Blog du Réseau de solidarité avec les peuples du Maroc, du Sahara occidental, de Palestine et du monde, créé en février 2009 à l'initiative de Solidarité Maroc 05, AZLS et Tlaxcala
2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas
El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.
Le Polisario réitère sa disposition à coopérer avec l'ONU pour la décolonisation du Sahara Occidental
SPS
02/11/2018 - 20:46
Chahid El Hafed,
02 nov 2018 (SPS)
Le Front Polisario a réaffirmé vendredi sa
disposition à coopérer avec les efforts de l'ONU pour le parachèvement
du processus de décolonisation au Sahara Occidental, appelant le Conseil
de sécurité à amener le royaume du Maroc à reprendre les négociations
sans conditions préalables et de bonne foi.
Cette affirmation a eu lieu vendredi lors de la réunion du Bureau
permanent du secrétariat national du front Polisario présidée par le
président de la République, SG du Front Polisario, Brahim Ghali.
La rencontre a porté sur la résolution du Conseil de sécurité 2440
(2018) adoptée fin octobre sur la prolongation de six mois, jusqu'au 31
avril 2019, du mandat de la mission des Nations unies pour
l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) et à la
reprise des négociations sous l'égide du Secrétaire général de l'ONU
afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable
garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.
Dans ce cadre, le front Polisario a réitéré la position de la partie
sahraouie en faveur de la coopération avec les efforts du SG de l'ONU et
son émissaire personnel pour le parachèvement du processus de
décolonisation du Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique.
A ce propos, le Bureau a appelé le Conseil de sécurité à amener le
Maroc à reprendre les négociations directes, de bonne foi et sans
conditions préalables avec le front Polisario, rappelant que la partie
sahraouie avait accepté l'invitation d'assister à la rencontre de Genève
prévue les 5 et 6 décembre prochain.
La bonne volonté devrait être traduite par la libération des
prisonniers politiques sahraouis qui croupissent dans les geôles
marocaines, tout en arrêtant immédiatement les violations des droits de
l'homme au territoire sahraoui et le pillage de ses richesses
naturelles, a souligné le Bureau.
Dans le même sillage, le Bureau a mis l'accent sur la responsabilité
de l'ONU en termes de protection de l'intégrité territoriale du Sahara
Occidental.
Le bureau permanent a mis en avant également son respect du
cessez-le-feu et de la convention militaire N 1 dans le cadre du plan de
règlement visant l'organisation d'un referendum permettant au peuple
sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination. (SPS)
Comité de soutien aux 3+4 de Briançon, Gisti,
Anafé, La Cimade et le collectif Délinquants Solidaires Alerte presse
Procès des 7 de Briançon
Dans moins de deux semaines, le 8 novembre, le procès de 7 personnes
engagées dans la défense des droits des personnes migrantes va s’ouvrir à
Gap (Hautes-Alpes). Ils et elles sont poursuivi·e·s pour «aide à
l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire
national, en bande organisée».
Le 22 avril dernier, ils et elles ont participé à une marche
solidaire pour dénoncer les violences commises par le groupuscule
Génération identitaire à l’encontre des personnes exilées dans la région
de Briançon, pour protester contre la militarisation de la frontière
franco-italienne et la traque des exilé-e-s. Pour être venu⋅e⋅s en aide
à des exilé⋅e⋅s menacé⋅e⋅s par ce groupuscule, Bastien, Benoit,
Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo risquent jusqu’à 10 ans de prison
et 750 000 euros d’amende.
Ce procès est un nouvel exemple des poursuites engagées en France
contre des citoyennes et citoyens engagé·e·s œuvrant pour la défense des
droits, de la dignité et de la vie des personnes migrantes et
réfugiées. La solidarité ne doit plus être un délit.
Afin de soutenir Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo, plusieurs mobilisations sont en cours :
Le Comité de soutien aux 3+4, Gisti, Anafé et La Cimade assurent de
leur soutien les 3+4 de Briançon et des porte-paroles de ces
organisations seront présents les 3 et 7 novembre ainsi que le jour de
l’audience, le 8 novembre, au tribunal de grande instance de Gap.
POINT DE VUE. Répression brutale, service militaire, traque des migrants...
Le
Maroc est un pays de grands changements déclarés et de lents
changements effectifs. Depuis quelques mois, c'est plutôt ce deuxième
chemin que le Maroc a emprunté, regrette l'auteur de cette analyse.
Le roi du Maroc, Mohammed VI, lors d'une cérémonie à Tétouan (Maroc), le 31 juillet 2018. (FADEL SENNA / AFP)
Joseph Paoli est consultant indépendant. Basé au Maroc, il a souhaité signer cette analyse sous pseudonyme. La version originale de cet article a été publiée sur le site Telos, dont franceinfo est partenaire.
