2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

jeudi 29 juillet 2021

La justice espagnole classe la plainte pour génocide visant Brahim Ghali

La plainte pour « génocide » visant en Espagne le chef des séparatistes du Front Polisario, Brahim Ghali, convoqué par un juge début juin alors qu’il était hospitalisé, a été classée, a annoncé jeudi la justice espagnole. 

Le juge en charge du dossier « a décidé de classer la plainte déposée par l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’homme (ASADEDH) contre le leader du Front Polisario Brahim Ghali pour des délits de génocide en relation avec des faits présumés commis contre des citoyens marocains entre 1975 et 1990 », a annoncé le haut tribunal de l’Audience nationale dans un communiqué.

Pour le magistrat, « les faits sont prescrits, la commission du délit de génocide n’est pas établie, et les témoignages des témoins contredisent les affirmations contenues dans la plainte » qui avait été déposée en 2008.

Brahim Ghali, dont l’hospitalisation pour des complications liées au Covid-19 en Espagne avait provoqué la colère du Maroc, ennemi juré du Front Polisario, faisait l’objet de deux plaintes en Espagne: celle déposée par l’ASADEDH basée en Espagne, et une autre, toujours en cours, de Fadel Breika, un dissident du Front Polisario naturalisé espagnol.

 

Le Rif, une dette en suspens depuis plus de cent ans


MIGUEL URBÁN (député européen /Podemos), 23 07 2021
 
Le 24 juillet, une mobilisation de la diaspora rifaine aura lieu sur la Plaça de Sant Jaume à Barcelone sous le slogan "centenaire de la proclamation de la République du Rif". Anti-impérialiste et anti-colonial". En réalité, la célébration de cet anniversaire a quelques mois d'avance, la République du Rif ayant été proclamée le 18 septembre 1921. Mais ce qui est vraiment important, au-delà de la date, c'est de se souvenir et de retrouver l'expérience de la République du Rif. 
 C'est l'un des premiers processus de décolonisation au monde, le deuxième réussi face au colonialisme européen après celui de l'Éthiopie, qui a eu plusieurs décennies d'avance sur les processus de décolonisation africains et s'est heurté à une communauté internationale qui n'a jamais reconnu la République du Rif. Seuls le parti communiste nouvellement créé et les formations souverainistes Acció Catalana et Estat Català ont montré un certain soutien.
Malgré sa courte durée, à peine cinq ans, c'est un événement qui a marqué non seulement l'histoire du peuple rifain, mais aussi les mouvements anticolonialistes ultérieurs. En effet, les leaders des luttes de libération nationale tels que Ho Chi Minh, Mao Zedong ou Che Guevara lui-même considéraient Abd el-Krim et sa lutte comme la matrice des guerres révolutionnaires modernes et comme un exemple pour tous les peuples colonisés.
Bien que la mobilisation du samedi 24 juillet intervienne quelques mois avant la proclamation officielle de la République du Rif, elle coïncide quasiment en date avec la bataille d'Annuel (22 juillet au 9 août 1921). A Anoual, Abd el-Krim a ébranlé les fondements du colonialisme européen, qui avait divisé l'Afrique comme s'il s'agissait d'un échiquier, infligeant la plus importante défaite du colonialisme au cours de la première moitié du 20e siècle. Cette victoire militaire fut fondamentale pour la proclamation de la république rifaine un mois plus tard, et fut également décisive dans l'accélération de la crise politique en Espagne qui allait se terminer par la proclamation de la dictature de Primo de Rivera.
La défaite de l'armée coloniale espagnole lors de la bataille d'Anoual a constitué un bouleversement politique de grande ampleur qui a accéléré les contradictions et les faiblesses non seulement du projet colonial espagnol mais aussi de la monarchie d'Alphonse XIII. Cette défaite, connue en Espagne sous le nom de "Le désastre d'Anoual", a fait l'objet d'une enquête menée par le général de division Juan Picasso au nom du Conseil suprême de la guerre et de la marine, dans le but de déterminer les responsables de l'abandon des positions. Le résultat de ces enquêtes est le fameux dossier Picasso, qui est au centre des tensions et des débats parlementaires tout au long des années 20. Alphonse XII lui-même est poursuivi et condamné par contumace aux Cortes les 19 et 20 novembre 1931, sur la base du dossier Picasso.
Si les responsabilités de la défaite d'Anoual n'ont jamais été réellement dégagées au-delà de la condamnation symbolique d'Alphonse XIII pendant la République, en revanche, elle a accéléré l'effondrement du système constitutionnel et politique établi par la restauration de Cánovas del Castillo. Elle cède la place à la dictature de Primo de Rivera et à son directoire militaire composé de généraux africanistes, qui tentent bientôt de se lier au fascisme italien de Mussolini. À partir de ce moment, la République du Rif devient le principal ennemi à battre pour refermer la blessure de l'orgueil colonial espagnol. Dès l'été 1925, alliés à l'armée française, les généraux espagnols ont utilisé toutes sortes de stratégies pour mettre fin à l'indépendance rifaine, comme l'utilisation, pour la première fois hors d'Europe, d'armes chimiques et d'aviation de guerre contre la population rifaine. C'est précisément en raison de ces attaques que le Rif compte plus de deux fois plus de personnes atteintes de cancer que toute autre région du Maroc, un héritage macabre de la guerre coloniale.

