2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

vendredi 6 septembre 2019

Privés d'école




En septembre, des millions d’enfants retrouvent le chemin de l’école.
Mais pas tous ceux qui ont fui la guerre et les persécutions dans leurs pays d’origine…Ni tous ceux qui vivent dans des campements de fortune ou avec leurs parents sans papiers… 

Privés de droits, ballotés de squats en centres d’hébergement d’urgence, ils ne connaissent que la peur et l’exclusion.
Des centaines d’enfants isolés de moins de 18 ans souvent jugés
« majeurs », sont exclus des systèmes de protection, et se retrouvent à la rue, livrés à eux-mêmes.
Barbelés, présence policière, conditions matérielles déplorables, violences dans les centres de rétention administrative…
Aucun enfant n’y a sa place ! Et pourtant, chaque semaine, des enfants sont enfermés en rétention !
Qu’avons-nous fait des droits de l’enfant ?
Ses droits ne peuvent pas s’effacer au seul motif qu’il est un enfant «migrant» ou que ses parents sont des personnes migrantes.
Or des milliers d’enfants sont niés dans leurs droits uniquement parce qu’on veut alléger les budgets des départements en charge de l’Aide Sociale à l’Enfance. Résultat : des enfants vivent dans la rue, le 115 refusant de les prendre en charge quand l’administration les déclare majeurs. Ils n’ont plus que le secours éventuel des associations et des particuliers.
Pour nous, à La Cimade, l’intérêt des enfants est prioritaire
Forte du soutien de 140 000 signataires d’une pétition appelant à mettre fin à l’enfermement en rétention des enfants, La Cimade a interpellé le président de la République et les parlementaires
pour que la France cesse cette pratique traumatisante. Suite à notre mobilisation, un groupe parlementaire travaille sur ce sujet.
Notre demande est claire : l’interdiction définitive de l’enfermement des enfants.

Un enfant doit être protégé plutôt que soupçonné !
 
Les équipes bénévoles de La Cimade sont actuellement engagées dans des actions de contentieux devant les tribunaux administratifs et la Cour européenne des droits de l’Homme pour la protection, l’hébergement et la scolarisation de ces jeunes.

La Convention internationale des droits de l’enfant fête ses 30 ans en 2019. 
C’est l’occasion de manifester votre engagement à nos côtés pour faire valoir ces droits et protéger des milliers d’enfants en France.
Pour continuer d’agir avec efficacité, votre mobilisation et votre soutien nous sont plus que jamais nécessaires.




Quelle que soit sa nationalité, un enfant reste un enfant et doit être protégé, accueilli, scolarisé.
 <lacimade@lacimade.org>    

jeudi 5 septembre 2019

Septfonds : un maire qui dit clairement oui à l'accueil des réfugiés, non aux pressions


Ces imbéciles qui osent proférer des menaces vis à vis d'un maire qui a accueilli des réfugiés dans le cadre d'une réinstallation, en l'espèce des Yezedis. Ces gens n'ont pas la plus petite once d'humanité





Jacques Tabarly devant l'un des hébergements de la commune où logent des Yézidis / © France 3 Occitanie Jacques Tabarly devant l'un des hébergements de la commune où logent des Yézidis / © France 3 Occitanie

Jacques Tabarly, le maire de Septfonds dans le Tarn-et-Garonne, a reçu des menaces de mort pour avoir accueilli des Yézidis. Il a porté plainte mais il estime que ces menaces ne représentent rien face aux exactions qu'ont subies ces femmes et enfants réfugiés.
Par Christine Ravier
Pour Jacques Tabarly, les faits sont graves. Il a porté plainte et s'est constitué partie civile... Pas question de laisser passer ces menaces d'un internaute incitant à chasser les réfugiés yézidis qu'il accueille et à "brûler le maire au passage".

Pour autant, le maire de Septfonds (2 200 habitants) ne souhaite pas s'y arrêter. Cet individu, qui a depuis été identifié... Il s'agit d'un militaire de la région qui devrait comparaître rapidement devant le tribunal. Cet individu donc, ne mérite pas son attention.