Le
Maroc est un pays de grands changements déclarés et de lents
changements effectifs. Ce mélange dissonant d'attitudes contraires a
cependant, depuis presque 30 ans, créé et maintenu un équilibre aussi
improbable qu'indéniable. L'ampleur du changement proclamé servait de
guide au changement réel, qui poursuivait son chemin à petits pas,
parfois claudiquant, et pourvoyait en espoir ceux qui s'y étaient
engagés, la plupart de bonne foi. D'une certaine manière, le Maroc
politique a vécu au superlatif depuis la dernière décennie du règne
d'Hassan II. Pour qu'un tel fonctionnement procure la paix publique,
dans un pays de fortes inégalités, de contrôle social plus ou moins
pesant et de transition démocratique inaccomplie, et parvienne, vaille
que vaille, à intégrer la plupart des acteurs politiques comme ceux de
la société civile et une large partie des citoyens, il faut qu'il y ait
un discours du changement cohérent et audible et que les faits à même de
le démentir ne s'accumulent pas de manière flagrante. Depuis quelques
mois, ce discours est en panne et les faits contredisant les
perspectives ouvertes se sont accumulés à tel point qu'ils les ont
largement obscurcies.
Il y a eu au moins six discours marquants et
porteurs d'espoir (du moins pour les libéraux), six grandes narrations,
depuis les années 1990 : le discours sur les droits de l'Homme, le
discours sur l'alternance (et partant sur "la transition démocratique"),
le discours sur le développement humain, le discours sur la nouvelle
Constitution, le discours sur l'avenir africain du pays et, intégré à
celui-ci, le discours sur la nouvelle politique migratoire.
C'est,
bien sûr, peu de dire que les dispositions libérales et pluralistes de
la nouvelle Constitution de 2011 n'ont pas été mises en œuvre.
Cependant,
on s'attendait à cette lenteur et à une accumulation d'impasses.
Personne n'avait jamais envisagé, par exemple, que l'égalité entre les
hommes et les femmes, proclamée par ladite Constitution, aboutirait à
une discussion orientée vers l'adoption d'une loi abrogeant leur
inégalité devant l'héritage. Il était clair que ce n'était qu'un
"reminder" dépourvu d'agenda. Ce qui se passe depuis quelques mois, en
revanche, est plus préoccupant, parce qu'il y avait quelques bonnes
raisons de penser que ça ne devait pas arriver.
Dans le Rif, une répression hors des cadres de la démocratie
Il
y a eu, tout d'abord, la répression du Hirak, le mouvement de
protestation dans le Rif découlant directement de l'inefficacité et,
pire encore, de l'ineffectivité avérée et persistante des politiques
publiques destinées à développer la région. Il n'est pas question, ici,
de revenir sur l'étiologie de ce mouvement social ni de se prononcer sur
la pertinence et la perspicacité de toutes les actions entreprises. On
se bornera à constater que le Hirak, comme ses personnalités et plus
largement ses acteurs, ont été traités comme les membres d'une
conspiration portant atteinte à la sécurité de l'Etat. Le leader du
mouvement a été condamné à 20 ans de prison. Il risquait la peine de
mort (précisons qu'elle n'est plus en usage au Maroc bien que non
abolie).
Le constat est simple : lorsqu'une protestation légitime
des citoyens est traitée comme une sédition, même si elle s'accompagne
d'une certaine "casse", on se situe hors des cadres de la démocratie,
laquelle ne réside pas, et de loin, dans la seule application du droit
(ce qui peut être l'attribut de toutes sortes de régimes) mais dans
l'impérieuse nécessité du dialogue.
Le contraste avec le
traitement du Mouvement du 20 février, au moment de ce que l'on s'est
plu à nommer "le Printemps arabe", est frappant. La stratégie des
gouvernants avait alors été d'éviter la répression désordonnée et obtuse
et de promouvoir le changement, même s'il s'agissait d'une variation sur
la célèbre formule de Lampedusa selon laquelle "il faut que tout change pour que tout reste comme c'est" (dans le cas du Maroc, ce fut plutôt : "Il faut que tout change pour que tout ne change pas trop vite").
L'attitude face au Hirak illustrait, au contraire, un raidissement des
gouvernants ou une montée de l'influence des gouvernants adepte du
raidissement. Ce n'était pas bon signe.
Le rétablissement du service militaire, mauvaise réponse à un vrai problème
Durant
l'été est arrivée la nouvelle du rétablissement du service militaire
obligatoire. Celui-ci a été annoncé dans un contexte de focalisation des
politiques publiques sur la jeunesse et son éducation, qui ont, elles
aussi, assez largement échoué. L'armée apporterait une formation et des
valeurs à des jeunes qui n'en auraient pas.
