2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

vendredi 21 novembre 2025

Rabat–Salé : un accouchement dans le tramway tourne au drame

actu-maroc, 21/11/2025

Une scène d’angoisse s’est transformée en drame, ce matin, à bord d’une rame du tramway Rabat–Salé. Une femme enceinte, qui se rendait en urgence vers un hôpital de la capitale, a accouché à même le sol de la rame… avant que son bébé ne décède quelques instants après sa naissance.


 
Selon des sources locales, la jeune femme était accompagnée d’un membre de sa famille et se dirigeait vers la maternité de Rabat, après avoir été refusée au centre hospitalier Moulay Abdellah à Salé, pour des raisons présentées comme « médicales et organisationnelles ». En chemin, les contractions se sont intensifiées jusqu’à provoquer un accouchement précipité à bord du tramway, sous le regard bouleversé des passagers, dont certains ont tenté de lui porter assistance avec les moyens du bord.

Dès la naissance, le conducteur a immobilisé la rame à l’une des stations afin d’alerter les secours. Une ambulance a été dépêchée sur place, provoquant une interruption momentanée du trafic. Malgré l’intervention des services médicaux, le nouveau-né n’a pas survécu.

Pour Leïla Melouane, présidente d’une association de défense des droits des femmes à Salé, ce drame n’a rien d’un simple accident :

    « Il est inadmissible que des décès de nouveau-nés continuent de se produire de cette manière. La responsabilité du ministère de la Santé est clairement engagée, tout comme celle de la direction de l’hôpital Moulay Abdellah, qui a refusé de recevoir cette femme et n’a pas assuré son transfert en ambulance vers l’hôpital Ibn Sina », affirme-t-elle.

Ce tragique épisode remet au premier plan la question de la prise en charge des urgences obstétricales et de la capacité des structures de santé à accueillir les cas critiques. Des voix de la société civile réclament un audit sérieux des services de maternité dans la région Rabat–Salé, une meilleure coordination entre les établissements hospitaliers et la garantie d’un accès rapide et digne aux soins pour toutes les femmes enceintes, afin d’éviter que ce type de drame ne se répète.

jeudi 20 novembre 2025

Le Maroc piétine les droits des Sahraouis pour nous fournir en tomates cerises

 

Laury-Anne Cholez, Reporterre, 19/11/2025

L’Union européenne et le Maroc ont conclu un nouvel accord commercial agricole début octobre. Celui-ci piétine encore les droits des peuples du Sahara occidental, un territoire disputé, sous contrôle marocain.

Sur les étals de nos supermarchés, les barquettes de tomates cerises sont bien alignées. Des petites billes rouges sous plastique cultivées dans leur grande majorité au Maroc et au Sahara occidental voisin. Depuis 1975, cette ancienne colonie espagnole est contrôlée par le Maroc, l’Organisation des Nations unies (ONU) la reconnaît donc comme un « territoire non autonome ». Le mouvement politique Front Polisario lutte depuis près de cinquante ans pour l’indépendance de ce territoire, qu’il nomme République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Les tomates marocaines et sahraouies bénéficient toutes les deux des avantages douaniers d’un accord commercial passé entre le Maroc et l’Union européenne, dont la première version est entrée en vigueur en 2012. Ce texte est contesté par les Sahraouis, qui estiment n’avoir jamais été consultés pour donner leur aval et considèrent qu’il ne tient pas compte de leurs droits à l’autodétermination.

Un accord invalidé par la Cour de justice de l’Union européenne

Jusqu’à récemment, les tomates cerises sahraouies étaient étiquetées comme provenant du « Maroc ». Il était donc impossible pour les consommateurs de distinguer celles provenant du Maroc de celles cultivées au Sahara occidental dans des conditions sociales et environnementales que certaines associations qualifient de désastreuses. Il est compliqué d’avoir des preuves, car depuis huit ans, le Maroc interdit au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains d’accéder au Sahara occidental, selon un rapport de la Commission européenne.

Attaqué deux fois par les avocats des Sahraouis, l’accord commercial a été invalidé par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) le 4 octobre 2024. La CJUE a jugé que les fruits et légumes devaient bel et bien être étiquetés « Sahara occidental » et non « Maroc », au nom du droit d’information des consommateurs. Elle affirmait aussi que les accords avaient été conclus de manière illicite, jugeant que la Commission européenne outrepassait le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination.

« La CJUE rend enfin justice au peuple sahraoui dont les terres colonisées par le Maroc sont utilisées pour produire une partie des fruits et légumes exportés », avait déclaré à l’époque la Confédération paysanne. Le syndicat agricole français s’est engagé dans ce dossier pour défendre les petits producteurs français et marocains contre ce qu’ils considèrent comme une concurrence déloyale.

Le consentement du peuple du Sahara occidental bafoué

C’est pourquoi la Commission européenne s’est attelée à négocier un nouvel accord, en application provisoire depuis le 3 octobre 2025. Il prévoit notamment d’étiqueter les tomates du Sahara occidental comme provenant de « Laâyoune-Sakia El Hamra » ou « Dakhla-Oued Eddahab », le nom donné par la puissance occupante à ces deux régions de production agricole. Pour la Commission européenne, « il s’agit d’une amélioration considérable, tant en matière de capacité des États membres à contrôler l’étiquetage qu’en termes d’information des consommateurs, qui recevront des informations vérifiables », selon un mail envoyé à Reporterre.

Pour la Confédération paysanne, cela reste illégal. « D’un point de vue juridique, cela n’a aucune valeur et ne s’appuie sur aucune législation internationale. On impose un nom d’une région non reconnue dans le droit international », explique à Reporterre Jean-Mathieu Thévenot, membre de la commission internationale de la Confédération paysanne.

Dans son jugement, la CJUE exigeait le consentement du peuple du Sahara occidental à la mise en œuvre de l’accord entre l’UE et le Maroc ainsi qu’un mécanisme de contrôle permettant de vérifier que les populations du Sahara occidental bénéficient des retombées de l’exploitation des ressources naturelles de leur territoire. C’est pourquoi, dans le nouvel accord, la Commission européenne « s’engage à financer des secteurs clés, notamment l’eau, l’énergie et le dessalement, conformément aux critères du développement durable, et à soutenir des initiatives dans les domaines de l’éducation et de la culture ».

Des engagements qui vont être difficiles à mettre en place pour les opposants comme la Confédération paysanne. « Signer cet accord de libre-échange en incluant le Sahara occidental, c’est nier l’autodétermination du peuple sahraoui. C’est illégal car il s’agit d’un territoire occupé », dit Fanny Métrat, porte-parole nationale du syndicat.

Il attend aujourd’hui la suite du parcours législatif de ce nouvel accord, qui doit faire l’objet d’un vote avant la fin de l’année au Parlement européen. « Il y a une probabilité non négligeable que le Parlement vote contre. Les députés des partis de gauche entendent bien respecter l’idée de souveraineté des peuples. Les députés de droite sont dans une logique de défense des producteurs espagnols, pleinement affectés par ces importations », dit Jean-Mathieu Thévenot.

Des exportations en croissance

En attendant, les tomates sahraouies arrivent toujours dans les rayons de nos supermarchés. À quel coût écologique et humain ? En 2022, selon le ministère de l’Agriculture du Maroc, 87 000 tonnes de tomates et melons ont été cueillies dans la région de Dakhla-Oued, soit 10 000 tonnes de plus qu’en 2021. 85 % de ces fruits et légumes ont été envoyés vers l’Europe.

« L’agriculture et les autres grands projets en matière d’infrastructures portuaires, de pêche industrielle ou d’énergies renouvelables sont utilisés par le Maroc comme un instrument politique pour consolider sa présence au Sahara occidental et imposer une légitimité de fait », explique Hassanna Abba, défenseur sahraoui des droits humains interrogé par Le Monde.

