mardi 15 mai 2018

L'Afapredesa exprime son soutien à la militante Claude Mangin



Chahid  El-Hafedh (Camps des réfugiés sahraouis), 9 mai 2018 (SPS) Le président de l’Association des familles des prisonniers et disparus  sahraouis (Afapredesa), Abdeslam Omar Lahsen, a exprimé mercredi son "plein  soutien" à la militante française Claude Mangin qui a entamé depuis le 18  avril dernier une grève de la faim pour protester contre son empêchement,  par les autorités marocaines, de rendre visite à son mari, Naâma Asfari, détenu au Maroc.
M. Lahssen a dénoncé dans une déclaration à la presse le "silence de la  communauté internationale malgré les multiples dépassements et atteintes  commis par le Maroc aux droits de l’homme", regrettant le fait que Rabat  bénéficie du "soutien" de l’Etat Français, dans "l'interdiction aux  organisations humanitaires et aux avocats de rendre visite aux détenus  politiques sahraouis".
Il s'exprimait, à Chahid Al Hafadh (camps des réfugiés sahraouis), en  marge des préparatifs pour les festivités commémoratives de la création du  Front Polisario, coïncidant avec la date du 10 mai de chaque année.
"Nous condamnons toutes ces atteintes aux droits de l’homme et nous  appelons le Conseil de sécurité de l'Onu à intervenir d’urgence afin de  sauver les détenus politiques se trouvant dans des prisons marocaines en  grèves de la faim", a-t-il notamment alerté.
Il a, dans ce sens, mis en garde quant à la situation de Mme Claude  Mangin, épouse de Naama Asfari, en grève de la faim depuis 18 avril, pour  revendiquer, a-t-il appuyé, son droit légitime de rendre visite à son  époux, et dont elle est privée depuis deux ans.
"Nous portons la responsabilité non seulement au régime marocain, mais  aussi à l’Etat français qui continue à soutenir l'occupant marocain et  empêche l’envoi d’une délégation de la Minurso pour enquêter et contrôler  la situation des droits de l’homme (dans les territoires sahraouis  occupés), a-t-il poursuivi.
M. Abdeslam Omar Lahsen a, face à une telle situation, estimé qu’"il est  inadmissible que 27 ans après la mise en place de la Minurso, la question  des Droits de l’homme ne soit pas encore prise en charge par l’Onu dans les  territoires du Sahara occidental occupé, qui demeurent, a-t-il signalé, "le  seul espace interdit aux journalistes, aux observateurs ainsi qu'aux  militants et aux organisations humanitaires".
"Nous portons l’entière responsabilité de cette situation aux Etats qui  soutiennent les crimes de guerre,  les actes de tortures et les atteintes  aux Droits de l’homme", a-t-il encore dénoncé.          
En outre, le président de l'Afapredesa n’a pas manqué de saluer la visite  des parlementaires et les militants des associations de la société civile  algériens, qui ont fait le déplacement au camp de réfugiés sahraouis pour  prendre part aux festivités de commémoration du 45 anniversaire de la  création du Front Polisario, dont la cérémonie officielle aura lieu jeudi  au camp des réfugiés sahraouis d'Aousserd.
"Nous sommes fiers et satisfaits par cette visite de qualité qu’effectuent  les instances algériennes dans le cadre de l’approfondissement des  relations entre les peuples algériens et sahraouis", a-t-il dit, soulignant  l'esprit et le lien de solidarité entre les deux peuples, notamment à  l'occasion de dates symboliques, à savoir celle de la création du Front  Polisario et celle de la célébration, pour le peuple algérien, du 73  anniversaire des massacres du 8 mai 1945.(SPS)
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