En général, la plupart
des militaires professionnels sont d'accord pour considérer que ce
n'est pas leur métier ; leur métier, réside dans la défense active du
pays, généralement par la projection ponctuelle, sur des théâtres
d'opération extérieurs, de combattants (de préférence) expérimentés. Il
en découle que tout ce qu'une armée peut offrir à la jeunesse de son
pays, c'est de la discipline et les valeurs rugueuses qui lui sont
liées.
S'agissant
du Maroc, et après la répression du Hirak, on ne pouvait trouver de
message plus négatif à donner à cette jeunesse : la contrainte par corps
pour compenser l'échec des politiques la concernant.
L'annonce
elle-même a témoigné d'un rare amateurisme du point de vue de la
communication politique ou d'un profond dédain vis-à-vis de l'opinion
publique. Un projet d'une telle portée sociétale peut-il être annoncé et
adopté par un gouvernement sans la moindre concertation avec la société
civile, sans le moindre débat public préalable, sans la moindre
discussion ? Au-delà de la déception démocratique qu'une telle attitude
provoque, se pose la question de la faisabilité de la chose et donc de
la précipitation de l'annonce.
Le Maroc, on le sait, compte une
importante communauté résidant à l'étranger, en grande partie composée
de binationaux. Tous les jeunes gens appartenant à cette communauté
devront-ils interrompre leur vie dans leurs pays de résidence pour aller
faire leur service militaire au Maroc, y compris ceux qui n'en parlent
que pas ou mal la langue ? Devront-ils, sinon, renoncer à s'y rendre
tant qu'ils n'auront pas dépassé 40 ans, âge à partir duquel ils ne
seront plus soumis à cette obligation ? On imagine ce que représenterait
pour le Maroc une telle coupure avec une partie de sa diaspora. Des
listes d'exemptions complètes ou temporaires ont, cependant, fini par
circuler : il y aurait les Marocains résidant à l'étranger, les
binationaux, les enfants uniques, les mariés, les étudiants, les
titulaires d'un emploi… Sans doute, faudra-t-il attendre la rédaction et
le vote de la loi pour savoir ce qui sera retenu.
Toutefois, le
gouvernement semble pris entre deux positions également dommageables :
soit il met en œuvre l'essentiel des exemptions évoquées et le service
militaire apparaît bel et bien comme une servitude inégalitaire imposée
aux catégories déscolarisées et sans emplois, considérées comme
potentiellement dangereuses ; soit il adopte une conception égalitaire
et celle-ci devra alors inclure les Marocains résidant à l'étranger, les
étudiants, les titulaires d'un emploi, ce qui créera vraisemblablement
un large mécontentement parmi les groupes sociaux qui estiment devoir en
être exemptés. Dans les deux cas, il n'en sortira pas indemne et
personne n'en tirera aucun gain.
Le retour de la traque aux migrants
Le
mois d'août a également été marqué par le retour de la traque aux
migrants subsahariens. Alors que le Maroc s'était, non sans panache,
engagé en 2013 dans une politique volontariste de régularisation de ces
derniers, avec une deuxième vague de régularisation lancée en 2016,
cette reprise soutenue de la traque et des déplacements forcés vers le
sud du pays,voire des expulsions sommaires, semble indiquer, sinon un
pur et simple revirement dans la politique suivie depuis cinq ans, du
moins un coup d'arrêt à celle-ci.
Ainsi qu'en ont témoigné de
nombreuses victimes et des acteurs associatifs bien informés, ces
opérations ont été menées avec brutalité et n'ont pas toujours pris la
peine de distinguer entre les migrants régularisés et ceux qui ne
l'étaient pas, entre les migrants et les réfugiés, c'est-à-dire des
personnes immatriculées par le Haut-commissariat aux réfugiés des
Nations unies et donc protégées par le droit international. La rétention
des personnes à déplacer, notamment à Tanger, a eu lieu et continue
sans doute à avoir lieu dans des conditions dégradantes d'entassement et
de maltraitance.
Le prétexte de lutter "contre les réseaux de
trafic humain" ne change rien au fait que c'est une population
particulièrement vulnérable qui s'est trouvée à nouveau maltraitée et
stigmatisée ; du reste, c'est bien cette population que l'on entend
contrôler et non lesdits réseaux, puisque le but poursuivi – en premier
lieu par l'Europe qui fait pression sur le Maroc – est tout simplement
d'empêcher les Africains de traverser la Méditerranée, que ce soit par
eux-mêmes ou avec l'aide d'autrui.
