Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
Selon les
informations recueillies par MEE, les Américains auraient pressé Horst
Köhler, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, de convaincre le
Polisario de se plier au plan d’autonomie du Maroc
Le ministre
marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita (à gauche), en
compagnie du secrétaire d’État américain Mike Pompeo, se rend au
département d’État américain à Washington DC, le 17 septembre 2018 (AFP)
Alors qu’un
troisième round de négociations sous la tutelle de l’ONU est annoncé
pour l’été entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la
Mauritanie au sujet de l’avenir du Sahara occidental, une source diplomatique a confié à Middle East Eye que des pourparlers secrets se tenaient actuellement entre le Maroc et les États-Unis. « Les Américains seraient en train d’intervenir en coulisses,
menaçant de mettre un terme aux espoirs d’indépendance des Sahraouis »,
a-t-elle déclaré en précisant que la confusion politique dans laquelle
se trouve l’Algérie aujourd’hui pourrait par ailleurs « compromettre
gravement tout règlement politique ». Le Maroc occupe la majeure partie du Sahara occidental depuis 1975,
année au cours de laquelle l’Espagne coloniale s’est retirée, et cherche
depuis à exploiter et commercialiser ces ressources.
Le chef de la délégation sahraouie et du Front Polisario
Khatri Addouh lors des négociations sur la fin du conflit du Sahara
occidental au bureau des Nations unies à Genève, le 22 mars 2019 (AFP)
L’invasion a entraîné une guérilla de quinze ans entre le
Maroc et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, mouvement de
libération au nom du peuple sahraoui, qui prit fin en 1991, quand un
vote d’autodétermination a été promis au Sahraouis. Ce vote ne s’est
jamais concrétisé, malgré la présence d’une force de l’ONU depuis 1991,
mandatée pour préparer le territoire à un référendum sur
l’autodétermination. « J’exhorte les parties à montrer activement des gestes de bonne foi
démontrant leur volonté de faire des progrès », a déclaré lundi le
secrétaire général de l’ONU António Guterres en se félicitant à cet
égard de la décision du Front Polisario de se débarrasser de son dernier
stock de mines.
Au Sahara occidental, des craquelures apparaissent dans le statu quo Reda Zaireg Lire
Il a également insisté sur le fait qu’une solution est « désormais
envisageable » et doit permettre d’aboutir à une « auto-détermination de
la population du Sahara occidental » sous réserve d’une « volonté
politique forte » des parties et de l’ensemble de la communauté
internationale. Pour Samir Bennis, analyste politique et rédacteur en chef du Maroc
World News, si les pourparlers sont certes un « grand pas dans la bonne
direction », la seule solution viable n’en reste pas moins le plan
d’autonomie. Or Rabat propose un projet d’autonomie du Sahara occidental
qui accorderait à la région une autonomie limitée sous souveraineté du
Maroc, qui contrôlerait la défense et les affaires étrangères de la
région. « Le Maroc a plus d’une fois réaffirmé sa position. Nous sommes
convaincus qu’est à exclure tout ce qui outrepasserait son plan
d’autonomie », souligne-t-il.
« Pour amuser la galerie »
Le Maroc peut en tout cas compter sur de puissants alliés. Selon une
source diplomatique rompue aux pourparlers de Genève, les pressions
américaines pourraient faire pencher les négociations en faveur du
Maroc. Selon cet informateur, après la première série de pourparlers en décembre, les Américains auraient pressé Horst Köhler, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, de convaincre le Polisario de se plier au plan d’autonomie du Maroc. Lorsque le Polisario rencontra Köhler lors des entretiens de Berlin
après le premier round, « Köhler les a avertis qu’il était exclu de
discuter d’indépendance. Il leur a dit : ‘’C’est le seul scénario à
votre disposition. À vous de le faire accepter à votre peuple’’ »,
affirme notre source.
Un mur de 2 700 km sépare les Sahraouis du territoire revendiqué par le Maroc au Sahara occidental (AFP)
Le Front Polisario répliqua en signifiant à Köhler qu’il
s’agissait d’une « ligne rouge » : que jamais le peuple sahraoui ne
saurait s’en contenter. Selon cette source diplomatique, les véritables négociations se
déroulent en secret, loin de la Suisse – à Washington DC –,
entre les Marocains, les Américains et et Köhler. « Il y a fort à
craindre que les pourparlers de Genève ne servent qu’à amuser la
galerie. » Selon notre interlocuteur, l’optimisme d’António Guterres se fonde
sur la participation américaine à un processus longtemps négligé par la
communauté internationale. « Au fil du temps, communauté internationale et médias internationaux
ont scandaleusement fait l’autruche à ce sujet. Dès lors qu’un acteur
majeur décide de s’impliquer, António Guterres a de fait en main des
atouts quand il évoque la perspective d’une solution. »
EXCLUSIF : Guerre diplomatique à l'ONU pour le Sahara occidental
Autre acteur majeur : l’Algérie. Elle offre depuis longtemps au
Polisario un soutien inconditionnel – armes, aide et entraînement
militaire – et elle héberge aussi 150 000 réfugiés du Sahara occidental. Bennis, l’analyste marocain, affirme qu’il ne peut y avoir de
règlement sans l’implication de l’Algérie, car « le Polisario
n’existerait pas sans le soutien militaire, diplomatique et économique
de l’Algérie ». Selon l’expert, avoir l’Algérie de son côté aiderait à surmonter les divisions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. « Des divergences ont toujours opposé les membres permanents du
Conseil de sécurité. Certains soutiennent le Maroc, d’autres l’Algérie.
Si d’aventure États-Unis, France et Royaume-Uni se mettaient d’accord
pour imposer le plan d’autonomie du Maroc, la Russie ne manquerait pas
de leur opposer son veto ».
« J’exhorte les parties à montrer activement des gestes
de bonne foi démontrant leur volonté de faire des progrès », a déclaré
le secrétaire général de l’ONU António Guterres (Reuters)
Cependant, l’Algérie affirme résolument son soutien au Front
Polisario, indique la source diplomatique. En réponse aux pressions
exercées sur le Polisario pour se plier au plan d’autonomie, l’Algérie
riposta en affirmant sans équivoque que « l’indépendance doit demeurer
l’une des options possibles, et une chose n’est pas négociable :
l’autodétermination, qui devra représenter un véritable choix ». La démission
d’Abdelaziz Bouteflika la semaine dernière ne changera probablement pas
cette position, croit savoir notre source diplomatique. « Le soutien
algérien est profondément idéologique, et a plus à voir avec l’appui
systématique des révolutions dans le monde entier. Il n’est pas lié à
des individus en particulier. » Traduit partiellement de l’anglais (original) par Dominique Macabies.
Arguments contre le génocide
-
Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits humains dans les territoires
palestiniens occupés, Francesca Albanese témoigne à travers le récit de dix
renco...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire