2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

lundi 7 septembre 2020

21 députés européens réclament la libération des prisonniers politiques du Rif


21 députés européens ont signé aujourd'hui une lettre réclamant la libération des prisonniers politiques du Rif. Dans la lettre, adressée au régime marocain, les députés européens ont aussi exprimé leurs inquiétudes quant à l'état de santé de plusieurs prisonniers politiques en grève de la faim.

Parmi les signataires figurent des noms connus pour leur soutien aux détenus rifains comme Kati Piri, Tineke Strik van Greens et Miguel Urban. 

Parmi les signataires figurent également un nom que nous voyons pour la première fois, qui est celui de l'ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont.

Les députés qui ont signé la lettre représentent les trois groupes S&D (sociaux-démocrates), les Verts (les Verts) et GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique).

 

dimanche 6 septembre 2020

Casablanca : couvre-feu, accès et écoles fermés dès lundi 7 septembre à midi

Le gouvernement vient de prendre une séries de mesures restrictives à Casablanca pour endiguer la propagation du Coronavirus. Ces mesures entrent en vigueur lundi 7 septembre à midi.

Casablanca : couvre-feu, accès et écoles fermés dès lundi 7 septembre à midi
06 septembre 2020

Ces mesures sont :

- Fermeture de toutes les entrées/sorties de la préfecture de Casablanca, les déplacements de et vers la métropole seront soumis à une autorisation spéciale délivrée par les autorités locales.

- Fermeture de toutes les écoles primaires et secondaires (collèges et lycées) et adoption de l'enseignement à distance.

- Couvre-feu de 22h à 5h du matin, seul le personnel de la sûreté et de la santé publique, ainsi que les employés des secteurs vitaux et sensibles, et les transporteurs de marchandises seront autorisés à se déplacer, à condition de présenter des justificatifs.

- Fermeture des souks de proximité chaque jour à 15h, des cafés et commerces à 20h et des restaurants à 21h

 

A Veynes, le loup est chez lui, l’éleveur tout autant

Par

Tour de France, 5e étape, kilomètre 20. La caravane du Tour va passer non loin de ces éleveurs de chèvres, moutons et brebis, tous membres de la Confédération paysanne, qui voient leur idéal de protection de la nature confronté à la prédation du loup.

Veynes (Hautes-Alpes).– Le Tour privatise, le temps de la course, les paysages. C’est sa fonction première. Puis il rend le décor, parfois souillé, à ses propriétaires : les paysans, les éleveurs, les agriculteurs.

À quatorze minutes de Veynes, où passe mercredi le Tour à 13 h 46 et où a longtemps vécu Willy Voet, le soigneur belge de Festina, arrêté à la frontière franco-belge en 1988, la voiture chargée de produits dopants, se trouve l’exploitation de Baptiste Vialet et de sa compagne, Cécile, éleveurs de vaches de montagne (une vingtaine de têtes qui portent toutes un nom), à Saint-Julien-en-Beauchêne, au lieu-dit Baumugnes, dans la vallée du Grand Buëch. Cécile élabore les tomes qu’elle vend au public dans un local de la ferme.

En rouge, le tracé de la cinquième étape du Tour de France 2020, de Gap à Privas. © Mediapart

On a rendez-vous avec leurs voisins, aussi éleveurs de brebis et de chèvres, tous adhérents à la Confédération paysanne et qui contribuent à l’essor de l’agriculture biologique dans les Hautes-Alpes, pour évoquer surtout la prédation du loup qui les accable et les laisse désemparés. 

Il pleut depuis vingt-quatre heures et les cours d’eau ravinent la montagne. La route qui conduit au village a été coupée par les éboulis. Les sommets sont dans le brouillard.

Baptiste Vialet a 42 ans. Il s’est installé en 2003, en reprenant la ferme d’un paysan qui lâchait son exploitation.

Le café fume dans les tasses. Il est 9 heures du matin. Les chiens s’ébrouent devant la porte d’entrée. 

