2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mardi 3 septembre 2019

Maroc-Espagne : De nouvelles révélations sur un réseau pédopornographique

Société Publié Le 30/08/2019 à 14h45

La presse espagnole est revenue cette semaine sur le réseau de pédopornographie ayant été actif en Espagne, au Maroc et dans d’autres pays, composé d’un Marocain, deux Français et plusieurs Espagnols. Dans ce procès qui débutera en octobre prochain, l’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison» cumulés pour les membres de ce réseau criminel.

C’est en octobre prochain que le tribunal de Tarragone, en Espagne, débutera le procès des membres présumés d'un réseau pédopornographique en Espagne dans le cadre d’une affaire qui concerne notamment des mineurs marocains. Selon des sources judiciaires citées par les médias espagnols Diari de Tarragona et Cadenaser, l’audience devrait se tenir entre le 30 octobre et le 29 novembre. 
L’alerte d’un centre pour mineurs surveillés à Tortosa (Catalogne) avait permis de découvrir ce réseau et d’arrêter sept personnes. L’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison pour tous», poursuivent les médias. Les sept individus sont accusés d'abus sexuels et de corruption de mineurs, de production et de distribution de matériel pédopornographique et d'appartenance à une organisation criminelle, entre autres. 
Des «enfants marocains issus de milieux défavorisés»
L'intervention des Mossos et de la Garde civile, en 2016, avait permis de démanteler le réseau. 
 Lire Maroc-Espagne : De nouvelles révélations sur un réseau pédopornographique
Les autorités espagnoles avaient alors annoncé que des mineurs de Tortosa, Barcelone, Valence et de plusieurs pays, dont le Maroc, la Thaïlande, la Roumanie et le Vietnam avaient été visés par ce réseau. Baptisée «Trinity», l’opération avait aussi permis d’identifier 103 victimes, pour lesquelles l’accusation demande aujourd’hui une indemnité pour préjudice moral pouvant aller jusqu’à 55 000 euros.
«Beaucoup (de victimes, ndlr) étaient des enfants marocains issus de milieux défavorisés», avait rapporté la presse espagnole en 2016. Le réseau visait globalement des mineurs en situation de précarité ou de difficultés, en Espagne comme à l’étranger, et leur payait entre 10 et 20 euros, «en fonction de l'acte sexuel qu'ils ont accepté de pratiquer», poursuit-on.


Un premier groupe composé de deux Français et d’un Marocain avait été interpellé le 29 mai 2016 après une première intervention à Tortosa (nord-est de l'Espagne), rapportait l’agence EFE. Les autorités policières ont poursuivi leurs investigations qui les ont menées à Valence. Un deuxième groupe y a été arrêté entre le 7 et 25 juillet 2016. Composé de quatre membres arrêtés à Cubelles (Barcelone), Valence, Xàbia (Alicante) et Barakaldo (Bilbao), le groupe aurait utilisé la maison de l’un des membres pour séquestrer les victimes, les filmer et les exploiter.
Il s’agit, selon les actes d’accusations, de Christian B., Younes N., José C., Fernando A., Martin R. et Miguel A., en plus du principal accusé, Jean Luc A. Ce dernier, tout comme Fernando, José et Martín avaient déjà été reconnus coupables d'actes d’abus sexuels et à l'utilisation de mineurs à des fins pornographiques alors que d’autres sont accusés de violence sexuelle. 
Des déplacements fréquents au Maroc
Les médias espagnols précisent que bien que Tortosa soit devenue le centre névralgique du réseau, ses activités avaient concernées d’autant villes et pays. «Youness N., (le Marocain de ce réseau, ndlr) a lui-même localisé les mineurs et organisé des réunions annuelles au Maroc, ainsi qu'à Vinarós ou à Castelló», rapportent-ils. 
«Dans le pays du Maghreb, [les membres du réseau] ont filmé des mineurs, produit des images et des vidéos et participé eux-mêmes aux actes. Il y a eu un total de 40 épisodes entre 2002 et 2014.»
Les médias précisent que Fernando et José ont également participé à ces voyages pour produire du matériel pédopornographique, qui avait été retrouvé lors de perquisitions par la police espagnole. L’opération avait notamment permis de saisir «plus de trois millions de fichiers graphiques avec des contenus pédopornographiques d'origines diverses et un matériel professionnel pour la photographie et le stockage numérique». 
Il s’avère que le principal accusé disposait de sociétés destinées à produire du contenu pornographique sur CD et DVD avec un «catalogue légal et un autre illégal». «Grâce à ce dernier, des clients de confiance avaient fait des demandes de pédopornographie», conclu-t-on.
Pour rappel, l’ONG Touche pas à mon enfant avait réagi à cette affaire, appelant à l’application des «conventions bilatérales entre l’Espagne et le Maroc pour traiter au mieux cette affaire».
Yassine Benargane

