2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

jeudi 13 janvier 2022

Espagne: le Sahara occidental doit être un territoire libre et indépendant Facebook Twitter Google+ RSS Espagne: le Sahara occidental doit être un territoire libre et indépendant Près de trois Espagnols sur quatre considèrent que le Sahara occidental doit être un territoire "totalement libre" et "indépendant" du Maroc, selon les chiffres publiés par un site spécialisé dans les sondages en Espagne et en Europe. Au total, 70,7% des participants au sondage sur un échantillon de plus de 120.000 personnes de différentes obédiences politiques estiment que le Sahara occidental "devrait être reconnu comme un territoire totalement libre indépendant", précise le site espagnol Electomania. Selon le même sondage, 54,4% sur l’échantillon objet de Sandage estiment que l’Espagne doit soutenir les Sahraouis dans leur lutte et leur guerre contre l’occupant marocain. Ce sondage confirme l'élan de solidarité dont jouit la cause sahraouie au sein de la société civile en Espagne qui n'a eu de cesse de manifester son soutien en faveur de l'indépendance de la dernière colonie en Afrique. En mai dernier, de grandioses marches ont été organisées à travers toute l'Espagne, et les marcheurs (représentants de la société civile, partis politiques et syndicats...) avaient sillonné plusieurs villes du pays avant de converger vers Madrid le 19 juin. Cette action commune, organisée dans toute l'Espagne, visait en plus de mobiliser la société en faveur de la cause sahraouie, d'envoyer un signal d'alarme au gouvernement espagnol et de mettre à l'agenda politique, le rôle clé du pays en tant que puissance administrante du Sahara occidental. Elle se voulait également un moyen d'obtenir le maximum de soutien possible des médias pour briser le black-out imposé par le Régime du Makhzen marocain pour dissimuler la situation de guerre au Sahara occidental et les violations des droits de l'Homme par les forces d'occupation marocaines dans les territoires occupés. Inscrit depuis 1966 à la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France. 16:27 | 10-01-2022 Share Facebook Twitter Google+ LinkedIn

Espagne: le Sahara occidental doit être un territoire libre et indépendant

Près de trois Espagnols sur quatre considèrent que le Sahara occidental doit être un territoire "totalement libre" et "indépendant" du Maroc, selon les chiffres publiés par un site spécialisé dans les sondages en Espagne et en Europe.

Au total, 70,7% des participants au sondage sur un échantillon de plus de 120.000 personnes de différentes obédiences politiques estiment que le Sahara occidental "devrait être reconnu comme un territoire totalement libre indépendant", précise le site espagnol Electomania.

Selon le même sondage, 54,4% sur l’échantillon objet de Sondage estiment que l’Espagne doit soutenir les Sahraouis dans leur lutte et leur guerre contre l’occupant marocain.

Ce sondage confirme l'élan de solidarité dont jouit la cause sahraouie au sein de la société civile en Espagne qui n'a eu de cesse de manifester son soutien en faveur de l'indépendance de la dernière colonie en Afrique.

En mai dernier, de grandioses marches ont été organisées à travers toute l'Espagne, et les marcheurs (représentants de la société civile, partis politiques et syndicats...) avaient sillonné plusieurs villes du pays avant de converger vers Madrid le 19 juin.

Cette action commune, organisée dans toute l'Espagne, visait en plus de mobiliser la société en faveur de la cause sahraouie, d'envoyer un signal d'alarme au gouvernement espagnol et de mettre à l'agenda politique, le rôle clé du pays en tant que puissance administrante du Sahara occidental.

Elle se voulait également un moyen d'obtenir le maximum de soutien possible des médias pour briser le black-out imposé par le Régime du Makhzen marocain pour dissimuler la situation de guerre au Sahara occidental et les violations des droits de l'Homme par les forces d'occupation marocaines dans les territoires occupés.

Inscrit depuis 1966 à la liste des territoires non autonomes, et donc éligible à l'application de la résolution 1514 de l'Assemblée générale de l'ONU portant déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et peuples colonisés, le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique, occupé depuis 1975 par le Maroc, soutenu par la France.


