2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mardi 4 avril 2017

Al Hoceima : De hauts cadres du ministère de l’Intérieur limogés et remplacés par des rifains

Publié Le 01/04/2017

Résultat de recherche d'images pour "manif al hoceima"Après quatre mois ponctués de marches et de sit-in dans la province d’Al Hoceima, l’Etat s'est résolu à modifier sa politique dans la région. Il compte désormais s’appuyer plus sensiblement sur des compétences rifaines pour diriger les secteurs clés. 
Résultat de recherche d'images pour "al hoceima manifestation 2017"
Rabat s’apprête à opérer un changement radical dans sa politique vis-à-vis de la contestation au Rif, qui a repris suite au décès du marchand de poisson Mohcine Fikri, dans des conditions tragiques le 29 octobre 2016.
La nouvelle approche commence à prendre forme sur le terrain. Deux jours après le départ de Mohamed Hassad et Charki Draiss d’Al Hoceima, les autorités marocaines ont lancé une vague de limogeages sans précédent dans les rangs de hauts représentants de l’administration territoriale, la police et la Protection civile. Le ministère de la Santé s’est également rallié à cette campagne. D’autres départements devraient s’engager dans cette dynamique.
Tous les pachas de la province d’Al Hoceima opérant à Bni Bouayach, Imzouren, Al Hoceima, Ajdir et Targuist auraient été remerciés, indique un média local qui cite des sources à la préfecture. Ils auraient été substitués par des cadres originaires du Rif.
Cette «rifinisation» suffira-t-elle à contenir la colère des habitants ?
Lire l'article

https://www.yabiladi.com/articles/details/52452/hoceima-hauts-cadres-ministere-l-interieur.html

dimanche 2 avril 2017

Le Makhzen est le seul coupable


Le Makhzen est le seul coupable, par l'écrivain et diplomate Mohamed Salem Abdelfatah, ebnu.

Tribune - Madrid, 1 avril 2017

Depuis la fin décembre 2016, le Maroc avec cette insatiable soif de faire semblant et de montrer au monde une image différente de la réalité, a commencé  ce que ce régime a osé appeler le procès, cette fois par un tribunal civil, contre les héros sahraouis de Gdeim Gdim, une farce avec tous les ingrédients nécessaires pour maintenir trompé "son peuple marocain" et il a continué à essayer de cacher la vérité à la communauté internationale.

Qualifier cette mise en scène de procès c'est manquer à la vérité, il n'y a ni procès, ni rien qui lui ressemble. Le Maroc ne peut pas juger un pays occupé, il n'a pas le droit de juger les citoyens du pays qu'il occupe, réprime et torture. Dans les conditions actuelles d'occupation du Sahara Occidental, aucun jugement de citoyens sahraouis de la part du Maroc ne  peut être considéré comme  normal. La situation d'occupation implique la mise en œuvre du droit international humanitaire en vertu de l'article 2 commun aux quatre conventions de Genève. Et le Maroc n'a manifestement pas bougé le petit doigt pour s'acquitter de ce droit.

De quoi doit-on parler?  De ces injustes condamnations prononcées de manière arbitraire contre les citoyens sahraouis, les 24 prisonniers politiques de Gdeim Gdim? Ils  ont été arrêtés, torturés et condamnés en raison de leur revendication pacifique du droit à l'autodétermination pour le Sahara Occidental et plusieurs milliers de Sahraouis qui ont décidé d'élever la voix contre la répression, l'injustice et la marginalisation dont ils souffrent sur leur propre terre.

Les 24 prisonniers représentent les milliers de Sahraouis qui ont occupé leur désert comme symbole d'identité et d'unité, pour revendiquer leurs droits à une vie digne, en revendiquant leur liberté ; ils représentent les Sahraouis de toutes les villes et de tous les villages du Sahara Occidental, ils représentent les Sahraouis des camps de réfugiés et des zones libérées du territoire sahraoui, ils représentent les Sahraouis qui vivent éparpillés à travers le monde ; les héros de Gdeim Gdim représentent tous les Sahraouis qui résistent à la répression sur leur terre et à ceux qui suivent. En espérant revenir à elle, libre et souveraine.

« Derrière le tribunal, il y a l’État marocain. À la fin, c’est le roi qui décide. »

 "Vos souffrances sont nos souffrances, vos pleurs sont nos pleurs. Nos deux peuples souffrent. Ils ont érigé des murs entre nous."

Rosa Moussaoui,Lundi, 27 /3/ 2017,L'Humanité
Manifestation de soutien aux militants sahraouis de Gdeim Izik rejugés par la cour d’appel de Salé, le 13 mars dernier. Fadel Senna/AFP
Manifestation de soutien aux militants sahraouis de Gdeim Izik rejugés par la cour d’appel de Salé, le 13 mars dernier. Fadel Senna/AFP 
 
Sahara Occidental. La condamnation du Maroc par le Comité de l’ONU contre la torture est au cœur des débats, dans le procès de Gdeim Izik. Le prisonnier politique sahraoui Ennaâma demande que cette décision onusienne soit versée aux débats.
Le procès en appel des vingt-cinq militants sahraouis de Gdeim Izik se poursuit aujourd’hui à Salé, au Maroc, dans une atmosphère de tension et de pression policière. 

 Samedi, dans l’après-midi, les forces de l’ordre ont encerclé la maison louée, le temps du procès, par les familles des prisonniers, à quelques encablures du tribunal. Un acte d’intimidation visant le collectif d’activistes sahraouis qui relaient, sur Internet et les réseaux sociaux, les nouvelles du procès, mais aussi l’observatrice portugaise Isabel Lourenço, qui se trouvait avec eux. Le même jour, Hassana Abba, militant de la défense des droits humains, membre de l’ONG Front Line Defenders, était brièvement interpellé et fouillé, puis relâché sans avoir été conduit au commissariat.

L’empathie des détenus avec les familles des victimes
En fin de semaine dernière, la cour d’appel de Salé a procédé aux interrogatoires d’Ennaâma Asfari et de Cheikh Banga, présentés comme les « chefs » du soulèvement populaire de 2010, au Sahara occidental occupé. 

 Lire l'article

Le violent démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik par les autorités marocaines, le 8 novembre 2010, avait donné lieu à des affrontements qui ont coûté la vie à onze membres des forces de sécurité. Ennaâma Asfari et Cheikh Banga ont tous les deux clamé leur innocence, affichant d’abord leur empathie avec les familles des victimes. « Vos souffrances sont nos souffrances, vos pleurs sont nos pleurs. Nos deux peuples souffrent. Ils ont érigé des murs entre nous. Nous ne sommes pas des criminels, nous menons un combat pacifique pour le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ! » a lancé le jeune Cheikh Banga. Ces militants, tous deux condamnés en 2013 par la justice militaire à trente ans de prison, se sont montrés très offensifs, l’un sur le terrain juridique, l’autre sur un terrain plus politique, suscitant, souvent, l’ire du président. Juriste de formation, Ennaâma Asfari a démonté point par point, neuf heures durant, la fiction du « procès équitable » mis en scène par le pouvoir marocain après l’annulation des lourdes sentences du tribunal militaire par la Cour de cassation. Il est longuement revenu sur la torture, sur les traitements inhumains et dégradants endurés après son enlèvement par la police, la veille du démantèlement du camp. De graves violations des droits humains qui ont valu au Maroc, le 12 décembre 2016, une condamnation par le Comité de l’ONU contre la torture (CAT), après le dépôt d’une plainte soutenue par l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat). En réponse à la demande d’Ennaâma Asfari, le parquet n’exclut pas de verser la décision du CAT au dossier, sous réserve de sa traduction en arabe. Cela marquerait un tournant dans ce procès où le mot « torture » était jusqu’ici tabou.
De son côté, Cheikh Banga a justifié son engagement pour l’indépendance du Sahara occidental en citant saint Augustin : « À une loi injuste, nul n’est tenu d’obéir. » Au président lui reprochant sa ligne de défense, il a rappelé que tous les interrogatoires subis depuis son arrestation en 2010 portaient, pour l’essentiel, sur ses activités politiques. « Les accusés sont tous interrogés sur des PV contestés, consignant des aveux extorqués sous la torture. Par ailleurs, les faits incriminés restent imprécis, on ne sait pas qui est accusé d’avoir tué qui, ni dans quelles circonstances exactes les victimes ont trouvé la mort », déplore Me Olfa Ouled, l’une des avocates françaises des prisonniers sahraouis. De quoi semer le doute jusque dans l’esprit de certains avocats des parties civiles, bien obligés d’admettre, en off, que le dossier ne contient pas l’ombre d’une preuve. En fait, les questions adressées aux accusés ne visent qu’à brosser les contours d’une conspiration politique planifiée depuis l’Algérie. Les causes sociales du soulèvement de Gdeim Izik, pourtant, ne sont pas à rechercher à l’étranger. Elles restent incandescentes. Jeudi, à Laâyoune, des jeunes chômeurs ont occupé un car de l’Office chérifien des phosphates (OCP), menaçant de s’immoler par le feu à l’intérieur du véhicule. Les protestataires ont été évacués sans ménagement, l’opération faisant une douzaine de blessés. À Salé, Ennaâma Asfari, lui, sait bien que son sort se joue hors de la salle d’audience. « Derrière le tribunal, il y a l’État marocain, résume-t-il. À la fin, c’est le roi qui décide. »