 

Communiqué attac : Refusons le projet de loi sanitaire et les régressions sociales


 France
 

Refusons le projet de loi sanitaire et les régressions sociales

 
 

Communiqué 23 juillet 2021

 
 

Un collectif de responsables associatifs, d’élus et de personnalités s’opposent à la nouvelle loi étendant le pass sanitaire, discutée ces jours-ci à l’Assemblée. Ils appellent à une mobilisation sur le long terme contre une politique sanitaire autoritaire.

par Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, Eric Coquerel, député LFI, Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, Thomas Portes, porte-parole de Génération·s et Simon Duteil, délégué général de l’Union syndicale solidaires

Tribune publiée dans Libération le 22 juillet 2021.

 
 

Le pass sanitaire marquera la vie de millions de Français·es, puisqu’en très peu de temps, et encore plus dès lors que le test PCR ne sera plus gratuit, toute vie sociale et professionnelle sera contrainte par le fait d’être vacciné. Pourtant, cette décision a été prise de façon autoritaire, non démocratique, dans un cadre de délibérations obscures, celui d’un seul homme : le président de la République qui n’aura réuni que le seul Conseil de défense. Elle passe outre toute discussion réelle au Parlement qui est, une fois encore, considérée comme une chambre d’enregistrement. La démocratie ne saurait être sacrifiée, et elle est pour nous plus que jamais la clé pour sortir de cette crise.

Pourtant, il y a moins d’un mois, Emmanuel Macron, le ministre de la santé, les député.es de la majorité, à l’image de la présidente de la commission des lois qui avait même déposé un amendement pour en figer l’impossibilité d’avoir une obligation publique dans la loi, tou.te.s se disaient opposées à la généralisation du pass sanitaire au nom des libertés et individuelles tout comme à une vaccinale. Alors que tout indique que nous avons pour au moins des mois à vivre avec le virus, on ne peut rentrer dans la société du contrôle généralisé que le gouvernement veut imposer ainsi à la population.

Une vaccination large et massive est nécessaire pour combattre cette pandémie, à commencer par la couverture des plus fragiles. Nous nous démarquons de toutes celles et ceux qui font de leur opposition frontale au vaccin un déversoir sectaire et complotiste et nous dénonçons fermement toute assimilation de la stratégie vaccinale à la Shoah ou à l’apartheid.

Le pass sanitaire est antisocial

Nous dénonçons la méthode employée par le gouvernement, génératrice de fortes tensions, ce qui est délétère en pleine crise épidémique. Les premiers leviers activés devraient être un grand débat démocratique, une information d’ampleur, des droits d’utilisation sur le temps de travail pour se faire vacciner, une prévention notamment par la gratuité des masques, une couverture bien plus importante des centres de vaccination et des moyens associés plus conséquents… La corrélation entre la vaccination et les revenus fait dire qu’en l’état actuel le pass sanitaire est antisocial. Ce sont des milliers de milliers de travailleurs·se·s qui se trouvent contraint·es et menacé·es de sanctions graves.

Depuis le début de la pandémie, les moyens financiers et humains réclamés par les syndicats et associations de soignants, pour remettre debout les hôpitaux publics et soigner correctement, n’ont pas été octroyés. Il en est de même pour les Ehpad. Pire, dans certains endroits nous constatons même que la casse de l’hôpital public continue (fermeture de lits, suppressions de poste…).

Et pendant ce temps, la France s’oppose toujours, avec l’Union européenne, à la levée des brevets au sein de l’Organisation mondiale du commerce, alors que c’est la seule façon pour que, dans les pays pauvres et émergents, les vaccins puissent être fabriqués et distribués massivement. C’est à la fois une question de solidarité internationale, de santé publique et d’efficacité. Car tant que la pandémie ne sera pas résolue à l’échelle mondiale, elle ne le sera nulle part.

Enfin, pendant que ces décisions heurtent et divisent la population, de graves attaques contre les droits sociaux sont annoncées. Autoritarisme et casse sociale vont de pair. La réforme régressive de l’assurance-chômage serait entérinée dès le 1er octobre, diminuant fortement les durées et les montants des allocations des chômeurs. Et Emmanuel Macron a confirmé sa volonté de reporter l’âge légal de départ en retraite et la fin de tous les régimes spéciaux. Alors que le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de 30% en 2020, le gouvernement ne revient aucunement sur toutes les largesses qu’il leur a accordées depuis le début du quinquennat et veut faire payer la crise aux chômeurs et aux retraités. A l’inverse, nous demandons que soient mis à contribution, bien davantage qu’aujourd’hui, les multinationales et les très riches, au profit de la solidarité nationale. Nous exigeons une politique sociale ambitieuse, passant par des services publics de qualité et des droits sociaux plus importants.