Baptiste lisse sa barbe et se lance : « Quand on s’est installés, il a fallu comprendre comment la prédation des loups se déroulait. Avant, ici, en dehors des chiens errants, aucun danger pour les troupeaux. » 

Baptiste, qui aimerait lâcher l’an prochain le porte-parolat départemental de la Confédération paysanne, qu’il tient conjointement avec une autre éleveuse, s’interrompt un instant puis poursuit : « Au-delà de se faire manger nos animaux, il y a pour l’éleveur un désarroi. On ne peut pas laisser quelqu’un dans sa ferme avec des cadavres de ses bêtes, parfois devant sa propre maison », dit-il avec gravité.

On comprend qu’il fait référence aux idées suicidaires qui ont, à un moment, traversé l’esprit d’éleveurs qui sont proches de lui.  

Autour de la grande table de ferme, il y a là Martine Roux, 55 ans, éleveuse de brebis, et Simon Segretain, 37 ans, de Montclus, au sud de Veynes, lui aussi éleveur de brebis mais aussi d’alpagas « pour la laine »

De gauche à droite : Martine Roux, Simon Segretain, Audrey Lejeune et Baptiste Vialet, tous membres de la Confédération paysanne. Et les deux chiens qui ont peur du loup. © JLLT / MP De gauche à droite : Martine Roux, Simon Segretain, Audrey Lejeune et Baptiste Vialet, tous membres de la Confédération paysanne. Et les deux chiens qui ont peur du loup. © JLLT / MP

Martine Roux ouvre la conversation : « D’ordinaire, de mai à septembre, quand mes bêtes sont sédentaires, je n’ai pas d’attaques. Mais en montagne, j’ai calculé que j’ai eu sept attaques en trois semaines… J’ai dû mettre des filets autour du troupeau. Comme elles sont groupées… » Martine a du mal à terminer sa phrase. Puis elle enchaîne : « On me dit : “Mais de toute façon, hein, vos bêtes vont toutes finir à l’abattoir, non ?” » Ces propos, les éleveurs les ont tous entendus, y opposant tantôt un sourire crispé, tantôt une main sur le front, tête baissée, en expirant très fort. 

Y compris Audrey Lejeune, qui s’est jointe au groupe en montant de La Roche-des-Arnauds, où elle est éleveuse de chèvres. Et où le Tour passe au kilomètre 10, ce mercredi. À les entendre, on comprend que le développement du loup dans cette commune proche de la Drôme « est exponentiel. Les meutes arrivent et on ne sait pas quoi faire. Aujourd’hui, le problème n’est plus circonscrit aux départements de montagne. Dans le Charolais, par exemple, les bêtes à viande se font attaquer par le loup », explique Baptiste Vialet.

Tous ont passé ou vont passer le permis de chasse pour « des tirs de défense simple ». De façon à effaroucher le loup qui s’approcherait du troupeau.

Seuls les lieutenants louvetiers, placés sous l’autorité du préfet dans chaque département où le loup prolifère, sont autorisés à abattre l’animal. En général, ce sont des bénévoles qui connaissent la topographie et la faune locales. Leur mission est circonscrite « à la régulation et à la destruction des animaux susceptibles d’occasionner des dégâts sur les bêtes, les pâturages et les cultures ». Y compris les sangliers qui détruisent les pâturages.