L’Union africaine tance le Maroc
Dans une décision datée du 20 mars, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) appelle le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à engager « immédiatement des pourparlers directs et sérieux, sans conditions préalables » pour « surmonter l’impasse actuelle dans le processus de paix au Sahara occidental ».
Journaliste à la rubrique Monde

samedi 1 avril 2017

Titres solidmar http://solidmar-le2eme.blogspot.fr, 26/3 au 2/4/2017

Lorsque vous ouvrez l'ancien blog solidmar (https://solidmar.blogspot.com), vous pouvez lire, au-dessus du premier article:

  Chers amis lecteurs solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar le 2ème !
En cliquant sur RDV ou solidmar le 2ème dans la ligne verte, vous arrivez sur le nouveau blog,  Et les articles s’ouvrent facilement !
Un article à lire jusqu’au bout Gdeim Izik, procès sans cesse reporté. Quelques témoignages effrayants, publiés dans les médias sahraouis. D’autres témoignages sur l’ancien blog) Sahara, Maroc France 

Le Sahara Occidental, dernière colonie d'Afrique : Interview de Malainin Lakhal

Malainin Lakhal, 45 ans, est un traducteur, défenseur des droits humains et journaliste indépendant sahraoui. Il est membre de l'Observatoire sahraoui des Ressources naturelles. L’Institut démocratique africain l’a interviewé à l’occasion de la Journée de l’indépendance saharouie, le 27 fevrier.
A.D.I. : Comment était la vie au Sahara Occidental ?
Malainin : Grandir au Sahara Occidental occupé, c'est comme grandir dans un immense camp de détention à ciel ouvert. L'occupation militaire marocaine a maintenu un siège violent des différentes villes des territoires dès les premiers jours de l'invasion. De fait, l'invasion a commencé le 31 décembre 1975 par une vaste opération militaire qui a rasé des centaines de villages nomades sahraouis, faisant des milliers de victimes et autant de disparus ; à ce jour, on reste sans aucune nouvelle de plus de 600 de ces personnes disparues.
Et bien sûr, étant un enfant sahraoui, grandir dans les écoles marocaines sous la tutelle de maîtres marocains a été une expérience très difficile car ils nous traitaient de manière différente, comme l'on ferait avec n'importe quel peuple colonisé. Dans la classe, dans les rues, sur les terrains de jeux, les policiers nous traitaient en suspects ; ils nous interpellaient souvent, à la moindre chose. Ils nous appelaient "les sales sahraouis", "les chameliers". Nous étions habitués, tous ceux de ma génération et de la génération suivante, à être arrêtés dans la rue avec ou sans raison, à être emmenés aux commissariats, à être battus et torturés par les policiers marocains, qui voulaient simplement se divertir ou cherchaient à avoir une information spécifique, et à passer une nuit ou deux au cachot avant d'être relâchés. Nous avons aussi été nombreux à être emprisonnés pendant des périodes plus longues, et même certains d'entre nous ont disparu pendant longtemps ou pour toujours.
À l'école, nous étions discriminés. À cette époque il était difficile pour un Sahraoui d'aller jusqu'au bout de la scolarité. Les autorités coloniales faisaient leur possible pour nous décourager d'avancer dans nos études. Et atteindre l'université a tenu du miracle pour beaucoup d'entre nous. Ce traitement nous a amenés depuis notre enfance à avoir une grande conscience politique. Et bien sûr nous étions aussi politiquement actifs et nous avions tendance à faire tout notre possible pour rendre la vie difficile aux autorités coloniales, en particulier la nuit. Pour résumer, la vie dans les zones occupées du Sahara Occidental est la vie d'un peuple colonisé qui se bat pour sa liberté et que les colonisateurs répriment à cause de ce combat. La seule différence ici est que le colonisateur est un autre pays africain.
  Lire la suite
Original:
The last colony in Africa: Western Sahara Interview with Malainin Lakhal
Traductions disponibles :
عربي Italiano Español Português