2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

dimanche 5 janvier 2020

 Affaire Omar Radi : Report de l’audience au 5 mars prochain Politique [Video] Publié Le 02/01/2020 à 15h05 Affaire Omar Radi : Report de l’audience au 5 mars prochain Temps de lecture: 1' Sit-in le 2 janvier 2020 parallèlement à une nouvelle audience du journaliste Omar Radi, au tribunal de première instance de Casablanca / Ph. Free Omar Radi A sa deuxième comparution après avoir été traduit devant le tribunal de première instance de Casablanca, la semaine dernière, Omar Radi s'est vu notifier qu'il devra attendre le 5 mars prochain pour une nouvelle audience. A peine commencée ce jeudi, celle-ci a en effet été «reportée à la demande des nouveaux avocats qui se sont joints à la défense du journaliste, afin de préparer leur défense», a déclaré à Yabiladi Me Omar Bendjelloun. Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion. Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges. Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets. Portrait de La rédaction La rédaction Journaliste Yabiladi.com Contacter l'auteur Voir tous ses articles Suivre omar_radi liberte_expression proces maroc Suivre Yabiladi Recevoir des alertes ...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/87389/affaire-omar-radi-report-l-audience.html

 A sa deuxième comparution après avoir été traduit devant le tribunal de première instance de Casablanca, la semaine dernière, Omar Radi s'est vu notifier qu'il devra attendre le 5 mars prochain pour une nouvelle audience. A peine commencée ce jeudi, celle-ci a en effet été «reportée à la demande des nouveaux avocats qui se sont joints à la défense du journaliste, afin de préparer leur défense», a déclaré à Yabiladi Me Omar Bendjelloun. 
Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion.  Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges.  Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets.
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Affaire Omar Radi : Report de l’audience au 5 mars prochain

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Sit-in le 2 janvier 2020 parallèlement à une nouvelle audience du journaliste Omar Radi, au tribunal de première instance de Casablanca / Ph. Free Omar Radi
A sa deuxième comparution après avoir été traduit devant le tribunal de première instance de Casablanca, la semaine dernière, Omar Radi s'est vu notifier qu'il devra attendre le 5 mars prochain pour une nouvelle audience. A peine commencée ce jeudi, celle-ci a en effet été «reportée à la demande des nouveaux avocats qui se sont joints à la défense du journaliste, afin de préparer leur défense», a déclaré à Yabiladi Me Omar Bendjelloun.
Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion.
Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges.
Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets.


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A sa deuxième comparution après avoir été traduit devant le tribunal de première instance de Casablanca, la semaine dernière, Omar Radi s'est vu notifier qu'il devra attendre le 5 mars prochain pour une nouvelle audience. A peine commencée ce jeudi, celle-ci a en effet été «reportée à la demande des nouveaux avocats qui se sont joints à la défense du journaliste, afin de préparer leur défense», a déclaré à Yabiladi Me Omar Bendjelloun.
Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion.
Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges.
Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets.


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A sa deuxième comparution après avoir été traduit devant le tribunal de première instance de Casablanca, la semaine dernière, Omar Radi s'est vu notifier qu'il devra attendre le 5 mars prochain pour une nouvelle audience. A peine commencée ce jeudi, celle-ci a en effet été «reportée à la demande des nouveaux avocats qui se sont joints à la défense du journaliste, afin de préparer leur défense», a déclaré à Yabiladi Me Omar Bendjelloun.
Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion.
Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges.
Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets.


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A sa deuxième comparution après avoir été traduit devant le tribunal de première instance de Casablanca, la semaine dernière, Omar Radi s'est vu notifier qu'il devra attendre le 5 mars prochain pour une nouvelle audience. A peine commencée ce jeudi, celle-ci a en effet été «reportée à la demande des nouveaux avocats qui se sont joints à la défense du journaliste, afin de préparer leur défense», a déclaré à Yabiladi Me Omar Bendjelloun.
Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion.
Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges.
Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets.


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Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion.
Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges.
Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets.


