de 14%.
Bien que l'Europe n'ait pas encore imposé cette taxe supplémentaire, Israël perçoit une taxe de même montant à titre conservatoire aux producteurs palestiniens (Palestinian Authority Tax).A la suite du Désengagement, la société Agrexco a accepté de continuer à exporter les produits agricoles de Gaza, cultivés par les Palestiniens, mais Agrexco fixe les prix à l'avance.
Selon
un article paru dans l'Express le 20 octobre 2005, "Les paysans palestiniens n'ont aucun moyen de peser sur les prix, fixés par leur partenaire israélien.Agrexco maîtrise l'ensemble du circuit de commercialisation, des camions réfrigérés aux avions-cargos. Chaque semaine, ils nous envoient un fax précisant le prix, qui peut varier de 2 à 4 dollars le kilo, et les références des cultivateurs sélectionnés."
Agrexco possède également ses propres bateaux : "
Carmel Ecofresh... un concept révolutionnaire pour la réfrigération de cargaison" est le dernier né de sa flotte (3 jours pour relier Ashod-Marseille avec 42000 palettes de primeurs et 850 slots de conteneurs).Produits commercialisés sous la marque : Carmel Légumes (tomates cerises, céleri, maïs doux, ...), fruits (avocats, pamplemousses, ...), vin, cognac, liqueurs, jus de fruits, fleurs...
Agrexco importe aussi des dattes "Jordan River" ou "Jordan Plains". Les principales variétés de dattes cultivées dans la Vallée du Jourdain sont les "Medjoul" et "Deglet Nour"..
Environ 150 tonnes par an de la variété
de dattes "Bahri" sont importées en France par Agrexco et Hadiklaim.
En 2002, le montant total des importations françaises en provenance d'Israel s'élevaient à
821 millions d'Euros !
En 2004, le montant total des importations françaises en provenance d'Israel s'élevaient à 73,2 millions de dollars !

dimanche 14 juin 2009

Procès de Mustapha Addari et du journal Al Michaal

Mardi 16 juin, à partir de 9H, au tribunal de Aïn Sbaa/Casa,passeront en jugement, notre camarade ADDARI MUSTAPHA president de la section AMDH/KHENIFRA et le directeur du journal AL MICHAAL, pour avoir "osé" denoncer haut et fort les agissements de Hafsa AMAHZOUNE, souvenez-vous,celle dont un des derniers méfaits fut de taillader le visage d'une avocate
Lundi 15, au siège centrral de l'AMDH (1,rue akensous) à 10h,sera organisée une conference de presse avec presence des victimes de Hafsa AMAHZOUNE..
c'est le monde à l'envers!!!!
soyons là,toutes,tous ceux et celles qui croient en la justice,en le droit,en la democratie
ne laissons pas faire,encore un fois,le despotisme et l'arbitraire.........
samirak

Résultats des "élections" à Mohammedia

Données relatives aux"élections" à Mohammedia- ville:
- Inscrits : 89 910
- Votants: 24 524, taux de participation 27%
- Bulletins nuls: autour de 800
Taux de paricipation effective: autour de 18%
Sachant que des milliers de personnes avaient refusé de s'inscrire dans les listes électorales. On peut dire (sans grave erreur) que le nombre des habitants de Mohammedia en âge de voter et qui ont réeellement exprimé leurx voix se situe aux environs de 10% sinon moins. Voilà les élections makhzaniennes.
- Nombre de sièges à pourvoir: 43
- Répartition:
RNI: 17
Tracteur (Parti Authenticité et modernité de Fouad El Himma): 16
USFP: 10 (il a sauvé sa peau:il a perdu 4 sièges par rapport aux élections de 2003)
- L'alliance de la gauche radicale: chiffre insignifiant moins de 700 voix et donc moins de 1%
- PJD, PI...: 0 siège
TREMBLEMENT POLITIQUE!
Bravo les masses populaires et ANNAHJ ADDIMOCRATI qui ont boycotté la mascarade dont le ministère de l'intèrieur maîtrise toutes les combines.
Ali Fkir, 13/6/2009

