[debat-ensemble-05] Fwd: Contre les j.o de 2030
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| 17:53 (il y a 1 heure) | ||
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Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental et d'ailleurs(RSPMSOA), créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala. Rejoignez-nous! Nous écrire: solidmarO5[at]gmail.com
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| 17:53 (il y a 1 heure) | ||
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Cet appel est sous embargo jusqu'au lundi 24 juillet, date à laquelle cette pétition sera mise en ligne avec la liste des premiers signataires
APPEL À Mme LA PRÉFÈTE DU RHÔNE, CONTRE L’EXPULSION ET POUR LA REGULARISATION D'HERVE S., PRINCIPAL TEMOIN DE LA MORT DE BLESSING MATTHEW ALORS QU’ELLE ÉTAIT POURSUIVIE PAR LES FORCES DE L’ORDRE
Avant son arrivée en France, Hervé S. a connu un long parcours d'exil et de souffrances, jalonné de maltraitance, de tortures et de deuils dont il ressort brisé physiquement et psychiquement.
Alors qu'il tentait d'arriver en France en compagnie de Blessing Matthew, Hervé a été confronté une nouvelle fois à la violence, cette nuit de mai 2018 où Blessing, pourchassée par la police, a disparu dans la Durance sous ses yeux.
Hervé a tenu à témoigner pour que justice soit faite pour Blessing et pour toutes les personnes anonymes qui subissent chaque jour à nos frontières, dénis de droits et humiliation des courses poursuites.
Hervé, qui n'aurait jamais du se voir refuser l’asile, comme des milliers d'autres personnes qui en ont été privées, a tenu à témoigner malgré les risques qu'il y a à sortir de l'anonymat quand on est « sans papier ».
Hervé a témoigné des faits insupportables qui se sont produits dans la nuit du 6 au 7 mai 2018 dans le hameau de La Vachette, à 3 km de Briançon.
Des torches qui surgissent, la course poursuite
La cachette dans les herbes, le cœur qui bat
Le grondement sourd et puissant de la rivière
Blessing court, poursuivie par un gendarme
Elle s’arrête brusquement au bord de l’eau
Elle tente de se dégager du gendarme qui l’attrape
Blessing tombe, crie « help me ! help me ! »
Ses cris s'éloignent
De l'aide il n'y en aura pas pour Blessing
Son corps sera retrouvé dix km en aval deux jours plus tard
Hervé est interpellé, brutalisé, renvoyé aussitôt en Italie. Le témoignage d’Hervé est l'un des éléments clef de notre contre-enquête, menée avec l’association Border Forensics, qui démontre la responsabilité des forces de l’ordre dans la mort de Blessing.
Aujourd'hui Hervé paie le prix fort pour avoir eu ce courage : se
succèdent rejet de sa demande d’asile, refus de titre de séjour pour
soins, obligation de quitter le territoire, placement
en centre de rétention, acharnement de la préfecture du Rhône contre
Hervé en le décrivant comme un individu dangereux, pouvant causer un
trouble à l'ordre public.
Hervé a dit la vérité sur ce qu'il s'est passé cette nuit du 6 au 7 mai 2018.
La justice française a refusé de l'entendre et laisse crier Blessing indéfiniment.
Avec la sœur de Blessing, nous avons engagé un recours auprès de la CEDH.
Hervé doit pouvoir rester à nos côtés pour ce combat de justice et de vérité.
Hervé doit pouvoir rester en France et bénéficier de toute la bienveillance possible pour se reconstruire après ces années de souffrance.
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| 09:35 (il y a 3 heures) | ||
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Après l’Affaire Blessing MATTHEW, nous pouvons et nous devons empêcher que l’Affaire Hervé S. se termine tragiquement, en nous opposant à l’expulsion du témoin de la mort de Blessing et en exigeant sa régularisation.
Hervé
S, témoin direct de la mort par noyade de Blessing Matthew, survenue
alors qu'elle était poursuivie par les forces de l'ordre, est en danger.
Il va être expulsé vers son pays d'origine, le Cameroun où il est sous
le coup d'un avis de recherche et où sa famille a été persécutée en
représailles.