En se fondant sur des photos satellites de la région, l’Observatoire des ressources du Sahara occidental (WSRW), une ONG spécialisée sur le sujet, a évalué les surfaces cultivées. Entre 2003 et 2016, les superficies sont passées de 150 à 963 hectares. « À Dakhla [la plus grande ville du Sahara occidental], il y a une explosion du nombre de serres. C’est un Almeria bis [région espagnole qualifiée de « potager de l’Europe »] qui profite d’un climat favorable en hiver pour produire de la tomate et du melon. Ils sont apportés au Maroc, étiquetés dans une usine proche d’Agadir puis présentés comme marocains, ce qui est illégal », explique à Reporterre Jean-Mathieu Thévenot, membre de la commission internationale de la Confédération paysanne.

Des nappes phréatiques bientôt à sec

Pour cultiver des tomates en plein désert, il faut de l’eau. Les agro-industriels de la région puisent aujourd’hui dans les nappes phréatiques selon l’ONG WSRW.

Jusqu’à quand ? Personne n’est en mesure de répondre exactement à la question, pas même la Commission européenne, qui « n’a pas été en mesure de déterminer le volume d’eau des nappes phréatiques qui pourrait être utilisé à des fins d’irrigation », indique le rapport cité plus haut. L’Agence hydraulique locale de Dakhla a souligné que la ville serait confrontée à une grave pénurie hydrique d’ici 2030 rappelle l’ONG WSRW.

Face à cette sécheresse annoncée, les industriels ont trouvé une parade : l’eau dessalée. Deux projets d’usine sont en cours de construction sur le territoire occupé. 75 % de l’eau dessalée servira à créer 13 000 hectares supplémentaires de terres agricoles d’ici 2030, explique la Commission européenne. L’un des plus gros producteurs de la région, Azura, ne cache pas son enthousiasme pour cette technique.

« L’objectif est de basculer sur des eaux dessalées dès la mise en service de l’usine de dessalement de Dakhla, en cours de construction et espérée pour 2025 », explique un article du site dédié à la filière fruits et légumes Réussir. Or, dessaler de l’eau de mer pour lutter contre la sécheresse et irriguer des cultures en plein désert est une catastrophe écologique.

Culture intensive sous serres

La sécheresse n’est pas la seule menace des tomates du désert. Cette culture intensive sous serres est également très gourmande en pesticides. Sauf que personne n’est en mesure de préciser la nature des produits phytosanitaires employés. « La Commission européenne n’a pas obtenu d’informations permettant d’évaluer la situation à cet égard au Sahara occidental », précise le rapport. Omerta également sur les conditions de travail des ouvrières et ouvriers qui travaillent dans les serres.

Sont-elles bien différentes de celles des travailleurs agricoles du Maroc ? Là-bas, la production de tomates destinées à l’exportation repose sur une main-d’œuvre agricole majoritairement saisonnière et féminine, au salaire jusqu’à quatorze fois inférieur au salaire français, selon un rapport de CCFD Terre Solidaire.

mercredi 19 novembre 2025

ترامب والسويد باعا الصحراء الغربية نهاية نصف
قرن من المبادئ؟
Trump u Sweed bāʿu es-Saḥrā el-Garbiyya
Nihāyet nos qarṇ men el-mabādi ?

  

تقرير من برنامج «كونفليكت» (راديو السويد – 7 نوفمبر 2025)

إعداد: فيكتور لوفغرين

إنتاج: أنيا سالبيرغ

هندسة صوتية: فابيان بيغنرت

تفريغ وترجمة: التضامن المغرب

 يبدو أن جزءًا كبيرًا من العالم، على رأسه دونالد ترامب، يمنح الشرعية لموقف المغرب حيال الصحراء الغربية المحتلة.

هل ينهار القانون الدولي أمامنا؟

 لسويد، التي كانت في السابق تدافع عن القانون الدولي، غيّرت اليوم موقفها في قضية الصحراء. انعطافة رمزية تأتي في لحظة تعترف فيها الأمم المتحدة بالخطة المغربية للحكم الذاتي.

برنامج «كونفليكت» يروي هذا التحول العالمي. (سفيريجس راديو / راديو السويد).

 المشاركون: جون بولتون، دبلوماسي أمريكي ومستشار الأمن القومي السابق لدونالد ترامب؛ سارة يركيس، محلّلة في مجموعة التفكير الأمريكية "كارنيغيمانويل دوفر، محامٍ فرنسي رافع أمام محكمة العدل التابعة للاتحاد الأوروبي في القضايا المتعلقة بالاتفاق التجاري بين الاتحاد الأوروبي والمغرب؛ إريك هاغن من منظمة Western Sahara Resource Watch؛ يوتّه غوتيلاند، نائبة اشتراكية ديمقراطية وعضو في لجنة الشؤون الأوروبية؛ سانية بشير، ممثل جبهة البوليساريو في السويد؛ معاذ جوماني، ناشط مؤيد للمغرب يمارس الضغط لصالح خطة الحكم الذاتي التي يقترحها المغرب للصحراء الغربية؛ ضاحى رحموني، ناشط صحراوي.

 يتعرّض كلّ من الحكومة السويدية ووزير التجارة بنجامين دوسا لانتقادات شديدة في هذه الحلقة. وعلى مدى أسبوعين، حاول برنامج Konflikt مرارًا الحصول على مقابلة مع الوزير حتى يتمكن من الرد على الانتقادات وتوضيح منطق الحكومة، إلا أنّ الوزير رفض إجراء المقابلة.

 


 في البرلمان: رجل الألف رسالة

كل أسبوع، يتلقى النواب السويديون رسائل من معاذ جُماني، تحمل نفس اللهجة :« يجب أن تنكشف الحقيقة حول الصحراء الغربية. »

 بالنسبة لهذا المقيم في غوتنبرغ، الصحراء ليست مستعمرة بل جزء لا يتجزأ من المغرب، رغم أحكام محكمة العدل الدولية التي تقول العكس.

خطابه، الذي كان هامشيًا، أصبح يجد صداه في مراكز القرار. وفي أكتوبر 2025، بدت السويد وعدة دول غربية مستعدة لإعادة النظر في الموقف من النزاع، بينما يستعد مجلس الأمن في نيويورك للاعتراف بالخطة المغربية باعتبارها « الحل الأكثر واقعية ».

 شعب في المنفى، واقعان متوازيان

سافرت الصحفية أنيا سالبيرغ إلى مخيمات اللاجئين الصحراويين جنوب الجزائر، حيث يعيش نحو مئة ألف شخص منذ عام 1975، بعد انسحاب إسبانيا وضمّ المغرب للإقليم.

 تقول: « أتذكر دفء النهار و برد الليل. المخيمات أصبحت مدنًا من الرمل تعتمد كليًا على المساعدات الدولية. »

في عام 2010، زارت العيون، العاصمة غير الرسمية للإقليم المحتل، وهناك التقت ضحى دهار رحموني، ناشطًا تعرّض للتعذيب. قال: « لم أشعر يومًا بالحرية أو الأمان. كنت دائمًا تحت المراقبة. »

 وحتى اليوم، لا يزال الصحراويون يعيشون بين المنفى و تحت الرقابة. فبعضهم في مخيمات الجزائر، والبعض الآخر تحت الرقابة الإدارية المغربية. ومنذ خمسين عامًا، ظلّ وعدُ إجراء استفتاءٍ حبراً على ورق.

السويد: من منارة المبادئ إلى براغماتية باردة

مثّلت السويد لعقود طويلة ضمير العالم. وفي المؤسسات الأوروبية، كانت تدافع عن الشرعية في مواجهة القوة.

يقول إريك هاغن من منظمة Western Sahara Resource Watch:
«
كانت السويد منارة للمبادئ في أوروبا. حتى أمام القوى الكبرى، كانت تؤكد علوية القانون. »
لكن في خريف 2025، تداعت هذه المنارة.

البلد الذي كان يدافع في الأمس عن حقّ الصحراويين في تقرير المصير يصوّت اليوم لصالح اتفاق تجاري بين الاتحاد الأوروبي والمغربوهو اتفاق يشمل في الواقع الصحراء الغربية.