samedi 13 juin 2009

Un chercheur inquiété pour islamophilie

par Pierre Assouline, 10/6/2009

Au moins, l’affaire Geisser aura-t-elle eu la vertu de révéler au grand public la présence d’un type de fonctionnaire inconnu dans le monde de l’Université et de la Recherche : le fonctionnaire de sécurité de défense dit FSD. Il en est un, effectivement préposé au CNRS, du nom de Joseph Illand. Que fait-il ? Il surveille les travaux des chercheurs afin d’y relever tout ce qui pourrait nuire à la sécurité et à la défense de la France, ainsi qu’il s’en expliquait
ici. Ce qui n’est pas inutile en temps de terrorisme. Seulement voilà, il semble que M. Illand ait été tellement zélé que son rapport sur Vincent Geisser, politologue à l’Irenam (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman) d’Aix-en-Provence, ait conduit à une possible sanction contre celui-ci. Motif : islamophilie. Pièce à charge : son livre La Nouvelle islamophobie (La Découverte, 2003). Vincent Geisser sera fixé le 29 juin; ce jour-là, il comparaîtra devant une commission du CNRS pour “manquement grave” à l’obligation de réserve à laquelle sont tenus les fonctionnaires. Voilà une conception du métier qui ne manquera pas d’enrichir le débat ouvert depuis plusieurs mois par le gouvernement sur les conditions et la finalité du métier de chercheur.
Ce M. Illand est doté d’un réel pouvoir si l’on en croit ce qu’a confié le chercheuse Françoise Lorcerie à
Libération :”Quand on part en mission à l’étranger dans des pays sensibles, on est obligés de lui communiquer nos plans de mission: qui on va rencontrer, où on va loger. Et on doit avoir son autorisation pour partir». Or il se trouve que Vincent Geisser travaillait depuis quelques temps avec son laboratoire sur une vaste enquête consacrée à l’apport des universitaires maghrébins au rayonnement de la recherche française dans le monde, notamment dans les sciences fondamentales. Il se plaint d’être l’objet d’un véritable harcèlement moral depuis cinq ans de la part de ce surveillant au nom de l’impératif sécuritaire. C’est pourquoi ceux nombreux qui le défendent, à commencer par sa collègue l’historienne Esther Benbassa, estiment que cette affaire va au-delà du cas Geisser :”Elle traduit l’intrusion inquiétante de logiques policières et sécuritaires au sein même des milieux scientifiques et universitaires, dont la finalité est de contrôler la production et la diffusion du savoir”. Le politologue Olivier Roy, également spécialisé sur le monde arabo-musulman, va plus loin encore puisqu’il évoque une attaque systématique envers les chercheurs qui refusent les clichés sur l’Islam :”En 2007-2008, j’ai reçu un mail signé du haut-fonctionnaire de défense me reprochant de mieux traiter l’islam que le christianisme. Estimant que cette personne n’avait pas à faire état de ses fonctions en exprimant ses opinions personnelles à l’encontre d’une fonctionnaire sur qui il pouvait avoir autorité, et en accord avec mon directeur de laboratoire, j’ai ignoré ce message et je l’ai mis en spam. Il apparaît maintenant qu’il s’agissait d’une sorte de provocation et je regrette d’avoir traité cette affaire simplement par le mépris”.
Que Vincent Geisser, chargé de recherche au CNRS et président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI), spécialisé depuis des années sur les migrations intellectuelles entre l’Europe et le Maghreb, soit un chercheur engagé, voire même “exalté” dans ses engagements selon un ancien élève admiratif, que sa proximité avec son sujet lui ait conféré une réputation d’islamophile, qu’il ait exprimé à plusieurs reprises sa défiance dans des courriers ou des prises de parole sur l’ingérence de ce fonctionnaire “Sécurité et Défense” dans ses travaux et ceux de ses collègues, tout cela ne fait guère de doute. Mais si un tel comportement devait justifier une quelconque sanction à son endroit, alors on peut prédire de “beaux jours” à un certain nombre de chercheurs français dans leur vie quotidienne. Ce qui n’a pas échappé à nombre de collègues de Vincent Geisser qui se sont immédiatement mobilisés (
lettre ouverte à la ministre et pétition) pour le soutenir. Toutes sensibilités confondues, cela va de soi.