Le
Cameroun est un pays régulièrement et encore actuellement dénoncé pour
le recours à la torture, et pour ses techniques particulièrement
atroces, décrites par le rapport d'Amnesty International : « chambres de
torture secrètes au Cameroun » (https://www.amnesty.org/fr/
Hervé a subi ces tortures pendant dix jours consécutifs, au camp militaire de
Maroua,
en juillet/août 2014. Elles ont été infligées sur ordre et par un
officier qui n’a pas supporté que sa fille ait une relation avec un
homme d’une autre religion et d’une autre ethnie.
Hervé
fuit alors cette région avec Aïcha, sa compagne enceinte, et ils se
cachent dans la famille d’Hervé à Douala. Retrouvé, emprisonné, Hervé
parvient à s’enfuir et à quitter le Cameroun avec sa femme et leur jeune
fils en juillet 2016 au moment même où la famille d’Hervé est menacée
par le père d’Aïcha accompagné de policiers. Le père d’Hervé, terrorisé,
est victime d’un AVC et conduit à l’hôpital où il décède.
Après
un long périple jusqu’en Libye où ils sont emprisonnés et violentés
pendant 6 mois, leur embarcation surchargée fait naufrage au large des
côtes italiennes le 6 janvier 2018. Plusieurs dizaines de personnes
disparaissent dont Aïcha et leur fils. Ce naufrage est médiatisé et de
nouvelles représailles s’abattent contre la famille d’Hervé. Le 5 mars
2018, sa soeur est brulée vive dans l’incendie criminelle de sa maison
et décède le 13 mars à l’hôpital.
Le sort s’acharne contre Hervé qui franchit la frontière franco-italienne en
compagnie
de Blessing Matthew. Il est témoin de sa chute dans la rivière en crue
le 7 mai 2018. (Plus d'informations sur l'affaire Blessing : https://
tousmigrants.weebly.com/
Le
parcours d’Hervé est jalonné de souffrances et de morts. Il souffre de
graves problèmes de santé. Son état nécessite impérativement une prise
en charge médicale suivie et durable et l'empêche d'argumenter face à un
tribunal. Il sera débouté du droit d'asile en 2021 parce que l’OFPRA et
la CNDA n’ont pas cru à son récit. Sa demande de titre de séjour lui a
été ensuite refusée, avec obligation de quitter le territoire français.
Malgré un recours gracieux et contentieux, et le soutien exprimé par
plusieurs personnalités, la préfecture l’a placé en centre de rétention
administrative. Le médecin du centre a attesté de l’incompatibilité de
son état de santé avec sa rétention. Malgré cette nouvelle preuve de
l’état de santé d’Hervé, le
tribunal
a rejeté son recours le 17 juillet 2023 et Hervé, assigné à résidence
sous obligation de pointage, va être renvoyé dans son pays.
Il
y a désormais deux affaires profondément injustes et emblématiques, qui
sont liées. Hervé n'aurait jamais dû se voir refuser l'asile, comme des
milliers autres personnes qui en ont été privées. Il devrait également
pouvoir se soigner en France. Il aurait surtout dû, comme Blessing,
comme des milliers d’autres personnes,pouvoir arriver par des voies
sûres, ne pas perdre sa compagne et son enfant dans cette traversée de
la Méditerranée, ni avoir subi ce que toutes ces personnes ont subi au
cours de leurs parcours d’exil.
Il
est insupportable et illégal de renvoyer Hervé dans son pays où il
risque la persécution et la mort. Il est primordial qu'Hervé puisse
rester sur le sol français pour qu'il puisse témoigner des faits qui se
sont produits la nuit du 7 mai 2018 et que vérité et justice soient
faites pour Blessing.
Contact presse
Agnès ANTOINE : 06 37 75 75 77
Michel ROUSSEAU : 06 80 60 43 50
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Georges Ibrahim Abdallah est le plus ancien prisonnier politique
français, il est toujours en prison alors que le tribunal
d'application des peines avait demandé sa libération en 2012.
Cette décision de justice n'avait pas été appliquée du fait du
refus du gouvernement de signer son arrêté d'expulsion vers le
Liban.