 من المسيرة الخضراء إلى عهد ترامب: عالم مقلوب

في عام 1975، دعا الملك الحسن الثاني المغاربة إلى المسيرة الخضراء لتحرير الصحراء الغربية من الاحتلال الإسباني. استعراضٌ للقوّة يتعارض مع رأي محكمة العدل الدولية، التي كانت قد أكّدت أن الإقليم لا ينتمي إلى المغرب.

 انسحبت إسبانيا، واحتلّ المغرب الإقليم، وحمل البوليساريو السلاح.

دامت الحرب ستة عشر عامًا وانتهت بوقف لإطلاق النار عام 1991 ووعدٍ باستفتاء لم يُنفّذ.

  بعد ثلاثين عامًا، بدأت موازين القوى تتغيّر.

 في عهد ترامب، اعترفت الولايات المتحدة بسيادة المغرب مقابل تطبيع العلاقات مع إسرائيل في إطار اتفاقات أبراهام.

 يقول الدبلوماسي السابق جون بولتون بمرارة: « المغاربة لعبوها بذكاء. كان ترامب يريد إنجازًا دبلوماسيًا قبل رحيله. »

 أوروبا بين القانون والمصالح

في عام 2024، قضت محكمة العدل الأوروبية بأن الاتفاقات التجارية مع المغرب تنتهك القانون الدولي.
لكن بعد عام واحد، ابتكرت بروكسل آلية جديدة للالتفاف على القرار، فوافقت السويد.

 تقول النائبة النائبة الاجتماعية-الديمقراطية يوتّه غوتيلاند: « كيف ندين غزو أوكرانيا ونشرّع احتلال الصحراء؟ »

 وردّ وزير التجارة بنيامين دوسا ببيان حذر:

« نأخذ في الاعتبار تعقيد الملف والضمانات الأوروبية الجديدة. »

  عندما يقول القانون "لا"

في ستوكهولم، يوضح المحامي مانويل دوفرس، ممثل جبهة البوليساريو أمام محكمة العدل الأوروبية، أن الاتحاد الأوروبي « يزعم وسم المنتجات المغربية بينما مصدرها الصحراء الغربية »، واصفًا ذلك بأنه « انتهاك صارخ للقانون الدولي ».
ويضيف أن البوليساريو وحده، بصفته الممثل الشرعي المعترف به من الأمم المتحدة، يملك حق الموافقة.

 أعلن عن تقديم طعون جديدة، مدينًا « سياسة المظاهر »: « إذا لم تعد أوروبا تحترم قواعدها الخاصة، فإنها تقوّض مصداقيتها ومصداقية القانون الدولي. »

 وجه آخر للسويد

في ستوكهولم، عادت سنية بشير، ممثلة البوليساريو، من زيارة إلى مخيمات تندوف حيث نشأت، وقالت:
«
في الثمانينيات، كانت السويد ترسل لنا الملابس ورسائل الصداقة. كانت رمزًا للتضامن. أما اليوم، فقد أدارت لنا ظهرها. »

 الرواية المغربية

من جانبه، يعبّر معاذ جُماني عن ارتياحه:
«
هذه ليست مستعمرة. المغرب يبني ويستثمر ويوفّر فرص العمل. ثمانية مليارات دولار لتطوير المنطقة. »
يدافع عن اقتراح الحكم الذاتي المغربي، المماثل لما في كاتالونيا: إدارة محلية تحت سيادة وطنية. « إنه الحل الوحيد الواقعي، » يؤكد.

 أما البوليساريو فيرفض، مصرًّا على أن الاستفتاء وحده يحدّد المصير.

 الأمم المتحدة تدفن حلم الصحراء

في 31 أكتوبر 2025، تبنّى مجلس الأمن قرارًا تاريخيًا اعتبر الخطة المغربية « الحل الأكثر واقعية ».

