Condamnation de Mahdaoui : L’AMDH, HATEM et Mountada Al Karama dénoncent le verdict
Selon Badil.info, le juge chargé de cette affaire a disculpé le journaliste de l’accusation d’«organisation d’une manifestation non autorisée», mais a retenu contre lui d’autres chefs d’accusation à l’instar de «l’incitation à commettre un délit à travers des discours et des slogans dans un lieu public».
Des poursuites «adaptées en faisant appel au Code pénal»
Dès la médiatisation de ce jugement, la décision du tribunal d’Al Hoceima a récolté condamnations et indignations émanant des juristes, des journalistes et des militants des droits de l’homme au Maroc. Contacté par Yabiladi, Ahmed El Hayej, président de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), condamne le procès à l’encontre du journaliste. «On est choqué même si on s’attendait à une telle condamnation», nous dit-il. «Le fait que Hamid Mahdaoui soit condamné à une peine de prison ferme de trois mois en plus d’une amende de 20 000 dirhams est inique.»
«De plus, les normes d’un jugement équitable n’ont pas été respectées», enchaîne-t-il, soutenant que «les conditions de son arrestation, selon les informations dont on dispose, sont douteuses, et [que] les accusations portées à son encontre ne sont pas basées sur des brèves concrètes ou légales».
Ahmed El Hayej de conclure : «Cela nécessite des positions plus fermes de notre part en tant qu’activistes des droits de l’homme, mais il y a une mobilisation qui ne manquera pas de donner une impression négative auprès de l’opinion publique nationale et internationale sur la situation de la liberté de la presse au Maroc.»
«Un jugement sur fond de vengeance»
Pour sa part, le président du Forum de la dignité pour les droits de l’homme (Mountada Al Karama), Abdelali Hamieddine estime que cette condamnation est «injuste». «Nous dénonçons cette condamnation et ce jugement. Nous considérons qu’il constitue une atteinte au droit de manifester pacifiquement et à la liberté d’opinion et d’expression», juge-t-il.
Même son de cloche auprès de l’Organisation pour les libertés d’information et d’expression (Hatem). Son président, Mohamed El Aouni affirme qu’«il s’agit d’un jugement arbitraire et dur». Une condamnation qui confirme, selon lui, les craintes du Hatem lors du débat sur le Code de la presse et de l’édition.
Yabiladi a tenté ce mardi de joindre Abdellah Bekkali, président du Syndicat national de la presse marocaine, en vain.
...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/55863/condamnation-mahdaoui-l-amdh-hatem-mountada.html
Condamnation de Mahdaoui : L’AMDH, HATEM et Mountada Al Karama dénoncent le verdict
Selon Badil.info, le juge chargé de cette affaire a disculpé le journaliste de l’accusation d’«organisation d’une manifestation non autorisée», mais a retenu contre lui d’autres chefs d’accusation à l’instar de «l’incitation à commettre un délit à travers des discours et des slogans dans un lieu public».
Des poursuites «adaptées en faisant appel au Code pénal»
Dès la médiatisation de ce jugement, la décision du tribunal d’Al Hoceima a récolté condamnations et indignations émanant des juristes, des journalistes et des militants des droits de l’homme au Maroc. Contacté par Yabiladi, Ahmed El Hayej, président de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), condamne le procès à l’encontre du journaliste. «On est choqué même si on s’attendait à une telle condamnation», nous dit-il. «Le fait que Hamid Mahdaoui soit condamné à une peine de prison ferme de trois mois en plus d’une amende de 20 000 dirhams est inique.»
«De plus, les normes d’un jugement équitable n’ont pas été respectées», enchaîne-t-il, soutenant que «les conditions de son arrestation, selon les informations dont on dispose, sont douteuses, et [que] les accusations portées à son encontre ne sont pas basées sur des brèves concrètes ou légales».
Ahmed El Hayej de conclure : «Cela nécessite des positions plus fermes de notre part en tant qu’activistes des droits de l’homme, mais il y a une mobilisation qui ne manquera pas de donner une impression négative auprès de l’opinion publique nationale et internationale sur la situation de la liberté de la presse au Maroc.»
«Un jugement sur fond de vengeance»
Pour sa part, le président du Forum de la dignité pour les droits de l’homme (Mountada Al Karama), Abdelali Hamieddine estime que cette condamnation est «injuste». «Nous dénonçons cette condamnation et ce jugement. Nous considérons qu’il constitue une atteinte au droit de manifester pacifiquement et à la liberté d’opinion et d’expression», juge-t-il.
Même son de cloche auprès de l’Organisation pour les libertés d’information et d’expression (Hatem). Son président, Mohamed El Aouni affirme qu’«il s’agit d’un jugement arbitraire et dur». Une condamnation qui confirme, selon lui, les craintes du Hatem lors du débat sur le Code de la presse et de l’édition.
Yabiladi a tenté ce mardi de joindre Abdellah Bekkali, président du Syndicat national de la presse marocaine, en vain.
...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/55863/condamnation-mahdaoui-l-amdh-hatem-mountada.html
Condamnation de Mahdaoui : L’AMDH, HATEM et Mountada Al Karama dénoncent le verdict
Selon Badil.info, le juge chargé de cette affaire a disculpé le journaliste de l’accusation d’«organisation d’une manifestation non autorisée», mais a retenu contre lui d’autres chefs d’accusation à l’instar de «l’incitation à commettre un délit à travers des discours et des slogans dans un lieu public».
Des poursuites «adaptées en faisant appel au Code pénal»
Dès la médiatisation de ce jugement, la décision du tribunal d’Al Hoceima a récolté condamnations et indignations émanant des juristes, des journalistes et des militants des droits de l’homme au Maroc. Contacté par Yabiladi, Ahmed El Hayej, président de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), condamne le procès à l’encontre du journaliste. «On est choqué même si on s’attendait à une telle condamnation», nous dit-il. «Le fait que Hamid Mahdaoui soit condamné à une peine de prison ferme de trois mois en plus d’une amende de 20 000 dirhams est inique.»
«De plus, les normes d’un jugement équitable n’ont pas été respectées», enchaîne-t-il, soutenant que «les conditions de son arrestation, selon les informations dont on dispose, sont douteuses, et [que] les accusations portées à son encontre ne sont pas basées sur des brèves concrètes ou légales».
Ahmed El Hayej de conclure : «Cela nécessite des positions plus fermes de notre part en tant qu’activistes des droits de l’homme, mais il y a une mobilisation qui ne manquera pas de donner une impression négative auprès de l’opinion publique nationale et internationale sur la situation de la liberté de la presse au Maroc.»
«Un jugement sur fond de vengeance»
Pour sa part, le président du Forum de la dignité pour les droits de l’homme (Mountada Al Karama), Abdelali Hamieddine estime que cette condamnation est «injuste». «Nous dénonçons cette condamnation et ce jugement. Nous considérons qu’il constitue une atteinte au droit de manifester pacifiquement et à la liberté d’opinion et d’expression», juge-t-il.
Même son de cloche auprès de l’Organisation pour les libertés d’information et d’expression (Hatem). Son président, Mohamed El Aouni affirme qu’«il s’agit d’un jugement arbitraire et dur». Une condamnation qui confirme, selon lui, les craintes du Hatem lors du débat sur le Code de la presse et de l’édition.
Yabiladi a tenté ce mardi de joindre Abdellah Bekkali, président du Syndicat national de la presse marocaine, en vain.
...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/55863/condamnation-mahdaoui-l-amdh-hatem-mountada.html





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