Journaliste Yabiladi.com







Société Publié

Maroc-Espagne : De nouvelles révélations sur un réseau pédopornographique

La presse espagnole est revenue cette semaine sur le réseau de pédopornographie ayant été actif en Espagne, au Maroc et dans d’autres pays, composé d’un Marocain, deux Français et plusieurs Espagnols. Dans ce procès qui débutera en octobre prochain, l’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison» cumulés pour les membres de ce réseau criminel.
Temps de lecture: 3'
Photo d'illustration. / Ph. DR
C’est en octobre prochain que le tribunal de Tarragone, en Espagne, débutera le procès des membres présumés d'un réseau pédopornographique en Espagne dans le cadre d’une affaire qui concerne notamment des mineurs marocains. Selon des sources judiciaires citées par les médias espagnols Diari de Tarragona et Cadenaser, l’audience devrait se tenir entre le 30 octobre et le 29 novembre.
L’alerte d’un centre pour mineurs surveillés à Tortosa (Catalogne) avait permis de découvrir ce réseau et d’arrêter sept personnes. L’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison pour tous», poursuivent les médias. Les sept individus sont accusés d'abus sexuels et de corruption de mineurs, de production et de distribution de matériel pédopornographique et d'appartenance à une organisation criminelle, entre autres.
Des «enfants marocains issus de milieux défavorisés»
L'intervention des Mossos et de la Garde civile, en 2016, avait permis de démanteler le réseau. Les autorités espagnoles avaient alors annoncé que des mineurs de Tortosa, Barcelone, Valence et de plusieurs pays, dont le Maroc, la Thaïlande, la Roumanie et le Vietnam avaient été visés par ce réseau. Baptisée «Trinity», l’opération avaient aussi permis d’identifier 103 victimes, pour lesquelles l’accusation demande aujourd’hui une indemnité pour préjudice moral pouvant aller jusqu’à 55 000 euros.
«Beaucoup (de victimes, ndlr) étaient des enfants marocains issus de milieux défavorisés», avait rapporté la presse espagnole en 2016. Le réseau visait globalement des mineurs en situation de précarité ou de difficultés, en Espagne comme à l’étranger, et leur payait entre 10 et 20 euros, «en fonction de l'acte sexuel qu'ils ont accepté de pratiquer», poursuit-on.
Un premier groupe composé de deux Français et d’un Marocain avait été interpellé le 29 mai 2016 après une première intervention à Tortosa (nord-est de l'Espagne), rapportait l’agence EFE. Les autorités policières ont poursuivi leurs investigations qui les ont menées à Valence. Un deuxième groupe y a été arrêté entre le 7 et 25 juillet 2016. Composé de quatre membres arrêtés à Cubelles (Barcelone), Valence, Xàbia (Alicante) et Barakaldo (Bilbao), le groupe aurait utilisé la maison de l’un des membres pour séquestrer les victimes, les filmer et les exploiter.
Il s’agit, selon les actes d’accusations, de Christian B., Younes N., José C., Fernando A., Martin R. et Miguel A., en plus du principal accusé, Jean Luc A. Ce dernier, tout comme Fernando, José et Martín avaient déjà été reconnus coupables d'actes d’abus sexuels et à l'utilisation de mineurs à des fins pornographiques alors que d’autres sont accusés de violence sexuelle.
Des déplacements fréquents au Maroc
Les médias espagnols précisent que bien que Tortosa soit devenue le centre névralgique du réseau, ses activités avaient concernées d’autant villes et pays. «Youness N., (le Marocain de ce réseau, ndlr) a lui-même localisé les mineurs et organisé des réunions annuelles au Maroc, ainsi qu'à Vinarós ou à Castelló», rapportent-ils.
«Dans le pays du Maghreb, [les membres du réseau] ont filmé des mineurs, produit des images et des vidéos et participé eux-mêmes aux actes. Il y a eu un total de 40 épisodes entre 2002 et 2014.»
Les médias précisent que Fernando et José ont également participé à ces voyages pour produire du matériel pédopornographique, qui avait été retrouvé lors de perquisitions par la police espagnole. L’opération avait notamment permis de saisir «plus de trois millions de fichiers graphiques contenant des contenus pédopornographiques d'origines diverses et un matériel professionnel pour la photographie et le stockage numérique».
Il s’avère que le principal accusé disposait de sociétés destinées à produire du contenu pornographique sur CD et DVD avec un «catalogue légal et un autre illégal». «Grâce à ce dernier, des clients de confiance avaient fait des demandes de pédopornographie», conclu-t-on.
Pour rappel, l’ONG Touche pas à mon enfant avait réagi à cette affaire, appelant à l’application des «conventions bilatérales entre l’Espagne et le Maroc pour traiter au mieux cette affaire».


