2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mardi 6 juin 2017

Une guerre coloniale oubliée : le Rif, 1921-1926


Une guerre coloniale oubliée : le Rif, 1921-1926


par Romain Ducoulombier , le 8 octobre 2008

La guerre qui oppose la République rifaine d’Abdelkrim aux Espagnols et aux Français entre 1921 et 1926 reste largement méconnue. Cette guerre coloniale, extrêmement violente, marque pourtant une étape décisive dans l’histoire de l’anticolonialisme et dans la construction de la nation marocaine.
Recensé : Vincent Courcelle-Labrousse, Nicolas Marmié, La guerre du Rif. Maroc 1921-1926, Paris, Tallandier, 2008. 365 p., 25€
Le 14 juillet 1926, la France du Cartel des Gauches rassemble sous l’Arc de Triomphe la coalition improbable des vainqueurs de la guerre du Rif : un superbe cliché, où semble tenir toute l’histoire de la IIIe République coloniale, immortalise Aristide Briand, président du Conseil, entouré d’Édouard Herriot, Paul Doumergue et Philippe Pétain, du dictateur espagnol Primo de Rivera et du sultan du Maroc Moulay Youssef. « C’est dans le même esprit de paix, avait affirmé Briand à la Chambre en décembre 1925, que nous entendons terminer dans un bref délai les affaires du Maroc et de la Syrie aussitôt qu’auront été réduites les agressions fomentées contre l’œuvre de civilisation et de traditionnel libéralisme de la France » ; un an plus tard, victorieux d’Abdelkrim, il reçoit le prix Nobel pour son œuvre de réconciliation internationale. C’est bien une guerre et non une simple « affaire » qui s’est pourtant déroulée dans le Rif, dans laquelle la France a été engagée à partir d’avril 1925, mais que les Espagnols avaient déclenchée en 1920 sans parvenir à la terminer. Une guerre totale, moderne, et oubliée, que restituent avec passion deux auteurs, Vincent Courcelle-Labrousse et Nicolas Marmié. Leur propos, malheureusement, n’est étayé par aucune note de bas de page : malgré la qualité de l’ouvrage, l’administration de la preuve s’en trouve de ce fait affaiblie. Les deux auteurs, certes, ne sont pas historiens de formation. Mais une connaissance, même intime, du Maroc, acquise pendant de longues années d’exercice de leurs métiers respectifs d’avocat et de journaliste, ne peut suppléer à l’absence complète d’apparat scientifique.
Le livre s’appuie sur une bibliographie en langue espagnole qui s’est considérablement renouvelée depuis le milieu des années 2000. Rien d’étonnant à cela : la guerre du Maroc est un enjeu clé de l’histoire espagnole de l’entre-deux-guerres. Elle a porté Primo de Rivera au pouvoir, et constitué pour Francisco Franco une école et un marchepied. Elle a scellé aussi la rencontre entre Philippe Pétain et la droite traditionaliste et philofasciste de la péninsule : sous l’œil attentif du dictateur, le maréchal vainqueur reçoit en février 1926 à Tolède la médaille militaire des mains du roi Alphonse XIII. Auréolé de son prestige acquis pendant la Première Guerre mondiale, Pétain a écarté Lyautey avec la bénédiction de Paul Painlevé, et a transporté au Maroc les méthodes de la guerre européenne. Le besoin était urgent que soit porté le coup de grâce à la « République du Rif », qui menaçait l’équilibre du protectorat marocain.

Aux origines de la guerre du Rif

L’insurrection du Rif à partir de 1921 n’est pas un accident. Elle est la conséquence de la lente progression des Espagnols depuis le milieu des années 1900.

Lire l'article:


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Par Samira, 2/6/2017


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ça bouillonne toujours au Rif..
la population donne des leçons au reste du peuple:
détermination;pacifisme..
leurs revendications..
sous d'autres cieux c'est des évidences..
pourtant l'arrogance du Makhzen laisse traîner..
non, c'est mal exprimé
le makhzen fait tout pour envenimer la situation..
séparatistes prétendent -ils..
agissant à la solde de forces occultes qui chercheraient à déstabiliser le Maroc..
puis quoi encore???
le pire c'est ce climat créé visant à diviser le peuple
à force de mensonges...
la répression aussi de ceux que cette propagande n'a pas dupés est de plus en plus fréquente..
mon dieu
mais qu'est-ce qu'ils ont à la place d'un cerveau???
au fait
leur cerveau fonctionne suivant leurs propres intérêts...
dialoguer avec les Rifains
entraînerait à devoir dialoguer avec d'autres régions..
devoir répondre à l'attente de toute une population qui aspire à un peu de dignité..
alors;tous les moyens sont bons pour diaboliser cette lutte
qui a redonné espoir..
quitte à..je ne sais même pas quoi..
les partis et syndicats sont aux abonnés absents
à des exceptions prés
et je regarde enragée...