Audrey, 33 ans, explique dans un sourire las qu’elle bûche son « permis avec déplaisir ». La culture des armes n’est pas à proprement parler un sujet sur lequel on aime s’étendre. Un mal nécessaire auquel chacun autour de la table doit se résoudre. Audrey dit qu’elle ne peut plus laisser son troupeau sans surveillance. « Quand je suis en alpage, comme en ce moment, il y a toujours quelqu’un de veille. Soit moi, soit une salariée. »

Mais les chiens, alors ? Eh bien, justement, dit Simon Segretain, qui aimerait éclaircir ce point : « Nous nous sommes aperçus que nous avions mal dressé nos patous [chiens de berger, dans un sens générique – ndlr], qui font peur aux randonneurs. Pour le chien, un marcheur qui longe ou traverse un troupeau signifie : intrusion. » Et, parfois, il attaque le randonneur. Loup ou marcheur, le chien ne ferait donc pas de différence ? Les chiens font leur métier de chiens en préservant le troupeau de l’intrusion du loup, « mais certains chiens en ont peur », comme le précise Baptiste en désignant de la main les siens, qui ne sont pas de la race de ces chiens de troupeau. « On a donc renvoyé une mauvaise image du chien de troupeau parmi la population de randonneurs. Aujourd’hui, on dresse ces chiens à ne pas avoir peur de l’homme », explique Simon, dont les parents sont des « néos » (néoruraux), qui se sont installés dans les années 1980.

Simon Segretain parle avec mesure, comme tous les éleveurs présents, ne coupant jamais la parole. Il ne dit pas que ce travail d’éleveur est parfois ingrat, que le loup doit être éradiqué totalement ou que le regard des urbains est parfois puéril, même s’il a levé un instant les yeux au ciel à cette évocation.

Les loups ont saigné en novembre 2019, leur sautant à la trachée, ses 25 alpagas (sur un cheptel de 100), selon les gardes-chasse de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui ont été appelés pour le constat. Ils ont ensuite estimé la population des prédateurs « à cinq-six individus » qui ne sortent pas précisément d’une illustration de Charles Perrault, avec foulard et panier en osier.

Non, ce que tente Simon Segretain, c’est juste d’essayer de trouver un passage intellectuel entre deux contradictions. Le loup est chez lui. L’éleveur tout autant : « Quand j’ai ouvert ma porte ce matin de novembre, mes bêtes étaient mortes. À 25 mètres de la maison. »

Simon Segretain n’emploie pas le pluriel. Il dit le loup, tout simplement. Et, en l’espèce, « le loup s’est bien amusé. Il en a mangé une seule. Il les a toutes attaquées au niveau du gigot, puis leur a sauté à la trachée »

Baptiste Vialet tient à évoquer une relation qui les afflige et dont on imagine volontiers l’impossibilité. C’est celle avec la Société alpine de protection de la nature (SAPN), à laquelle nous avons laissé un message sur le répondeur.

« Pour eux [les gens de la société – nldr], il n’est pas question de toucher au loup. Nous sommes en désaccord avec eux sur ce sujet qui nous divise, car nous sommes totalement sur la même ligne qu’eux quand ils se sont mobilisés par exemple contre l’extension de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Leurs combats sont souvent d’ailleurs les nôtres, explique sobrement Baptiste. Mais pas sur le loup. »  

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    Les mères célibataires de Marrakech