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Maroc-Espagne : De nouvelles révélations sur un réseau pédopornographique

La presse espagnole est revenue cette semaine sur le réseau de pédopornographie ayant été actif en Espagne, au Maroc et dans d’autres pays, composé d’un Marocain, deux Français et plusieurs Espagnols. Dans ce procès qui débutera en octobre prochain, l’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison» cumulés pour les membres de ce réseau criminel.
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Photo d'illustration. / Ph. DR
C’est en octobre prochain que le tribunal de Tarragone, en Espagne, débutera le procès des membres présumés d'un réseau pédopornographique en Espagne dans le cadre d’une affaire qui concerne notamment des mineurs marocains. Selon des sources judiciaires citées par les médias espagnols Diari de Tarragona et Cadenaser, l’audience devrait se tenir entre le 30 octobre et le 29 novembre.
L’alerte d’un centre pour mineurs surveillés à Tortosa (Catalogne) avait permis de découvrir ce réseau et d’arrêter sept personnes. L’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison pour tous», poursuivent les médias. Les sept individus sont accusés d'abus sexuels et de corruption de mineurs, de production et de distribution de matériel pédopornographique et d'appartenance à une organisation criminelle, entre autres.
Des «enfants marocains issus de milieux défavorisés»
L'intervention des Mossos et de la Garde civile, en 2016, avait permis de démanteler le réseau. Les autorités espagnoles avaient alors annoncé que des mineurs de Tortosa, Barcelone, Valence et de plusieurs pays, dont le Maroc, la Thaïlande, la Roumanie et le Vietnam avaient été visés par ce réseau. Baptisée «Trinity», l’opération avaient aussi permis d’identifier 103 victimes, pour lesquelles l’accusation demande aujourd’hui une indemnité pour préjudice moral pouvant aller jusqu’à 55 000 euros.
«Beaucoup (de victimes, ndlr) étaient des enfants marocains issus de milieux défavorisés», avait rapporté la presse espagnole en 2016. Le réseau visait globalement des mineurs en situation de précarité ou de difficultés, en Espagne comme à l’étranger, et leur payait entre 10 et 20 euros, «en fonction de l'acte sexuel qu'ils ont accepté de pratiquer», poursuit-on.
Un premier groupe composé de deux Français et d’un Marocain avait été interpellé le 29 mai 2016 après une première intervention à Tortosa (nord-est de l'Espagne), rapportait l’agence EFE. Les autorités policières ont poursuivi leurs investigations qui les ont menées à Valence. Un deuxième groupe y a été arrêté entre le 7 et 25 juillet 2016. Composé de quatre membres arrêtés à Cubelles (Barcelone), Valence, Xàbia (Alicante) et Barakaldo (Bilbao), le groupe aurait utilisé la maison de l’un des membres pour séquestrer les victimes, les filmer et les exploiter.
Il s’agit, selon les actes d’accusations, de Christian B., Younes N., José C., Fernando A., Martin R. et Miguel A., en plus du principal accusé, Jean Luc A. Ce dernier, tout comme Fernando, José et Martín avaient déjà été reconnus coupables d'actes d’abus sexuels et à l'utilisation de mineurs à des fins pornographiques alors que d’autres sont accusés de violence sexuelle.
Des déplacements fréquents au Maroc
Les médias espagnols précisent que bien que Tortosa soit devenue le centre névralgique du réseau, ses activités avaient concernées d’autant villes et pays. «Youness N., (le Marocain de ce réseau, ndlr) a lui-même localisé les mineurs et organisé des réunions annuelles au Maroc, ainsi qu'à Vinarós ou à Castelló», rapportent-ils.
«Dans le pays du Maghreb, [les membres du réseau] ont filmé des mineurs, produit des images et des vidéos et participé eux-mêmes aux actes. Il y a eu un total de 40 épisodes entre 2002 et 2014.»
Les médias précisent que Fernando et José ont également participé à ces voyages pour produire du matériel pédopornographique, qui avait été retrouvé lors de perquisitions par la police espagnole. L’opération avait notamment permis de saisir «plus de trois millions de fichiers graphiques contenant des contenus pédopornographiques d'origines diverses et un matériel professionnel pour la photographie et le stockage numérique».
Il s’avère que le principal accusé disposait de sociétés destinées à produire du contenu pornographique sur CD et DVD avec un «catalogue légal et un autre illégal». «Grâce à ce dernier, des clients de confiance avaient fait des demandes de pédopornographie», conclu-t-on.
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Maroc-Espagne : De nouvelles révélations sur un réseau pédopornographique