 Des mères et des enfants traumatisés

Son attention, il la porte aux réfugiés qu'il accueille avec ses concitoyens depuis 3 semaines. Huit familles qui ont vécu les pires traumatismes et sévices en Irak. Les Yézidis sont considérés par Daesh comme des sous-hommes.

Les personnes qui ont débarqué le 8 août dernier sont des mères et des enfants. Leurs maris ont le plus souvent été abattus. Les femmes et les filles ont été soumises à un esclavage sexuel. Les enfants ont été témoins de ces scènes d'horreur.

C'est cette brutalité crue qui frappe de plein fouet le maire et ses concitoyens. Et ils font face. Les faits, ils les ont découverts lors d'une réunion à la salle des fêtes. Une jeune fille a pris la parole pour raconter.

 Toute une commune derrière son maire

Dès lors, explique Jacques Tabarly, toute la commune a pris fait et cause. Des gens qui ont voté pour le rassemblement national aux dernières élections, ont comme beaucoup d'autres, apporté des vêtements, des couvertures, des jouets pour enfants...

Le conseil municipal n'avait pas hésité à suivre son maire, qui s'était engagé auprès du préfet.
 C'est la force des élus. Quand on fait des choses à plusieurs, c'est beaucoup mieux partagé. Et de toutes façons, c'est un engagement. Il a été pris.

Depuis 3 semaines, les familles vont et viennent dans le village. Les enfants jouent ensemble. Les gens se saluent. Jacques Tabarly est fier de cela. Et cela seul compte.

 "On en est fier !"

"C'est une histoire qui se répète. Il y a 80 ans, Septfonds accueillait les réfugiés espagnols, des Polonais, des Juifs et des travailleurs étrangers. J'estime que dans l'histoire et la mémoire de Septfonds, c'était notre rôle de répondre à ce besoin d'hospitalité. On en est fier !"

Ahurissant et médiéval ! Affaire Hajar Raissouni: les faits et les réactions


Médias24, 4/9/2019
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L’affaire émeut et interpelle. La journaliste Hajar Raissouni est jugée, selon l’accusation, pour avoir consommé des rapports sexuels hors mariage et avorté le fruit de ces rapports. Voici ce que l’on sait.

Affaire Hajar Raissouni : les faits et les réactions
Qui est Hajar Raissouni?
Hajar Raissouni, 28 ans, travaille comme journaliste pour le compte du quotidien Akhbar Al Yaoum. Ce journal, parmi les plus réputés au Maroc, est connu pour un autre dossier judiciaire controversé: celui de son ancien directeur, Taoufik Bouachrine, condamné en novembre 2018 à 12 ans de réclusion pour viol et traite d’êtres humains.
Hajar Raissouni est, en outre, la nièce d’Ahmed Raissouni. Cette figure du Mouvement unicité et réforme (MUR), bras idéologique du PJD, est également le président de l’Union mondiale des oulémas musulmans.

Où a-t-elle été arrêtée et quand?
Elle a été arrêtée samedi 31 août 2019, à Rabat. L’interpellation a eu lieu à 11h35, à la porte de l’immeuble où se situe la clinique, dans le quartier de l’Agdal (source Me Saâd Sahli, avocat de la prévenue).

Qui d’autre a été arrêté?
Quatre autres personnes ont été interpellées: le fiancé de Hajar, qui l’accompagnait au moment de l’interpellation, le médecin gynécologue (suspecté d’avoir effectué l’avortement), son adjoint et sa secrétaire.  

Qui est le plaignant?
Il n’y a pas de plaignant. Les prévenus ont été interpellés "en flagrant délit". Selon Me Sahli, "il est dit dans le PV que l’interpellation a eu lieu sur la base d’informations parvenues" au service de police, sans plus de détails.

Où sont les prévenus?
Une garde à vue de 48H a été consommée à compter de l’arrestation. Lundi, les prévenus ont comparu devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Rabat qui a ordonné leur renvoi devant le juge. Ils sont actuellement placés en détention préventive à la prison locale El Arjat 1 (Salé).