La cinquième session du procès de Gdeim Izik s'annonce peu conforme au droit...



Communications des observateurs et observateurs internationaux présents dans le procès contre les prisonniers de guerre détenus par gdim izik à la cour de justice de Rabat / Maroc
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porunsaharalibre.org

 Réunion le 5 Juin 2017Les observateurs présents à la séance d'aujourd'hui dans la procédure des événements de Gdeim Izik mettent en lumière les éléments suivants:

    On ne sait pas si nous sommes dans un processus de première ou deuxième instance, en étant dans l'attente d'une décision de la Cour, de sorte que les règles de procédure applicables sont différentes, telles que l'admission de l'émission de nouvelles preuves et des témoins, et l'intégration d'une nouvelle partie civile.

  C'est une procédure devant un tribunal qui a compétence territoriale, alors que l'incident a eu lieu à Laayoune (Sahara occidental).
    Le rejet du rapport de la Cour du Comité contre la torture des Nations Unies.
     La défense technique de l'accusé, nommée d'office par le Président de la Cour le 16 mai, a assumé son rôle immédiatement sans avoir de contact avec l'accusé ou avoir étudié le dossier.

   Retard injustifié: procès militaire en février 2013 ; cassation en Juillet 2016 ; le nouveau procès a commencé le 26 décembre, et nous sommes la cinquième reprise des sessions.
    Détention arbitraire de 6 ans et demi sur la base d'une décision annulée par la Cour de cassation: violation du droit à la présomption d'innocence.

     Grandes mesures de sécurité imposées par le gouvernement du Maroc à l'observateur: photographies de documents d'identité par des personnes non identifiées en dehors de la Cour,  recherches de bande continue, interdiction d'entrée de tout type de dispositif électronique.

    Le Comité des familles des prisonniers affirme
 qu'elles ont subi des agressions et des blessures graves, et ont été déplacées par la force aujourd'hui la Cour de prison de l'Arhat.

La réunion d'aujourd'hui prévue à 10h30 heures a commencé à 13: 45h avec l'entrée de tous les membres du Tribunal.

Lors de la session, qui a duré une heure, les avocats de la défense ont mis en doute le rapport d'expertise rédigé par les médecins marocains, alléguant des contradictions et le manque de sécurité dans la mise en œuvre du Protocole d'Istanbul. Ils ont demandé un supplément au rapport avec plus d'experts, et la présence des éditeurs d'experts afin d'être en mesure de préciser certains points. La Cour a décidé de ne pas accepter la première demande; en revanche, il a admis la présence d'experts, mettant fin à la session en annonçant sa reprise à 10 h le lendemain.

Jusqu'à ce jour, les rapports médicaux n'ont pas établi l'existence de la torture.

Par conséquent, nous informons la communauté internationale de violation systématique apparente d'une procédure régulière et des droits de l'homme, appelant à la protection des prisonniers politiques sahraouis par les Nations Unies et les institutions internationales compétentes.

Elena Esposito, Giuristi Democratici, Italie

Nicola Giudice, Giuristi Democratici, Italie

Amaia Arenal Vidorreta-conseillère municipale UdalBerri-Bilbao conjointement par UI

Unai Orbegozo Uribesalgo- UI conseiller municipal Zumarraga IRABAZI

Maite Island, Solidariedade Galega co Pobo Saharaui

Emilio Portela, Solidariedade Galega co Pobo saharienne

Pablo Romeo, Solidariedade Galega co Pobo sahraouie

Ana Miranda, Alliance libre européenne. Bloc Nationaliste Galego (BNG)

lundi 5 juin 2017

EXCLUSIF : Les réfugiés syriens à la frontière Algérie-Maroc sont déjà presque tous partis







Un médecin humanitaire sur place affirme que les habitants ont aidé la plupart des réfugiés à passer au Maroc. Sur place, il ne reste que quinze réfugiés, les plus vulnérables, en majorité des enfants
Une réfugiée syrienne bloquée à la frontière marocaine avec son fils (Facebook)
ALGER – Pour les quinze derniers réfugiés syriens bloqués à la frontière entre l'Algérie et le Maroc, cette nuit de jeudi à vendredi fut une nuit d'horreur. « Après avoir longtemps marché pour se faufiler au Maroc, ils ont été interceptés par les militaires marocains qui les ont renvoyés dans le désert, les privant d'eau et de nourriture pour les punir », raconte le médecin franco-marocain Zouhair Lahna, qui se trouve sur place, à Middle East Eye. « Parmi eux, il y a huit enfants. Ce sont les plus vulnérables, ils sont très fatigués. »

Dans cette vidéo, un réfugié syrien raconte leur tentative ratée de passer au Maroc (Facebook)
Pour le médecin, l’annonce faite jeudi par l’Algérie d’accueillir « pour des raisons humanitaires » le groupe d’une quarantaine de réfugiés syriens arrive « un peu tard ». « Les habitants de Figuig ont fait passer la plupart des réfugiés syriens du côté marocain. Ils ne sont plus là où les autorités pensent qu’ils sont. »
« Il n’était plus possible de voir cette tragédie se dérouler devant nous », explique-t-il à Middle East Eye. « Comme personne ne faisait rien », les réfugiés ont été transférés par petits groupes jusqu’au Maroc. Le dernier groupe a essayé de passer cette nuit (de jeudi à vendredi), sans succès. 
Fin avril, MEE révélait que le Maroc et l’Algérie avaient bloqué l’aide humanitaire aux réfugiés coincés dans une zone tampon entre les deux pays.
Selon les habitants de Figuig, petite ville de quelque 15 000 habitants de la frontière, les autorités marocaines avaient interdit aux réfugiés tout contact avec la population. Côté algérien, il était également impossible pour les habitants d’accéder aux réfugiés.
« Il faut comprendre à quoi ressemble la zone », explique Zouhair Lahna. « Figuig est une oasis avec des montagnes et derrière, une vallée avec le désert. Cette vallée appartenait au Maroc mais avec le temps, elle est devenue une zone tampon, un no man’s land. C’est là que se trouvent les réfugiés. »
Dans cette vidéo, le docteur Zouhair Lahna explique la configuration de Figuig
Depuis six semaines, ces réfugiés qui n’ont pas accès à l’oasis, vivent donc dans un environnement très hostile. Les températures à l’ombre pendant la journée atteignent à cette période de l’année 45°C.
« La journée, ils restent dans des ‘’tentes’’ qui n’en sont pas vraiment [elles sont fabriquées avec des bouts de tissu et tiennent avec des pierres et des branches sèches de palmiers] et ils sortent la nuit. Mais la nuit, c’est dangereux car la zone est infestée de serpents et de scorpions », souligne le médecin.

Chaque jour, des rations alimentaires et 50 litres d’eau acheminés par les passeurs

S’ils ont pu tenir depuis six semaines dans des conditions humanitaires extrêmes, c’est en grande partie grâce à la solidarité des habitants qui, en bravant les autorités et « en prenant de très gros risques », comme le souligne Zouhair Lahna, donnaient chaque jour des rations alimentaires et 50 litres d’eau aux passeurs de la frontière pour qu’à leur tour, ils les acheminent jusqu’aux migrants.
Aujourd’hui, le médecin assure qu’ils sont « en bonne santé », même si les enfants ont des coups de soleil et du sable dans les yeux.
Les enfants du groupe de réfugiés, près d’une tente de fortune (Facebook) 

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Horst Köhler officiellement nommé envoyé spécial de l’ONU




Comme attendu, l’ancien président allemand Horst Köhler a été nommé envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental. Il succède à l’Américain Christopher Ross qui avait quitté son poste en mars dernier après l’avoir occupé pendant huit années.
L’arrivée de M. Köhler, 74 ans, à ce poste devenait une simple formalité depuis que le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a informé, la semaine dernière, le Conseil de sécurité de sa décision de le nommer sans qu’aucun pays ne fasse d’objection, signe de validation de cette nomination.
L’Allemand devient le quatrième émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, après les deux Américains James Baker et Christopher Ross et le Hollandais Peter Van Walssun. Sa mission sera difficile à mener dans un contexte caractérisé par le blocage du processus onusien par le Maroc. Horst Köhler n’a pas fait carrière dans la diplomatie, mais il lui en faudra pourtant pour faire avancer le dossier épineux du Sahara occidental. Il devra mettre en branle un arsenal diplomatique encore plus lourd que celui de son prédécesseur dont les efforts pour relancer le processus de paix au Sahara occidental s’étaient heurtés à une position marocaine hostile, sa demande de déplacement à Rabat et aux territoires sahraouis occupés ayant été refusée. Le Maroc a eu déjà à saborder les efforts d’un autre émissaire américain en 2004 lorsqu’il a rejeté le plan de paix proposé par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, James Baker, qui maintenait le principe d’autodétermination en exigeant la tenue d’un référendum au terme de cinq années de sa mise en œuvre. Économiste et ancien banquier, M. Koehler a présidé l’Allemagne de 2004 à 2010 après avoir dirigé le Fonds monétaire international (FMI) et présidé la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). Le rôle que devrait jouer Kohler est un élément important dans le processus de paix au Sahara occidental mais il ne sera pas décisif sans le soutien du Conseil de sécurité, selon plusieurs observateurs. Avant lui, M. Ross a été l’objet d’une opération de sabotage franco-marocaine au Conseil de sécurité et ne pouvait pas aller loin dans sa mission sans le soutien de l’organe onusien.

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L’AMDH dénonce l’exploitation des mosquées par l’ETAT pour incitation contre les activistes de la contestation du RIF et impute à l’ETAT l’entière responsabilité dans l’exaspération de la situation dans la région du RIF.

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Communiqué à l’opinion publique relatif à l’évolution de la contestation dans le RIF


L’AMDH réclame la libération de tous les détenus et une réponse positive aux revendications légitimes du mouvement de contestation.


Depuis la mort tragique du citoyen MOHCINE FIKRI et le déclenchement du mouvement de contestation du RIF qui a porté des revendications sociales, économiques, culturelles et ayant trait  aux droits humains en faisant preuve de créativité de moyens militants et de lobbying, le bureau central de l’AMDH a suivi de très près (grâce à ses sections d’AL HOCEIMA, IMZOUREN ET NADOR), et avec une grande préoccupation, ce qui se déroulait dans la région du RIF (villes et campagnes). 

Malgré la tension et la crise, les activistes du mouvement de contestation ont tenu à donner un cachet citoyen et pacifique à toutes leurs actions militantes en dépit des campagnes de dénigrement et de marginalisation menées contre eux et en dépit du refus des autorités de les écouter pendant les dialogues et visites que menaient les représentants de l’ETAT dans la région.

Suite à une grave évolution (qui n’était pas imprévisible compte tenu de la descente sécuritaire dans la région, et de l’attaque médiatique et gouvernementale), les événements ont pris une autre tournure, notamment après l’échange qui a eu lieu le vendredi 26 MAI 2017 dans la mosquée MOHAMMED V entre l’Imam de la mosquée (qui a exploité la prêche du vendredi pour fustiger les citoyens et citoyennes du mouvement de contestation en le qualifiant de meneur de discorde) et un ensemble d’activistes du mouvement qui ont protesté contre ces propos.

La situation s’est encore aggravée après la décision du procureur général d’AL HOCEIMA d’arrêter ABDENNACER ZEFZAFI sous l’inculpation d’entrave à la liberté du culte. Cette décision a été suivie d’un encerclement du domicile de ZEFZAFI par des forces de l’ordre qui sont entrées en confrontation avec un groupe de citoyens qui ont accouru pour soutenir ZEFZAFI.  Les forces de l’ordre ont procédé, dans un climat empreint de graves violations des garanties juridiques, à des arrestations, agressions, poursuites et effractions à l’encontre des activistes et dirigeants les plus connus du mouvement de contestation.

Le nombre de détenus * (d’après les informations recueillies par le bureau central auprès des responsables locaux de l’AMDH dans la région) a atteint, au soir du dimanche 28/5/2017, 45 détenus, en plus de ABDENNACER ZEFZAFI et ses camarades arrêtés le 29 mai et transférés à CASABLANCA. A signaler que la campagne d’arrestations se poursuit à AL HOCEIMA, IMZOUREN, AIT BOUAYACH ET DRIOUECH et que le nombre de détenus est en progression croissante et aurait atteint 70 à la mi-journée du 29/5/2017.   Un détenu a été présenté devant le procureur général d’AL HOCEIMA le 29/5/2017 ; 38 autres seront présentés devant le tribunal de 1ère instance d’AL HOCEIMA ; par ailleurs plus de 20 détenus ont été transférés au siège de la brigade nationale de la police judiciaire à CASABLANCA parmi lesquels figurent ABDENNACER ZEFZAFI et ses camarades arrêtés le 29 mai. Ils seraient poursuivis par de graves inculpations devant de la cour pénale.

Tout en continuant à suivre, avec une profonde inquiétude, le grave tournant que vit le mouvement de contestation, le bureau central de l’AMDH :


1- Condamne fortement le recours par l’ETAT aux mosquées pour inciter contre le mouvement de contestation du RIF, et pour régler ses comptes avec ses activistes et dirigeants ; à cette occasion, le bureau central réaffirme la revendication de l’AMDH de séparer la religion de la politique et de l’ETAT.


2- Exhorte l’ETAT à respecter les droits et libertés des citoyens et citoyennes et leur droit à manifester pacifiquement, ainsi que les dispositions juridiques et les engagements dont il est tenu selon la législation internationale des droits humains dans toutes ses démarches et procédures sécuritaires et judiciaires.


3- Demande à l’ETAT de communiquer les noms de tous les détenus, ainsi que leurs lieux de détention, d’informer les familles des détenus, de permettre à ces derniers de consulter leurs avocats et de respecter tous leurs droits.


4- Exprime la totale solidarité de l’AMDH, militantes et militants, avec tous les détenus de la contestation du RIF et avec leurs familles. A cette occasion, le bureau central informe qu’il soutiendra les détenus, qu’il continuera à suivre le déroulement des événements et à recueillir et dénoncer toutes les violations qui ont porté atteinte ou qui porteront atteinte à leurs droits et libertés.


5- Demande la libération de tous les détenus et l’abandon des poursuites à leur encontre, comme il demande la libération de tous les détenus politiques dans notre pays.


6- Tient pour responsable l’ETAT marocain de la grave exacerbation que connait la région du RIF du fait de sa politique répressive face au mouvement de contestation populaire, pacifique et civilisé portant des revendications économiques, sociales et culturelles justes et légitimes.


7- Proteste avec force contre le recours du gouvernement, des partis politiques qui lui sont affidés et les médias officiels à l’accusation de traitres à l’encontre des activistes et dirigeants du mouvement du RIF et à l’accusation que ces derniers sont au service d’agendas extérieurs à caractère séparatiste ; le bureau central met en garde contre de telles accusations qui risquent d’avoir des répercussions néfastes sur un mouvement populaire pacifique ayant des revendications légitimes.


8- Demande à l’ETAT d’ouvrir un dialogue avec les dirigeants de la contestation, au lieu des réunions avec les responsables qui sont la cause de la contestation ; l’ETAT doit étudier les revendications légitimes du mouvement et s’atteler à y répondre afin de mettre fin à la situation de pauvreté, de privation, de marginalisation et de militarisation dont souffre la région du RIF de manière générale et AL HOCEIMA en particulier.


9- Salue hautement les militantes et militants de l’AMDH dans la région pour leur suivi du mouvement de contestation et pour leur participation à sauvegarder son unité et son caractère pacifique ; le bureau central les exhorte à plus de mobilisation pour soutenir les familles des détenus et à décupler d’efforts pour recenser toutes les violations en lien avec le mouvement et à envoyer au bureau central des rapports précis et détaillés.


10- Appelle toutes les sections de l’AMDH, les organisations politiques, syndicales, droits humanistes, associatives et tous les militants à intégrer les initiatives populaires pour revendiquer la libération immédiate des détenus. 

11- Exhorte les avocates et avocats de l’AMDH ainsi que tous les avocates et avocats intègres à rejoindre le comité de défense des détenus durant toutes les phases de détention et jugements.
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Nasser Zefzafi : "On m’a frappé, humilié, traité de fils de prostituée et mis des chaussettes puantes au nez et à la bouche !"

(Vidéo poignante)

04/06/2017

Abdessadek El Bouchtaoui, membre du collectif de défense des détenus du mouvement contestataire du Rif a donné un peu plus de détails sur sa visite qu’il a effectuée, samedi 3 juin, à Nasser Zefzafi,le chef de file mouvement arrêté lundi dernier et placé en garde à vue au siège de la BNPJ à Casablanca.

« J’ai remarqué que le moral du frère Nasser Zafzafi est très élevé. Il est en bonne santé, malgré qu’il ait été violenté physiquement et moralement lors de son arrestation ».dit-il à Hibapress.

« J’ai constaté une trace de coups à l’œil gauche, blessures au niveau de la tête après avoir été violenté avec un bois. En guise d’humiliation, ils lui ont mis des chaussettes pourries au nez et à la bouche ».Explique l’avocat au barreau de Tétouan.

« Le Hirak du Rif n’appartient pas qu’à moi pour que je lui mette un terme, toute la population rifaine est maintenant comme Zefzafi, il appartient à l’état de dialoguer avec les manifestants » aurait-t-il dit à ses avocats. 
D’après Maître El Bouchtaoui, connu pour son soutien au mouvement contestataire du Rif, Nasser Zefzafi a aussi fait l’objet d’une violence verbale, « ils l’ont traité de fils d’espagnols, Awbach (voyous) ou encore fils de prostituée », dénonce-t-il avant de souligner que tous les activistes arrêtés ont eu droit à ce genre de traitement qu’il qualifie de "systématique".

En vidéo, Regardez la déclaration du maître El Bouchtaoui :
 


Amnesty international : Maroc : Arrestations massives visant des manifestants dans le Rif



Depuis une semaine, les autorités marocaines procèdent à une vague massive d’arrestations, visant de nombreux manifestants, militants et blogueurs dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, qui font suite à des mois de contestations réclamant la fin de la marginalisation des habitants et un meilleur accès aux services dans la région, a déclaré Amnesty International.
Dans certains cas, les personnes arrêtées sont privées de la possibilité de consulter rapidement leur avocat en garde à vue. Dans d’autres, les avocats qui ont pu voir leurs clients au tribunal d’Al Hoceima ont déclaré qu’ils présentaient des blessures visibles et avaient affirmé avoir été frappés lors de leur arrestation. 

 En outre, on craint que des manifestants et des blogueurs pacifiques relayant les manifestations sur les réseaux sociaux ne figurent parmi les accusés, probablement pour des charges liées à la sûreté de l’État.
« Cette vague d’arrestations ressemble fort à une tentative délibérée de punir les manifestants dans le Rif pour les mois de dissidence pacifique. Les autorités marocaines doivent respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion. Les personnes accusées d’une infraction reconnue par la loi doivent bénéficier du droit à un procès équitable. Les autorités doivent veiller à ce que les militants pacifiques ne soient pas inculpés d’accusations forgées de toutes pièces en vue de les sanctionner pour leur participation aux manifestations dans le Rif », a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty International.
La récente vague de manifestations a éclaté après qu’un leader des contestations Nasser Zefzafi a publiquement pris à parti, lors de la prière du midi à la mosquée d’Al Hoceima le 26 mai, un imam qui aurait fait des déclarations hostiles aux manifestations populaires dans le Rif. Une vidéo de l’incident a ensuite été partagée sur les réseaux sociaux et il a été arrêté quelques jours plus tard.
Entre le 26 et le 31 mai, les forces de sécurité ont appréhendé au moins 71 personnes en marge des manifestations à Al Hoceima et dans les villes voisines d’Imzouren et de Beni Bouayach. Certaines manifestations ont dégénéré en jets de pierres sur les forces de sécurité qui ont parfois réagi à coups de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Des blessés ont été recensés dans les deux camps. Cependant, de nombreux militants, dont des manifestants pacifiques et des blogueurs qui avaient relayé les événements sur les réseaux sociaux, ont été arrêtés après la fin des manifestations.

Lire l'article :

 https://www.amnesty.be/.../maroc-vague-d-arrestations-massives-visant-des-manifesta...