La presse espagnole est revenue cette semaine sur le réseau de pédopornographie ayant été actif en Espagne, au Maroc et dans d’autres pays, composé d’un Marocain, deux Français et plusieurs Espagnols. Dans ce procès qui débutera en octobre prochain, l’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison» cumulés pour les membres de ce réseau criminel.
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C’est en octobre prochain que le tribunal de Tarragone, en Espagne, débutera le procès des membres présumés d'un réseau pédopornographique en Espagne dans le cadre d’une affaire qui concerne notamment des mineurs marocains. Selon des sources judiciaires citées par les médias espagnols Diari de Tarragona et Cadenaser, l’audience devrait se tenir entre le 30 octobre et le 29 novembre.
L’alerte d’un centre pour mineurs surveillés à Tortosa (Catalogne) avait permis de découvrir ce réseau et d’arrêter sept personnes. L’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison pour tous», poursuivent les médias. Les sept individus sont accusés d'abus sexuels et de corruption de mineurs, de production et de distribution de matériel pédopornographique et d'appartenance à une organisation criminelle, entre autres.
Des «enfants marocains issus de milieux défavorisés»
L'intervention des Mossos et de la Garde civile, en 2016, avait permis de démanteler le réseau. Les autorités espagnoles avaient alors annoncé que des mineurs de Tortosa, Barcelone, Valence et de plusieurs pays, dont le Maroc, la Thaïlande, la Roumanie et le Vietnam avaient été visés par ce réseau. Baptisée «Trinity», l’opération avaient aussi permis d’identifier 103 victimes, pour lesquelles l’accusation demande aujourd’hui une indemnité pour préjudice moral pouvant aller jusqu’à 55 000 euros.
«Beaucoup (de victimes, ndlr) étaient des enfants marocains issus de milieux défavorisés», avait rapporté la presse espagnole en 2016. Le réseau visait globalement des mineurs en situation de précarité ou de difficultés, en Espagne comme à l’étranger, et leur payait entre 10 et 20 euros, «en fonction de l'acte sexuel qu'ils ont accepté de pratiquer», poursuit-on.
Un premier groupe composé de deux Français et d’un Marocain avait été interpellé le 29 mai 2016 après une première intervention à Tortosa (nord-est de l'Espagne), rapportait l’agence EFE. Les autorités policières ont poursuivi leurs investigations qui les ont menées à Valence. Un deuxième groupe y a été arrêté entre le 7 et 25 juillet 2016. Composé de quatre membres arrêtés à Cubelles (Barcelone), Valence, Xàbia (Alicante) et Barakaldo (Bilbao), le groupe aurait utilisé la maison de l’un des membres pour séquestrer les victimes, les filmer et les exploiter.
Il s’agit, selon les actes d’accusations, de Christian B., Younes N., José C., Fernando A., Martin R. et Miguel A., en plus du principal accusé, Jean Luc A. Ce dernier, tout comme Fernando, José et Martín avaient déjà été reconnus coupables d'actes d’abus sexuels et à l'utilisation de mineurs à des fins pornographiques alors que d’autres sont accusés de violence sexuelle.
Des déplacements fréquents au Maroc
Les médias espagnols précisent que bien que Tortosa soit devenue le centre névralgique du réseau, ses activités avaient concernées d’autant villes et pays. «Youness N., (le Marocain de ce réseau, ndlr) a lui-même localisé les mineurs et organisé des réunions annuelles au Maroc, ainsi qu'à Vinarós ou à Castelló», rapportent-ils.
«Dans le pays du Maghreb, [les membres du réseau] ont filmé des mineurs, produit des images et des vidéos et participé eux-mêmes aux actes. Il y a eu un total de 40 épisodes entre 2002 et 2014.»
Les médias précisent que Fernando et José ont également participé à ces voyages pour produire du matériel pédopornographique, qui avait été retrouvé lors de perquisitions par la police espagnole. L’opération avait notamment permis de saisir «plus de trois millions de fichiers graphiques contenant des contenus pédopornographiques d'origines diverses et un matériel professionnel pour la photographie et le stockage numérique».
Il s’avère que le principal accusé disposait de sociétés destinées à produire du contenu pornographique sur CD et DVD avec un «catalogue légal et un autre illégal». «Grâce à ce dernier, des clients de confiance avaient fait des demandes de pédopornographie», conclu-t-on.
Pour rappel, l’ONG Touche pas à mon enfant avait réagi à cette affaire, appelant à l’application des «conventions bilatérales entre l’Espagne et le Maroc pour traiter au mieux cette affaire».


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Maroc-Espagne : De nouvelles révélations sur un réseau pédopornographique

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Temps de lecture: 3'
Photo d'illustration. / Ph. DR
C’est en octobre prochain que le tribunal de Tarragone, en Espagne, débutera le procès des membres présumés d'un réseau pédopornographique en Espagne dans le cadre d’une affaire qui concerne notamment des mineurs marocains. Selon des sources judiciaires citées par les médias espagnols Diari de Tarragona et Cadenaser, l’audience devrait se tenir entre le 30 octobre et le 29 novembre.
L’alerte d’un centre pour mineurs surveillés à Tortosa (Catalogne) avait permis de découvrir ce réseau et d’arrêter sept personnes. L’accusation réclame un total de «6 317 ans de prison pour tous», poursuivent les médias. Les sept individus sont accusés d'abus sexuels et de corruption de mineurs, de production et de distribution de matériel pédopornographique et d'appartenance à une organisation criminelle, entre autres.
Des «enfants marocains issus de milieux défavorisés»
L'intervention des Mossos et de la Garde civile, en 2016, avait permis de démanteler le réseau. Les autorités espagnoles avaient alors annoncé que des mineurs de Tortosa, Barcelone, Valence et de plusieurs pays, dont le Maroc, la Thaïlande, la Roumanie et le Vietnam avaient été visés par ce réseau. Baptisée «Trinity», l’opération avaient aussi permis d’identifier 103 victimes, pour lesquelles l’accusation demande aujourd’hui une indemnité pour préjudice moral pouvant aller jusqu’à 55 000 euros.
«Beaucoup (de victimes, ndlr) étaient des enfants marocains issus de milieux défavorisés», avait rapporté la presse espagnole en 2016. Le réseau visait globalement des mineurs en situation de précarité ou de difficultés, en Espagne comme à l’étranger, et leur payait entre 10 et 20 euros, «en fonction de l'acte sexuel qu'ils ont accepté de pratiquer», poursuit-on.
Un premier groupe composé de deux Français et d’un Marocain avait été interpellé le 29 mai 2016 après une première intervention à Tortosa (nord-est de l'Espagne), rapportait l’agence EFE. Les autorités policières ont poursuivi leurs investigations qui les ont menées à Valence. Un deuxième groupe y a été arrêté entre le 7 et 25 juillet 2016. Composé de quatre membres arrêtés à Cubelles (Barcelone), Valence, Xàbia (Alicante) et Barakaldo (Bilbao), le groupe aurait utilisé la maison de l’un des membres pour séquestrer les victimes, les filmer et les exploiter.
Il s’agit, selon les actes d’accusations, de Christian B., Younes N., José C., Fernando A., Martin R. et Miguel A., en plus du principal accusé, Jean Luc A. Ce dernier, tout comme Fernando, José et Martín avaient déjà été reconnus coupables d'actes d’abus sexuels et à l'utilisation de mineurs à des fins pornographiques alors que d’autres sont accusés de violence sexuelle.
Des déplacements fréquents au Maroc
Les médias espagnols précisent que bien que Tortosa soit devenue le centre névralgique du réseau, ses activités avaient concernées d’autant villes et pays. «Youness N., (le Marocain de ce réseau, ndlr) a lui-même localisé les mineurs et organisé des réunions annuelles au Maroc, ainsi qu'à Vinarós ou à Castelló», rapportent-ils.
«Dans le pays du Maghreb, [les membres du réseau] ont filmé des mineurs, produit des images et des vidéos et participé eux-mêmes aux actes. Il y a eu un total de 40 épisodes entre 2002 et 2014.»
Les médias précisent que Fernando et José ont également participé à ces voyages pour produire du matériel pédopornographique, qui avait été retrouvé lors de perquisitions par la police espagnole. L’opération avait notamment permis de saisir «plus de trois millions de fichiers graphiques contenant des contenus pédopornographiques d'origines diverses et un matériel professionnel pour la photographie et le stockage numérique».
Il s’avère que le principal accusé disposait de sociétés destinées à produire du contenu pornographique sur CD et DVD avec un «catalogue légal et un autre illégal». «Grâce à ce dernier, des clients de confiance avaient fait des demandes de pédopornographie», conclu-t-on.
Pour rappel, l’ONG Touche pas à mon enfant avait réagi à cette affaire, appelant à l’application des «conventions bilatérales entre l’Espagne et le Maroc pour traiter au mieux cette affaire».