"Le bourbier diplomatique du Maroc": une analyse à charge contre le ministre des Affaires étrangères

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères marocain - Sputnik France, 1920, 08.01.2022
Le magazine politique américain Foreign Policy a publié une analyse sur la crise que traverse la diplomatie au Maroc. Samia Errazzouki, journaliste marocaine et doctorante à l’université de Californie, estime que Rabat ne jouit plus du soutien indéfectible de Washington. Le responsable de ce marasme serait le chef de la diplomatie Nasser Bourita.
Contrairement à l’image véhiculée par les autorités et les médias du Maroc, la diplomatie de l’unique royaume du Maghreb traverse une véritable crise. C’est en tout cas ce qu’affirme Samia Errazzouki dans une analyse publiée mardi 4 janvier 2022 dans le magazine politique américain Foreign Policy. Journaliste et cofondatrice du collectif féministe Khmissa, Samia Errazzouki est actuellement doctorante en histoire à l’université de Californie à Davis. C’est sous cette casquette d’universitaire qu’elle a rédigée cette analyse qui s’appuie sur une série d’événements et d’éléments qui prouvent, selon elle, que la diplomatie marocaine s’est empêtrée dans un "bourbier" (morass dans le titre anglais).
"Pendant longtemps, le Maroc a été le chouchou des cercles politiques de Washington. Le pays est souvent salué comme le premier à avoir reconnu l'indépendance des États-Unis [en 1777, ndlr], et peu de choses ont fait obstacle aux relations maroco-américaines depuis. Les efforts de lobbying du royaume n'ont historiquement pas nécessité beaucoup de travail pour convaincre les législateurs américains des deux bords [républicains et démocrates, ndlr] d'adopter une législation alignée sur ses intérêts. Aujourd'hui, cependant, le consensus bipartite autrefois inébranlable des États-Unis sur le Maroc s'est éloigné du principe du soutien indéfectible", écrit Samia Errazzouki.
Rabat - Sputnik France, 1920, 22.12.2021
Afrique
Sahara occidental: un diplomate américain en poste à Rabat rencontre des militants du Polisario

La colère de Trump

Selon elle, la reconnaissance de la "marocanité du Sahara occidental" par l’ex-Président Donald Trump n’a été qu’un simple détail dans la relation entre les deux pays. "Malgré la volte-face de Washington sur le Sahara occidental, l'ancien chouchou des cercles politiques américains est plus isolé que jamais", note l’universitaire. Samia Errazzouki considère que les soucis de Rabat ont débuté durant de la campagne présidentielle américaine de 2016, lorsque "le roi Mohammed VI avait promis 12 millions de dollars à la Fondation Clinton en 2015". Le monarque s’était donc opposé à Donald Trump.
 
"Pendant toute la durée du mandat présidentiel de Trump, il n'a eu aucune réunion officielle avec le roi Mohammed VI. L’unique fois où des deux chefs d'État étaient proches c’était en 2018 lors de la cérémonie du centenaire de l'armistice en France lorsque leurs images sont devenues virales: Trump regardait alors Mohammed VI assoupi", ironise-t-elle.

 

lundi 10 janvier 2022

L'expert américain en droit international Stephen Zunes appelle Biden à annuler la déclaration de Trump sur le Sahara occidental

Algérie
lundi, janvier 10, 2022


L’expert américain en droit international, Stephen Zunes, a appelé le président US, Joe Biden, à « immédiatement » annuler la décision unilatérale de son prédécesseur, Donald Trump, de reconnaître la prétendue « souveraineté » du Maroc sur le Sahara occidental, car il en va de la « crédibilité » des Etats-Unis et du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

« Pour le bien du peuple du Sahara occidental et de la crédibilité des Etats-Unis (…), Biden doit immédiatement annuler la reconnaissance américaine de la conquête du Maroc », a déclaré Stephen Zunes, auteur et professeur de sciences politiques à l’université de San Francisco. Dans un article paru récemment dans le magazine américain « The Progressive », l’expert en droit international rappelle que le président Joe Biden avait souligné que « tout recours à la force pour modifier les frontières est strictement interdit par le droit international ». « Empêcher un pays d’étendre son territoire par la force était un principe fondateur des Nations unies, et il est inscrit dans leur charte », rappelle encore M. Zunes.

Ce dernier regrette par ailleurs que malheureusement, « de sérieuses questions se posent quant à savoir si l’administration Biden soutient réellement cette norme juridique internationale fondamentale ». Il relève que les cartes de l’Afrique du Nord des Nations unies, de National Geographic, de Rand McNally (une société américaine de technologie et d’édition qui fournit des cartes) et autres, dépeignent la nation du Sahara occidental sur la côte atlantique, située entre le Maroc et la Mauritanie, tandis que les cartes du gouvernement américain, « montrent le pays comme faisant partie du Maroc, sans que rien ne délimite les deux ».

Le Sahara occidental – officiellement connu sous le nom de République arabe sahraouie démocratique (RASD) – a été reconnue par 84 pays et est un Etat membre à part entière de l’Union africaine (UA). Le Maroc a envahi cette nation, alors connue sous le nom de Sahara espagnol, juste avant son indépendance prévue de la domination coloniale en 1975.