Cette
attitude des autorités marocaines apparaît en flagrante contradiction,
non seulement avec les principes humanistes avancés pour faire valoir la
nouvelle politique migratoire du pays, mais aussi avec sa politique
africaine, qui s'était notamment prévalu de l'accueil fraternel fait aux
habitants du continent.
En
témoigne le discours du roi tenu à Addis-Abeba, le 31 janvier 2017,
alors que le Maroc (ré)intégrait l'Union africaine. De fait, l'attitude
actuelle des autorités marocaines, brutale, indécente et indiscriminée,
ne peut manquer d'avoir des répercussions sur la perception du pays par
ses voisins du Sud. Comme il est impensable, par son ampleur et sa
durée, que cette traque soit un simple et accidentel emballement de
l'appareil sécuritaire, une question de fond se pose : pourquoi le Maroc
est-il prêt à risquer de mettre à mal son image, sa diplomatie et ses
intérêts en Afrique ? Peut-être est-ce une réaction au piétinement du
processus d'adhésion à la Cedeao, la Communauté économique des États de
l'Afrique de l'Ouest ; peut-être aussi une partie des acteurs influents
de la gouvernance du pays est-elle en train de parvenir à faire
prévaloir l'idée que le partenariat avec l'Europe passe avant la
poursuite d'un destin africain. Dans ce cas, participer au gardiennage
des frontières européennes d'outre-Méditerranée est incontestablement
plus important que se préoccuper du sort et des souffrances des migrants
subsahariens.
Ce gardiennage renforcé des frontières européennes a
provoqué, le 25 septembre dernier, la mort d'une jeune marocaine qui
tentait de rejoindre l'Espagne, avec un groupe de compatriotes, sur une
petite embarcation. Les garde-côtes de la Marine royale ont ouvert le
feu sur celle-ci. Trois autres personnes ont été blessées. Les autorités
ont déclaré qu'il s'agissait de stopper l'embarcation et que les
garde-côtes ignoraient la présence de passagers à son bord. Sans
épiloguer sur ce qu'il y a de douteux dans cette explication – comment
les garde-côtes pouvaient-ils ne pas envisager qu'il y ait des passagers
dans un lieu où ils sont habitués à patrouiller, précisément pour
intercepter les migrants ? – on évoquera seulement l'aspect le plus
déconcertant et le plus révélateur de ce drame : le silence officiel qui
l'a suivi. Le chef du gouvernement et les ministres, les hauts
gouvernants du pays n'ont pas éprouvé le besoin d'exprimer ne serait-ce
que leur compassion.
Pour bien comprendre ce que cette attitude a,
tout à la fois, d'étonnant et de révélateur, il suffit d'imaginer ce
qui se serait passé en France si un corps militarisé, dans une opération
de police, avait blessé mortellement une étudiante de 20 ans tentant de
franchir une limite interdite sans constituer une menace pour personne.
Même les pires des partisans de l'ordre auraient éprouvé le besoin de
dire quelque chose de vaguement humain. Le ministre de l'Intérieur
aurait parlé, le ministre des Armées aurait parlé, le Premier ministre
aurait parlé et probablement aussi le chef de l’État. Ils auraient parlé
par réelle compassion, sans doute, par calcul politique, certainement,
ou tout simplement par obligation, par devoir en un mot. Pourquoi ?
Parce qu'ils se seraient sentis, parce qu'ils se sentent tenus par
l'opinion, y compris par l'opinion minoritaire, de leurs concitoyens.
Il
est clair qu'au Maroc, sur certains sujets, les gouvernants ne se
sentent pas tenus par l'opinion ou ne croient tout simplement pas qu'il
existe un devoir politique de parler.
Sans
doute les excès de parole, de propos et de commentaires rendent-ils le
débat démocratique parfois inaudible et insupportable, mais, à tout
prendre, cela vaut mieux, bien mieux que le silence.
Les symptômes d'un raidissement des autorités
Dans un récent article, un éditorialiste marocain, Zouhair Yata, posait la question : "Le Maroc va mal, mais que faire ?".
Diffusé sur Facebook, son éditorial a recueilli de nombreux
commentaires, positifs aussi bien que négatifs. Les commentaires
négatifs prenaient l'éditorialiste à partie, affirmant que le Maroc
était bel et bien en marche vers un avenir digne de lui.
Sans
doute le Maroc a-t-il accompli plusieurs étapes considérables depuis une
trentaine d'années et sans doute a-t-il le potentiel et la volonté
d'aller plus loin. Il n'en demeure pas moins que, pour le moment, il est
à l'arrêt. Les grands discours qui soutenaient les petits pas sont pris
à revers par un subit raidissement des autorités. Dans cette immobilité
crispée, tout ce qui ne va pas dans la machinerie qui faisait avancer
le pays devient cruellement visible, et notamment la persistance d'une
culture politique et d'une pratique gouvernementale foncièrement
illibérales et non démocratiques.