    À ce jour, les mères célibataires au Maroc sont victimes de discrimination sociale. Elless remettent en question une image traditionnelle de la famille, qui ne correspond pourtant plus à la réalité. Le projet «Amal» à Marrakech soutient les mères, qui sont souvent parmi les plus pauvres de la société. De Claudia Mende
    Le cliquetis des casseroles s'est arrêté et la cuisine est rangée.
    C'est la pause déjeuner au centre de formation. Les stagiaires sont assises autour d'une grande table à l'extérieur.
    Le soleil les réchauffe gracieusement sans les brûler.
    Dans leurs blouses blanches, leurs tabliers orange et leurs foulards noirs, elles commencent à manger.
    Environ 35 femmes par cours sont en formation pour devenir cuisinières à l'organisation à but non lucratif "Amal". Vous apprendrez à préparer des plats marocains comme le couscous et les tajines (ragoûts), mais aussi les classiques de la cuisine internationale comme les pizzas et les pâtes. De plus, desserts, gâteaux et service sont au programme.
    Seules les veuves, les orphelines, les parents divorcés et célibataires qui vivent sous le seuil de pauvreté et ont des enfants sont autorisées à participer à ce programme.
    Pour beaucoup, c'est la première éducation de leur vie, certaines ne savent même pas lire et écrire.
    Amal signifie espoir - et ces femmes célibataires ont besoin de confiance, car elles vivent une période particulièrement difficile dans la société marocaine.
    Vous n'êtes pas obligées de vous débrouiller matériellement sans le soutien d'une famille.
    Les mères célibataires et divorcées sont également victimes de discrimination. Jusque dans les années 1980, le sujet était complètement dissimulé au Maroc.
    Cela a changé maintenant, les médias et les organisations non gouvernementales offrent leur aide.
    Mais dans la société, les femmes luttent encore contre les préjugés et l'exclusion. À ce jour, il arrive qu'elles soient rejetées par leurs familles et livrées à leur sort complètement sans le sou.
    D'autres ne veulent pas retourner dans leur famille d'origine. Rachida Lazrak, 32 ans et mère d'une fille, parle pendant sa pause déjeuner. Après son divorce, elle s'est retrouvée sans aucun moyen au début. Pourtant, elle voulait la séparation parce qu'elle ne pouvait plus le supporter. «Au début, mon mari a accepté le divorce», dit Rachida, «mais ensuite il a retiré son consentement et l'a menacée de ne pas pouvoir se débrouiller seule sans argent». Rachida, qui n'a fréquenté l'école que jusqu'à la huitième année, n'a pas appris de métier et était femme au foyer au moment du divorce.
    Droit de divorce
    Ce n'est que depuis la réforme du droit de la famille «Moudawana» de 2004 que les femmes sont autorisées à demander le divorce devant les tribunaux.
    Vous avez droit à la garde des enfants et à l'entretien, même si c'est plutôt médiocre à 450 dirhams (environ 40 euros) par enfant et par mois.
     
    La recette du succès: la formation de cuisinier:
    «Nous avons environ 270 candidatures pour chaque cours, mais nous ne pouvons accepter que 30 à 35 femmes, explique Oumaima Mhijir, la directrice du centre de formation Amal
    L'apprentissage est considéré comme qualifié et toute personne pouvant obtenir le certificat final a de bonnes chances de trouver un emploi de cuisinier à Marrakech. Pendant la formation, les femmes reçoivent une bourse ainsi que des frais de déplacement et des repas gratuits.
    Avant la réforme, le divorce était très difficile pour les femmes: les hommes, en revanche, selon les idées islamiques traditionnelles, pouvaient simplement chasser leur femme.
    Aujourd'hui, les femmes sont autorisées à traduire leurs ex-maris devant les tribunaux et à les poursuivre pour entretien. Cependant, beaucoup n'entreprennent pas cette procédure car le processus est long et le résultat est incertain. 
     
    De plus, les frais juridiques sont élevés.
    Le mari de Rachida a refusé de payer la pension alimentaire pour enfants.
    Elle ne voulait pas laisser la question se disputer devant le tribunal. Il était hors de question d'aller chez ses parents et ni l'un ni l'autre ne cherchaient un nouveau partenaire.
    Elle a préféré se tenir debout et a travaillé comme assistante de nettoyage dans des cafés et dans une fabrique de confitures. Mais le salaire était mauvais et parfois les employeurs refusaient de payer le salaire.
    Quand elle a finalement découvert "Amal", de nouvelles perspectives s'ouvraient pour elle. Elle a postulé et a commencé le cours de six mois en décembre 2017.
    Pendant la formation, les femmes reçoivent une bourse ainsi que des frais de déplacement et des repas gratuits.

    jeudi 3 septembre 2020

    Le Front POLISARIO dénonce la position hostile du Rassemblement National français sur le Sahara occidental occupé

    Le Front POLISARIO dénonce la position hostile du Rassemblement National français sur le Sahara occidental occupé