Maroc / Parlement de Proposition

Dans les circonstances actuelles, bourrées d’incompétence, d’amalgame, de magouille et de manipulation, tout indique que le peuple marocain, de concert avec le soulèvement du Rif, se dirige vers une contestation ferme et sans retour, en vue d’un changement efficient, déjà trahi lors des Printemps des peuples.
Il est de bon ton que les femmes et les hommes de culture, penseurs, savants, poètes, artistes, étudiants, professeurs, avocats, médecins… s’organisent en un Parlement, « Parlement de forces de proposition », pour éviter au Maroc, une déchirure fatale dont la consigne est le dépeuplement de ce Maroc que nous aimons.
Tout silence est un scandale. Personne n’en sortira indemne ... si l'on ne force pas le destin !

Aucun texte alternatif disponible.

La police marocaine est accusée d'avoir chargé une marche de femmes à Al Hoceima.

 
 Les femmes ont organisé une marche ce samedi dans la ville d'Al Hoceima dans le nord du Maroc, à l'appel du mouvement Hirak pour réclamer des emplois, des infrastructures et la libération de militants emprisonnés comme Nasser Zefzafi. La police marocaine a chargé la marche.

Appel en solidarité avec le mouvement social pacifique du Rif (nord du Maroc). Rassemblement 7 juin 2017 à Paris

Rosa Moussaoui
Rassemblement mercredi 7 juin 2017 à partir de 18h30
Devant l'ambassade du Maroc à Paris
Rue Le Tasse, 75016 Paris
(métro Trocadéro)

Depuis le vendredi 26 mai 2017, une vague de répression, accompagnée par des arrestations massives, s’est abattue sur la ville d’Al-Hoceïma en particulier, et s’est étendue à d’autres parties du Rif. Ces derniers jours, l’élan de solidarité et de contestation touche toutes les régions du Maroc, où des manifestations pacifiques sont dispersées avec violence.
Ce mouvement populaire est né à la suite du décès de Mouhcine Fikri (mort broyé, le 28 octobre 2016), qui tentait de sauver sa marchandise jetée arbitrairement par la police dans un camion-poubelle.
Cette attitude est symptomatique, et à l’opposé, des grands discours sur le développement, la bonne gouvernance, la démocratisation, l’égalité, la lutte contre les corruptions, bref contre l’avènement d’un Etat de droit.

Lire l'article :

Amnesty international lance un nouvel appel urgent contre la détention en isolement d’Ali Aarrass




dans ACTIONS/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS par

SOURCE Action complémentaire 30 mai 2017 ACTION URGENTE MAROC.

 INQUIÉTUDES POUR LA SANTÉ D’UN DÉTENU À L’ISOLEMENT DEPUIS 232 JOURS

Après sept mois de détention prolongée à l’isolement, la santé d’Ali Aarrass s’est gravement détériorée. Il purge actuellement une peine de 12 années de réclusion dans la prison locale de Tiflet II.
Après sept mois de détention ininterrompue à l’isolement et de problèmes de santé non traités, l’état d’Ali Aarrass s’est considérablement détérioré. Selon ses avocats et sa famille, Ali Aarrass souffre de nausées chroniques et de vomissements récurrents inexpliqués. Il a perdu environ 18 kilos depuis son placement à l’isolement.
Jusqu’à présent, l’administration pénitentiaire a refusé qu’il consulte un gastro-entérologue, malgré ses demandes répétées en ce sens. Bien qu’il y ait eu une légère amélioration en ce qui concerne la nourriture qui lui est fournie, sa famille a signalé que les gardiens de la prison refusaient la plupart des aliments et tous les suppléments nutritionnels qu’elle apporte à Ali Aarrass lorsqu’elle lui rend visite.
De plus, Ali Aarrass dort sur une dalle avec peu de couvertures depuis qu’il est à l’isolement. Ali Aarrass est détenu à l’isolement depuis qu’il a été transféré dans la prison locale de Tifelt II, à 60 km à l’est de la capitale, Rabat, le 10 octobre 2016.