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lundi 2 septembre 2019

Brésil : la politique de la jungle brûlée Bolsonaro contre l'Amazonie

Marcelo Aguilar, traduit par Fausto Giudice
Brésil : la politique de la jungle brûlée
Bolsonaro contre l'Amazonie

En pleine croisade pour repousser sa frontière agricole et minière, le Brésil brûle, avec plus d'un millier d'incendies par jour. Face à la forte augmentation de la déforestation jusqu'à présent dans le cadre de son mandat, Bolsonaro a réagi en congédiant le directeur de l'agence qui avait mis en garde contre cette situation. 

Sa politique environnementale suscite des résistances même dans les rangs ruralistes {capitalistes de l’agriculture, foresterie et élevage, NdT] et rend plus difficiles les relations diplomatiques brésiliennes.

Dissuasion, arrestation : l'autre bilan du G7

Par Amnesty International, 27/8/2019

Le sommet du G7 à Biarritz a été marqué par une répression injustifiable de la liberté de réunion et de mouvement. Notre bilan.
Cent manifestants arrêtés par les autorités françaises et bien d’autres privés du droit de manifester pacifiquement. Voici le premier bilan à tirer de ce G7 pour le droit de manifester.
Avant le début du sommet du G7 à Biarritz, la présence de plus de 13 000 policiers avait été annoncée, et de lourdes mesures de sécurité avaient été prises pour maintenir l'ordre public et prévenir tout acte violent, ce qui soulevait des inquiétudes sur les risques de restrictions excessives du droit de manifester.

Restriction de la liberté de réunion

Il est scandaleux de voir que des centaines de personnes ont été bloquées pendant des heures sans aucune raison et avant même de commencer à manifester.
Dans l’après-midi du 24 août, les autorités avaient donné l’ordre d’établir un périmètre de sécurité couvrant le centre-ville où chacun pouvait être arrêté et fouillé. Des centaines de policiers ont été déployés dans Bayonne, et les observateurs d’Amnesty International ont été stoppés et fouillés à six reprises en deux heures dans cette zone.
 Des clôtures de quatre mètres de haut ont également été érigées sur les quatre ponts, divisant la ville en deux.
Quelques centaines de manifestants ainsi que des journalistes, des observateurs et des habitants ont été bloqués pendant près de cinq heures. La police ne les a laissés partir que tard dans la soirée.