Pour cette raison, au nom de l’efficacité sur le long terme contre l’épidémie et pour préserver nos libertés, nous nous opposons à la nouvelle loi proposée à l’assemblée, tout comme aux mesures antisociales qui visent à faire payer la note de la crise sociale au monde du travail. A cette fin, nous aspirons à des mobilisations dans les semaines et mois qui viennent.

Premiers signataires

Responsables d’organisations : Aurélie Trouvé et Raphaël Pradeau (porte-parole d’Attac), Céline Verzeletti (secrétaire confédérale de la CGT), Simon Duteil et Murielle Guilbert (délégué·es généraux de l’Union syndicale Solidaires), Thomas Portes (porte-parole de Génération·s), Mélanie Luce (présidente de l’UNEF), Khaled Gaiji (président des Amis de la Terre France), Pierre Khalfa et Willy Pelletier (Fondation Copernic), Emmanuel Vire (secrétaire général du SNJ-CGT), Mireille Stivala (secrétaire générale de la fédération CGT Santé et action sociale), Jean Marc Devauchelle (secrétaire général de la Fédération SUD Santé Sociaux), Thierry Amouroux (porte-parole du Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI), Hafsa Askar (Secrétaire Générale de la FSE), Denis Lalys (secrétaire général de la FNPOS de la CGT), Ana Azaria (présidente Femmes égalité), Lenny Gras (porte parole du MNL), Mathieu Devlaminck (UNL), Aneth Hembert (co-secrétaire fédérale des Jeunes Ecologistes), Jean-Christophe Sellin et Hélène Le Cacheux (coordinateurs du Parti de Gauche), Jean-François Pellissier et Myriam Martin (porte parole d’ENSEMBLE !), Christine Poupin et Olivier Besancenot (porte-parole du NPA), Christian Pierrel (porte parole du PCOF), Christian Eyschen (secrétaire général de la Libre Pensée), Martin Méchin et Louise Tort (Black Robe Brigade), Anthony Caillé CGT-Police, Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole Droit Au Logement, Delphine Glachant, présidente de l’Union syndicale de la psychiatrie.

Elu·e·s : Éric Coquerel (député LFI), Elsa Faucillon (députée PCF), Eric Piolle (maire EELV), Jean-Luc Mélenchon (député LFI), Sébastien Jumel (député PCF), Emilie Carriou (députée Nouveaux Démocrates), Clémentine Autain (députée LFI), Aurélien Taché (député Nouveaux Démocrates), Mathilde Panot (députée LFI), Pierre Dhareville (député PCF), Caroline Fiat (députée LFI), Manon Aubry (députée LFI), Adrien Quatennens (député LFI), François Ruffin (député LFI), Muriel Ressiguier (députée LFI)

Personnalités : Youcef Brakni (militant antiraciste), Sandrine Rousseau (EELV), Caroline Mecary (avocate), Taha Bouhafs (journaliste), Jean-Marie Harribey (économiste), Arie Alimi (avocat), Kevin Vacher et Deborah Ozil (Rencontre des Justices), Stéphane Jouteux (syndicaliste), Nicolas Mayart (journaliste), Dominique Plihon (économiste), Paul Poulain (spécialiste des risques industriels), Laure Vermeersch (L’ACID), Gilles Perret (réalisateur), Philippe Poutou, Porte-parole du NPA, Rokhaya Diallo, Claire Lejeune, EELV.

 
 

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lundi 26 juillet 2021

Sauvons le journaliste marocain SOULAIMAN RAISSOUNI

Sauvons le journaliste marocain SOULAIMAN RAISSOUNI

Boîte de réception

Luc DAU

Pièces jointes00:49 (il y a 8 heures)


À Communication, Le


Voici la dernière version datée. Que chacun d'entre nous l'envoie à ses contacts de presse, d'organisations, de personnalités....
Lucile

Sauvons le journaliste marocain SOULAIMAN RAISSOUNI

 

Alors que les medias internationaux jettent une lumière crue sur les ignominies du régime marocain qui se permet de mettre sous surveillance non seulement les militants et militantes qui s’opposent à sa politique, des défenseurs des droits humains, des journalistes, mais aussi des chefs d’Etat, des ministres, des parlementaires, etc. (50 000 personnes au total, au Maroc et à travers le monde), une autre ignominie est en train de se perpétrer, à l’ombre d’une obscure cellule de la prison Oukacha, à Casablanca. 

Dans cette cellule, un homme, journaliste de son état, clame depuis des mois son innocence d’un délit d’agression sexuelle qu’il lui a été imputé, alors même qu’aucune plainte n’avait encore été déposée. Cet homme, journaliste, a certes usé d’une plume critique et acérée envers les responsables de son pays, et a hissé le journal dans lequel il écrivait aux premiers rangs des ventes. Il n’a fait qu’exercer son métier de journaliste, activité en principe respectée dans toutes les démocraties. Au Maroc, cela lui a valu d’être poursuivi sous couvert de délit de droit commun et condamné à 5 ans de prison ferme à l’issue d’un procès inéquitable où cet homme, Soulaiman Raissouni, n’a même pas pu être confronté à celui qu’il aurait agressé, ni eu la possibilité d’exposer sa version des faits et ses réponses à l’accusation. Il n’était même pas présent à l’énoncé du verdict.