Le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies ainsi que la Cour internationale de justice ont tous affirmé officiellement le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination et pendant des décennies, aucune instance internationale ou gouvernement étranger n’a reconnu le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc.

Cependant, au cours des dernières semaines de son mandat, l’ex-président américain Donald Trump a unilatéralement reconnu la prétendue « souveraineté » marocaine sur le pays occupé.

Dans le même article, l’expert s’est intéressé à la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. S’appuyant sur les rapports de Human Rights Watch (HRW), Amnesty International et d’autres groupes de défense des droits humains, le professeur américain attire l’attention sur la répression généralisée des militants pacifiques pour l’indépendance du Sahara occidental. Il dénonce l’usage par les forces d’occupation marocaines « de la torture, des passages à tabac, des détentions sans procès et des exécutions extrajudiciaires » contre les Sahraouis.

Freedom House a classé le Sahara occidental occupé par le Maroc deuxième en matière de privation des droits politiques.


dimanche 9 janvier 2022

La plus touchante déclaration de solidarité envers Omar Radi.

C’est de l’autre côté de la Méditerranée, de l’une des plus belles démocraties au monde, la Confédération helvétique, que nous vient la plus touchante déclaration de solidarité envers Omar Radi. Les tyrans l'oublient souvent, mais partout où sévit leur injustice, se lèvent des justes pour la dénoncer et pour se ranger du côté des opprimés. Claude-Olivier Volluz est de ceux-là. Le journaliste à la télévision suisse romande (TSR) écrit à Omar:

– « Cher très respectueux confrère,
Tes engagements valent ceux qui ont guidé Thomas Sankara et tu as toute mon estime pour cela. Nous ne vivons pas dans le même pays, je ne paie pas le même prix que toi pour nos engagements communs et j’en suis conscient…mais sache que mes pensées tous les jours te rejoignent et je ne suis pas le seul, en Suisse ou ailleurs…Tiens bon….mes bonnes pensées t’accompagnent.»

 

samedi 8 janvier 2022

Le Polisario dénonce la politique française concernant le Sahara occidental

Le Polisario dénonce la politique française concernant le Sahara occidental

Publié le : vendredi, 07 janvier 2022
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Le Polisario dénonce la politique française concernant le Sahara occidental

PARIS - Une délégation du Front Polisario, emmenée par son représentant en Europe et à l'Union européenne (UE), Oubbi Bouchraya Bachir a dénoncé jeudi, devant l'Assemblée nationale française, la politique étrangère de Paris à l'égard du Sahara occidental, soulignant que la véritable solution à même de mettre un terme au conflit dans la dernière colonie en Afrique est la "voie référendaire".

"La France a non seulement failli à ses obligations en matière de droit international mais elle a aussi clairement soutenu et encouragé le Maroc à se rebeller contre la légalité internationale", a indiqué Oubbi Bouchraya lors d'une séance publique à l'Assemblée nationale française tenue sous le thème "bilan des actions de la France pour faire respecter le droit international, le cas du Sahara occidental".

Lors de cette séance organisée à la demande du groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR), le représentant du Front Polisario a énuméré les obstacles mis en place par le gouvernement français dans divers domaines pour saper les efforts de règlement pacifique du conflit au Sahara occidental.

"A l'intérieur comme à l'extérieur du Conseil de sécurité, la France a soutenu le Maroc dans son rejet du référendum (d'autodétermination), a défendu la proposition unilatérale du Maroc relative à l'autonomie et a agi pour bloquer tout effort visant à permettre à la Minurso de surveiller la situation des droits de l'homme", a déploré Bouchraya Bachir.

Condamnant l'attitude de Paris qui "agit en leader au sein de l'Union européenne pour contourner les différentes décisions de la Cour de Justice", le représentant du Front Polisario a souligné qu'au Sahara occidental et dans la plupart des pays du voisinage immédiat, il y a un mécontentement de cette "immuable position favorisant le Maroc au détriment des intérêts des autres pays de la région".


Lire aussi: Maroc: Normalisation touristique, la voie des sionistes pour la conquête du Royaume


"Ce copinage a mis le Maroc sur la voie de l'arrogance le conduisant à être intransigeant, extrémiste, belliqueux et parvenant finalement à ramener le conflit aux affrontements militaires", a-t-il déploré, relevant que le Royaume "rumine le plan à même de conduire toute la région vers une situation irréparable".

La France, a-t-il poursuivi, "est responsable de cette situation et l'instabilité ne prendra fin que si elle équilibre sa position".

Rejetant en bloc le plan d'autonomie marocain, Oubbi Bouchraya a assuré que "la véritable solution de compromis est celle qui est conforme au droit d'abord et à la démocratie, ensuite, à savoir la solution référendaire".