Les
29, 30, 31 octobre 2018 à Paris j’ai participé au Sommet mondial des
défenseurs des droits de l'homme . J’ai été choisi pour faire partie
de la délégation de 150 défenseurs des droits venant de 105 pays Qui sont les défenseurs des droits de l’homme ? https://www.ohchr.org/…/I…/SRHRDefenders/Pages/Defender.aspx
OBJECTIFS DU SOMMET : • Faire le point après la Déclaration qui avait été adoptée en 1998. La Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme https://www.ohchr.org/…/srhrdefenders/pages/declaration.aspx • Echanger sur les stratégies de protection, • réorganiser le travail pour faire avancer les droits humains auprès
des gouvernements, des entreprises et des populations, alors que les
Etats se replient sur eux-mêmes(Plan d’actions) • Réfléchir sur les modèles économiques et solutions de financement pour les ONG Une expérience enrichissante. Elle m’a ouvert les yeux sur un monde
dont j’entendais parler mais que je ne connaissais pas matériellement.
J’ai pu écouter les sommités internationales et défenseurs des droits
humains telles que Hina Jilani, Kumi Naidoo Secrétaire général d’AI et
plusieurs personnalités, acteurs majeurs dans le domaine,
représentants de grandes organisations de défense des droits à
l’échelle mondiale, experts, et représentants de certains États
(Suisse, Allemagne,..) et bien sûr les militants/Défenseurs des droits
humains de par le monde
Quelques enseignements que j’ai tiré de ma participation à ce sommet : 1. La région MENA (Middle East & North Africa) est très en retard,
moins organisée, moins structurée, moins représentée. Ne parlons pas
de berbères !!! Pour l’anecdote on était 2, Abane MEZIANE(Kabylie) et
moi-même. 2. Les défenseurs des droits humains présents sur place
fonctionnent sur la base de blocs géopolitiques. Asiatiques,
latino-américains, l’Afrique… du Nord est toujours rattachée au Moyen
Orient, sans aucune pertinence, alors que nous avons des enjeux
différents et nous n'avons pas la même priorité. 3. Le poids du monde
anglophone/Anglo-saxon ( Afrique, Asie, Europe, M.O. Les Amériques) est
supérieur à celui du monde francophone. La différence et l'hégémonie
de la culture anglo-saxonne sont frappantes. L’anglais est
incontournable dans la communication dans les organisations
internationales ( un blocage pour les non anglophones). L’usage de
l’anglais est due à la participation massive des ONG’s venant du monde
anglophone/ anglo-saxon. Ceci dit, les anglophones sont plus actifs ,
très présents , et largement à l’avant-garde ! 4. Les militants
LGBTQ+ sont fortement présents, visibles et surreprésentés. J'ai pu
observer qu'ils ont un savoir-faire lorsqu'il s agit de valoriser leurs
actions aux yeux du monde et ont un réseau énorme ! Quand je
compare, je trouve que nos schémas, notre culture de travail et nos
modes de fonctionnement sont caduques. Nous sommes vraiment très à la
traine.
Le MAROC , un tabou J’ai pu évoquer avec nombre
d‘acteurs sur place et à deux reprises avec Michel Forst, rapporteur
spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de
l'homme la situation des droits de l’homme au Maroc et dans le RIF en
particulier, en mettant l’accent sur le caractère arbitraire et injuste
les incarcérations, des condamnations politiques infligées aux militants
du mouvement rifain.
Le lundi 29 octobre, en aparté, tout ce qu’il a
trouvé pour me répondre est qu’il est au courant et qu’il va faire
qqch . Quand j’ai demandé pour quand ? Il m’a répondu que ce sera pour
bientôt… ! En fait , je l’ai gêné avec ma question il n’avait aucune
réponse à m’apporter, sinon le silence habituel, le makhzen veille au
grain. Au Maroc, tout va bien ! Le même jour, lors d’une session
plénière sur « La protection des défenseurs des droits humains » J’ai
adressé à nouveau à Michel Forst une question sur le rôle de l’ONU
dans la protection des défenseurs des droits humains. Si l’ONU est
incapable de faire appliquer la charte universelle des droits de l’homme
par plusieurs Etats connus pour violer systématiquement cette charte,
comment compte-elle protéger les défenseur des droits humains ?
Comment compte-elle mettre fin à l’impunité de ces États et les lobbys
qui les protègent tel que le Maroc, j’ai signalé que l’Arabie saoudite
et le Venezuela ne sont pas les seuls à violer les droits humains ! Dans ses réponses aux questions qui lui ont été adressées dans la
salle, à nouveau Michel Forst a tout simplement esquivé ma question,
exprimant ainsi une gêne patente, comme s’il avait une épée de Damoclès
au-dessus de la tête.