Soulaiman Raissouni, après 11 mois de détention préventive, a démarré le 8 avril dernier, une grève de la faim illimitée. Le 8 avril : 108 jours de grève de la faim ! Il n’a aujourd’hui plus que la peau sur les os, ne peut plus se déplacer et parle avec un filet de voix. Le tribunal n’a eu aucune considération pour cet accusé qui n’a pas été autorisé à venir assister à son procès en fauteuil roulant, ne pouvant plus marcher, a refusé de convoquer ses témoins et a multiplié les irrégularités tout au long du procès. Le responsable de l’administration pénitentiaire a multiplié les déclarations vengeresses contre cet homme – pour se venger de quoi ? –, continue à refuser son transfert dans un hôpital et l’on ment à sa famille et à ses avocats en leur refusant le droit de visite au prétexte que le prisonnier ne souhaite pas les recevoir. 

Cela fait maintenant deux semaines que personne n’a pu le rencontrer, après plus de 100 jours de grève de la faim, et sa femme a même été violentée face à son insistance à voir son mari. 

L’inquiétude de ses proches, la nôtre et celle de tous ses amis est immense ainsi que notre indignation face à tant d’inhumanité.

Si Soulaiman Raissouni n’est pas transféré dans les plus brefs délais dans un hôpital pour recevoir les soins que son état critique nécessite et que rien n’est fait pour lui permettre d’arrêter avec dignité  cette grève de la faim qui a trop longtemps duré, l’Etat marocain sera tenu pour responsable d’un véritable assassinat qui rappellerait dramatiquement les années de plomb.

Nous, Comité de soutien à Maati Monjib, Omar Radi et Soulaiman Raissouni, assurons les proches de Soulaiman Raissouni, et tout particulièrement sa femme, Khouloud Mokhtari de toute notre solidarité et de notre présence active à leurs côtés pour sauver la vie de Soulaiman et permettre à son fils de quelque mois d’avoir un père.

Nous appelons les autorités marocaines à faire preuve d’une attitude tout simplement humaine en ordonnant l’hospitalisation de Soulaiman Raissouni et opportune en cassant un verdict prononcé après un procès non équitable.

Nous appelons toutes les personnes éprises de droit et de justice à joindre leur voix à la nôtre afin d’empêcher qu’une ignominie de plus ne soit commise par le pouvoir marocain et d’exiger la libération de tous les journalistes et  prisonniers d’opinion au Maroc. 

 

 Lundi 26 juillet 2021
Comité de soutien à Maati Monjib, Soulaiman Raissouni et Omar Radi

 

samedi 24 juillet 2021

Étourdissements politiques massifs au Maroc

Le journaliste et analyste marocain Ali Anouzla voit des étourdissements politiques massifs au Maroc.

 

Le gouvernement, le Parlement et les institutions de l'État ne bénéficieraient plus de la confiance du public. Selon un rapport de la Commission sur le nouveau modèle de développement, les causes sont le manque d'opportunités de promotion sociale, l'écart social croissant, la qualité des services publics en baisse, la conscience morale des élites et le manque d'intégrité des fonctionnaires.

  
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jeudi 22 juillet 2021

AARASD : Affaire Pegasus, les autorités et les médias français et la prétendue souveraineté au Sahara occidental

Sahraouie  Démocratique 

356 rue de Vaugirard - 75015 PARIS 

Secrétariat 

Tél. 06.70.31.24.97 

Courriel : bur.aarasd@wanadoo.fr 

Facebook : Amis de la République Sahraouie 

Sites : www.association-des-amis-de-la.rasd.org 

www.ecrirepourlesliberer.com 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Affaire Pegasus : les autorités et les médias français vont-ils enfin prendre la mesure  de l’obsession marocaine sur sa prétendue souveraineté au Sahara occidental ? 

Depuis 46 ans le Maroc occupe le Sahara occidental, impose au peuple sahraoui séparation  et exil, et depuis 46 ans une partie de l’Europe, France et Espagne en tête, font semblant de  ne rien voir afin de préserver une amitié intéressée avec la monarchie marocaine.  Mais depuis 46 ans le peuple sahraoui tient le coup, lutte pour son indépendance dans le strict  respect des règles internationales. 

L’affaire Pegasus, révélée par le travail d’investigation d’un puissant réseau de journalistes  associé à Forbidden Stories et à Amnesty International, met en lumière que le Maroc est au  centre d’un dispositif d’espionnage particulièrement efficace dont les cibles principales sont la  presse marocaine, les opposants au régime (marocains et sahraouis), la France et l’Algérie. 

