Soupçonné de trafic d'armes, soumis à la torture
Une mobilisation intense
La mobilisation de plusieurs ONG internationales, comme celle de son comité de soutien en Belgique (Free Ali) ne changeront pas fondamentalement sa situation: le Belgo-marocain verra sa peine de 15 ans en première instance ramenée à 12 ans en appel.Malgré cela, sa sœur Farida restera mobilisée pendant ces 12 années. Pour elle aujourd'hui, c'est la fin d'un long cauchemar. "Quand j'y pense j'ai les genoux qui fléchissent, j'ai l’impression que je perds tous mes moyens à l'idée de le voir enfin libre... C'est quelque chose d’extraordinaire qui va se produire en moi et qui va me soumettre a un état physique et psychologique tel que je vais perdre tous mes moyens".
C'est pour ça qu'elle restera à l'intérieur lorsque son frère franchira la frontière: à cause des mesures de confinement, il leur sera interdit de se serrer dans les bras à l'extérieur: "Je suis en train de me demander si je ne vais pas l'attendre ici chez mon père, et laisser les autres aller l'accueillir à la frontière, et le ramener vers ici,parce que ça va être très compliqué de le voir dehors".
Ali Aarrass retrouvera donc sa sœur et son père à Melilla, avant de rentrer en Belgique, où sa femme et sa fille de 15 ans l'attendent depuis 12 ans.







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