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Depuis le 26 décembre 2019, le journaliste et militant Omar Radi est poursuivi pour «outrage à magistrat» sur la base d’une série de tweets publiés sur son compte, où il critique la décision du juge de confirmer en appel les peines prononcées en juin 2018 à l’encontre des militants du Hirak du Rif ayant comparu à Casablanca, notamment Nasser Zefzafi, et dont les peines ont varié d’un à vingt ans de réclusion.
Conformément à l’article 263 du Code pénal, Omar Radi encourt un mois à un an de prison. Poursuivi initialement en détention préventive, il a été mis en liberté provisoire, mardi dernier, à la suite d’un recours déposé par ses avocats pour obtenir une réponse positive à leur requête, précédemment rejetée par les juges.
Depuis l’arrestation du journaliste, plusieurs sit-in de solidarité se sont tenus à Rabat, Agadir, Paris et Bruxelles. Parallèlement à l’audience reportée de ce jeudi, un sit-in a également eu lieu devant le tribunal. En avril 2019, Omar Radi avait été interrogé par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pendant plus de quatre heures, au sujet des mêmes tweets.


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L'état de santé de la militante sahraouie Mahfouda Lefkir en détérioration, alerte son père

SPS 30/12/2019 - 11:37

TIFARITI (territoires sahraouis libérés) 30 DEC 2019(SPS)-  Détenue depuis près de deux mois par les autorités d'occupation marocaine à El Aaiun  occupée, la militante sahraouie, Mahfouda Bamba Lefkir, se trouve dans un état de santé "inquiétant", a alerté son père Cherif Bamba Lefkir.
"Ma fille souffre de problèmes de santé à force d’être battue à coups de matraques, elle a été tirée par ses cheveux et a même perdu conscience après son arrestation, il y a près de deux mois", a indiqué M. Cherif Bamba Lefkir, dans une déclaration , en marge du 15e Congrès du Front  Polisario, tenu récemment à Tifariti (territoires sahraouis libérés).
Précisant que suite à la condamnation arbitraire de sa fille Mahfouda à une peine de six mois de prison et son incarcération à El Aaiun  occupée, il a fait part du choc sous lequel se trouve sa femme âgée de 61 ans ainsi que ses deux enfants, - une lycéenne de 15 ans et un garçon de 12 ans -"
En dépit de toutes les conditions difficiles et inhumaines supportées par la militante, M. Cherif Bamba Lefkir se dit "très fier de Mahfouda, la fille du peuple sahraoui, activiste de l’intifadha de la rue, et symbole de la lutte de tout un peuple pour l'indépendance, l'autodétermination et la juste cause sahraouie".
"Si j’évoque ma fille Mahfouda (35 ans), c’est de toutes les autres femmes sahraouies que je parle, car nombre d’entre elles sont détenues par l’occupant marocain depuis plus de 10 ans pour certaines, alors que d'autres sont décédées ou souffrent de maladies", a déploré M. Lefkir.
 https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2019/12/30/24031.html
Combat contre l'arbitraire
Rappelant les conditions de l'arrestation arbitraire et injustifiée de sa fille, M. Lefkir a indiqué qu'elle s’était déplacée vers le tribunal pour assister au procès de son cousin paternel Mansour Othmane Moussaoui, arrêté lors de la célébration populaire, dans les territoires sahraouis occupés, de la victoire finale de l’Algérie lors de la coupe d’Afrique des nations de football.
Ainsi, après la fin du procès, Mahfouda Bamba Lefkir tentait, selon son père, de protéger sa tante repoussée parmi la foule vers la sortie du tribunal. Révoltée face à une telle répression, elle a fait l'objet d'arrestation violente et placée, menottée, en détention, s'élevant contre un fait "honteux", celui de "menotter et malmener" une femme.
 https://www.spsrasd.info/news/fr/articles/2019/12/30/24031.html
M. Lefkir a révélé que lors de son propre procès, sa fille avait "courageusement" scandé : "Vive la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Rien ne remplacera notre autodétermination”, et ce, en réaction au verdict prononcé à son encontre, six mois de prison ferme sans la moindre considération envers le plaidoyer de sa défense".
"Notre domicile familial est depuis souvent encerclé par les forces d’occupation marocaine", a-t-il encore fait savoir.
Réagissant à sa détention, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, a appelé les autorités d'occupation marocaine, à la libération immédiate et inconditionnelle de Mme Mahfouda Bamba Lefkir et de l’ensemble des défenseurs des droits humains sahraouis.
L'Observatoire est un partenariat de la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).
Les deux organismes ont exigé des autorités marocaines de "garantir" en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de Mme Lefkir, et à "mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à son encontre, au même titre que l’ensemble des défenseurs des droits humains au Sahara occidental.
Pour sa part, la militante sahraouie des droits de l'Homme, Aminatou Haidar, qui s’exprimait lors d’une cérémonie organisée à Genève par la  Fondation "Right Livelhood" pour l'attribution du prix Nobel alternatif 2019, avait dénoncé la peine "illégale" contre Mahfouda et la condamnation injuste à 12 ans de prison contre le jeune militant Husein Bachir Brahim.
La détenue sahraouie Mahfouda Lefkir Bamba avait été arrêtée, le vendredi 15 novembre 2019, au siège du tribunal de première instance d'El-Aaiun, où elle était venue soutenir un prisonnier civil, avant d'être transférée, le 16 novembre 2019, à la prison Lakhal.(SPS).
97/90                         30127002019