Des milliers de systèmes de communication sont ainsi piratés en toute discrétion et impunité.  Cette affaire commence à faire la une de tous les médias d’autant qu’un des téléphones du  Président de la République, celui de plusieurs membres de l’exécutif et d'élus semblent  concernés. S’agit-il désormais d’une affaire D’État ? 

L’association des Amis de la RASD s’en est particulièrement émue. Plusieurs de ses militants  et proches amis sont concernés et piratés par le Maroc dans toutes leurs communications.  

Obsédées par leur impuissance au Sahara occidental, les autorités marocaines ne se  contentent plus d’empêcher en France toute expression sahraouie, elles entendent désormais  tout savoir et tenter de tout contrôler de ce qui se rapporte à ce sujet, à quelque niveau que ce  soit.  

"L’ami marocain" que peu de démocraties occidentales osent mettre en cause serait-il  incapable de maîtriser les relations avec ses voisins tant que ces derniers n’approuvent pas  son occupation du Sahara occidental ? Sentiment d'impunité et complaisance ont ainsi conduit  le Maroc et ses autorités à tout s’autoriser au nom de cette cause considérée comme sacrée. 

Aussi la France membre permanent du Conseil de sécurité et pays de référence pour le  Maghreb dans l’Union européenne, doit prendre la mesure de cette situation. D'autant plus  qu'elle préside ce mois-ci le Conseil de sécurité et qu'elle prendra la présidence de l'Union  européenne en janvier 2022. Il s'agit pour notre pays de cesser de soutenir la cause  marocaine dans ces deux instances pour qu’enfin la lutte du peuple sahraoui et du Front  Polisario soit entendue et résolue en conformité avec le droit international. 

Paris, le 22 juillet 2021.

Association Loi 1901 déclarée à la Préfecture de Paris le 26 mars 1976

 

Omar Radi, une vie brisée par Pegasus et le Palais

"Le journaliste marocain, surveillé par le logiciel israélien, écope de six ans de prison au terme d’une parodie de procès. Son confrère Imad Stitou, témoin devenu accusé, est, lui, condamné à un an de prison, dont six mois ferme. Retour sur cette obscure affaire, par l’Humanité et Mediapart.
« Ce verdict ne relève pas de la justice mais de la vengeance », abonde un autre journaliste marocain exilé en France, Hicham Mansouri. Lui aussi figure parmi la liste des milliers de personnes traquées par le Maroc via Pegasus ; il se prépare à porter plainte. Son téléphone a été infecté plus de vingt fois entre février et avril 2021, selon l’analyse de Forbidden Stories et du Security Lab d’Amnesty International. À l’époque, il était mobilisé pour la libération de l’intellectuel Maâti Monjib, l’une des voix critiques les plus emblématiques du règne de Mohammed VI, avec lequel il a fondé l’Amji, l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation, dans le viseur de la justice et du pouvoir depuis 2015.
Après plus d’un an d’une procédure entachée d’irrégularités et de manipulations, au terme d’une parodie de procès dénoncée par de nombreuses ONG internationales, le journaliste d’investigation Omar Radi a été condamné lundi 19 juillet par la justice marocaine à six ans de prison ferme et son confrère et ami Imad Stitou à un an de prison dont six mois ferme.
Ce verdict tombe alors qu’est révélé l’un des plus graves scandales d’espionnage de la décennie, impliquant au moins onze États à travers le monde, dont le Maroc. Il fait suite, à dix jours d’intervalle, à la condamnation à cinq ans de prison ferme pour « agression sexuelle » d’un autre journaliste marocain réputé pour son indépendance : l’éditorialiste d’ Akhbar Al Youm, Souleimane Raissouni, en grève de la faim depuis plus de cent jours et dont le procès est lui aussi jugé inéquitable par des organisations de défense des libertés.
 
Les voix critiques que le régime veut réduire au silence
Connus pour avoir couvert, en 2016 et 2017, le hirak du Rif, ce long soulèvement populaire violemment réprimé dans le nord-est du Maroc, Omar Radi et Imad Stitou, trentenaires, comptent parmi les voix critiques que le régime entend depuis longtemps réduire au silence, dans un lourd contexte de répression des opposants, des défenseurs des droits humains, des journalistes. Omar Radi travaillait sur l’accaparement des terres, suivait tous les mouvements sociaux, s’intéressait de près aux intérêts enchevêtrés de la monarchie et du capital, marocain ou étranger.
Les ennuis les plus sérieux avaient commencé pour lui le 26 décembre 2019, avec l’exhumation par les autorités judiciaires d’un tweet ancien dénonçant les sévères condamnations, jusqu’à vingt ans de prison, infligées à 42 porte-voix de la révolte du Rif et confirmées en appel. « Lahcen Talfi, juge de la cour d’appel, bourreau de nos frères, souvenons-nous bien de lui. Dans beaucoup de régimes, les petits bras comme lui sont revenus supplier après en prétendant “avoir exécuté des ordres”. Ni oubli ni pardon avec ces fonctionnaires sans dignité ! » avait tweeté le journaliste le 5 avril 2019.
Cette manifestation d’indignation lui avait valu une convocation de la brigade nationale de police judiciaire et cinq jours de prison. Libéré sous la pression d’une mobilisation nationale et internationale inédite, il avait finalement été condamné, le 17 mars 2020, à quatre mois de prison avec sursis pour « outrage à magistrat ». « Ce procès n’a pas lieu d’être, c’est une atteinte à ma liberté d’expression », avait-il protesté.
 