 Appel à la libération des prisonniers sahraouis de Gdeim Izik

 De son côté, l'activiste française Claude Mangin épouse du militant sahraoui Naama Asfari est intervenue pour évoquer dans son discours la grave crise des droits humains dans les territoires occupés et l'horreur des crimes commis quotidiennement par les forces d'occupation marocaines contre les civils sahraouis.

Elle a expliqué que son époux est en détention au Maroc depuis plus de 11 ans et a été enlevé par les forces de sécurité marocaines le 7 novembre 2010 à Laayoune, la veille du démantèlement par les forces armées marocaines d'un campement de protestation pacifique qui a réuni durant un mois plus de 20.000 Sahraouis rassemblés dans 8000 tentes traditionnels à Gdeim Izik à 10 km de la capitale du Sahara occidental.

"Lors de ce démantèlement violent il y aurait eu 11 agents tués, et Naama arrêté la veille a pourtant été accusé de ces meurtres est transféré en prison à Rabat où il a été torturé (il a été) condamné à 30 ans de prison par le Tribunal militaire de Rabat en 2013 sur la base d'aveux extorqués sous la torture (un verdict) confirmé en appel en 2017 pour lui et ses compagnons arrêtés dans le cadre de la même affaire", a-t-elle rappelé.

Soulignant, par ailleurs, que ces procès "ont été entachés de nombreuses irrégularités relevées par les observateurs internationaux présents", Claude Mangin rappelle que le 15 novembre 2016 le comité de l'ONU contre la torture a condamné le Maroc pour faits de tortures sur Naama Asfari, lui demandant de s'abstenir de toutes représailles sur le plaignant et sa famille.

Tout en condamnant les représailles des autorités marocaines qui l'empêchent de rendre visite à son mari, l'activiste française a demandé "l'application des décisions onusiennes et la libération des prisonniers se trouvant en détention arbitraire depuis 11 ans".

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mercredi 5 janvier 2022

Sahara occidental: le gouvernement italien appelé à faire pression sur le Maroc pour protéger Sultana Khaya Publié le : mardi, 04 janvier 2022 12:55 Lu : 161 fois Imprimer Evoyer Partagez AddThis Sharing Buttons Share to Google Bookmark Share to FacebookShare to Plus d'options... ROME- Le Parti de la Refondation communiste en Italie a appelé le gouvernement de son pays à faire pression sur le Maroc pour l'amener à se conformer à "l'obligation de protéger la militante sahraouie" Sultana Khaya, assignée à résidence depuis novembre 2020, et qui continue de "subir plusieurs exactions à répétition". Le Parti de la Refondation communiste "considère nécessaire et prioritaire l'intervention forte et immédiate du gouvernement central, afin de faire pression, aux niveaux institutionnel et international, sur le gouvernement et la monarchie marocaine afin de veiller à ce que l'obligation de protéger la militante sahraouie, malade et harcelée, soit respectée, comme le demande également la représentante de l'ONU". Dans un communiqué publié sur son site, il rappelle que "Sultana Khaya est assignée à résidence depuis novembre 2020, période durant laquelle, entre autres, comme l'ont rapporté Amnesty International (AI) et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, elle a subi plusieurs exactions à répétition". Parmi ces odieux abus, rapportés par AI, le Parti de la Refondation communiste signale qu'"il faut également mentionner le fait qu'elle, ses sœurs et sa mère de plus de 80 ans ont été violées par les forces de sécurité marocaines". "C'est quelque chose d'inacceptable et de tellement odieux que même les Nations unies, par l'intermédiaire de Mary Lawlor, la rapporteuse spéciale de l'ONU, ont menacé de sanctions internationales la monarchie marocaine", souligne le parti italien. Fin décembre 2020, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, avait souligné que les autorités marocaines "ont l'obligation de protéger" la militante sahraouie Sultana Khaya qui continue de faire l'objet d'intimidations, de torture, viols, menaces et pratiques inhumaines. "Sultana Khaya semble être en grave danger, sa santé se dégrade et est vulnérable à de nouvelles attaques. Les autorités marocaines ont l'obligation de la protéger", avait-elle indiqué. Réitérant, par ailleurs, son amitié et sa proximité avec les peuples sahraoui et marocain, le Parti de la Refondation communiste-Gauche européenne "invite les différentes autorités locales à approuver des agendas de solidarité avec Sultana Khaya et sa lutte en faveur du peuple du Sahara occidental". "La question non résolue de l'autodétermination du peuple sahraoui et du respect des droits de l'Homme de ses citoyens est de nouveau d'actualité ces jours-ci, notamment après (...) l'intervention de l'ONU", signale le parti italien. "Il s'agit d'une question liée au Sahara occidental et aux violences perpétrées par les forces de sécurité marocaines contre les militants sahraouis qui trouvent dans l'histoire de Sultana Khaya une sorte de paradigme des modèles violents et autoritaires déployés par le dispositif répressif de l'Etat et du gouvernement marocains", a-t-on expliqué, relevant qu'au fil du temps, "la militante sahraouie est devenue, peut-être malgré elle, le symbole de la lutte de tout un peuple". Sultana Khaya est présidente de la Ligue sahraouie pour la défense des droits de l'Homme et contre le pillage des ressources naturelles à Boudjdour occupée, au nord du Sahara occidental. "Au fil du temps, elle a perdu un œil lorsqu'elle a été attaquée par la police à l'université de Marrakech, suivie par plusieurs agressions contre elle et les membres de sa famille, et ce uniquement parce qu'elle a demandé et demande toujours le respect des droits de l'Homme", rappelle également le parti de Maurizio Acerbo. Mots clés : Sahara Occidental El Guerguerat Sahara occidental: le gouvernement italien appelé à faire pression sur le Maroc pour protéger Sultana Khaya Publié le : mardi, 04 janvier 2022 12:55 Catégorie : Monde Lu : 161 foi (s) Partagez AddThis Sharing Buttons Share to Google Bookmark Share to FacebookShare to Plus d'options... Dernière actualité 05.01.22 L'armée sahraouie mène de nouvelles attaques contre l'occupant marocain dans les secteurs… 05.01.22 Entreprises: 107 dossiers supplémentaires validés pour le paiement des dettes 05.01.22 CAN-2021 (préparation): victoire de l'Algérie devant le Ghana (3-0) 05.01.22 Oran: le parc de loisirs Abdelhamid Ibn Badis en quête de valorisation 05.01.22 Journée du Chahid palestinien: appel à l'unification des rangs à partir de l'Algérie 05.01.22 CACI: des discussions pour organiser une visite au profit d'opérateurs koweïtiens en… Les plus lus 04.01.22 Impôts: le nouveau barème de l'IRG dévoilé 03.01.22 Route Tindouf-Zouerate: une commission intersectorielle chargée de réaliser le projet 03.01.22 Affaire des tracteurs agricoles: Youcef Yousfi acquitté 03.01.22 Le Président Tebboune reçoit le représentant de l'Emir de l'Etat du Qatar 03.01.22 Les Algériens appelés à la mobilisation pour faire échec aux manœuvres non voilées du… 04.01.22 Sahara occidental: le gouvernement italien appelé à faire pression sur le Maroc pour… Restez connectés sur :