Résultats des élections communales

par Mohammed Hifad
On vient d'annoncer les résultats des elections communales avec une participation de 51 % représentant 6.800.000 votants sur 13.360.219 inscrits .Bien sûr , les responsables et les partis , rendus malades par les résultats des dernières législatives , avec 80 % d'abstentions, jouent le jeu des chiffres pour maquiller l'acablante réalité de 30 % sans compter les bulletins vides ou annulés.
En réalité , les services de l'int2rieur ont vite oublié les 7 millions de Marocains qui ont boycotté les listes electorales , disons 6.640.781 sur 20.000.000 d'electeurs qui devraient , dans une situation normale , figurer sur les listes électorales.
Pour avoir une idée précise de ce qui se passe et faire la part des choses d'une manière objective, il faudra :



1/faire une moyenne de participation dans les villes où le niveau économique et politique de la majorité des habitants est passable;

2/faire une moyenne de participation dans les campagnes où les habitants sont analphabètes et votent encore pour la personne (un(e) parent(e),un notable du village ou pour celui ou celle qui paie le plus ) et non pour le parti dont ils ignorent jusqu'à l'existence;


3/ et faire une moyenne de participation pour les provinces du Sahara aux conditions particulières ;C'est force de constater que l'élite et les jeunes , en ville et à la campagne, ont boycotté ces élections .La seule chose positive reste l'élection d'un grand nombre de femmes : dernier recours d'un système en agonie.

Source : http://hifadmed.blogspot.com

Quelle que soit l'issue de ces fameuses élections communales...

par Belmaïzi
Quelle que soit l’issue de ces fameuses élections communales, le signe, claire et sans ambiguïté, est donné par les mouvements sociaux qui contestent le mensonge, la manipulation, le féodalisme, la monopolisation des richesses et le gaspillage des deniers publics, et qui demandent une nouvelle gouvernance, une démocratie participative, un Etat de droit.

Et tout démocrate, qu’il soit d’une obédience ou d’une autre – (notamment, et surtout, les petites formations de gauche qui pensent et rêvent en miroitant la réflexion autour cette idée insensée de « changer les choses de l’intérieur »… sans tirer les leçons des « erreurs du passé », alors qu’ils ne font que déforcer de l’intérieur une véritable gauche qui devrait être soudée autour des idéaux justes et des aspirations des mouvements sociaux) – a la responsabilité et le devoir de soutenir et de rejeter l’hystérie orchestrée autour de Annahj Addimoucrati. Car Annahj addimoucrati, que l’on soit d’accord avec ses orientations ou non, est une formation politique ancrée dans l’Histoire du Maroc et qui porte avec sérieux, compétence et abnégation les aspirations des mouvements sociaux…

Quelle que soit l’issue de ces fameuses élections communales, le pouvoir est sommé de changer de cap, de se défaire de sa folle tactique de la politique de « la terre brûlée ». L’Etat et son élite doivent assimiler une fois pour toute que le Maroc a bien changé, et que l’autoritarisme féodal ne peut en aucun cas réutiliser la répression des années de plomb. Ce sera à coup sûr sa perte avec le pire des déluges.

Est-ce sur le jeu de l’« Après moi le déluge » que l’élite et l’Etat misent le tout ?!!

vendredi 12 juin 2009

Pourquoi ne nous écoutons-nous pas ? Pourquoi ne nous écoutons-nous pas ?