    Date de publication sur Tlaxcala : 03/09/2020
    Original: El Frente Polisario condena la posición hostil del partido francés “Agrupación Nacional” con respecto al Sáhara Occidental
    Traductions disponibles : English 


    http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=29515  



    Sahara Press Service (SPS وكالة الأنباء الصحراوية (واص

     Communiqué d'Oubi Bouchraya Bachir, Membre du secrétariat national du Front Polisario chargé de l’Europe et de l’Union européenne, en date du 27 juillet 2020

    L’adage arabe «dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es», s’applique parfaitement à l’alliance stratégique qui existe entre le Makhzen et l’ancien Front national français, devenu Rassemblement national, notamment lorsqu’il s’agit de la lutte du peuple sahraoui pour son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance. Bientôt, la Cour européenne rendra ses décisions suite aux deux recours présentés par le mouvement de libération national sahraoui, le Front Polisario, contre le renouvellement des accords de partenariat et de pêche entre l’Union européenne et le royaume du Maroc, étendus de fait au Sahara Occidental, en violation flagrante des décisions de la CJUE de 2016 et 2018. Il alors est attendu que la Cour européenne réaffirme ses précédentes décisions, en la matière.

    Aussi la perspective de décisions identiques aux précédentes pousse, dès maintenant, le Maroc à faire appel, comme à l’accoutumée, aux représentants de l’extrême-droite française au sein du Parlement européen afin de brouiller les pistes et diffamer le représentant unique et légitime du peuple sahraoui. Des accusations sans fondement, absurdes et ridicules seront alors créées de toute pièce en ce qui concerne l’aide humanitaire destinée aux réfugiés sahraouis, imputées au Front Polisario. Certains membres de cette mouvance, comme la députée française Dominique Bilde, se comportent comme une caisse de résonance, faisant écho à la propagande des services spéciaux marocains.

    http://tlaxcala-int.org/upload/gal_22945.jpg

    On peut s’étonner qu’ils donnent la priorité à ce type d’intervention plutôt que de se préoccuper des intérêts de leurs électeurs et des citoyens européens. Mme Bilde, ainsi que d’autres membres du même groupe au sein du Parlement européen, utilisent également des sites électroniques pour véhiculer ce même discours de propagande. La représentation du Front Polisario pour l’Europe et l’Union européenne apporte un démenti catégorique à toutes ces assertions et souhaite souligner les points suivants :

    1- Le Maroc et ses alliés de l’extrême-droite française au Parlement européen s’appuient sur un rapport que le Bureau européen anti-fraude (OLAF) aurait préparé sur la base d’allégations de mauvaise gestion de l’aide humanitaire, en 2004. Ce rapport remonte à plus de seize ans, le Bureau lui-même n’a pas jugé utile de le rendre public en raison des nombreux déséquilibres constatés dans son contenu et de la manière dont il avait été préparé. Seul le lobbyiste notoire pro-marocain, le député français Gilles Pargneaux, l’avait réclamé avec insistance. Ce député, après l’avoir obtenu de manière incomplète, a remis cette version à l’AFP qui l’a publiée partiellement en 2014.

    lire l'article : 
    http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=29515
     

    Nous soulignons que ce rapport a été préparé sans que ses auteurs se rendent «sur le théâtre du détournement présumé», c’est-à-dire les camps de réfugiés sahraouis, et sans présenter la moindre demande de visite pour ces mêmes camps. Les auteurs du rapport se sont appuyés exclusivement sur des allégations d’individus qui habitaient au Maroc mais qui prétendaient avoir vécu autrefois dans les camps de réfugiés sahraouis. Ces individus étaient encadrés par les services de renseignement marocains. Preuve d’une grande objectivité !

    D’autre part, il convient de rappeler que le Front Polisario n’a jamais reçu de contribution ou de soutien financier de l’Union européenne à des fins humanitaires ou autres, et que la direction du Front Polisario n’interfère pas dans la distribution de l’aide humanitaire, car cette mission est réalisée, exclusivement, par les organisations humanitaires sahraouies et leurs partenaires, telles que des agences internationales et des ONG.