Nos observateurs « nassés »

Elle a également « nassé » une cinquantaine de manifestants qui tentaient de se rassembler sur un parking à Bidart, à huit kilomètres de Biarritz, dimanche 25 août. Aucun acte de violence n’avait été commis, et le parking était situé bien en dehors du périmètre de sécurité dans lequel se réunissaient les chefs d’État. Les observateurs d’Amnesty International ont été bloqués à cet endroit durant près de deux heures, sans aucune possibilité de partir, même après avoir montré aux forces de l’ordre leur lettre de mission détaillant leurs activités d’observation.
La manœuvre a été présentée comme un contrôle d’identités, mais aucun motif n’a été fourni pour justifier ce contrôle, et les observateurs d’Amnesty International n’ont finalement jamais eu à présenter leurs papiers.

Une centaine de personnes arrêtées

Bien que de très rares incidents violents aient été observés durant les trois jours du sommet, une centaine de personnes ont été arrêtées, entre le 23 et le 25 août, dont environ soixante-dix ont été placées en garde à vue (certains procès devraient démarrer le 26 août). Parmi elles, trois observatrices de la Ligue française des droits de l’homme ont été arrêtées et placées en garde à vue le 24 août, après découverte d’équipements de protection. Elles ont finalement été relâchées le lendemain. 
Ce dispositif policier surdimensionné et le climat sécuritaire ont conduit les organisateurs du « contre-sommet » du G7 à annuler plusieurs actions pacifiques prévues le 25 août, en raison de l’ampleur du dispositif de sécurité et de l’arrestation de l’un de leurs membres la veille.

La triste ironie de ce G7

Quelle triste ironie de constater que de nombreux sujets, comme la crise climatique et l’égalité de genre, figuraient à l’ordre du jour du G7, grâce aux pressions exercées par la société civile, et que les autorités françaises ont cru devoir restreindre le droit de cette même société civile de manifester pacifiquement durant ces trois jours – fragilisant ainsi tous les débats du sommet.



dimanche 1 septembre 2019

Migration : Chaos à la frontière entre Ceuta et Fnideq



Migration : Chaos à la frontière entre Ceuta et Fnideq
Source : Lesinfos.ma
30/08/2019

L’enclave de Ceuta a été le théâtre d’un assaut orchestré par plus d’une centaine de migrants. On compte plusieurs blessés tant du côté des assaillants que des forces de l’ordre. Ces derniers se plaignent du manque de ressources.   


Ce vendredi vers 7h00 du matin, pas moins de 153 personnes d’origine subsaharienne ont pu franchir la frontière entre l’enclave de Ceuta et le Maroc. Il s’agit du premier acte de ce genre après plus d’un an, lorsque 116 autres migrants avaient pu se rendre à Ceuta. 
Durant «l’assaut», plusieurs migrants ont été blessés, selon le quotidien El Mundo, qui précise que huit d’entre eux sont resté plus de deux heures coincés par-dessus la clôture. Du côté des autorités, 11 membres de la Garde civile présentaient des blessures légères et ont dû être transférés à l’hôpital universitaire de la ville, écrit la délégation gouvernementale de Ceuta.
Cet incident a fait également réagir l’Association espagnole de la garde civile (AEGC), qui dénonce «le manque de personnel et d’équipements anti-émeute pour dissuader les migrants de franchir la frontière avec le Maroc», note un communiqué publié quelques heures après. 
Activation systématique d’un accord contesté 
Après avoir franchi la frontière, les migrants se sont rendu pour la plupart au Centre d'accueil temporaire des immigrants (CETI). Selon plusieurs sources, les migrants seraient tous «très jeunes» et d’origine subsaharienne.  
Quelques heures après leur arrivée, «les migrants ont été expulsés à chaud et remis à la police marocaine», précise-t-on. Au moment où ils ont été remis aux autorités marocaines, «tous étaient très faibles et avaient des difficultés à marcher, en plus de présenter plusieurs blessures», précise le quotidien El Mundo. 
Ces expulsions ont été opérées en vertu d’un accord établi entre le Maroc et l’Espagne datant de 1992, mais qui n’est entré en vigueur qu’en 2012. Il prévoit la réadmission de la part du Maroc des migrants expulsés du territoire espagnol. 
Toutefois, selon plusieurs experts et défenseurs des droits de l’homme, cet accord serait contraire au droit international et priverait les migrants de leurs droits d’être présentés devant un juge afin d’expliquer leur situation, de même que de celui d’avoir recours à un avocat.