L’idée de cette retranscription est avant tout d’informer les habitant-e-s des départements directement concernés par la situation, qui pour beaucoup ne sont pas au courant de ce qui se passe à leur porte. C’est une stratégie claire et nette de l’État : invisibiliser, taire, étouffer la réalité et aujourd’hui, il n’est plus possible de se laisser faire.
Au moment où j’écris ces mots, une église à été occupée à Marseille, pour revendiquer la négligence de la prise en charge de plusieurs cinquantaines de mineurs (et bien plus en réalité) qui depuis de nombreuses semaines, nombreux mois, dorment dans la gare. Une situation qui n’est pas nouvelle. Au moment où j’écris ces mots, sept salles d’une fac à Nantes ont été occupées pour loger également des mineurs sans prise en charge qui auront un toit au-dessus de leur tête au moins pour quelques nuits. Nous amenions encore des mineurs de moins de 15 ans à l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) ce matin, sans savoir comment ils seront pris en charge, et avec un goût amer dans la bouche et les larmes dans les yeux de savoir pertinemment que l’État français traque, dans les mots, dans les souvenirs, des camarades qui ont déjà un lourd parcours derrière eux.
Cette situation n’est pas nouvelle, elle fait partie de la lourde réalité qui s’opère depuis maintenant plus de deux ans, à la Roya, à Vintimille, à Menton, à Nice, Marseille, et maintenant, dans les Hautes-Alpes. En réalité, depuis bien plus longtemps .…
Alors comme les flics obéissent sagement aux ordres en ramenant sans cesse, dans le froid, sans humanité, des camarades, comme l’État renouvelle encore son droit à militariser les frontières, comme nous vivons encore des scènes de délation de personnes qui feraient mieux d’éteindre leur télévision et d’ouvrir les yeux, il est urgent et vital de dire ce que nous pensons, et d’agir en reprenant nos droits, pas ceux qui nous sont dictés par des lois insensées, ceux qui nous sont dictés par notre cœur et notre bon sens.
Parce que personne ne laisserait dormir son gosse de moins de 15 ans dans la rue en hiver .... et même s’il était moins jeune, et même si c’était l’été, on ne joue pas avec la vie d’êtres humains. Point.
Bonne lecture !





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