    2- L’une des principales causes qui ont entraîné cette campagne menée par le régime marocain au Parlement européen est l’appel lancé par le PAM, le HCR, l’Unicef et cinq autres ONG internationales, le 19 avril 2020, pour lever 15 millions de dollars en urgence pour faire face à la grave pénurie d’aide humanitaire aux camps de réfugiés sahraouis en raison de la pandémie du Covid-19. Appel qui ne cadre pas avec les objectifs de ce régime qui cherche depuis le début de l’exil à affamer les réfugiés sahraouis, utilisant cette pression comme un moyen politique pour affaiblir la résistance sahraouie, casser la détermination de notre peuple pour obtenir son droit à l’autodétermination. Droit nié par le Maroc bien qu’il l’ait reconnu au début des années 1990.

    Par ailleurs, le PAM et le HCR, à travers leurs différentes missions conjointes d’évaluation en 2007, 2011, 2014, 2016, ont affirmé à de nombreuses reprises la crédibilité et la transparence de la gestion de l’aide humanitaire dans les camps de réfugiés sahraouis et l’existence de mécanismes de suivi efficaces. Ainsi, le HCR, en partenariat avec plusieurs organisations humanitaires et acteurs sur place, avait estimé, dans un rapport de mars 2018, le nombre des réfugiés sahraouis à 173 600 personnes.

    3- De son côté, la Commission européenne a invalidé ces allégations à travers, notamment, les propos de la commissaire chargée du budget, Kristalina Georgieva, qui, lors d’un débat devant la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen, le 24 mars 2015, a indiqué que «les accusations de détournement de l’aide humanitaire de l’Union européenne aux camps de réfugiés sahraouis de Tindouf sont injustes».

    Dans ses déclarations, M. Claus Sorensen, ancien directeur général de l’aide humanitaire et de la protection civile (DG ECHO) a également nié ces allégations à l’occasion d’un discours tenu devant la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen, le 14 juillet 2015. Il a présenté les mesures de suivi et de contrôle prises par la commission pour l’octroi de l’aide européenne, affirmant que «l’opération se poursuit depuis 2003 avec la préparation de 36 rapports d’audit, dont 8 réalisés sur place dans les camps sahraouis».

    Et, tout récemment, le commissaire responsable de la gestion des crises, M. Janez Lencarčič, a apporté, le 2 juillet 2020, devant la commission de développement au Parlement européen, un cinglant démenti aux allégations marocaines et aux assertions des lobbyistes. Il a affirmé la transparence et l’efficacité des mesures de suivi de l’aide humanitaire européenne accordée aux réfugiés sahraouis.

    4- La campagne de désinformation actuelle rappelle celle menée en 2002, par M. Aymeric Chauprade, autre député du FN/RN, qui voulait, dans le contexte des attentats du 11-Septembre, coller l’étiquette de terrorisme au Front Polisario, allant jusqu’à prétendre grossièrement qu’Oussama Ben Laden se cachait dans les camps de réfugiés sahraouis. Cela ressemble beaucoup aux divagations de Mme Bilde, voulant lier le détournement présumé de l’aide humanitaire à la volonté d’achat de chars blindés et de missiles par le Front Polisario.

    5- La légitimité internationale de la résistance du peuple sahraoui, la justesse de sa cause et de son combat pour sa libération et pour son droit à l’autodétermination sont au centre des liens qui unissent le Front Polisario et l’Algérie. Celle-ci ayant pris une position constante en faveur de toutes les luttes de libération nationale à travers le monde, n’a pas hésité à héberger les civils sahraouis et à leur offrir une zone de protection lorsqu’ils sont venus sur son territoire, fuyant les bombardements au napalm et au phosphore blanc de l’aviation marocaine, armes prohibées internationalement. Le Front Polisario et le peuple sahraoui sont à jamais reconnaissants à l’Algérie et à son peuple pour leur position de principe, pour leur immense générosité dans leur soutien aux réfugiés sahraouis et pour leur constant respect des décisions et choix des autorités sahraouies dans leur gestion de leurs camps de réfugiés.

    6- Le Front Polisario, qui mène une lutte de libération nationale propre depuis le milieu des années 1970, avec l’objectif unique de garantir au peuple sahraoui son droit inaliénable qui lui est dû et reconnu par le droit international et par la Charte de l’ONU, exprime ses remerciements à la Commission européenne et, à travers elle, aux contribuables européens pour leur appréciable soutien humanitaire qui contribue à l’allégement des souffrances d’un peuple que l’on a privé de ses ressources naturelles, dispersé et forcé à l’exil, tandis que ceux et celles qui sont restés dans les zones occupées sont soumis au joug d’une implacable occupation militaire et d’une horrible répression de la part d’un Etat colonial qui lui dénie les droits humains les plus élémentaires.

    Le Front Polisario renouvelle son engagement total et sa volonté ferme à poursuivre la coopération avec tous les contributeurs internationaux dont les institutions et les organisations européennes afin de consolider et de garantir une gestion transparente, crédible et précise de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés sahraouis.

    Le Front Polisario saisit cette opportunité pour rappeler, avec force et insistance, que la meilleure aide que pourrait apporter l’Union européenne serait de s’abstenir de continuer sa politique de pillage des ressources naturelles sahraouies et qu’elle procède à une contribution forte pour l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara Occidental et la libération, de ce fait, d’une zone géographique voisine d’un des principaux foyers d’instabilité, ce qui peut la jeter, de nouveau, dans l’enfer de l’escalade et des affrontements en raison de l’intransigeance du Maroc, soutenu en cela par des États européens influents.





    Merci à Algérie Patriotique
    Source: https://www.spsrasd.info/news/es/articles/2020/07/27/26849.html
    Date de parution de l'article original: 28/07/2020
    URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=29515

     

     

    mardi 1 septembre 2020

    Etat de santé très grave des prisonniers rifains en prison à Nador

     

    Un prisonnier politique rifain a été transféré à l'hôpital après la détérioration de son état de santé
    Courrier du Rif 8/28/2020
    L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a mis en garde contre la gravité de la situation que vivent les détenus politiques dans la prison locale de Nador et la prison de Zaio, notamment les détenus en grève de la faim.
    La section de Nador de l'association a déclaré dans un communiqué que le détenu Achraf Moudid a tenté de se suicider le lundi 17 août, en buvant une quantité d'eau de Javel, et malgré la gravité de son état, il n'a pas été transféré à l'hôpital pour recevoir les soins nécessaires, il a alors entamé une grève de la faim de quatre jours, qui a été suspendue mercredi dernier.
    Selon la même source, "les détenus politiques Bilal Ahebbad et Mahmoud Bouhennouch sont toujours en grève de la faim depuis mercredi 19 août, sans que l'administration pénitentiaire ou le parquet n'interviennent et répondent à leurs demandes légitimes et sans les placer sous surveillance médicale à l'hôpital de Nador".
    L'AMDH a attiré l'attention sur "la détérioration de l'état de santé du prisonnier Ismail Achrqi à la prison de Zaio, qui a été transféré -après de longues tergiversations de la part de l'administration de cette prison- à l'hôpital de Nador, et où il a été décidé de le maintenir jusqu'à présent sous surveillance médicale afin de procéder aux contrôles nécessaires et de recevoir les traitements requis".
    L'AMDH a demandé la libération de tous les détenus politiques, un soutien accru pour eux et leurs familles, et l'ouverture d'un dialogue sérieux avec les détenus en grève de la faim afin de répondre à leurs demandes légitimes et de leur permettre de jouir de tous leurs droits.