2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mardi 16 décembre 2025

Palestine – Sahara occidental : la propagande contre les faits

Voici ce qu’on peut lire sur le site Hespress FR du 14 décembre. Un véritable joyau issu du coffre-fort de la propagande makhzénienne. Lire ci-après la mise au point de Solidarité Maroc

La gauche radicale palestinienne s’aligne sur les positions algériennes hostiles au Maroc

Nader Al Qaisi

La Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), composante de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a de nouveau affiché son alignement sur la thèse séparatiste défendue par l’Algérie concernant le Sahara marocain. Une posture assumée publiquement par son représentant à Alger, Nader Al-Qaisi, lors d’un événement organisé à l’occasion du 48ᵉ anniversaire de la création du mouvement, en présence de représentants du polisario.

Selon une publication de l’agence de presse du front séparatiste, Al-Qaisi a affirmé que « la lutte des peuples palestinien et sahraoui serait commune pour la liberté et l’autodétermination », reprenant mot pour mot la rhétorique algérienne autour d’un dossier, pourtant encadré par des processus onusiens clairs et par un consensus international de plus en plus favorable à la solution marocaine.

Cette prise de position révèle, selon plusieurs observateurs, les contradictions profondes d’un courant politique palestinien qui a longtemps fondé sa légitimité symbolique sur les notions d’unité arabe et de lutte collective contre la fragmentation, tout en soutenant aujourd’hui un projet séparatiste ciblant l’intégrité territoriale d’un État arabe.

Ce n’est pas la première sortie du genre. À la mi-2024, le même responsable avait accusé le Maroc, dans des médias algériens, de « collusion » avec Israël, allant jusqu’à qualifier le Royaume de « puissance occupante » au Sahara, des propos qui avaient déjà suscité l’indignation au sein de cercles diplomatiques palestiniens.

Ces déclarations interviennent paradoxalement au moment où le FPLP appelle, dans un communiqué politique récent, à « élargir la mobilisation arabe et internationale en faveur de la Palestine », et à « reconstruire l’unité nationale palestinienne » à travers une réforme en profondeur de l’OLP et de ses institutions, censée mettre fin aux divisions internes.

L’OLP désavoue une dérive individuelle

Contacté par Hespress, un responsable [anonyme, bien sûr] au sein de l’Organisation de libération de la Palestine a tenu à prendre ses distances avec ces déclarations, affirmant que « les propos de Nader Al-Qaisi n’engagent que lui ».

« L’OLP, en tant que cadre représentatif du peuple palestinien, a toujours exprimé son soutien clair et constant à l’unité territoriale du Royaume du Maroc, Sahara compris », a-t-il dit.

Il a de même rappelé que la position officielle palestinienne s’inscrit dans le respect des décisions de la légalité internationale, y compris la dernière résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, ajoutant que « ces orientations sont en parfaite cohérence avec l’approche majoritaire du monde arabe et musulman ».

Pour le responsable palestinien, « les appels à la division et à l’encouragement des projets séparatistes visant un pays frère comme le Maroc sont non seulement irresponsables, mais nuisent aussi à l’unité arabe que le peuple palestinien appelle pourtant de ses vœux ».

Cette sortie, somme toute sans importance ni conséquences, confirme, une fois de plus, que le dossier du Sahara est instrumentalisé par certains acteurs idéologiques au service d’agendas régionaux précis, au détriment de la cohérence politique et de la solidarité arabe qu’ils prétendent pourtant défendre.

Palestine – Sahara occidental : une solidarité anticoloniale discrète mais structurelle

SOLIDARITÉ MAROC, 16/12/2025

De la reconnaissance politique des années 1970 au soutien militant contemporain, les liens entre le mouvement national palestinien et le Front Polisario s’inscrivent dans une histoire longue de solidarités anticoloniales, aujourd’hui marginalisées par les recompositions géopolitiques régionales.

Une solidarité née dans le Tiers-monde révolutionnaire

La relation entre la cause palestinienne et la lutte du peuple sahraoui ne relève ni de l’anecdote ni de l’opportunisme. Elle s’inscrit dans le cadre plus large des mouvements de libération nationale du tiers-monde, qui émergent dans les années 1960 et 1970 autour d’un même socle idéologique : anticolonialisme, autodétermination et rejet des annexions territoriales.

Lorsque le Front Polisario est fondé en 1973 pour lutter contre la colonisation espagnole du Sahara occidental, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) est déjà un acteur central du mouvement des non-alignés et un symbole international de la résistance à l’occupation. Très tôt, les cadres sahraouis et palestiniens se croisent dans les mêmes conférences internationales, forums de solidarité et réseaux militants transnationaux.