 امتنعت الصين وروسيا، وصوّتت الولايات المتحدة وفرنسا ومعظم الدول الأوروبية لصالح القرار.

تقول سارة يركس من مركز كارنيغي:
«
فكرة الدولة الصحراوية المستقلة ماتت. أصبح القانون الدولي مسألة ثانوية. »
وتضيف بأسى: « لا أعرف كيف يمكن إصلاح ذلك،  لكنها تدافع عن حكم ذاتي قوي، مصحوب بحقوق سياسية وضمانات بشأن الموارد.

 في 2025 يبدو الحكم الذاتي الطريق الوحيد الممكن. »

 واقعان وصمت واحد

في العيون، صوّر معاذ جُماني احتفالات الذكرى الخمسين للمسيرة الخضراء. زينت الشوارع بأعلام حمراء تحمل نجمة خضراءوكتب:
«
ليست مجرد احتفالات، إنها فخر وحب للوطن. »
وفي المقابل، أرسل ضحى رحموني رسالة صوتية من مخبئه: « لم يتغيّر شيء. ما زلنا نُعتقل دون سبب، نعيش تحت المراقبة. العالم لا يهتم إلا بثرواتنا، لا بحقوقنا. »
وأضاف: « آمل ألا يدير العالم ظهره تمامًا للقانون الدولي. »

 مسيرة الخضراء، ما زالت الصحراء الخيانة.

السويد، التي كانت لفترة طويلة رمزًا للتماسك الأخلاقي، انضمت إلى معسكر الواقعية السياسية. وفي هذا التحوّل العالمي، يبدو أن القانون الدولي، مرة أخرى، ينهار تحت وطأة القوة.

Taqrīr men Konflikt, Rādyo es-Sweed (7 novembre 2025)

Iʿdād: Viktor Löfgren – Intāj: Anja Salberg – Sōt: Fabian Begnert
Tarjama: Attadhamoun  el-Maġrib

El-ʿālam elli māyel maʿ el-Maġrib

ʿAām el-ʿālam, we fīh Trump rāsuh, ybān annuh yʿi el-aqq l-Maġrib fī es-Sarā el-matilla.
El-qānūn ed-dawlī kān y
mī el-uʿfā, bass hādh el-yawm, ybān illi rāhu yī.

Es-Sweed, elli kānt zamān temmaʿ el-ʿadl we el-aqq, twallat men aythu mā kānt.
Dāb el-waqt, elli fīh el-UMM (el-Umam el-Mutta
ida) taʿrif el-khuṭṭa el-Maġribiyya dyāl el-ukm edh-dhātī.
Hād el-taghyīr el-kabīr fī el-
ʿālam huwa elli yʿanh el-barnāmaj Konflikt.

Fī el-barlamān: errājel dyāl el-alf imēl

Kull isbūʿ, el-nuwwāb es-sweediyyīn yšūfū ism wāid ʿād ylaʿ fī el-imēlāt dyālhum: Mouaad Joumani.
Dāyman nafs el-kelām, nafs el-
amās:

« El-aq lāzem ylaʿ ʿan es-Sarā el-Garbiyya. »

Hād el-rājel men Göteborg yʿtāqid ann es-Sarā māhya mustaʿmara, bass qisma men el-Maġrib.
Bass el-ma
kama el-dawliyya qālat ʿaks hād el-kelām.

Men zamān, mā kān add ysmaʿuh. Dāb el-yawm, autuh wāil attā l-barlamān.
Fī oktōber 2025, el-Sweed we duwal ghārbiyya
ʿāqba bāsh yʿāwdū yḥṣrū mūqifhum.
We fī New York, Majlis el-Amn rāhu
ʿād bāsh yaʿrif el-khuṭṭa el-Maġribiyya ell “akthar waqiʿiyya”.

Shaʿb menfy, we waqiʿayn mokhtalfin

Bāsh tfham el-mawūʿ, el-aafiyya Anja Salberg msāfa l-mukhayyimāt es-sahrawiyya fī janūb el-Jazāʾir.
ʿAqba men khamsīn ʿām, baqā menhom qarīb men miya alf wāid, ʿāyšīn men el-masāʿidāt.