Publié le : mardi, 04 janvier 2022
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ROME- Le Parti de la Refondation communiste en Italie a appelé le gouvernement de son pays à faire pression sur le Maroc pour l'amener à se conformer à "l'obligation de protéger la militante sahraouie" Sultana Khaya, assignée à résidence depuis novembre 2020, et qui continue de "subir plusieurs exactions à répétition".

Le Parti de la Refondation communiste "considère nécessaire et prioritaire l'intervention forte et immédiate du gouvernement central, afin de faire pression, aux niveaux institutionnel et international, sur le gouvernement et la monarchie marocaine afin de veiller à ce que l'obligation de protéger la militante sahraouie, malade et harcelée, soit respectée, comme le demande également la représentante de l'ONU".

Dans un communiqué publié sur son site, il rappelle que "Sultana Khaya est assignée à résidence depuis novembre 2020, période durant laquelle, entre autres, comme l'ont rapporté Amnesty International (AI) et la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'Homme, elle a subi plusieurs exactions à répétition".

Parmi ces odieux abus, rapportés par AI, le Parti de la Refondation communiste signale qu'"il faut également mentionner le fait qu'elle, ses sœurs et sa mère de plus de 80 ans ont été violées par les forces de sécurité marocaines".

"C'est quelque chose d'inacceptable et de tellement odieux que même les Nations unies, par l'intermédiaire de Mary Lawlor, la rapporteuse spéciale de l'ONU, ont menacé de sanctions internationales la monarchie marocaine", souligne le parti italien.

Fin décembre 2020, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, avait souligné que les autorités marocaines "ont l'obligation de protéger" la militante sahraouie Sultana Khaya qui continue de faire l'objet d'intimidations, de torture, viols, menaces et pratiques inhumaines.

"Sultana Khaya semble être en grave danger, sa santé se dégrade et est vulnérable à de nouvelles attaques. Les autorités marocaines ont l'obligation de la protéger", avait-elle indiqué.

Réitérant, par ailleurs, son amitié et sa proximité avec les peuples sahraoui et marocain, le Parti de la Refondation communiste-Gauche européenne "invite les différentes autorités locales à approuver des agendas de solidarité avec Sultana Khaya et sa lutte en faveur du peuple du Sahara occidental".

"La question non résolue de l'autodétermination du peuple sahraoui et du respect des droits de l'Homme de ses citoyens est de nouveau d'actualité ces jours-ci, notamment après (...)  l'intervention de l'ONU", signale le parti italien.

"Il s'agit d'une question liée au Sahara occidental et aux violences perpétrées par les forces de sécurité marocaines contre les militants sahraouis qui trouvent dans l'histoire de Sultana Khaya une sorte de paradigme des modèles violents et autoritaires déployés par le dispositif répressif de l'Etat et du gouvernement marocains", a-t-on expliqué, relevant qu'au fil du temps, "la militante sahraouie est devenue, peut-être malgré elle, le symbole de la lutte de tout un peuple".

Sultana Khaya est présidente de la Ligue sahraouie pour la défense des droits de l'Homme et contre le pillage des ressources naturelles à Boudjdour occupée, au nord du Sahara occidental.

"Au fil du temps, elle a perdu un œil lorsqu'elle a été attaquée par la police à l'université de Marrakech, suivie par plusieurs agressions contre elle et les membres de sa famille, et ce uniquement parce qu'elle a demandé et demande toujours le respect des droits de l'Homme", rappelle également le parti de Maurizio Acerbo.


  Publié le : mardi, 04 janvier 2022 12:55     Catégorie : Monde     Lu : 161 foi (s)   Partagez
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Salah Elayoubi - Nouvel article] L’affaire Omar Radi : histoire belge, sexe et tragédie

6:44 (il y a 1 heure)


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Nouvel article sur Le blog de Salah Elayoubi



L’affaire Omar Radi : histoire belge, sexe et tragédie

par salahelayoubi

Vendredi 28 mai 2021, 9h30, Aïn Sebaa, quartier périphérique de Casablanca, face à la prison Oukacha. Le léger voile de brume maritime qui recouvrait ce quartier de la côte atlantique, se déchire lentement, par pans,  laissant le soleil reprendre droit de cité. La journée  s’annonce torride. La température frise déjà les dix-neuf degrés. Sweat noir, pantalon beige clair et baskets blanches, une dame installe un petit campement, pour quelques heures au pied d’un muret de clôture en pierres ocres, sur lequel court un grillage. A ses côtés, son compagnon, Driss Radi. Le blouson de Fatiha Cherribi, c’est son nom,  est entrebâillé sur un T-shirt frappé de l’effigie d’Omar Radi, leur  fils, journaliste d’investigation, victime de la vindicte du régime, en raison de la pertinence de ses enquêtes, de ses interviews ou de ses déclarations sur les crimes de la mafia au pouvoir.

Une irrépressible appétence pour le traquenard sexuel

Le journaliste de 35 ans dort en prison, à l’isolement, depuis le 29 juillet 2020. Il y a rejoint ses collègues
Taoufik Bouachrine et Soulaïmane Raïssouni, respectivement incarcérés depuis le 24 février 2018 et le 22 mai 2020. Les journalistes font tous les trois face à des charges similaires. Mais dans le souci de donner du crédit à ses accusations, le parquet les a agrémentées de variations sur le même thème  pour lequel il semble avoir désormais, une irrépressible appétence, le sexe : « traite d’êtres humains, abus de pouvoir à des fins sexuelles, viol et tentative de viol »,  pour le cas de Taoufik Bouachrine,  « agression sexuelle » sur un militant LGBT pour Soulaimane Raïssouni et enfin « attentat à la pudeur avec violences et viol » pour Omar Radi. Pour ce dernier, le parquet a rajouté une cerise sur le gâteau, avec les charges d’ « atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat ». Rien que ça ! Il faut croire que le logiciel des sécuritaires et du parquet en plus d’être infecté et pollué par le sexe.  Pour s’en convaincre, il faut compulser l’actualité des journalistes, des militants ou des défenseurs des droits de l’homme : Hicham Mansouri, journaliste, arrêté à son domicile, déshabillé et filmé par les policiers est condamné à dix mois de prison pour adultère  Le 30 mars 2015; Hajar Raissouni, journaliste, arrêtée en même temps que son fiancé, Rifaat Al Amine, à la sortie du cabinet de son gynécologue et condamnée, le 30 septembre 2019, pour relations sexuelles hors mariage et avortement illégal;  Fouad Abdelmoumni,  économiste, militant des droits de l’homme et secrétaire général de Transparency Maroc, filmé en février 2020, par une caméra espion avec sa compagne en pleines ébats,  dans leur chambre à coucher et la vidéo envoyée à sa belle-famille et ses amis. Maître Mohamed Ziane, ex-bâtonnier de l’ordre des avocats, ex-ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Droits de l'Homme et défenseur de Taoufik Bouachrine, objet, en novembre 2020, d’un montage vidéo montrant un homme nu, lui ressemblant aux côtés d’une de ses clientes, Wahiba Kherchich.

Devant la prison d’Oukacha, une dizaine de personnes se joignent, en ordre dispersé, aux parents d’Omar Radi. Ils sont venus soutenir la cause des détenus. Embrassades,  étreintes et effusions cèdent rapidement le pas à de véhémentes protestations et à d’innombrables quolibets. La veille, après le départ du groupe, les autorités,  courroucées par le sit-in continuel des familles et des amis des prisonniers, devant la prison, ont décapité un ibiscus, un yucca et un eucalyptus qui avaient pour tort d’abriter du soleil les protagonistes de ces rassemblements. La nouvelle de l’ignominie et les photos du saccage se répandent immédiatement sur la toile où ils suscitent l’indignation générale.

1 dîner 2 cons, l’œil du cyclone

On a tout écrit sur l’affaire Omar Radi. Le journaliste avait pris part au Mouvement du 20 février 2011. Il avait  sans doute, l’espace de quelques semaines, été victime de la supercherie grandeur nature, orchestrée par le Palais et ses complices, après l’éclosion du Printemps marocain. Une escroquerie intellectuelle qui a débuté avec le discours du 9 mars 2011 qui promettait, en effet,  un peu plus que les revendications de la rue. Si bien que l’on pensait  que le Mouvement avait fait plier le roi et l’avait décidé,  sinon  forcé à s’affranchir des travers caractérisant son régime. Comme bien de ses confrères, Omar pensait donc avoir gagné le droit à la liberté d’enquêter et de communiquer à ses compatriotes, le résultat de ses investigations, en un mot faire son métier de journaliste.

Le référendum pour une « nouvelle » constitution approuvé à la manière soviétique, à plus de 90% et les élections remportées par les islamistes du  Parti de la Justice et du Développement, les affaires pouvaient reprendre pour le palais, au sens propre comme au figuré. Le PJD avait promis de lutter contre la corruption et pour plus de justice sociale. Il se fit défenseur des corrompus et de l’injustice et leur  bras séculier pour rattraper tous ceux qui avaient,  de près ou de loin,  pris part au Printemps marocain, artistes, poètes, chanteurs, journalistes, activistes ou simples citoyens épris de liberté. Omar Radi était de ceux-là, même s’il passa entre les gouttes de la répression immédiate. Bien plus tard, le 25 août 2018,  l’homme dira son mot sur la méthode Mohammed VI, lors du sixième épisode de l'émission « 1 dîner 2 cons », diffusé le 25 août 2018. Il dit :

……Carte blanche a été donnée par le roi, dans son discours du trône,  aux sécuritaires de transformer le pays qui l’était déjà, en état policier, à l’exemple de la Tunisie de Ben Ali……………….La police et les services de renseignements ont accentué leur emprise sur le pays….. Ils ont accéléré la dépossession des terres collectives. »

A la minute 17.30, le journaliste explique les raisons profondes de la révolte du Rif, ignorées par les marocains et qui sont la dépossession de trente mille (30.000) hectares de terres entre Ketama et Al Hoceima,  pour alimenter l’assiette foncière du projet « Phare de la Méditerranée» (Manarat Al Moutaouassit).

Dans la même séquence, Omar Radi se livre à un réquisitoire en règle contre le bilan de Mohammed VI dont il dit qu’il a poursuivi le sabotage des partis politiques entamé par Hassan II…………..

Il n’y aura jamais de septième épisode de l’émission. Quelques jours plus tard, l'Association Racines, ayant hébergé le tournage du talkshow, est dissoute par les autorités. Le nœud coulant se resserrait un peu plus autour du cou d’Omar. 

On a également tout éventé du traquenard sexuel tendu au journaliste. Qui oserait, en effet, croire qu’une jeune femme violée n’appelle pas les secours alors qu’à quelques pas de l’agression, se trouve réuni un groupe de personnes ?

La mauvaise histoire belge

On a également tout démonté de cette prétendue affaire d’espionnage qui rappelle les histoires belges, l’humour en moins. Il faut, en effet  le dire, la pitoyable mise en scène imaginée par le Makhzen est une insulte à  tout ce que l’humour gaulois pourrait  colporter sur les habitants du plat pays.  Un employé de nationalité belge qu’on prend pour un diplomate hollandais et qui serait l’agent traitant d’Omar. C’est le citoyen belge lui-même, Arnaud Simons, qui remettra les pendules à l’heure et apportera un démenti cinglant aux déclarations du parquet dans une lettre où il détaille les relations qui l’ont lié au détenu.

