mardi 20 avril 2021

Aminatou Haidar : « La répression nous a rendues encore plus fortes, nous les femmes sahraouies »






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Tomás Bárbulo
Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي
Url: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=31380
19/4/2021

Elle est la voix la plus puissante de la résistance sahraouie contre l'occupation marocaine. Cette défenseuse des droits humains, qui, à 54 ans, est à nouveau nominée pour le prix Nobel de la paix, a vécu de près les événements qu'elle dénonce : quatre ans de torture dans une prison secrète de Hassan II, deux arrestations et deux grèves de la faim. Avec en toile de fond la nouvelle escalade du conflit entre Rabat et le Front Polisario, elle met les points sur les i : elle n'a pas l'intention de baisser les bras.

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Le visage d'une femme est le symbole international de la résistance sahraouie contre l'occupation marocaine du Sahara occidental. Aminatou Haidar n'avait que 20 ans lorsque, en 1987, la police l'a enlevée de son domicile à El Ayoun. Pendant quatre ans, elle a été maintenue au secret et soumise à des tortures qu'elle raconte dans cette interview pour avoir participé à l'organisation d'une manifestation contre l'occupation de l'ancienne colonie espagnole. En 1991, lorsqu'elle a été libérée, elle était incapable de marcher, mais elle avait décidé de consacrer sa vie à dénoncer la violation des droits des Sahraouis. Cette lutte a conduit à sa réincarcération en 2005 et à deux grèves de la faim qui ont encore dégradé sa santé.

Sa trajectoire dans la défense des droits humains a été récompensée par de nombreux prix. Parmi eux, citons le Juan María Bandrés, le Solidar Rose, le Robert F. Kennedy, le Courage civil de la Fondation Train, le Jovellanos, le Dolores Ibárruri et le Right Livelihood, connu sous le nom de Nobel alternatif. Haidar vient d'être nominée, une fois de plus, pour le prix Nobel de la Paix.

D'une voix sereine, elle revient sur la rupture du cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, une organisation qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental depuis 1973. Le 13 novembre dernier, les canons ont à nouveau retenti dans le désert après 29 ans de trêve et près d'un demi-siècle après que le dernier gouvernement franquiste eut bradé le territoire au Maroc et à la Mauritanie par le biais d'accords qui n'ont jamais été reconnus par la communauté internationale. La confrontation a provoqué dans la zone occupée par le Maroc une forte répression, dirigée surtout contre les femmes sahraouies. Haidar suit la situation avec inquiétude depuis la Grande Canarie, où elle est sous traitement médical pour combattre les conséquences physiques de sa longue lutte. Ces derniers jours, elle a dû être hospitalisée d'urgence pour un problème rénal.

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