Tqūl Anja:

« Nāes b-arr en-nahār we berd el-līl. El-mukhayyimāt walū mdīna men er-rmāl, ʿāyša ʿala el-masāʿid el-barrāniyya. »

Fī 2010, mshāt l-El-Ayoun, el-ʿāma ghēr rasmiya dyāl es-Sarā.
Tlāqat ma
ʿ Daha Rahmouni, nāshi ahrawi taʿadhab min sabb el-mawqif dyālu.
Qāl:

« Māessit b-urriya, lā bi-amān. Dāyman fī mraqbīn ʿliyya. »

We el-yawm, arāwiyyīn mazelū bayn el-manfā we el-ughyān.
Hād men Tindouf, we hād men ta
t el-idāra el-Maġribiyya.
We el-wa
ʿd dyāl el-istiftāʾ? Mā jā bāqī.

Es-Sweed: men manāra el-qānūn l-berāgmātiyya

Men ʿaqūd, es-Sweed kān awt el-qānūn fī Ūrūbbā.
Erik Hagen, men Western Sahara Resource Watch, yqūl:

« Es-Sweed kān manāra dyāl el-mabādi fī Ūrūbbā. »

Bass fī kharīf 2025, hād el-manāra fat.
Es-Sweed
awwat ʿala ittifāq tijārī maʿ el-Maġrib yšmel es-Sarā.
We el-waqt illi kānt tkūn fih el-damīr, wallat fih el-masla
a.

Men el-Masīra el-Khaattā ʿahd Trump

Fī 1975, el-malik asan eth-Thānī ʿayy ʿal-nās:

« Emshū l-es-Sarā! »
— el-Masīra el-Kha
rā.
El-Isbāniyyīn khargū, el-Maġrib dakhal, we el-Polisario šāl es-slā
.

arb ʿamrat sittāsh ʿām, we s-salām jā fī 1991, we maʿāh waʿd b-istiftāʾ, bass mā ār.

ʿahd Donald Trump, el-Amrīkān ʿarafū s-siyāda el-Maġribiyya ʿala es-Sarā, we el-badal huwa et-taʿ maʿ Isrāʾīl fī Ittifāqāt Abraham.
John Bolton qāl b-murra
:

« El-Maġārba laʿbūhā b-adhra. Trump bāghī n-nar qabla mā yimshī. »

Ūrūbbā bayn el-qānūn we et-tijāra

Fī 2024, el-Makama dyāl el-ittiād el-ūrūbbī qālat illi el-ittifāqāt tijāriyya maʿ el-Maġrib tkhalef el-qānūn ed-dawlī.
Bass
ʿām bʿad, Brussilz (Bruxelles) dārat īla bāsh tūr el-mawūʿ, we es-Sweed awwat maʿahum.

Jytte Guteland, niyāba men el-izb es-sūsiyāldīmuqrāti, qālat b-ġaab:

« Kīfāsh nārbū el-ghazū fī Ūkrāniya we nʿū sharʿiyya el-itilāl fī es-Sarā? »

We el-wazīr dyāl et-tijāra, Benjamin Dousa, radd b-lahja ma:

« Naʿrfū enno el-mawūʿ aʿb, we nʿtamdū ʿala el-amānāt el-jdīda men el-Ūrūbbiyyīn. »

Men el-qānūn el-maʿqūl l-el-qānūn el-maskhūl

Fī Stockholm, el-muāmī Manuel Devers, elli ymattl el-Polisario fī el-Makama dyāl el-Ūrūbbā, qāl:

« El-Ittiād yqūl el-bāaʿa men el-Maġrib, bass hīya min es-Sarā el-matilla. Hād kharaq wāi el-qānūn. »

We zād qāl:

« Illi ʿanduh el-aqq yqūl “naʿam” wela “lā” huwa el-Polisario, elli el-UMM ʿārifāh rasmi. »