par Mohammed Hifad, 7/6/2009
Au Centre de Formation d'Instituteurs et d'Institutrices(CFI) , j'avais l'habitude d'organiser des discussions entre mes stagiaires à propos d'un sujet d'actualité. A la fin de chaque séance , je donne la parole à chacun d'entre eux pour qu'il fasse un bilan oral ou écrit de cette discussion. Chacun d'entre eux rapporte sa propre intervention et quelques vagues bribes de celles de ses collègues.J'ai constaté la même chose au sein des associations et des partis puis au niveau de la population d'un village, d'une ville , d'une région et de tout un peuple.
En principe , nous devenons solidaires par exemple:
a) Pour défendre notre terre familiale , régionale ou nationale;
b)Pour défendre notre population;
c)Pour défendre notre organisation politique et nos intérêts économiques.
d)Pour défendre notre langue,notre culture et religion;
e)Pour défendre nos droits sur le plan économique,politique,social,juridique et humain;
f)Pour faire face aux conflits,aux maladies et aux catastrophes naturelles;
g)Pour réaliser des travaux difficiles;
h)Pour partager nos moyens sur le plan matériel et économiser de l'argent etc.
A l'arrivée des Français au Maroc , ils ont méthodiquement tout mis en oeuvre pour saper les fondements de notre solidarité à tous les niveaux.Toutes les zones où ils ont rencontré une grande résistance sont laissées pour compte pendant toute la période du protectorat et nos concitoyens, d'une manière consciente ou pas, ont continué la même politique après l'indépendance.Ce n'est plus l'intérieur du pays où sont accumulées les richesses : c'est sur la côte que sont installées les grandes villes,les grandes usines , les grands ports et aéroports dans la mesure où c'est facile d'accés pour une intervention par la mer.Il suffirait d'un tsunami de la grandeur de celui de 1755 pour porter un coup fatal à toute l'économie du pays. Les routes sont exprès tracées de façon à être éloignées des zones de résistance et près de pauvres villages pour utiliser ces derniers contre les notables de l'intérieur opposés au protectorat.Nos caids et moqadems ne sont plus élus par la population : c'est l'administration coloniale qui nomme les caids , souvent des notables collaborateurs , lors de la guerre d'occupation. Le caid et l'instituteur arabophones sont envoyés en zone amazighophone et le caid et l'instituteur amazighophones sont nommés en zone arabophone : c'est la garantie pour qu'ils ne se solidarisent pas avec leurs administrés ou élèves .Nos concitoyens n'ont rien changé à cette pratique après l'indépendance. C'est juste à peine qu'ils tolèrent la désignation d'un khalif originaire de la région, au bas de l'echelle, en zone amazighophone.
Dans les écoles , sans parler des contenus, on procède à un véritable dressage des enfants pendant des années. Les élèves sont disposés en rang parallèles qui ne se rejoignent jamais.On sanctionne sévérement l'élève faible qui demande l'aide de son camarade immédiat : on le traite de tricheur , puisqu'il copie sur son voisin et vole un bien qui ne lui appartient pas : on lui confectionne un bonnet d'âne et on le fait circuler dans toutes les classes.
On gratifie de manière individuelle le bon élève par de bons points qu'il peut échanger à la direction contre du chocolat, des livres ou un billet de cinéma. L'élève soumis à ce dressage diabolique pendant des années sera définitivement incapable de s'intégrer dans un groupe ou d'être solidaire avec les autres.
J'imposais à mes stagiaires le travail de groupe pour le moindre exercice: chaque groupe doit trouver une partie de la solution.Celui qui a besoin de mon aide ou de celle de ses collègues , il peut le faire même le jour de l'examen.
J'ai toujours soutenu qu'il faut changer notre mode d'évaluation et l'adapter à la situation en question, en fonction du but recherché. Un élève faible a le droit de demander de l'aide à son camarade immédiat ou dans le reste de la classe : c'est au professeur d'adapter son évaluation à cette situation et inculquer aux jeunes, comme nos ancêtres , des reflexes de solidarité.Si la France avait procédé ainsi, c'est pour rendre les Marocains incapables de se solidariser, de prendre des initiatives ou de créer et leur inculquer l'esprit d'assistés. Malheureusement , c'est le même système qui sévit encore dans nos classes après quarante et quatre années d'indépendance.Les responsables actuels y trouvent-ils leur compte ou restent -ils encore indépendants?
Par expérience , je ne m'étonne pas lorsque je constate que ne nous écoutons pas. Il ne faut donc pas rejeter la faute sur les Arabes ou les Amazighs qui deviennent comme eux .On ne peut pas, dans ce contexte , citer Ibn Khaldoune : " les Arabes se sont entendus pour ne jamais s'entendre.".
Il s'agit là d'une réalité artificielle , mise au point par les colons pour défigurer complétement notre solidarité, notre éducation, notre culture, notre démocratie de la Jmaâ et détruire toute résistance chez nos concitoyens, sur le plan individuel et collectif.
Chacun d'entre nous doit procéder à sa propre réeducation et surveiller ses faits et gestes dans ce sens et commencer par faire son autocritique.