Devant cette situation qui est une honte pour la France, et sur la
base stricte du droit et du respect du principe de la séparation
des pouvoirs, 14 organisations dont l'AFPS ont écrit le 30 juin au
président de la République : il faut que le pouvoir exécutif
français prenne sans attendre l'arrêté d'expulsion vers le Liban
de Georges Ibrahim Abdallah.
Alors que celui-ci a déposé le 8 juin une nouvelle demande de
libération, et qu'il demande lui-même à être renvoyé au Liban,
cela permettra au tribunal d'application des peines de se
prononcer enfin, de manière pleinement effective, sur sa
libération.
Les organisations signataires ont demandé à être reçues à l’Élysée
pour porter et expliciter cette demande.
___________
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
55 rue du Faubourg-Saint-Honoré
75008 Paris
Paris, le 29 juin 2023
Objet : sortir de l’impasse pour la libération de Georges Abdallah
– demande de rendez-vous
Monsieur le Président de la République,
Nous souhaitons attirer votre attention sur le cas de M. Georges
Ibrahim Abdallah, condamné en 1987, libérable depuis 1999, et
toujours en prison, alors que le tribunal de l’application des
peines s’est prononcé par deux fois pour sa libération. En nous
adressant à vous, nous nous plaçons sur le strict terrain du
Droit.
En l’absence d’une décision d’expulsion par le gouvernement
français, les décisions de la Justice pour sa libération
conditionnelle n’ont pas pu être appliquées, et il est aujourd’hui
le prisonnier politique le plus ancien dans une prison française,
et l’un des plus anciens en Europe. Cette situation est totalement
contraire à la tradition de la France en matière de droits
humains.
Rappelons qu’en 2012 le tribunal de l’application des peines
s’était prononcé pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah,
sous réserve de son expulsion. Par la voix du ministre de
l’Intérieur de l’époque, l’exécutif français, soumis à de fortes
pressions internationales, avait refusé de signer l’arrêté
d’expulsion. C’est donc le pouvoir exécutif qui, en dernier
ressort, a rendu impossible la libération d’un détenu décidée par
la Justice, une situation totalement anormale dans un système
démocratique de séparation des pouvoirs.
Les spécificités juridiques du dossier de George Ibrahim Abdallah,
dont la peine n’avait pas été assortie d’une interdiction de
territoire sur l’ensemble du territoire français, font que sa
libération ne pourra intervenir que si un arrêté d’expulsion (en
l’occurrence vers le Liban comme il le demande) est pris à son
sujet.
Le 8 juin dernier, Georges Ibrahim Abdallah a formulé une nouvelle
demande de liberté conditionnelle. Dans ces conditions, nous vous
demandons de faire prendre sans tarder, par le ministre concerné,
son arrêté d’expulsion vers le Liban. En prenant cette décision
bien avant le jugement du tribunal de l’application des peines, en
la mettant à l’abri de toute pression, vous en rétablirez le
caractère purement technique. Une fois ces conditions réunies,
c’est à la Justice qu’il appartiendra, en toute responsabilité, en
toute indépendance et de manière pleinement effective, de se
prononcer sur sa libération.
Monsieur le Président de la République, nous vous demandons
solennellement de ne pas manquer cette occasion d’en finir avec
une détention dont la durée est une honte pour la France. Par la
signature rapide d’un arrêté d’expulsion, le pouvoir exécutif n’a
pas à décider sur le fond de la libération de Georges Ibrahim
Abdallah, il remettra simplement la décision entre les mains de la
Justice.
Nous sollicitons de votre part un rendez-vous pour évoquer avec
vous plus précisément cette affaire, et la manière de sortir enfin
d’une impasse qui est un déni de justice et qui ternit l’image de
la France.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République,
l’expression de notre très haute considération.
Signataires :
Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine
Solidarité
Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’Homme
François Sauterey, co-président du Mouvement contre le Racisme et
pour l’Amitié entre les peuples
Mouvement de la Paix
Union Juive Française pour la Paix
Une Autre Voix Juive
Confédération Générale du Travail
Fédération Syndicale Unitaire
Union syndicale Solidaires
Syndicat national des enseignements de second degré
Confédération paysanne
Parti Communiste Français
Parti de Gauche
Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et
solidaire