1975 : l’annexion du Sahara occidental comme précédent politique

L’année 1975 marque un tournant décisif. Alors que la Cour internationale de justice rejette toute souveraineté marocaine ou mauritanienne sur le Sahara occidental, le Maroc lance la Marche verte et procède à l’occupation du territoire.

Pour l’OLP et les organisations palestiniennes de gauche, cet événement est immédiatement interprété comme une annexion territoriale contraire au droit international, faisant écho à leur propre expérience face à l’occupation israélienne. Le Sahara occidental devient dès lors une cause de décolonisation non achevée, comparable à la Palestine dans sa dimension juridique et politique, sinon dans ses formes historiques.

La proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en 1976 et la reconnaissance progressive du Front Polisario par l’OUA renforcent cette lecture.

Années 1970–1980 : reconnaissance politique et solidarité militante

Durant cette période, la solidarité palestinienne avec le peuple sahraoui est explicite et assumée.

L’OLP reconnaît le Front Polisario comme représentant légitime du peuple sahraoui, tandis que des organisations comme le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) expriment un soutien sans ambiguïté. Dans leurs discours, la Palestine et le Sahara occidental sont souvent présentés comme deux fronts d’un même combat contre le colonialisme et l’expansion territoriale.

Cette solidarité s’exprime dans :

  • les forums internationaux,
  • les réseaux anti-impérialistes,
  • les déclarations politiques communes,
  • les mobilisations militantes.

Oslo et la diplomatie de la retenue

Les accords d’Oslo (1993) marquent une rupture. L’OLP, engagée dans un processus de reconnaissance internationale et de construction étatique sous contrainte, adopte une diplomatie prudente, soucieuse de préserver ses relations avec les États arabes, dont le Maroc.

Sans jamais renier le principe du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, l’Autorité palestinienne réduit ses prises de position publiques sur le Sahara occidental. La solidarité passe alors de la sphère diplomatique visible à des espaces plus discrets.

La gauche palestinienne, gardienne de la continuité

Ce sont principalement les forces palestiniennes de gauche, les syndicats, les intellectuels et les milieux universitaires qui assurent la continuité de la solidarité avec le Polisario.

Le FPLP, le FDLP et le Parti du peuple palestinien continuent de considérer la cause sahraouie comme :

  • une question de décolonisation inachevée,
  • un cas emblématique de violation du droit international,
  • un miroir de l’expérience palestinienne.

Dans les forums sociaux mondiaux, les conférences internationales et les réseaux de solidarité Sud-Sud, les deux causes restent étroitement associées.

Normalisation et regain militant

La normalisation des relations entre le Maroc et Israël en 2020 agit comme un révélateur. Elle provoque une onde de choc politique et symbolique dans la société palestinienne, renforçant les critiques populaires contre Rabat et ravivant l’intérêt militant pour la cause sahraouie.

Dans ce contexte, la solidarité Palestine–Sahara occidental se réactive principalement :

  • dans les réseaux BDS,
  • les ONG de défense des droits humains,
  • les milieux intellectuels critiques,
  • les espaces militants transnationaux.

Cette solidarité n’est plus portée par les États ou les appareils diplomatiques, mais par les sociétés politiques et les mouvements sociaux.

Une solidarité structurelle, non circonstancielle

Contrairement aux lectures qui réduisent ces convergences à des alignements géopolitiques temporaires, la relation entre le mouvement palestinien et le Front Polisario repose sur une affinité structurelle :

  • refus des annexions territoriales,
  • centralité du droit international,
  • expérience commune de l’occupation,
  • inscription dans l’histoire longue des luttes anticoloniales.

Si elle est aujourd’hui moins visible qu’au cours des années 1970–1980, cette solidarité demeure un référent politique et moral au sein du champ palestinien.

Conclusion

La relation entre la Palestine et le Sahara occidental révèle une vérité souvent occultée par les recompositions diplomatiques contemporaines : les solidarités anticoloniales ne disparaissent pas, elles se déplacent.
Elles quittent les chancelleries pour se maintenir dans les mouvements, les idées et les luttes.

Dans ce sens, la solidarité palestinienne avec le peuple sahraoui n’est pas un héritage du passé, mais un fil politique toujours vivant, tendu entre deux peuples confrontés à la négation de leurs droits nationaux fondamentaux.

 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire