2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

lundi 19 janvier 2026

Makhzen-Maroc (1-0)
CAN 2025 : un instrument de soft power

Si sur le terrain, le Sénégal a été le vainqueur, c’est le Makhzen qui sort triomphant de la CAN 2025

SOLIDMAR, 19/1/2026

La CAN 2025, un projet politique avant même le coup d’envoi

Dès l’attribution et l’organisation de la CAN, le football a été intégré à la stratégie de légitimation du pouvoir makhzénien:

  • Mise en scène de l’État-capacité : infrastructures, stades rénovés, sécurité, cérémonial, couverture médiatique maîtrisée → démonstration de compétence étatique, en écho aux candidatures pour le Mondial 2030.
  • Personnalisation implicite du succès : la réussite organisationnelle est systématiquement reliée à la “vision royale”, même lorsque l’événement est sportif.
  • Neutralisation du politique : pendant plusieurs semaines, la CAN a occupé l’espace médiatique au détriment de sujets sociaux sensibles (inflation, chômage des jeunes, contestations locales).

Le tournoi n’était pas seulement un événement sportif, mais un instrument de soft power interne.

Après la défaite : retournement narratif contrôlé

La perte de la finale à domicile constituait un risque symbolique. La réponse du Makhzen a consisté non pas à nier la défaite, mais à la reconfigurer politiquement.

a) Déplacement de la responsabilité

Le discours dominant dans les médias proches du pouvoir s’est articulé autour de : l’arbitrage, la “malchance”, les “circonstances exceptionnelles”, la dignité dans la défaite.
La frustration populaire a été redirigée vers l’extérieur (CAF, arbitres, “désordre africain”), évitant toute lecture interne critique (gestion sportive, choix institutionnels, priorités budgétaires).

b) Transformation de l’échec en preuve de maturité nationale

La défaite est intégrée dans un récit de type :

« Le Maroc a gagné le respect de l’Afrique et du monde, même sans le trophée »

Ce récit permet de désamorcer la colère populaire, de présenter la population comme “responsable” et “unie”, de maintenir une image de stabilité.

C’est une pédagogie de la frustration, très classique dans les régimes autoritaires.

Instrumentalisation de l’équipe nationale comme “corps national unifié”

Sous le Makhzen, l’équipe nationale est constamment présentée comme : apolitique, consensuelle, incarnation de la nation “au-dessus des clivages”.

Après la défaite les appels à l’unité ont été mis en avant et les critiques trop frontales (contre la Fédération, la gestion, les choix) ont été marginalisées ou qualifiées d’“anti-patriotiques”.

Il s’agit de neutraliser toute politisation autonome du football et d’empêcher que la déception sportive se transforme en questionnement sur la gouvernance.

Le silence organisé sur les contradictions sociales

Pendant et après la CAN, aucune discussion sérieuse n’a été encouragée sur  le coût réel de l’événement, les priorités sociales, la marchandisation du patriotisme, l’exclusion sociale persistante des quartiers populaires urbains et des villages.

La défaite n’a pas ouvert un débat sur le thème : “Pourquoi investir autant dans le prestige sportif alors que…”. Elle a au contraire renforcé  l’affirlmation : “Nous avons fait notre devoir national”.

Bref, Le sport sert ici de soupape émotionnelle, et surtout pas de déclencheur politique.

La gestion makzénienne différenciée des émotions collectives

Le Makhzen a laissé s’exprimer  la tristesse, la fierté, l’amertume sportive. Mais il a verrouillé la colère politique, les comparaisons avec d’autres priorités nationales et toute lecture structurelle du football comme miroir des inégalités.

C’est une gestion fine relevant du plus pur soft power : autoriser l’émotion mais interdire la politisation.

Malgré la défaite sportive, la CAN 2025 n’a pas été un échec politique pour le Makhzen
Au contraire, la défaite, bien gérée, a permis de tester et d’affiner les mécanismes de contrôle symbolique, en montrant que même la frustration populaire peut être intégrée dans un récit de stabilité et de loyauté nationale.

Annexe

Ci-dessous un exemple parfait de léchage de babouches royales, glané sur la toile

Finale CAN: un message royal à relire et à retenir

Dans un message empreint de sagesse adressé à l’équipe nationale et à son staff après la finale perdue de la CAN 2025, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a fait preuve d’un réalisme apaisé et d’une grande hauteur de vue, fidèle à l’esprit du sport. Le Souverain y a tenu à exprimer son admiration pour le parcours des Lions de l’Atlas, malgré une défaite aussi inattendue que cruelle face au Sénégal.

Au-delà du résultat, le Roi a salué la participation de la sélection nationale à cette finale et souligné la réussite remarquable d’un tournoi exemplairement organisé par le Maroc. Une CAN qui, a-t-il rappelé, laissera une empreinte positive durable, en contribuant au renforcement des liens fraternels entre le Royaume et l’ensemble du continent africain, tout en ouvrant de nouvelles perspectives prometteuses pour la coopération Sud-Sud et en laissant aux participants des souvenirs forts et fédérateurs.

Le Roi Mohammed VI n’y fait jamais allusion à la défaite et ne retient que le rendement général des joueurs pour être parvenus à la dernière marche, ainsi que le travail accompli par la Fédération Royale Marocaine de Football, à laquelle il a réitéré ses remerciements et sa confiance.

Dans le même ordre d’idées, le Roi Mohammed VI a tenu à rendre hommage à l’ensemble des personnes, tous statuts confondus, pour avoir permis au Royaume de démontrer sa capacité à organiser de grandes compétitions internationales, grâce à des réalisations enviées par les nombreux pays participants et unanimement saluées pour une organisation parfaite, sans accroc ni incident.

Le Souverain a également estimé qu’au regard des efforts consentis et des compétences mobilisées au service de cette politique sportive tournée vers la jeunesse, le Maroc a pleinement prouvé son efficacité dans l’accueil d’événements d’envergure mondiale et se montre prêt à relever le défi de l’organisation de la Coupe du Monde 2030.

Source

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