Mieux
vaut que ce qui se passe en prison reste en prison. Le ministère de la
Justice a tranché et les portes des « lieux d’enfermement » resteront
désormais fermées aux 900 bénévoles du Genepi. Une décision « brutale et
unilatérale », dénonce l’association étudiante qui depuis quarante-deux
ans intervient auprès des détenus dans le cadre d’ateliers éducatifs et
culturels. L’affaire remonte à septembre dernier, quand la direction de
l’administration pénitentiaire (DAP) a décidé de mettre un terme à ce
partenariat. Une décision confirmée en début de semaine par la
chancellerie. En cause, la prise de position « de certains groupes
locaux du Genepi pour dénoncer les conditions de vie indignes des
personnes incarcérées auxquelles ses bénévoles ont été confrontés »,
explique l’association qui revendique non seulement son indépendance
mais surtout « la liberté de parole de ses membres et leur droit de
témoignage, tel qu’inscrit dans ses statuts ». En rompant la convention
de partenariat et en amputant l’association des quelque 50 000 euros
annuels de subvention,l’État verse dans la « sanction politique »,
dénonce le Genepi, qui rappelle que « la surpopulation carcérale record
et (le) durcissement des conditions de vie des personnes détenues ont
valu à 37 prisons de France une condamnation par la justice française
et/ou européenne ». Certes, la dénonciation est radicale… mais elle est
assumée : « Nous mettons en lumière le nombre de suicides, ce qui est à
chaque fois mal perçu même si on ne vise jamais les surveillants. On
dénonce la prison mortifère, et c’est ça qui dérange », estime Eloïse
Broc’h, porte-parole du Genepi, dans les colonnes de Libération. Côté
ministère, on dénonce une « posture de dénigrement permanent », poursuit
le quotidien. En somme, pour ne pas voir, ne laissons pas entrer les
témoins.
Marion d’Allard
*Le
Genepi est une association étudiante française œuvrant auprès des personnes
incarcérées depuis 42 ans. Le 20 septembre 2018, la direction de
l’administration pénitentiaire (DAP) a mis fin de manière brutale à son
partenariat avec le Genepi. Suite à cette décision, des bénévoles se
sont déjà vus refuser l’accès à plusieurs établissements pénitentiaires
dans toute la France.Le Genepi réclame le renouvellement de sa convention et réaffirme l’indépendance de l’association.
Chronique mensuelle des évènements courants au Maroc, au Sahara Occidental, dans ces pays où le soleil se couche, mais pas les peuples, et sur les routes de l’exode.
Les Sahraouis tiennent tête au colonisateur marocain depuis plus de 42 ans. Après
ces longues années d’occupation illégale, d’emprisonnements inhumains
injustifiés, de pillage des belles richesses de son territoire, de
répression violente et d’impunité permettant toutes les atrocités, le
peuple sahraoui refuse toujours de se soumettre au colonisateur et
continue sa résistance pacifique.( https://lecourrier-dalgerie.com/lonu-et-lue-accablent-rabat-sur-ses...).
Une situation d’arrogante occupation qui serait dénoncée unanimement
par la presse de tous bords s’il s’agissait de Cuba, du Venezuela ou
d’un autre pays suspect. Mais la monarchie marocaine s'est acheté une
bonne partie des potentiels défenseurs du Sahara Occidental à coups de
belles demeures, de licences de pêche, d'énormes sommes d'argent, de
séjours princiers et d’autres cadeaux prestigieux et bloque ainsi tous
les plans de l’ONU qui tentent de résoudre le conflit entre le Maroc et son pays occupé. Il faut bien défendre ses intérêts ...… https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/maroc-il-faut...
-------------------------- Les Rifains sont de la même trempe que les Sahraouis : Pas question de se soumettre, pas question de baisser les bras. Nasser
Zefzafi a fait partie du trio finaliste pour le prix Sakharov. Ce prix a été décerné au cinéaste
ukrainien Oleg Sentsov, mais c’est pour le Hirak une vraie reconnaissance. « Le cinéaste ukrainien emprisonné Oleg
Sentsov, le militant marocain incarcéré Nasser Zefzafi et un groupe d'ONG qui
portent secours aux migrants en Méditerranée sont les trois finalistes du prix
Sakharov 2018, a annoncé mardi le Parlement européen. » Le Maroc a cherché par tous les moyens à casser Nasser
Zefzafi en le torturantet en l’humiliant. (https://www.humanite.fr/droits-de-lhomme-zefzafi-la-voix-du-rif...).
Le roi a gracié quelques dizaines de membres du Hirak, mais n'a pas
touché à la tête du mouvement qu'il continue à harceler. La leader Nawal
Benaissa a été arrêtée quatre fois. Amnesty International prend sa
défense : " Il faut mettre fin aux actes d’intimidation visant Nawal Benaissa". Ainsi
bâillonnée, mais internationalisée par Zefzafi à Strasbours et par
Bouachrine à Genève, trouvant toujours des nouvelles formes de
mobilisations audacieuses, la voix du Rif , celle des "fils de pauvres, des gens simples sortis dans la rue pour dire non à l'injustice" (NZ) s'exporte en Europe. En France, c'est la Fédération des Comités de soutien au mouvement rifain, et en Espagne l'association socio-culturelle rifano-andalouse"Rifanda" qui coordonnent les luttes du Hirak qui continuera à faire parler de lui. ------------------------------------------ Démocratie marocaine et
démocratie européenne, des mots loin de la réalité Au Maroc, la mort atroce de Jamal Khashoggi ravive le souvenir de celle de Mehdi Ben Barka. Deux prisonniers politiques, deux voix qui dérangeaient et qu'il fallait faire taire : https://www.nouvelobs.com/monde/afrique/20181023.OBS4363/au-maroc-la-mort-de-jamal-khashoggi...Un
rassemblement annuel devant la brasserie Lipp marque l'anniversaire de
la disparition de Mehdi Ben Barka depuis le 29 octobre 1965. L'ASDHOM
appelle à une large participation à cette commémoraison. Autre parallèle entre deux prisonniers politiques
Mustapha Awad et Georges Ibrahim Abdallah, deux cas différents, mais
tellement liés, l’un arrêté et incarcéré il y a plus de trois mois,
l’autre arrêté et incarcéré il y a plus de trente ans. Mustapha a 36
ans, Georges en a presque le double. Par leur âge, ils symbolisent la
résistance qui se transmet de génération en génération, chacun luttant à
sa manière. Ce qui les unit, c’est la lutte pour la libération de la
Palestine jusqu’à la victoire, et un ennemi commun : Israël, qui arrête,
torture et tue. La liberté de la presse muselée et réprimée au Maroc "L’ouverture
qui a suivi l’émergence en 2011 du Mouvement du 20 février n’a pas duré
bien longtemps. À nouveau les libertés sont rognées, les manifestants
jetés en prison, "à tel point que certains militants en viennent à
regretter les dernières années du règne d’Hassan II."( Orient XXI) L'écrivain et professeur Maati Monjib, paie cher son combat pour la liberté de la presse. Lire l'interview d'Ignace Dalle :https://orientxxi.info/magazine/maroc-ils-n-ont-qu-a-m-arreter-si-je-suis-coupable,2700 L’investigation, un journalisme à haut risque au Maroc Son ami Hicham Mansouri s'est exilé en France pour pouvoir continuer son travail d'investigation.https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Linvestigation-journalisme...
Le 24/10/2018 devait avoir lieu , en 13ème audience, le procès de Maâti Monjib, Hicham Mansouri et 5 autres journalistes marocains. Il est reporté au mois de janvier.
Pendant que des intellectuels, marocains et français affichent
leur bonheur hilare d'être amis de Sa Majesté, même s'ils critiquent
les autres pouvoirs autoritaires, mais jamais celui du Maroc...
2 mai
2016. Réception à l’Élysée. À droite de François Hollande, Tahar Ben
Jelloun et Leila Slimani ; derrière, Rachid Benzine...et le
clown-soutien de service Jamal Debbouze avec le v de quelle victoire ?
... l'expropriation d'Aïn Sebaa continue Destruction
au bulldozer, encerclement policier, terreur des habitants, enfants
déscolarisés, femmes terrorisées, vieux désespérés...