Où en est la procédure? Où se tient-elle?
Le procès a été entamé le jour même et juste après leur présentation devant le parquet. Il se déroule au tribunal de première instance de Rabat. Les cinq prévenus ont comparu pour une première audience tenue le 2 septembre 2019. La prochaine audience aura lieu lundi 9 septembre.

Quels sont les chefs d’accusations?
La journaliste est poursuivie pour relation sexuelle hors mariage et consentement à se faire avorter par autrui. Son fiancé est jugé pour relation sexuelle hors mariage et complicité d’avortement. Le gynécologue doit répondre aux accusations d’avortement et exercice habituel de cette pratique. Les deux prévenus restants sont poursuivis pour complicité d’avortement.

Qui risque quoi ?
Hajar risque jusqu’à 2 ans de prison ferme (article 454 du code pénal). Les faits reprochés à son fiancé peuvent lui valoir jusqu’à cinq ans d’emprisonnement (art 449). Le médecin, lui, peut écoper d’une peine atteignant 10 ans de réclusion (art 450) et l’interdiction temporaire ou définitive d’exercer sa profession. 


mercredi 4 septembre 2019

Extraits de l'excellent article : Le Sahara occidental vu du RIF

A lire jusqu'au bout !

Malika El Aroud, citoyenne belge et grand-mère de soixante ans, détenue depuis onze mois dans un Centre fermé[1] !



[1]




par Luk Vervaet, 3/9/2019

[1]


Ces dernières années, je suis devenu visiteur de quelques personnes détenues dans des centres pour réfugiés et des centres psychiatriques.[1]
Ces institutions totales, comme la prison, où on enferme celles et ceux dont on ne veut pas ou dont on ne veut plus. Il y a les réfugiés, qui n’ont rien fait d’autre que d’être sans papiers, un document d’identité nationale étant devenu la seule preuve que vous êtes un être humain et que vous existez. Et puis il y a ces détenus qui ont fini leur peine en prison mais qui n’ont pas la nationalité belge, et qui, même s’ils sont nés en Belgique et y ont passé leur vie, sont soumis à une double peine, celle de l’expulsion selon la nouvelle loi de février 2017. Et cela se fait par centaines. Il y a enfin les interné(e)s, qui ont commis des actes, parfois violents, à cause de leur maladie.

J’en profite pour saluer les familles de toutes ces personnes, qui, elles aussi, se trouvent souvent seules et isolées, rejetées par la société et leur communauté qu’elle s’appelle catholique ou musulmane ou que sais-je. Une salutation aussi à tous les visiteurs et visiteuses anonymes de ces prisons, qui essaient d’y assurer le lien avec le monde extérieur et d’entretenir une ligne d’humanité.

Parmi ces humains exclus, nous avons construit une nouvelle catégorie. Celle des déchu(e)s de la nationalité belge. Cette catégorie s’est créée surtout après le vote unanime au parlement fédéral (par un oui ou par abstention) de la loi du 20 juillet 2015 sur la déchéance de la nationalité, loi « visant à renforcer la lutte contre le terrorisme »[2]. À ce propos, j’ai écrit quelques articles, dont un sur Fouad Belkacem[3] et un autre sur le pays vers lequel nos parlementaires veulent les expulser, le Maroc.[4]

Depuis près d’un an, je rends régulièrement visite à Malika El Aroud. Elle a été arrêtée le jeudi 11 octobre 2018, mise sous les verrous d’abord dans le Centre pour illégaux à Bruges, puis dans le Transit Center la Caricole, tout près de l’aéroport de Zaventem. Son crime ? Être déchue de sa nationalité belge par un arrêt du 30 novembre 2017 de la Cour d'appel de Bruxelles.  Une déchéance toujours bloquée, grâce au travail acharné de ses avocats du bureau Jus Cogens qui ont obtenu un blocage de son expulsion par le Comité des droits de l’homme de l’ONU.