vendredi 3 janvier 2020

EXCLUSIF Pour le journaliste Omar Radi, le Maroc vit une restriction des libertés individuelles Publié le : 02/01/2020 - 15:46Modifié le : 02/01/2020 - 15:46 Le journaliste Omar Radi est poursuivi pour un tweet publié en avril 2019 fustigeant le verdict d'un magistrat contre des membres du Hirak, un mouvement de contestation sociale qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017. Le journaliste Omar Radi est poursuivi pour un tweet publié en avril 2019 fustigeant le verdict d'un magistrat contre des membres du Hirak, un mouvement de contestation sociale qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017. Mike Blake, Reuters Texte par : FRANCE 24 Suivre Placé en liberté provisoire depuis mardi, le journaliste Omar Radi a estimé, jeudi sur France 24, que le Maroc était en train de revenir "aux années Hassan II" en raison de la multiplication des détentions "politiques" et "d'opinon". Selon lui, son procès a toutefois permis "une prise de conscience très large" dans son pays. "Le procès du journaliste marocain Omar Radi, poursuivi pour "outrage à magistrat", a brièvement repris, jeudi 2 janvier, devant un tribunal de Casablanca, avant d'être ajourné au 5 mars, a annoncé son comité de soutien. Le journaliste et militant des droits humains de 33 ans avait été placé en détention jeudi dernier pour un message publié sur Twitter en avril. Dans ce tweet, il fustigeait le verdict d'un magistrat contre des membres du "Hirak", un mouvement de contestation qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017, condamnés à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. "On revient aux années Hassan II aujourd’hui. Ceci est très inquiétant", a-t-il affirmé jeudi après-midi sur l'antenne de France 24, au sujet des "détenus d'opinion et des détenus politiques". "Rien que les six jours que j’ai passés en prison, il y a eu cinq arrestations supplémentaires de gens qui publient des choses sur les réseaux sociaux", a-t-il ajouté pour témoigner de la restriction des libertés individuelles au Maroc. "Une prise de conscience très large" Son incarcération a malgré tout suscité une vague d'indignation. "Il y a eu une prise de conscience très large au Maroc qu’on ne peut plus mettre en prison quelqu’un pour avoir dit son opinion, qu’on ne peut plus mettre en prison quelqu’un pour avoir dénoncé des choses ou critiqué des responsables de l’État", a estimé Omar Radi sur France 24. Omar Radi a collaboré avec plusieurs médias marocains et internationaux et publié des enquêtes remarquées sur l'économie de rente ou les collusions entre le pouvoir et le monde financier. Il a couvert les mouvements de contestation ayant agité des régions marginalisées du royaume, et coréalisé un documentaire sur le "Hirak" du Rif. L'ONG Human Rights Watch avait critiqué samedi son arrestation et dénoncé une "atmosphère de plus en plus suffocante pour les journalistes, dissidents et artistes marocains qui prennent la parole sur les réseaux sociaux". Un nouveau Code de la presse ne prévoyant plus de peines de prison est entré en vigueur en 2016 au Maroc, mais les journalistes continuent d'être poursuivis selon le Code pénal, tout comme certains internautes pour des écrits postés sur les réseaux sociaux. Avec AFP Maroc Manifestations Liberté de la presse




Le journaliste Omar Radi est poursuivi pour un tweet publié en avril 2019 fustigeant le verdict d'un magistrat contre des membres du Hirak, un mouvement de contestation sociale qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017.


Le journaliste Omar Radi est poursuivi pour un tweet publié en avril 2019 fustigeant le verdict d'un magistrat contre des membres du Hirak, un mouvement de contestation sociale qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017. Mike Blake, Reuters
Placé en liberté provisoire depuis mardi, le journaliste Omar Radi a estimé, jeudi sur France 24, que le Maroc était en train de revenir "aux années Hassan II" en raison de la multiplication des détentions "politiques" et "d'opinon". Selon lui, son procès a toutefois permis "une prise de conscience très large" dans son pays.
"Le procès du journaliste marocain Omar Radi, poursuivi pour "outrage à magistrat", a brièvement repris, jeudi 2 janvier, devant un tribunal de Casablanca, avant d'être ajourné au 5 mars, a annoncé son comité de soutien.
Le journaliste et militant des droits humains de 33 ans avait été placé en détention jeudi dernier pour un message publié sur Twitter en avril. Dans ce tweet, il fustigeait le verdict d'un magistrat contre des membres du "Hirak", un mouvement de contestation qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017, condamnés à des peines allant jusqu'à 20 ans de prison.
"On revient aux années Hassan II aujourd’hui. Ceci est très inquiétant", a-t-il affirmé jeudi après-midi sur l'antenne de France 24, au sujet des "détenus d'opinion et des détenus politiques".
"Rien que les six jours que j’ai passés en prison, il y a eu cinq arrestations supplémentaires de gens qui publient des choses sur les réseaux sociaux", a-t-il ajouté pour témoigner de la restriction des libertés individuelles au Maroc.

"Une prise de conscience très large"
Son incarcération a malgré tout suscité une vague d'indignation. "Il y a eu une prise de conscience très large au Maroc qu’on ne peut plus mettre en prison quelqu’un pour avoir dit son opinion, qu’on ne peut plus mettre en prison quelqu’un pour avoir dénoncé des choses ou critiqué des responsables de l’État", a estimé Omar Radi sur France 24.

Omar Radi a collaboré avec plusieurs médias marocains et internationaux et publié des enquêtes remarquées sur l'économie de rente ou les collusions entre le pouvoir et le monde financier. Il a couvert les mouvements de contestation ayant agité des régions marginalisées du royaume, et coréalisé un documentaire sur le "Hirak" du Rif.
L'ONG Human Rights Watch avait critiqué samedi son arrestation et dénoncé une "atmosphère de plus en plus suffocante pour les journalistes, dissidents et artistes marocains qui prennent la parole sur les réseaux sociaux".
Un nouveau Code de la presse ne prévoyant plus de peines de prison est entré en vigueur en 2016 au Maroc, mais les journalistes continuent d'être poursuivis selon le Code pénal, tout comme certains internautes pour des écrits postés sur les réseaux sociaux.
Avec AFP

15e congrès du Front Polisario : Les Sahraouis interpellent la communauté internationale

 Les Sahraouis interpellent la communauté internationale

26 décembre 2019
Le Front Polisario a réaffirmé hier, à l’issue des travaux de son 15e congrès à Tifariti, dans les territoires sahraouis libérés, qu’il «ne sera jamais acteur» dans une opération ne respectant pas le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, appelant, une nouvelle fois, la communauté internationale à assumer ses responsabilités en exigeant l’application de la Charte et des résolutions de l’Onu, relatives au règlement du conflit du Sahara occidental.
Dans une allocution au terme des travaux du 15e congrès du Polisario, tenu du 19 au 25 décembre, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, a appelé la communauté internationale à «assumer ses responsabilités en exigeant l’application de la Charte et des résolutions de l’ONU, en tête desquelles l’indépendance des pays colonisés, et à parachever le processus de décolonisation dans la dernière colonie d’Afrique». Rappelant le rôle de l’Union africaine (UA) en tant que partenaire principal dans le plan de résolution onusien, le président Ghali a, selon l’APS, exhorté également l’organisation panafricaine à veiller à l’application de ses statuts, notamment les clauses relatives aux frontières héritées au lendemain de l’indépendance, en recommandant au royaume du Maroc de se retirer immédiatement des territoires sahraouis occupés depuis 1975. 

Ligne rouge
Les participants au 15e congrès du Front Polisario ont réaffirmé, pour leur part, l’attachement du peuple sahraoui à l’exercice de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance, qui constitue «une ligne rouge à ne pas dépasser». «Les congressistes ont été clairs et catégoriques, rejetant à l’unanimité toute atteinte aux droits du peuple sahraoui légitimes, notamment ses droits à l’autodétermination et l’indépendance, qui constituent ‘‘une ligne rouge à ne pas dépasser’’», a-t-on indiqué dans la déclaration finale adoptée au terme des travaux.
Comme il fallait s’y attendre, le congrès a exprimé son plein soutien à la décision du Front Polisario du 30 octobre dernier, liée à la révision de sa participation dans l’opération de paix sous l’égide des Nations unies. «Le peuple sahraoui ne tolérera plus la situation actuelle du blocage, ni encore la transformation de la Minurso (Mission de l’Onu pour l’organisation du référendum au Sahara occidental) en protectrice et (en outil) pour la légalisation de la colonisation», ont alerté les congressistes, insistant sur la pleine souveraineté du peuple sahraoui sur tout le territoire de la RASD, conformément aux décisions internationales, dont celles de La Haye et des Cours européennes, en plus des résolutions des Nations unies et de l’UA ainsi que la légalité internationale. 

La Minurso otage
Dans ce contexte, la nouvelle direction du Front Polisario a été appelée à entreprendre des actions décisives et des procédures urgentes, capables de relancer et booster la mission pour laquelle a été créée la Minurso, soutenant qu’elle doit jouir de toutes les prérogatives des missions de paix internationales onusiennes. La Minurso doit de ce fait, a-t-on insisté, s’engager dans la protection des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et œuvrer à faire cesser le pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui.
Saluant en outre les trois décisions de la Cour de justice européenne (CJUE) – décembre 2016, février et juillet 2018 – en ce qui concerne l’obligation de prendre l’avis du Front Polisario dans tout accord commercial et de pêche entre l’UE et le Maroc, le congrès a exigé des nouveaux membres élus du secrétariat national du Front Polisario de poursuivre le plaidoyer au sein de la CJUE pour la défense de la souveraineté du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles. Dans sa déclaration finale, le congrès a rappelé la responsabilité historique du gouvernement espagnol envers le peuple sahraoui et déploré le soutien à l’occupant marocain de certaines parties au sein du Conseil de sécurité, dont notamment la France, retardant ainsi le processus vers un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. A. Z.

jeudi 2 janvier 2020

Le Makhzen ferme la seule bouffée d’oxigène qui reste, les réseaux sociaux

  Maroc, décembre 31, 2019  
En sa qualité de pire élève du monde, le Makhzen continue d’accumuler les bourdes qui ont fini par bousiller la fausse image qu’il avait projeté dans le monde à coups de plusieurs centaines de millions de dollars investis en lobbying, notamment au niveau de la première puissance mondiale qui détient la clé du sort du processus de pacification du Sahara Occidental.   
La dernière des bourdes, l’arrestation de l’éminence du journalisme free-lance, Omar Radi qui dort depuis plusieurs nuits dans une des geôles du roi Mohammed VI.   Le Makhzen a prouvé que l’intérêt de ses acolytes et ses alliés français est au-dessus de tout. Pour le défendre, il est prêt à tout, y compris fermer les réseaux sociaux, l'unique bouffée d'oxygène restant aux défenseurs des libertés des Marocains et de leur liberté d’expression. Une liberté souvent permise sauf pour les futilités qui ne font pas partie de nos véritables préoccupations. 
Omar Radi l'explique mieux que quiconque et pour cause.   « Dans un commentaire publié sur sa page Facebook, il avait écrit : « Tu écris sur alliances, t'es alors envoyé par Addoha. Tu écris sur Addoha, Alliance t’a commissionné. Tu enquêtes sur Majidi, t’es un gars d’El Himma. Tu écris sur El Himma, les militaires t’ont manipulé. Tu traites de Moulay Hafid Elalamy, t’es un ennemi de la réussite. Tu cites l’AMDH, un ennemi de la nation. Tu parles de l’OCP ou d’IAM, tu nuits aux intérêts de la nation.   Tu encules des mouches, tu reçois le prix national de la presse, un smartphone de Maroc Telecom, du chocolat de chez l’OCP, et tout le monde écoute tes leçons de journalisme ». 