Pegasus, arme technologique contre journalistes et opposants
Trois mois plus tard, en juin 2020, un rapport de l’ONG Amnesty International révélait la découverte, dans le téléphone du journaliste, de traces d’intrusion « au moyen d’une nouvelle technique sophistiquée permettant d’installer de façon invisible Pegasus », le logiciel espion produit par la firme israélienne NSO Group, au cœur du présent scandale mondial d’espionnage.
« Ces attaques se sont produites alors que le journaliste faisait l’objet d’actes de harcèlement multiples de la part des autorités marocaines – l’une d’entre elles notamment a eu lieu quelques jours seulement après que l’entreprise eut affirmé que ses produits ne seraient plus utilisés pour commettre des violations des droits humains – et elles se sont poursuivies au moins jusqu’au mois de janvier 2020 », expliquait le document.
Reprises dans une quinzaine de médias sous la coordination du collectif Forbidden Stories qui poursuit les enquêtes des journalistes emprisonnés ou assassinés, ces révélations avaient fait grand bruit, déchaînant l’acharnement répressif des autorités marocaines sur Omar Radi. L’usage par le pouvoir marocain de cette arme technologique contre des journalistes et des opposants avait déjà été mis au jour, en octobre 2019, par le Citizen Lab de l’université de Toronto, spécialisé dans le domaine de la cybersécurité, avec la publication d’une liste de personnalités marocaines espionnées via Pegasus, parmi 1 400 journalistes et défenseurs des droits humains ciblés dans le monde.
 
Une procédure judiciaire obscure
Dès lors, pour Omar Radi, les convocations au siège de la brigade nationale de la police judiciaire se sont enchaînées, dans une procédure obscure, faisant peser sur lui des accusations d’« espionnage » et d’« atteinte à la sûreté de l’État ». Une stratégie de harcèlement policier et judiciaire bien connue des journalistes et des militants marocains. Conforté par les expressions de solidarité et la mobilisation en sa faveur, au Maroc et au-delà de ses frontières, le journaliste affrontait alors avec sérénité les longs et fréquents interrogatoires policiers, plus d’une vingtaine en quelques semaines, comme les altercations provoquées par les nervis de médias de diffamation, connus pour être un des outils au service de la répression.
Le 23 juillet 2020, soit un mois après le scandale Pegasus, coup de théâtre : une nouvelle accusation, d’une tout autre nature, venait accabler le journaliste. Sa collègue Hafsa Boutahar, employée aux services administratifs et commerciaux du site d’informations le Desk, annonçait avoir déposé contre lui une plainte pour viol. Omar Radi, incarcéré six jours plus tard, niait en bloc, faisant état d’une relation consentie. Version confirmée par son confrère Imad Stitou, témoin des faits, repeint, au fil d’une instruction bâclée, en « complice » et poursuivi à son tour, en liberté, pour « non-dénonciation d’un crime ». Plusieurs fois sollicitée par Mediapart et l’Humanité, la plaignante, qui s’est beaucoup exprimée dans des médias connus pour être aux ordres du régime marocain, n’a jamais donné suite à nos demandes d’entretien.
En juin dernier, Omar Radi a entamé une grève de la faim pour contester sa détention provisoire, avant d’y mettre un terme, au bout de vingt et un jours, en raison de la détérioration de son état de santé : il souffre de la maladie de Crohn et son placement à l’isolement, autant que le manque de soins, de traitements et de régime adaptés, l’ont laissé très affaibli.
 
Un « verdict de la honte »
À l’énoncé de ces condamnations, dans le climat de stupéfaction provoqué par les révélations du Pegasus Project, l’ONG Reporters sans frontières a dénoncé un « verdict de la honte » : « Bien que (Omar Radi) soit poursuivi dans deux affaires séparées pour “espionnage” et “viol”, les deux accusations sont en réalité liées et ont été traitées de façon conjointe par les autorités. Une confusion qui soulève de sérieux doutes quant à l’équité de son procès. »
« Il a été privé du droit à préparer une défense adéquate, son équipe légale et lui se sont vu refuser l’accès à certaines des preuves retenues contre lui, et toutes leurs demandes de convocations de témoins pour sa défense dans les affaires le mettant en cause ont été rejetées. Condamner quelqu’un à six années en prison après une procédure aussi viciée, ce n’est pas de la justice », a également réagi Amnesty International, qui appelle à « un nouveau procès conforme aux normes internationales ».
 