Malika avait été condamnée à huit ans de prison en Belgique. De décembre 2008 à décembre 2016 elle les a purgés dans les prisons de Mons, de Lantin et de Berkendael. Une peine extrêmement dure, pour « implication dans la création, la direction et financement d'un groupe à visées terroristes ». Huit ans de prison ferme, faits sans un jour de sortie, sans un jour de libération conditionnelle. 
Depuis sa libération, elle a été suivie de près par la Sûreté de de l’État et la police. 
Pendant les deux années qui ont suivi sa libération, elle n’a fait aucune déclaration, entrepris aucune activité publique ou politique. Elle a seulement essayé de reconstruire sa vie à partir de zéro, contre vents et marées. Elle a suivi des cours de néerlandais quatre fois par semaine pour s’intégrer dans sa nouvelle commune. Elle s’est occupée d’amener et de rechercher sa petite-fille de cinq ans à l’école et de préparer les repas pour sa petite famille. Jusqu’à ce jour du 11 octobre 2018 où ils ont décidé de l’arrêter.

Citation du livre de Christine Taubira Murmures à la Jeunesse 
Malika El Aroud est belge. Elle est arrivée en Belgique en 1964, quand elle avait 5 ans. Elle est allée à l’école à Schaerbeek et à Saint-Josse. Elle a fait sa vie en Belgique et n’a été que quatre fois au Maroc, à 13 ans, à 16 ans, à 22 et à 32 ans, à l’occasion de la mort de son père. Pourtant, c’est vers ce pays que l’État belge veut l’expulser. Sous prétexte que Malika dispose également de la nationalité marocaine.

Inévitablement, cette expulsion annoncée se fait dans l’indifférence totale ou provoque une justification parce qu’il s’agit de « Malika El Aroud, la sorcière moderne, la veuve noire du Jihad ». 

Je rencontre cette terrible veuve, qui porte un beau turban sur la tête et une robe colorée, depuis un an, dans des conditions de détention difficiles à vivre pour tout être humain. Nos contacts sont chaleureux, bien que nous ne partagions pas la même vision du monde ou croyance religieuse. Et nous arrêtons nos conversations quand nous avons tous les deux envie d’une cigarette.

Pour ma part, le débat pour (re)juger Malika n’a pas lieu d’être.  
D’abord, parce que, comme on dit : elle a payé, elle a fait sa peine dure jusqu’au bout. 
Et si on veut un débat sur son idéologie et ses opinions, ouvrons aussi le débat (et un procès) sur l’idéologie et les pratiques du « bon côté », c’est-à-dire, du nôtre dans la guerre injuste contre l’Afghanistan et dans toutes les horreurs et monstruosités qui l’ont suivie.   

Par la déchéance de la nationalité, la Belgique pratique un racisme d’État, qui crée deux catégories de citoyens. Si Malika El Aroud s’appelait Martine Dupond, on l’expulserait où ? On assiste en Belgique, non à une justice antiterroriste, mais à une politique de destruction. Et comme a dit Gandhi : « Œil pour œil et le monde finira aveugle ! »

La loi sur la déchéance de la nationalité doit être retirée. Malika El Aroud doit être libérée.



[2] Le parlement belge a approuvé ce projet de loi avec « pas moins de 96 ‘oui’ et 48 ‘abstentions’ (et 6 absents). Pas un seul député n’a voté contre le projet, signifiant qu’aucun parti de l’opposition (cdH, FDF, Ecolo-Groen, PP, PS, PTB-go!, sp.a, VB) ne s’y est opposé » dans « La déchéance de nationalité : comment un thème de l’extrême-droite s’invite dans les campagnes électorales », http://analysesdesdiscours.blogspot.be/2016/02/la-decheance-de-nationalite-comment-un.html

mardi 3 septembre 2019

Tizirte, le désert et la mort



Il y a quelques semaines, alors que les vacances battaient leur plein, début août,  la Province de Taroudant s’illustrait dans l’affaire des bénévoles belges  rénovant une rue à  Adar-Ou-Amane. Une affaire qui  avait suscité l’ire d’un membre du PJD et celle d’un enseignant. Ce dernier avait lancé une sorte d’appel à égorger les jeunes filles coupables, selon lui,  d’attenter aux bonnes mœurs et  à la pudeur des marocains.
La province vient à nouveau de faire parler d’elle avec la crue de l’Oued qui a emporté le stade construit sur son  lit et entraîné la mort de plusieurs personnes.