Il écrit :

« Le poste que j’ai occupé a fait l’objet d’une offre d’emploi publique avant mon entrée en fonction et après mon départ et aurait pu être occupé par tout autre candidat, indépendamment de sa nationalité. Je ne suis ainsi moi-même pas néerlandais mais belge, ce qui ne fait que mettre en lumière le manque de sérieux des accusations d’atteintes à la sûreté de l’État portées contre Omar. »

On aurait pu en rire et même se taper sur les cuisses, n’était-ce la tragédie qui emporte la famille Radi !

Avec beaucoup d’élégance, l’ex-fonctionnaire de l’ambassade des Pays-Bas évoque un manque de sérieux des accusations. Il aurait pu tout aussi légitimement parler d’incompétence ou d’amateurisme, les policiers n’ayant même pas été capables d’orthographier convenablement son nom, transcrivant Simon en lieu et place de Simons. Au cours des auditions à la BNPJ, Omar Radi aura eu beau demander aux officiers de police judiciaire de corriger l’orthographe, s’ils voulaient retrouver l’homme pour le faire témoigner. Rien n’y fit.   

Dans sa lettre, Arnaud Simons bat également en brèche la thèse officielle d’un Omar Radi tentant de nuire à la situation diplomatique du Maroc, au travers de la crise du Rif. Il écrit :

« J’ai quitté le Maroc à l’été 2015…………….. Les évènements du Rif n’ont débuté que bien après mon départ ……………………... Omar et moi n’avons depuis mon départ plus eu aucun contact téléphonique et lui et moi n’avons jamais discuté des évènements du Rif.

Il semblerait pourtant que ce soit notamment sur base de cet élément que se fonde l’accusation contre lui d’avoir violé l’article 191 du code pénal, qui punit de cinq ans de prison l’« atteinte à la sûreté extérieure de l’État [en entretenant] avec des agents étrangers des intelligences ayant pour objet de nuire à la situation diplomatique du Maroc ».

S’il devait s’avérer qu’Omar a effectivement reconnu avoir eu des contacts directs et téléphoniques avec moi coïncidant avec les événements en question, ses aveux poseraient alors plus de questions concernant la nature des séances d’interrogatoire qu’il a subies que sur l’authenticité des faits.»

L'ibiscus qui refusait de mourir

Des lignes accablantes en forme de démenti. Elles disent qu’en termes de nuisance à sa diplomatie, le régime marocain n’a nul besoin d’aide. Mohammed VI et ses thuriféraires s’en chargent à merveille, avec leur comportement d’un autre âge ! Car si Mohammed VI avait été ce souverain démocrate modèle, « roi des pauvres », qu’on avait vendu aux marocains à la disparition de son père,  et si son régime avait été la monarchie parlementaire exemplaire dont la courtisanerie se gargarise, Omar Radi n’aurait peut-être jamais été journaliste ou à tout le moins pas celui que l’on connaît, auteur de ces enquêtes qui lui valent aujourd’hui la prison. Car vous l’aurez compris, c’est plutôt ailleurs qu’il faut chercher les raisons de l’arrestation du journaliste et sa condamnation. Dans la pertinence des articles et dans la qualité des enquêtes qui ont démasqué Mohammed VI.

Pas une semaine ne s’écoule depuis son arrestation sans que, tour à tour, Fatiha et Driss Radi, ne se fendent d’une lettre psychanalysant leur peine, leur douleur et leur chagrin de parents. Aucun traducteur, aucun interprète ne saura jamais rendre la charge d’émotion de ces courriers-là.

Devant la prison d’Oukacha, l’ibiscus étêté par les autorités a repris goût à la vie. Il feuillit de plus belle et bien plus vert qu’auparavant, comme un pied de nez à ses tortionnaires et un clin d’œil d’espoir aux familles d’Omar, de Soulaïmane, de Taoufik et des autres. Au fond de leur cellule, tous ces garçons me font penser à cet arbre magnifique qu’on a voulu tuer et qui revient hanter ses assassins et leur rappeler la tirade de l’apôtre de la non-violence, Mohandas Karamchand Gandhi,  à la face de ses tourmenteurs :

-« Vous pouvez m’enchaîner, vous pouvez me torturer, vous pouvez même détruire ce corps, mais vous n’emprisonnerez jamais mon esprit ! »


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salahelayoubi | 5 janvier 2022 à 4:43 | Catégories : Uncategorized | URL