Qui est Omar Radi, le journaliste et militant incarcéré pour un tweet ?




Incarcéré pour un tweet ?


Passé par plusieurs rédactions marocaines avant de devenir journaliste indépendant, Omar Radi, 33 ans, est une figure connue du militantisme au Maroc depuis une dizaine d’années. Poursuivi en état d’arrestation le 26 décembre pour la publication d’un tweet remontant au mois d’avril, son incarcération à la prison d’Oukacha a déclenché un vaste mouvement de solidarité sur les réseaux sociaux.

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A l'heure des discussions autour du nouveau modèle de développement, l'inculpation d'Omar Radi fait massivement réagir la Toile. Crédit: Twitter

 Si sous d’autres cieux, certains peuvent se réjouir de cette période de fin d’année avec leurs proches, il n’en a rien été pour Omar Radi. Dans une publication sur son compte Twitter le 25 décembre, le militant des droits humains et journaliste a fait part d’une convocation par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pour une audition le lendemain même. Une annonce déjà à l’origine d’une vaste mobilisation sur les réseaux sociaux.
Jeudi 26 décembre, Omar Radi, 33 ans, a été placé en détention au terme d’une procédure judiciaire initiée par une autosaisine du parquet, menée tambour battant. Auditionné dans la matinée, le trentenaire a été déféré dans l’après-midi devant le procureur du roi, au tribunal d’Aïn Sebaâ. La raison ? Un tweet publié neuf mois plus tôt, pour lequel il lui est reproché d’avoir émis des critiques à l’encontre du juge Lahcen Tolfi, au lendemain de la confirmation en appel des peines des détenus du Hirak du Rif par le parquet casablancais. “Ni oubli ni pardon avec ces fonctionnaires sans dignité !”, tweetait-il. Une publication pour laquelle il risque une peine d’un mois à un an de prison pour “outrage à magistrat”.
Omar Radi a, depuis, passé quatre nuits en captivité. Poursuivi en état d’arrestation, il a vu la demande de ses avocats de le placer en liberté provisoire rejetée par le tribunal, et ce malgré une santé fragile et des soucis d’asthme. Selon son avocat Omar Bendjelloun, il a pu consulter des médecins et a eu accès aux médicaments. Le journaliste et militant ne pourra pas recevoir de visites de ses proches avant le 1er janvier 2020.
Sur la Toile et ailleurs, les réactions n’ont pas manqué. Un large élan de solidarité sous le hashtag #FreeOmar, suivi d’une mobilisation à Rabat et Paris le 28 décembre, ainsi qu’à Bruxelles, le 30. Portrait d’une figure connue dans les milieux militants et journalistiques.