Aïn
Sebaa est un quartier industriel qu'habitaient des ouvrier, des
paysans, des marins, des pêcheurs,
des artisans, ...un quartier rasé par le lobby , la mafia de l'
immobilier. Les bulldozers
défoncent , la police et les forces de répression livrent une sale
guerre à la population . C'est Casa comme Gaza qui demande secours et
solidarité.(Souad G)
En Belgique, une injustice digne d'un État totalitaire Luk
Vervaet est un ami. Depuis quelques années nous travaillons ensemble à
la défense des prisonniers politiques au Maroc, nous avons donné une
conférence à Rabat au local de l'AMDH, expliquant
la continuité des incarcérations et de la torture au Maroc, par les
exemples des prisonniers marocains parrainés par Solidarité Maroc 05,
qui ont passé 25 ans dans les geôles
royale, libérés l'année au cours de laquelle Ali Arrass, libraire
belgo-marocain a été
arrêté, lui aussi torturé en prisons marocaines d'où il n'a pas encore
été libéré. Ensemble, nous avons également organisé des réunions à
Grenoble, à Gap et à Bruxelles. Luk Vervaet était
enseignant en milieu carcéral. Il a perdu son emploi il y a neuf ans
pour non conformité de ses idées avec celles de l'administration
pénitentiaire. Ses idées de gauche, sa volonté d'offrir aux prisonniers
une chance de s'en sortir, et son inadmissible soutien au peuple
palestinien, constitueraientun
danger pour l’État belge . Ses amis ont organisé un rassemblement de
soutien devant le palais de Justice lors de son procès en appel. Verdict
le 6 décembre. https://bx1.be/bruxelles-ville/rassemblement-de-soutien-professeur-Luk-Vervaet ------------------------------------------------------------------------------------ Le Maroc et les migrants marocains L'image fabriquée du "plus beau pays du monde" a perdu de son lustre depuis la fuite massive de Marocains hors de leur pays Hayat,
la jeune Marocaine tuée par la marine marocaine est devenue le nouvel
emblème d’une jeunesse assassinée. Quelques jours après sa mort un
nouveau tir de la marine marocaine a fait un autre blessé parmi les
migrants marocains qui tentaient d'atteindre le côtes espagnoles. Ces
drames- et d'autres- sont évoqués dans l'article de Salah Elayoubi qui
démarre comme un conte de fée mais qui ne tarde pas à dévoiler la dure
réalité, mettant en parallèle la fuite de quelques jeunes migrants
poussés par la misère, et celle de leur roi, poussé par sa très royale
paresse. https://salahelayoubi.wordpress.com/.../21/les-clandestins-et-le-roi Mais
Mohammed VI ne supporte pas que soient divulgués les drames des
migrants, surtout s'ils sont marocains. Un jeune marocain est condamné à
deux ans de prison ferme pour avoir protesté sur facebook contre la
mort de Hayat, et un reporter, qui voulait dénoncer les déplacements
forcés des migrants loin de la Méditerranée vers les régions désertiques
du sud marocain, est expulsé du Maroc. C'est
pourquoi de plus en plus de Marocains, surtout des Rifains, veulent
quitter leur pays qui n'offre que répression mais aucun avenir, ils
fuient par dizaines vers l'Espagne, avec tous les risques que comporte
une telle fuite... 4 jeunes d'Al Hoceima qui ont voulu quitter le Maroc
sur deux jet-skis ont disparu et 20 jeunes hommes de Beni Chiker sont
retrouvés morts, rejetés par la mer sur la plage de Charrana (Nador) Pendant
ce temps le roi voyage et s'amuse et ne semble pas se soucier d'être le
risée de ses sujets au Maroc comme à l'étranger. Voir le Billet de
Charline Vanhœnacker, du 23/10/2018.https ://search.lilo.org/searchweb.php?q=Tragédie, qui explique comment le roi du Maroc vit sa crise de la cinquantaine ! ---------------------------------------------------------------------------------------------------- Exil, exode, accueil, rejet, répression... Pourquoi tant de haine envers l'étranger, alors que, selon Bertrand Badie, « Le migrant est l’avenir du monde " ? https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Le-migrant-lavenir...
France : Le 8 octobre 2018, Le procès des 3+4 de Briançon
Sept
militants italiens, suisses et français, choisis au hasard parmi les
"militants délinquants solidaires" protestant contre la présence des Identitaires, seront
jugés à Gap le 8 novembre pour avoir apporté leur soutien à des
migrants. Ils risquent 10 ans de prison et une amende de 750 000€. Si
vous êtes indignés signez la pétition ! https://www.lacimade.org/agir/nos-petitions/liberte-et-relaxe-pour-les-7-de-briancon Italie : Riace, village des migrants Ce
village de Calabre se vidait par l'exode massif de ses habitants. Grâce
à son maire et à une politique d'accueil intelligente et humaine, il
est devenu un exemplaire lieu d'accueil des migrants et il a repris vie.
Mais depuis que l'extrême droite est aux commandes de l'Italie, la
suppression des subventions de l’État à la commune et l'arrestation du
maire Mimmo Lucano ont mis fin à ce magnifique projet. https://www.humanite.fr/appel-international-pour-la-remise-en... Le 'Marie Ionio" Contre
la politique anti-migrants du gouvernement Salvini, la gauche
italienne riposte en affrétant le navire le "Marie-Ionio" pour porter
secours aux migrants le long des côtes de Libye. Des artistes organisent
des soirées au profit des migrants pour aider financièrement cette
opération de sauvetages. geopolis.francetvinfo.fr/italie-un-collectif-de-gauche-defie-le... solidmar.blogspot.com/2018/10/les-chroniques-du-couchant-une.html