samedi 22 novembre 2025

Propagande d'État marocaine à Paris : la Belleviloise doit rendre des comptes

MISE À JOUR
Suite à de nombreuses protestations, la Bellevilloise a finalement décidé de ne pas organiser l’événement. Dont acte

Centre d’analyse du Sahara Occidental, 11/11/2025
Le Centre d’analyse du Sahara Occidental (CASO) alerte sur la tenue, le 23 novembre 2025 à La Bellevilloise (Paris 20ᵉ), d’un événement organisé par Al Qantara @Alqantara_ et Mystic Diapo, présenté comme une célébration du cinquantenaire de la Marche verte.

Sous couvert de culture, d’art et de gastronomie, cette manifestation constitue une opération de propagande politique orchestrée par des relais du régime marocain en France, visant à légitimer l’occupation militaire du Sahara Occidental, en violation du droit international et des décisions des Nations unies et de la Cour de justice de l’Union européenne. Un détournement du droit international La « Marche verte » de 1975, présentée ici comme un « devoir patriotique », fut en réalité une opération de conquête coloniale déclenchée alors que la Cour internationale de Justice venait de confirmer l’absence de tout lien de souveraineté entre le Maroc et le Sahara Occidental (Avis du 16 octobre 1975). Cinquante ans plus tard, cette instrumentalisation mémorielle cherche à normaliser une situation illégale et à influencer les diasporas maghrébines sous couvert de folklore culturel. La responsabilité de la Ville de Paris

Le CASO rappelle que La Bellevilloise, exploitée par la société ORIZA, a bénéficié en 2024 d’une subvention municipale de 10 000 € accordée par la Ville de Paris (délibération 2024 DAC 75). Il est inacceptable qu’un lieu soutenu par des fonds publics serve de tribune à une propagande d’État contraire aux principes de la Charte des Nations unies et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Le CASO interpelle Madame la Maire de Paris et son adjointe à la culture pour :

  • clarifier les conditions d’octroi et d’usage de cette subvention ;
  • rappeler la neutralité politique exigée des structures culturelles subventionnées ;
  • condamner publiquement l’utilisation d’un espace parisien pour une célébration d’occupation coloniale.

Nos rappels de droit

  • Le Sahara Occidental demeure un territoire non autonome selon l’ONU ;
  • L’arrêt CJUE du 4 octobre 2024 a confirmé que le Maroc n’a aucune souveraineté ni mandat d’administration sur ce territoire ;
  • L’exploitation économique, culturelle ou symbolique du Sahara Occidental par le Maroc constitue une violation du droit international.
  • La lutte pour la vérité historique et le respect du droit international ne sauraient être dévoyées par la diplomatie de la désinformation.




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