We arra b-annuh rā yqaddim aʿn jdīd, ʿalā ann el-Ūrūbbiyyīn yʿīšū fī “siyāsa dyāl el-masraiyya”:

« Ilā mā bāqaw ytarmū qawānīnhum, mā ybqāsh ʿandhum madāqiyya, lā hum, lā el-qānūn. »

Wajh ākhar men es-Sweed

Fī Stockholm, Seniya Bashir, elli tmattl el-Polisario, rājaʿa min ziyāra fī Tindouf, we qālat:

« Fī thmānīnāt, el-Sweed kān ybʿth lna el-wāyij we r-rusāʾil dyāl el-mawadda. Kānu yessū binā. »
Bass el-yawm, jāyba khabar ākhar:
« Es-Sweed wallā dār lina
ahru. »

Riwāyat el-Maġrib

Men jihtha, Mouaad Joumani mfarān:

« Māhya mustaʿmara. El-Maġrib yʿammir, ystathmir, ykhliq el-khdma. Tmāniyā milyār dūlār ʿalā tawīr el-jihā. »

Yqārn el-khuṭṭa el-Maġribiyya b-ukm dhātī zay Katalunya fī Isbānya:

« El-maalliyyīn yʿayyū ʿala rūhum, bass tat es-siyāda el-waaniyya. Hād huwa el-ell el-wāqiʿi. »

Bass el-Polisario yarf:

« Mā kayn ell ghēr el-istiftāʾ, bāsh el-nās yʿaynu: istiqlāl wela imām. »

El-UMM dafant ulm es-Sa

31 oktōber 2025, Majlis el-Amn addaq ʿala qarār tārīkhī:

el-khuṭṭa el-Maġribiyya hīya “el-ell el-akthar waqiʿī”.

Es-Sīn we Rūsya emtanaʿū, we el-Amrīkān, Frānsa, we aktar men el-Ūrūbbiyyīn awwatū maʿāh.

Sara Yerkes, men Carnegie Endowment, qālat:

« Men bʿd Trump, bzaaf men el-buldān mashyū fī nafs et-trīq, bass bla ma yaʿū iʿtirāf kāmil.
El-fikra dyāl dawla
arāwiyya mustaqilla mātat. »

We zādat b-awt azīn:

« El-qānūn ed-dawlī mā ʿād ʿanduh qīma. Mā nʿarf kifāsh nalūh. »

Bass qālat ʿāqba:

« Laʿall el-ukm dhātī b-uqūq siyāsiyya we amānāt ʿala el-tharwāt ykūn el-waīd el-mumkin. Fī 2025, mā kāyn ell ghēr hād. »

Wāqiʿayn we amt wāid

El-Ayoun, Mouaad Joumani yawwar el-ʿīd dyāl khamsīn ʿām men el-Masīra el-Kharā.
Ez-zanāg w
ʿalāmāt el-Maġrib mʿallaqa fī kull zenqa.
Yaktib fī l-internet:

« Hād māhyaš ʿīd w bas. Hād fakhār, ubb, we fara. »

Fī nafs el-waqt, Daha Rahmouni, men el-sirr, ybʿath awt yqūl:

« Mā tbaddal ātta āj. ʿāyšīn tat el-mraqbīn, ytʿlūna bla sabab.
El-
ʿālam mā ybāni māhmu bīna, ghēr b-tharwāt el-bilād, lā b-uqūqnā. »

We zād qāl:

« Namman el-ʿālam mā ywallīš yʿadī ahru kāmil l-el-qānūn ed-dawlī. »

El-ʿālam elli itghayar

Baʿd khamsīn ʿām men el-Masīra el-Kharā, es-Sarā el-Garbiyya bāqya tat el-wazn dyāl el-qūwa, we el-waʿd elli mā tkammal.
Es-Sweed, elli kānat rāmz el-mabādi we el-
idq, wallat fī maʿsakar el-waqiʿiyya.
We el-qānūn ed-dawlī?
ā, marra ukra, tat el-maāli we el-siyāsa.

Nihāyet el-taqrīr men “Konflikt”, Rādyo es-Sweed.