J'ai été arrêté par le gang de policiers d'Imzouren, en compagnie de
mon cousin Ezzedine Hmamou dans la rue et en plein jour, et non pas
après minuit, comme indique le procès-verbal préliminaire de la police
judiciaire.
Nous avons subi la torture physique et psychologique
terribles de la part de la police, quant aux insultes, calomnies dans
les pires paroles à notre endroit et à celui de nos parents
"enfants d' espagnols", enchanteurs الفتانين "séparatistes" et enfants
de putes, bande de bâtards, c'est devenu monnaie courante dans les
commissariats de police envers les détenus du mouvement populaire en
particulier, etc. ainsi que la signature du PV contrefait, sous la
contrainte, sous la menace de violence et d'humiliation. Nous y sommes
restés 13 heures, les mains menottés dans le dos, et les 4 jours que
nous y avons passés, c’était comme si c'était quatre ans.
La prison
de Zaio, où j'ai passé ma peine, vit toujours au rythme des années de
braises et de plomb et celui des années quatre-vingt.
Tout cela
parce que je suis sorti dans la rue pour réclamer un emploi, une
éducation et un hôpital, ainsi que pour lever du siège du RIF et la
marginalisation de la région.
Jusqu'à présent, j'étais au chômage et
même la simple agriculture de subsistance, qui était mon gagne pain
avant mon enlèvement, n'est plus disponible à cause de ma détention
et là je suis incapable de la reprendre.
Par conséquent, nous
vous certifions que nous sommes toujours fidèles au serment prêté et que
nous n'abandonnerons jamais, déterminés jusqu'à la libération des
personnes innocentes et l'arrachement de nos droits confisqués.
Liberté à tous les séquestrés innocents. "
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