« Tout le monde a peur. Ce verdict est un assassinat judiciaire » Imad Stitou, journaliste
« Ce 19 juillet 2021 restera un jour noir pour le Maroc, pour la liberté de la presse, mais aussi pour les luttes féministes et LGBT. Personne n’osera plus prendre la parole librement. Tout le monde a peur. Ce verdict est un assassinat judiciaire », confie à Mediapart et l’Humanité Imad Stitou, qui entend faire appel du jugement, tout comme Omar Radi. Sous le choc de sa condamnation, laissé pour l’heure « en semi-liberté », il assure « avoir la conscience tranquille » : « J’ai donné mon témoignage devant la justice, Dieu, le public, l’histoire et le plus important : ma conscience. Ce procès n’aurait jamais eu lieu s’il y avait eu une vraie enquête car le dossier ne tient pas. Il est monté de toutes pièces. »
Cet épilogue judiciaire, quelques jours après la condamnation du journaliste Souleimane Raissouni, confirme la ferme volonté du Palais d’user de tous les moyens pour bâillonner les voix discordantes. Jusqu’au déploiement d’une « stratégie sexuelle » instrumentalisant sans vergogne la lutte contre les violences de genre, les luttes féministes et LGBT pour les retourner contre des journalistes et des opposants.
« Cet État voyou s’affranchit de toutes les lignes rouges. Il ne s’embarrasse même plus d’apparences, d’un semblant de respect pour ses propres règles de droit. Tout au long de ce procès, Omar Radi s’est montré très direct, très frontal, très courageux. Il n’a pas fait dans la dentelle et ça, ça se paie cher au Maroc, au regard de la psychologie de ce régime », analyse le journaliste Aboubakr Jamai aujourd’hui exilé en France, fondateur du Journal, un hebdomadaire né sous Hassan II que les autorités ont fait fermer en 2010. Son nom figure parmi les personnes espionnées par le pouvoir marocain grâce au logiciel Pegasus, « un jouet qui nourrit leurs instincts voyeuristes : ils s’en donnent à cœur joie ».
Hicham Mansouri a passé dix mois dans les geôles marocaines cette année-là pour « complicité d’adultère » ; il a échappé de peu à des poursuites pour proxénétisme, un dossier fabriqué pour le faire tomber. Six ans plus tard, il prépare un livre sur son expérience carcérale. Il est surveillé, traqué, harcelé jusque sur le sol français. « Je suis suivi à Paris. Parfois, ils ne le font pas discrètement. Ils étaient sept à me filer, un jour. Ils ont même suivi un membre de notre comité de soutien à Maâti Monjib qui est français, sans aucune origine marocaine », relate-t-il . Hicham Mansouri décrit « un enfer », des méthodes de démolition psychologique : « Je ne sors jamais seul en soirée. Je me prive de beaucoup de choses, je ne fais confiance à aucune nouvelle connaissance, surtout marocaine ».
« Un enfer », des méthodes de démolition psychologique : « Je ne sors jamais seul en soirée. Je me prive de beaucoup de choses, je ne fais confiance à aucune nouvelle connaissance, surtout marocaine ». Hicham Mansouri, journaliste
Les révélations du projet Pegasus le soulagent un peu : « J’espère que cela suscitera un électrochoc en France. Le Maroc, ce n’est pas la jolie carte postale, “quel beau pays stable et ouvert”, célébrée par des intellectuels, des journalistes. Là, tout est mis au jour : la surveillance, la diffamation, les procès montés. ». Derrière la carte postale, des vies brisées, des réputations salies, des voix réduites au silence, et tout un pays bâillonné."

 

mercredi 21 juillet 2021

Dernière arme du pouvoir marocain : PEGASUS

Par Rosa Moussaoui, journaliste à « L’Humanité », espionnée par le roi du Marcoc via le logiciel israélien « Pegasus » ! Il faut des sanctions contre les auteurs de cette barbouzerie !
 
Je découvre que mon nom figure, avec ceux d’autres confrères et consœurs français.e.s parmi les cibles du pouvoir marocain, à surveiller via le logiciel Pegasus. Viol de l’intimité, vol de données personnelles, attaque frontale contre le secret des sources : l’ADN d’un régime dictatorial.
La complaisance traditionnelle des autorités françaises pour les dérives et la nature de la monarchie marocaine serait plus révoltante encore, dans de telles circonstances, alors que des citoyen.ne.s et des journalistes français.e.s sont directement visés.

Omar Brouksy :
Comme d'autres journalistes, marocains et étrangers, mon téléphone a été la cible du logiciel d'espionnage israélien Pegasus.