Le diable se cache dans le budget
Le proverbe soutient qu’  « on est toujours plus intelligent après ». Mais à considérer la topographie des lieux, sans doute était-il plus facile et plus abordable de construire un stade sur ce rare replat constitué par les berges de l’Oued,  plutôt qu’ailleurs, à flanc de coteau,  sur les escarpements,  autour de Tizirte. Il aurait alors fallu décaper le terrain, déblayer la terre et les rochers, consolider l’arasement  obtenu par des murs de soutènement et stabiliser les pentes. N’importe quel  ingénieur vous aurait même expliqué comment exploiter la pente comme base pour des gradins. Le coût aurait sans doute été de cinquante fois supérieur à celui du stade emporté par la crue.
C’est dans ce genre de détails, le budget,  que se cache le diable. L’argent qui a fait défaut ici pour exécuter un stade dans les règles de l’art se trouve pourtant, fatalement ailleurs :
  • Dans l’acquisition de matériel militaire qui ne servira sans doute jamais. Une guerre contre notre voisin algérien signerait la fin des régimes « frères » des deux côtés de la frontière, les deux peuples n’étant plus les dupes de la guerre des sables. Une guerre contre le puissant voisin ibérique signifierait une cuisante défaite pour le Maroc et la fin du régime marocain.
  • Dans l’achat de matériel servant à espionner et réprimer les citoyens qui manifestent pour leur dignité, contre la prédation des richesses du pays et l’injustice.
  • Dans le budget pharaonique alloué quasi automatiquement au Palais royal, sans même qu’il fasse l’objet de la moindre interpellation, ni questionnement  par nos députés. Une manière pour ces derniers de récompenser leur bienfaiteur qui leur permet de vivre,  tout comme lui, au-dessus des moyens de leur pays.
  • Dans les dépenses inconsidérés des ministères, des Secrétariats et Sous-secrétariats d’Etat dont les responsables roulent en limousines allemandes et pillent les caisses de l’Etat en faux frais, en frais de déplacements fictifs, en dotations et primes diverses.
  • Dans le budget indûment consommé par les milliers d’employés fictifs et la rente, résultats du népotisme et du système mafieux mis en place par les thuriféraires du régime marocain.
Tragédie pour les uns, comédie pour les autres 

9CC3DC9E-7BBE-4BC7-B08E-07344219257C.jpegLa tragédie de Tizirte s’est achevée par la perte de onze vies dont personne ne s’inquiétera  jamais plus. Le gouverneur de la province en a apporté la preuve vivante,  par la voix et par l’image. Devant les caméras de télévision qu’il avait, toute honte bue, pris la peine de convoquer,  pour l’occasion. L’homme était apparu en tenue militaire suintant la naphtaline, entouré d’un aréopage de   flagorneurs et de « béni-oui-oui »,  comme seul sait en produire le régime du Makhzen.  
Alors qu’il était urgent d’ordonner et de conduire aussitôt les recherches des disparus, le responsable s’est fendu d’une décision sentencieuse.
-« Dès qu’il fera jour, nous entamerons les recherches…… », avant de poursuivre dans un dialogue surréaliste avec une assistance docile :
-«  L’oued n’avait-il jamais cru à ce point ? »
-«  Non ! Si ça avait jamais été le cas, nous n’aurions pas joué au football,  N’3amassi ! »
Tizirte, est retourné à sa misère habituelle. Comme de coutume, dans ce pays où règnent l’injustice et la loi du plus fort, chaque fois qu’un douar, perdu au milieu de nulle part, subit les feux de la rampe, c’est qu’il est l’épicentre d’une tragédie sans nom. Une fois les feux éteints, plus personne ne s’inquiétera du sort de cette population, ni ira inquiéter les responsables du drame.

A choisir entre le désert et un stade périlleux, les Tizirtis ont, un jour, préféré  le stade, pour autant qu’ils aient eu leur mot à dire avec les élus incompétents, cupides  et opportunistes qu’on connaît du Maroc. Un choix qui incite à  paraphraser un  vieux proverbe :
  • «  Ils avaient le choix entre le désert et le stade, ils choisirent le stade. Ils eurent  le désert……………et la mort ! »
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