L’élan du 20-Février

C’est dans le sillon du mouvement du 20-Février qu’Omar Radi s’est fait connaître sur la place du militantisme. A 25 ans, il était l’une des principales têtes du mouvement qui a vu émerger un certain nombre de figures, la plupart vingtenaires. “Omar voyait parfois le militantisme comme une sorte d’action portée dans la dérision, mais constamment avec ce souci de dénoncer des conditions”, se souvient un ami proche, le connaissant depuis le lycée.
Actif à Rabat principalement, mais aussi à Casablanca, il est alors membre d’Attac Maroc, publie régulièrement des nouvelles de la mobilisation sur le média citoyen Mamfakinch, et mène en parallèle une carrière de journaliste qu’il a commencée quelques années plus tôt. “C’est quelqu’un qui a été dans les marches et a assuré un grand nombre de couvertures de manifestations, que ce soit dans ses articles ou sur les réseaux sociaux, mais aussi chez nous à l’AMDH, où il a pu intervenir à plusieurs reprises comme encadrant pour former les jeunes et les militants”, explique Khadija Ryadi, figure du militantisme marocain et ancienne présidente de l’AMDH. Si elle connaît Omar Radi de “longue date”, tant ce dernier a donné du sien pour aider à la rédaction ou traduction de comptes-rendus, elle évoque une personne “toujours disponible” et “aimée de beaucoup”.
Diplômé en économie et journaliste depuis 2008, il se spécialise dans les mouvements sociaux, mais également sur les questions à l’interstice du pouvoir et du business. Au Journal hebdomadaire d’abord, où il travaille sous la houlette des fondateurs ­Aboubakr Jamaï, Ali Amar et Hassan Mansouri. Un magazine placé en liquidation judiciaire, étranglé par les dettes et contraint de mettre la clé sous la porte en janvier 2010. Une fois la fermeture actée, Omar Radi passe par plusieurs rédactions. Il est dans l’équipe de lancement de la version francophone du site d’information Lakome, proche du 20-Février, et se fera connaître, au début de l’année 2013 notamment, pour une enquête sur les exploitants de carrières de sable (qu’il corédige avec les journalistes Christophe Guguen et Aboubakr Jamaï). Un article pour lequel il remporte, en 2013, le premier prix de journalisme d’investigation décerné par l’International média support (IMS) et l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation.
C’est une personne intègre et qui a toujours tenu à faire son travail de manière consciencieuse”, nous fait part un proche, un constat partagé par beaucoup. Et d’ajouter : “Il porte tout seul la responsabilité de beaucoup de personnes. Il aurait pu ne pas enquêter sur de tels sujets, mais il a une conscience professionnelle très aiguë, et on voit où ça l’a conduit.” De là à se sentir constamment sous surveillance ? “Tous ceux qui ont une parole qui dépasse, pour les autorités, se sentent menacés”, poursuit notre interlocuteur.
Il passera ensuite par différents supports dont Medias24, puis brièvement au Temps avant d’être du lancement du Desk, à la fin de l’année 2015. Entre temps, Omar Radi a également collaboré avec TelQuel, et écrit pour différents supports internationaux tels que Middle East Eye ou encore OrientXXI.
Au cours de l’année 2017, il est présent à Al Hoceïma lors du Hirak. En 2018, il coréalise le documentaire Death Over Humiliation, avec Chaima Zoui, sur les événements dans le Rif.

Un timing qui pose question

Du temps du 20-Février déjà, nombreux sont les supports où le militant était intervenu, commentant la mobilisation du début de la décennie au Maroc, et prenant part à différents ateliers et conférences-débats pour aborder principalement les questions des libertés au Maroc. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’il s’est rendu, du 19 au 22 décembre en Algérie, à une table ronde autour de la presse d’investigation, organisée par le site d’actualité régionale Maghrebemergent.
Omar Radi y était invité pour parler de la situation de la presse au Maroc, mais aussi de politique. Un point sur lequel il interviendra également le lendemain sur les ondes de la webradio Radio M, abordant différents sujets liés à la “propriétarisation” des terres soulaliyates ou encore des sujets économiques comme la fuite des cerveaux à l’étranger. De quoi voir un lien dans la procédure engagée à son encontre ? La question “a le mérite d’être posée” pour son ancien directeur de publication au Desk, Ali Amar. “Est-ce pour cela que la justice a déterré un de ses vieux tweets pour le punir ?”, écrivait-il dans un article revenant sur l’arrestation d’Omar Radi. “Sans aucun doute, un esprit de vengeance se tapit derrière son cas”.
Ces dernières années, il s’est consacré à de nombreux sujets d’intérêt public, comme les expropriations des terres tribales, un sujet à la confluence de tous les pouvoirs, de toutes les prédations”, précise-t-il. C’est que dans la situation d’Omar Radi, tout est allé vite avant son incarcération. Moins de neuf mois plus tôt, le militant s’était fendu d’un tweet dans lequel il critiquait le juge en charge de l’appel des détenus du Hirak, Lahcen Tolfi. Des propos qui lui avaient valu une première convocation dans la foulée, où il avait pu être entendu. Au sortir de l’audience, sur le réseau social toujours, il évoquait alors que “l’essentiel de l’interrogatoire avait porté sur le sens de ce tweet, pourtant clair”.
On a voulu faire taire une voix, mais on ne lui a donné que plus d’amplitude, constate un proche. Au moment de sa publication, il se peut que le tweet n’ait pu être vu que par quelques centaines de personnes de la Twittoma. Mais depuis quatre/cinq jours, ce sont des milliers, voire des centaines de milliers qui en ont pris connaissance au Maroc mais aussi à l’étranger, et qui peuvent désormais se rendre compte que ce qu’il se passe est malheureux.” Depuis ce week-end, l’arrestation d’Omar a connu une large mobilisation, interpellant les médias étrangers et organisations de défense des droits humains.

