
Après quelques échanges au micro, tous ont décidé de marcher ensemble. "Ils essaient de tous nous diviser, nous devons être unis. Nous partageons le même combat" s'est exclamée une gilet jaune devant la foule.
"Si enlever mon voile garanti que tous les problèmes de la France seront réglés, je l'enlève maintenant"
Dans le cortège, Kenza arbore un voile, et tient dans ses mains une pancarte sur laquelle on peut lire : "Stop à l'islamophobie". Elle se réjouit de voir des gilets jaunes soutenir son combat. "Nous défendons les mêmes valeurs : la liberté de la personne dans sa croyance, et l'égalité entre tous".Pour cette femme d'une trentaine d'années, les polémiques récentes sur le voile ne sont qu'un prétexte pour ne pas évoquer d'autres sujets. "Le chômage, la délinquance... Est-ce que si j'enlève mon voile, l'État garantit que ce sera réglé ? Si c'est le cas, alors je l'enlève maintenant" confie-t-elle.
À ses côtés, Zaïra abonde : "Pour nous c'est un couvre-chef, pour eux c'est un cache-misère. Quel est leur but ? De diviser ?" s'interroge-t-elle. Cette militante se prend à espérer de voir un mouvement de "voiles jaunes" émerger.
Pendant plus d'une heure, entre 200 et 300 manifestants ont donc traversé le centre-ville de Perpignan, en passant par la place Cassanyes, le boulevard Jean Bourrat puis le boulevard Wilson avant de retourner au Castillet. Encadré par quelques policiers, l'événement s'est déroulé dans le calme. Un autre rendez-vous similaire est fixé samedi prochain, devant le Castillet.





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