 

Une fête nationale belge en eaux profondes, à lire pour prendre conscience de ce qui nous attend

 Par Luk Vervaet, 21/7/2021
 
« Vous vous attendez à quelque chose comme ça dans les pays pauvres, mais pas ici », c’est ce que j’ai entendu d’une dame allemande à la télévision, alors que meubles et voitures dérivaient dans une coulée de boue à ses pieds. J'ai vu des gens dans l'un de ces centaines d'endroits touchés en Wallonie, se tenant par la main alors qu'ils se traînaient le long des maisons, dans l'eau jusqu'au cou, le regard terrifié. Des personnes désespérées sur les toits, y compris des mères avec de jeunes enfants, qui attendent de l'aide. Des gens qui ont tout perdu. Des dizaines de personnes pour qui l'aide est arrivée trop tard. Les familles dans l’angoisse de recevoir des nouvelles des disparus. Des maisons emportées, y compris les souvenirs et les photos des enfants. Des personnes sans électricité, sans gaz, sans eau. Les volontaires qui arrivent, des jeunes Bruxellois qui libèrent les gens de chez eux. Le roi et les ministres qui arrivent sur place. Des numéros de compte pour fournir une assistance qui sont ouverts.
Ce sont des scènes que nous connaissons et auxquelles nous sommes habitués depuis des terres lointaines. Les inondations au Bangla Desh. Les gens sans gaz ni électricité dans les maisons détruites de Gaza. Les hommes, les femmes et les enfants qui se noient dans la Méditerranée en fuite vers une vie meilleure en Europe. Et soyons honnêtes, au mieux on regarde encore les images, mais on ne ressent souvent rien de plus que de la frustration ou de l'indifférence.
En signe de solidarité avec les sinistrés de notre pays, une journée de deuil a été proclamée et la fête nationale aura lieu en mineur, et sans bal populaire.
Quelques réflexions sur une fête nationale qui tombe littéralement à l'eau.
 
Un problème mondial
Même si nous vivons dans la partie la plus riche et la plus prospère du monde, nous sommes partie prenante du monde globalisé d'aujourd'hui. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne sont ni locaux ni régionaux, mais mondiaux. C’est ce que nous rappellent la pandémie dévastatrice de Covid et les inondations, qui ont non seulement ravagé la France, la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas ou l'Autriche, mais qui sont un phénomène mondial, sans frontières ni nationalité. Renvoyons les théories sur notre « propre peuple, propre nation » et d'autres formes de séparatisme à la poubelle de l'histoire. Une réponse aux problèmes n’aura pas de frontières, sera collective et globale ou ne sera pas.
 
Frappe préventive
Les météorologues nous disent qu'ils s'attendaient à de fortes pluies, mais pas à une telle masse d'eau, et qu'il était alors trop tard pour évacuer les gens. Ils disent aussi qu'ils ne sont pas responsables de la gestion de l'eau. Il y aura certainement une enquête sur les responsabilités à l'échelon inférieur.
C'est un peu différent en ce qui concerne l'état de préparation bien avant les inondations. Dans le domaine de la prévention, la gestion de la pandémie de Covid et des inondations nous apprend que nous ne sommes en aucun cas préparés aux catastrophes mondiales qui nous attendent. Au début de la crise du Covid, il n'y avait pas de masques, pas d'équipements de protection même pour le personnel soignant ou pour le personnel des maisons de retraite. Avec des conséquences catastrophiques. 
Depuis plusieurs décennies, des spécialistes tirent la sonnette d'alarme sur le changement climatique et ses conséquences. Ils avertissent les gouvernements que les inondations et les sécheresses sont inévitables et nous frapperont désormais régulièrement. Non seulement aucune mesure n'est prise pour minimiser les dégâts à venir, mais même après une telle catastrophe nous n'avons pas de protection civile digne de ce nom, les ressources sont insuffisantes, pas de bateaux ou d'hélicoptères pour secourir les populations. La classe politique continue, business as usual, particulièrement attentive à ne pas gêner les multinationales. Il faut dire que le seul domaine où ils frappent de manière préventive, c'est dans la guerre. C’est ce que nous faisons depuis vingt ans. Nous avons participé aux frappes « préventives » américaines contre l'Afghanistan et l'Irak, des pays qui ne nous ont rien fait, mais que nous allons quand même bombarder avec nos F16. Avions que nous allons remplacer au prix de 3,6 milliards d'euros pour 34 unités.
 
Réfugiés climatiques
Pour la première fois, nous pouvons parler de réfugiés climatiques dans notre propre pays. Des gens qui ont tout perdu et qui ne veulent plus vivre ce qu'ils ont vécu. Ils veulent s'installer ailleurs, dans des endroits plus sûrs. Ce qui est en passe de devenir un problème mondial. Encore une fois, il faudra beaucoup de solidarité et d'entraide et ce monde ne pourra survivre que sur la base d'une répartition juste et équitable des richesses. Peut-être que ce drame fera grandir la conscience que les personnes qui vivent des drames tels que les catastrophes naturelles et les guerres ne peuvent que fuir. L'appel à la régularisation de près de cinq cents grévistes de la faim à Bruxelles en est un écho tout proche de nous. Parce que personne ne souhaite un avenir dans lequel nos enfants ou petits-enfants devront frapper à une porte inconnue pour trouver un refuge, à la recherche d'une vie meilleure et plus sûre. Tout comme les gens du Sud aujourd'hui.
 
Traduction d'un article de Luk Vervaet paru sur : http://lukvervaet.blogspot.com/.../een-nationale-feestdag...
















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