L’automne des libertés, avant la chape d’hiver

A Middle East Eye, son avocat, maître Benhammani, s’interroge tout de même : “Pourquoi cela n’a pas été activé juste après le tweet ? Peut-être que ce n’était pas le bon contexte pour eux.
Le 26 décembre, Omar Radi a été jugé en vertu de l’article 263 du Code pénal, qui punit d’un mois à un an de prison “l’outrage à magistrat”. “Critiquer les fonctionnaires est un discours protégé et personne ne devrait être condamné à une peine de prison pour l’avoir fait pacifiquement, a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice d’Human Rights Watch pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Les autorités marocaines devraient immédiatement libérer Omar Radi et abandonner les poursuites engagées contre lui, qui puent la vengeance politique contre son journalisme critique et son militantisme.”
Un constat appuyé par Khadija Ryadi, qui voit la répression des libertés d’expression franchir “un cap de plus”. “La presse indépendante a presque été tuée. Le seul espace qui reste, ce sont les réseaux sociaux que le pouvoir s’applique à verrouiller aussi, estime cette ancienne syndicaliste. La peur de revivre un nouveau mouvement, comme il y a pu y avoir dans l’organisation du boycott, inquiète les autorités. C’est le seul espace restant pour exprimer sa colère, critiquer, mais aussi organiser des luttes.
De quoi plonger encore plus dans la morosité une fin d’année qui a vu les questions de libertés individuelles et d’expression occuper le devant de la scène, notamment ces derniers mois. Un automne déjà marqué par l’affaire Hajar Raissouni, condamnée à un an de prison ferme pour “avortement illégal”, point qu’elle a toujours nié, et “relations sexuelles hors mariage” avant d’être graciée par le roi Mohammed VI. Un procès que beaucoup ont dénoncé pour  « son caractère politique« ‘ et qui avait fait l’objet d’une forte mobilisation sur les réseaux sociaux, mais à moindre échelle sur le terrain.
Le pouvoir se sent protégé et dans une meilleure situation que d’autres pays de la région. C’est aussi ce qui fait que les pays européens ferment les yeux sur ce qu’il se passe au Maroc, poursuit Khadija Ryadi. Pour elle, la solution passe par le maintien de la mobilisation, qu’elle espère sur le terrain. La seule chose qui fera revenir le pouvoir sur ces arrestations arbitraires, que ce soit pour les détenus du Hirak ou pour Omar, c’est une grande mobilisation dans la rue. Il faut se mobiliser comme cela a été fait pour Hajar, et de là, on pourra espérer la sortie d’Omar.


Jeudi 2 janvier 2020 Omar Radi  passe en jugement devant tribunal à Casablanca . Il a été arrêté le 26 décembre et poursuivis pour « outrage à magistrat »
Souad

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Le jour même de la convocation d’Omar Radi par la police judiciaire, le youtubeur Moul Kaskita était condamné à quatre ans de prison pour outrage au roi et atteinte aux institutions constitutionnelles suite à la publication d’une vidéo, le 29 novembre, où il critiquait les discours du roi et qualifiait les Marocains d’“ânes” et de “stupides”.