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vendredi 6 avril 2018

Sahara Occidental : l’ALPS prête à riposter à toute atteinte aux territoires libérés


  3/4/2018
 
ALPS Shara Occidental Front Polisario
L'occupant marocain n'a d'autre choix que de se conformer à la légalité internationale. D. R.
L’état major de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) a exprimé la disponibilité des forces sahraouies «à riposter à toute tentative de la partie marocaine visant à porter atteinte aux territoires libérés ou à changer le statut mis en place au lendemain du cessez-le-feu (1991)», a indiqué lundi l’agence de presse sahraouie SPS. Le président sahraoui et commandant suprême des forces armées sahraouies, Brahim Ghali, a présidé lundi une réunion d’urgence de l’état-major de l’Armée de libération populaire sahraouie au siège du ministère de la Défense, à Chahid El-Hafedh, durant laquelle il a exprimé la «disponibilité des forces armées sahraouies à riposter avec force à toute tentative de l’occupation marocaine visant à porter atteinte aux territoires libérés ou à changer le statut mis en place au lendemain du cessez-le-feu» signé entre les deux parties (Front Polisario et Maroc) au Sahara Occidental en 1991 sous le parrainage de l’ONU, a indiqué SPS.
Les membres de l’état-major de l’ALPS ont approuvé durant la réunion «plusieurs mesures d’urgence pour faire face à une éventuelle action militaire de l’occupation marocaine», selon la même source, qui a ajouté que cette réunion «a examiné les dernières évolutions de la question sahraouie, les récentes menaces marocaines et les moyens d’y faire face». Cette réunion intervient suite aux allégations du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, qui a déclaré dimanche que le mur de la honte qui divise les territoires sahraouis n’a jamais été érigé en tant que frontières et que cette région est placée exclusivement sous la responsabilité de l’ONU, et de ce fait, ses territoires ne sont pas libérés. Le ministre marocain a prétendu que les Sahraouis se seraient approchés du mur et se trouvent dans la zone qui est contrôlée par la Minurso, faisant propager l’idée que ceci «constitue une violation gravissime des accords militaires».
Le membre du secrétariat national du Front Polisario et coordinateur du Front Polisario avec la Minurso, M’hamed Kheddad, avait affirmé que «l’occupant marocain n’a aujourd’hui d’autre choix que de se conformer à la légalité internationale et au droit international, car toute tentative d’entraver les efforts pacifiques le mettra de nouveau en confrontation avec l’ONU… et que toute tentative visant à altérer la réalité le confrontera à l’Armée de libération populaire sahraouie». Les déclarations marocaines interviennent au moment où l’Envoyé onusien pour le Sahara Occidental, Horst Köhler, intensifie ses efforts à l’effet de mettre fin au conflit, en effectuant des consultations et entretiens avec plusieurs parties, en préparation de la reprise des négociations directes et sans conditions préalables entre le Front Polisario, qui est le seul représentant légal du peuple sahraoui, et le royaume du Maroc.
R. I.

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