Report du procès des militants d'Annahj à Casa

par Ali Fkir, 12 /6/2009
Les 7 camarades d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (arrêtés à Casablanca au cours de la distribution de l'appel d'ANNAHJ au boycott de la mascarade du 12 juin) le mercredi 10 et poursuivis sur la base de l'article 90 du code électoral, ont vu leur procès reporté au vendredi 26 juin 2009.
Étaient présent-es au tribunal de 1ère instance de Aïn Sebaa (e vendredi 12 juin 2009) des dizaines de militant-es de diverses sensibilités politiques et syndicales. Plus de 50 avocats se sont portés volontaires pour assurer la défense. Des dizaines d'autres sont attendus.


Communiqué de La Voie Démocratique Paris Île-de-France, 11/6/2009
Le 12 juin 2009 se déroulent les élections communales caractérisées par la continuité du bloc au pouvoir légitimé par la constitution de 1996 qui est octroyé et non démocratique au profit de la mafia makhzanèene qui lui permet l'impunité des crimes politiques économiques et sociaux.Cette élection qui ressemble aux précédentes qui se déroule entre des listes frauduleuses avec un découpage électoral favorable aux patrons et autres serviteurs dévoués au bloc social au pouvoir, Dans ces conditions, le régime s'abat avec sauvagerie sur le parti de la Voie démocratique, il s'ensuit :
- Notre privation des médias publics pour exprimer nos positions de boycott des élections ;
- L'interdiction de nos réunions publique avec les masses ,
- La répression des rassemblements d'indignation régionale organisé sous le slogan : « la voie démocratique proteste pour de son droit au médias publics et appelle au boycott des élections communale du 12 juin » ;
- Arrestations des militantes et militants de la voie démocratique partout au Maroc,- Interrogatoire du secrétaire national de la Voie Démocratique Abdellah El Harif,
- Détention des dizaines de militants,
- Jugement des sept militants de la voie démocratique demain le jour d'élection.
La Voie démocratique à Paris condamne la répression sauvage du régime marocain contre la Voie Démocratique ;
- Demande à l'Etat marocain l'arrêt immédiat des jugements, poursuites et intimidations contre nos militants
- L'établissement de son droit aux médias publics
- Il exprime sa solidarité absolue et sans conditions avec ces camarades et la poursuite de la lutte et la résistance dans le but de construire la démocratie et le socialisme.

Rapport d'enquête sur le "délit de solidarité" en France

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), publie aujourd’hui un rapport d’enquête sur les entraves aux défenseurs des droits des migrants en France, intitulé « Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants.

Un Etat bénéficiant d’institutions démocratiques solides et éprouvées est-il une garantie de sécurité et de sérénité pour les défenseurs des droits de l’Homme qui y travaillent ? Alerté par la Ligue française des droits de l’Homme (LDH), l’Observatoire a mandaté une mission internationale d’enquête chargée d’examiner les conditions d’exercice de la défense des droits des migrants en France.

La mission, qui s’est rendue en France du 17 au 25 mars 2009, s’est penchée sur la situation des personnes physiques et morales qui apportent une assistance aux étrangers en situation irrégulière en France, qu’il s’agisse des personnes qui s’opposent à certaines reconduites aux frontières, des associations qui fournissent une assistance juridique en centre de rétention ou dans les zones d’attente, des acteurs institutionnels ou associatifs en contact avec les étrangers (tels les lieux d’hébergement et de soin), ou encore les acteurs chargés du maintien de l’ordre et de la justice.

