Aucun d’entre eux n’aura eu la possibilité d’exposer son propos.
Fatiha Aarour, de l’Asdhom, avait à peine introduit la soirée qu’elle était interrompue et prise à partie par l’un de ces nervis. Le ton est encore monté lorsque Khadija Ryadi a tenté de prendre la parole. « J’ai reconnu au moins deux individus spécialement venus du Maroc. Ils nous ont d’abord couverts d’insultes, puis l’intimidation et la violence verbale se sont muées en violence physique », relate cette militante surveillée de près au Maroc. Une chaise vola alors dans la salle, visant un participant qui tentait de s’interposer. Puis les fils du disjoncteur étaient arrachés, plongeant la salle dans le noir pour semer la panique. Cette opération de sabotage a été minutieusement préparée, puisque des individus se présentant comme des organisateurs de la conférence ont procédé à des repérages à l’intérieur de la salle et à ses abords plusieurs jours auparavant. Cet épisode en dit long sur le sentiment d’impunité des baltajia, les hommes de main du makhzen, confortés par la complaisance française pour la monarchie alaouite. Tout leur est permis, même en plein cœur de Paris... Au Maroc, où s’abat sur les acteurs des mouvements sociaux et sur les défenseurs des droits humains une répression digne des années de plomb, 14 journalistes sont emprisonnés.
Lire aussi : https://blogs.mediapart.fr/m-bentahar/blog/150219/maroc-les...
Chers amis de l'ASDHOM,
Absent de France, j'apprends à mon retour l'agression inqualifiable dont l'ASDHOM, les conférenciers et l'auditoire ont été victimes le 15 février dernier.
Je condamne avec la plus forte fermeté cet acte de sabotage délibéré qui est une résurgence des méthodes qui nous rappellent les années de plomb et que nous pensions révolues.
Cette agression n'est qu'une des formes des atteintes à la liberté d'expression et à la liberté de la presse qui se multiplient au Maroc.
Je voudrais par ce message de soutien et de sympathie vous témoigner toute ma solidarité dans cette épreuve et réaffirmer avec vous que ces agressions ne sauront en aucune façon atteindre notre détermination à œuvrer pour plus de libertés, plus de démocratie, plus de dignité et plus de justice sociale.
Président de l'Institut Mehdi Ben Barka - mémoire vivante





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