Lire l'article :


DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CIAPRÈS, en arabe, en français ou dans votre propre langue :

n demandez aux autorités marocaines de veiller à ce qu’Ali Aarrass puisse consulter immédiatement un professionnel de la santé qualifié, à même de dispenser des soins conformes à l’éthique médicale et respectant notamment les principes de confidentialité, d’autonomie et de consentement éclairé ;

n priez-les de veiller à ce que ses conditions de détention s,oient conformes au droit international et aux Règles Nelson Mandela notamment à ce que ses besoins élémentaires soient satisfaits, qu’il soit convenablement nourri et qu’il dispose d’une literie convenable ;

n demandez-leur de mettre fin immédiatement à la détention à l’isolement d’Ali Aarrass et de veiller à ce qu’il soit détenu dans des conditions humaines, notamment en appliquant la décision du Comité contre la torture ;

n engagez-les à traduire dans les faits la décision du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire les appelant à libérer immédiatement Ali Aarrass et à lui accorder des réparations satisfaisantes.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 11 JUILLET 2017 À :
Directeur de l’administration générale chargé de la gestion des prisons et de la réinsertion Mohamed Saleh Tamek Angle de l’avenue Arar et de la rue El-Jouz Hay El Riyad, Rabat, Maroc Fax : + 212 5 37 71 26 19 Formule d’appel : Dear Sir, / Monsieur,
Ministre de la Justice et des Libertés Mohammed Aujjar Ministère de la Justice et des Libertés Place El Mamounia – BP 1015 Rabat, Maroc Fax : + 212 5 37 72 13 737 Twitter : @MincomMa https://www.facebook.com/justice.gov.maro c/ Courriel : contact@justice.gov.ma Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,
Copies à : Ministre d’État chargé des droits humains Mustapha Ramid Department Head of Government Palais Royal Touarga, Rabat Fax : +212 5 37 76 99 95 9
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Maroc dans votre pays.
Insérez les adresses cidessous : Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
Ceci est la septième mise à jour de l’AU 219/15. Pour en savoir plus : https://www.amnesty.org/fr/documents/mde29/6005/2017/fr/
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ACTION URGENTE MAROC. INQUIÉTUDES POUR LA SANTÉ D’UN DÉTENU À L’ISOLEMENT DEPUIS 232 JOURS
COMPLÉMENT D’INFORMATION
Depuis le 10 octobre 2016, Ali Aarrass a des contacts très limités avec les autres détenus et il est maintenu dans sa cellule individuelle 22 à 23 heures par jour. Ces conditions de détention s’apparentent à un isolement cellulaire prolongé au sens des Règles Nelson Mandela. La détention à l’isolement prolongée et pour une durée indéterminée s’apparente à la torture ou à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants au titre des Règles Nelson Mandela, et ne doit être imposée sous aucun prétexte. Les autorités marocaines ont à plusieurs reprises nié détenir Ali Aarrass à l’isolement, déclarant qu’il est simplement placé dans une cellule individuelle dans une prison faiblement peuplée. Amnesty International a toutefois expliqué, dans une lettre adressée en novembre 2016 à la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion du Maroc et exposant les motifs de préoccupation de l’organisation, que cet isolement constitue une détention à l’isolement même quand il n’a pas un caractère punitif.


Osons dire : Non à la guerre contre Daesh !

Alors que la Belgique continue à construire des prisons et à solliciter la première place dans la classe américaine de la Guerre Mondiale contre le Terrorisme, les Pays-Bas ferment quelques dizaines de prisons et refusent de continuer leur participation à la guerre contre Daesh. Pour des raisons budgétaires. Je n’aime pas leurs mauvaises raisons.
Mais les faits sont là : une autre politique est possible.
Prenons le risque d’être traité comme des traîtres, des lâches, des sympathisants du terrorisme ou comme la cinquième colonne de l’ennemi.
Osons dire : « non à la guerre », qui ravage le monde depuis 25 ans, qui a semé la haine et le terrorisme partout et qui n’aura jamais de fin.
Osons dire que notre civilisation n’est pas supérieure aux autres, mais qu’elle est la plus violente qui ait jamais existé dans l’histoire humaine.
Osons dire que les conflits et les crimes doivent se régler par la justice et non par la guerre.
Osons dire qu’il est temps de sortir du bourbier de la guerre pour protéger nos enfants et les enfants du monde du chaos.
Osons dire qu’il faut réconciliation et réparation pour les guerres injustes faites aux peuples du monde en notre nom.
Osons la paix et la justice !