Les conclusions du rapport d’enquête sont inquiétantes : dérapages liés à la « culture » du résultat, objectifs chiffrés d’interpellations d’« aidants », pression permanente sur les personnes en contact avec les étrangers, favorisés par une législation imprécise et stigmatisante. Les cas recensés d’arrestations, voire de poursuites, de personnes ayant porté assistance à des étrangers permettent de conclure à l’existence, en France, d’un climat défavorable à la défense des droits des étrangers et ne peuvent que participer à une pression dissuasive forte. Cela est en contradiction flagrante avec la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme et l’Observatoire considère nécessaire de saisir, outre les autorités françaises concernées, les instances et mécanismes de protection des droits de l’Homme aux niveaux international et européen.

Lire le rapport
FRANCE: Délit de solidarité - Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants - Rapport de mission internationale d'enquête

jeudi 11 juin 2009

Une étudiante jugée pour avoir manifesté

par Lara Mace, bakchich.info, 11/6/2009



Ce jeudi s’ouvre à Marrakech le procès d’une militante de gauche, Zahra Boudkour, et de dix étudiants. Leur crime ? Avoir manifesté après l’intoxication de plusieurs de leurs camarades.
Ce jeudi devrait s’ouvrir devant la Cour d’appel de Marrakech le procès de Zahra Boudkour, plus jeune détenue d’opinion du Maroc, et de dix autres jeunes étudiants. S’il s’ouvre, ce procès, qui a déjà été reporté à plusieurs reprises, mettra une fois de plus en lumière les dysfonctionnements de la
justice marocaine, impitoyable avec les petits et complaisante avec les puissants.
Rappelons les faits. En mai 2008, une vingtaine d’étudiants de Marrakech consomment un jus de fruit périmé et, sérieusement intoxiqués, doivent être hospitalisés. L’établissement de soins réclame 1000 dirhams – une petite centaine d’euros – à chaque étudiant, une somme trop élevée pour ces jeunes issus de familles modestes. Une marche de 3.000 étudiants démarre alors le 14 mai. Les CMI (compagnies mobiles d’intervention) s’en donnent à cœur joie et tapent sur tout ce qui bouge. Abdelkader Bahi, un étudiant en droit, tombe du quatrième étage d’un bâtiment de la cité universitaire et se trouve aujourd’hui dans un fauteuil roulant, la colonne vertébrale brisée.
Torturée pendant cinq jours
Arrêtée avec 18 autres étudiants de l’Université Cadi Ayad, Zahra Boudkour est rouée de coups, torturée et violentée pendant cinq jours, dans un poste de police proche de la Jamaa el Fna (une place touristique de Marrakech). Depuis, elle attend en prison d’être jugée. Durant les six premiers mois, rien ne lui a été épargné : insultes des gardiennes, menaces de codétenues manipulées par la direction, examens ratés, humiliations diverses.
Militante d’extrême gauche, comme ses camarades, Zahra se bat pour une université gratuite et pour une société plus juste. Ses idées irritent profondément les autorités, à commencer par un certain Ahmed Taoual, adjoint du préfet de police de Marrakech, qui a couvert toutes ces brutalités et proféré des menaces de mort à l’égard des étudiants.
Les forces de l’ordre, de dérapage en dérapage
Les dérapages de l’appareil sécuritaire auraient plutôt tendance à se multiplier par les temps qui courent. A Khenichet, dans le Gharb (au nord-ouest du pays), une dizaine d’habitants ont été condamnés il y a quelques semaines à plusieurs mois de prison pour avoir demandé de l’aide pour se reloger, leurs maisons en pisé n’ayant pas résisté aux pluies diluviennes qui s’étaient abattues sur la région. Les manifestants avaient été brutalement réprimés par les hommes de
Hamidou Laanigri.

« Ainsi, la police de la nouvelle ère, dix ans après l’accession au trône de Mohammed VI, est restée la même : une police de la répression et de l’injustice, du mépris envers le citoyen marocain et des abus qui rappellent les moments difficiles des années de plomb », écrit cette semaine Le Journal Hebdomadaire. Selon le journal, ni les opérations de marketing, ni les campagnes de communication ne pourront améliorer l’image du royaume (dont les autorités sont si soucieuses) aussi longtemps que les responsables de la sécurité et de la justice, à commencer par le sieur Taoual, n’auront pas changé radicalement de comportement et d’état d’esprit.

Dessin © Khalid