2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

lundi 5 novembre 2018

Le Polisario réitère sa disposition à coopérer avec l'ONU pour la décolonisation du Sahara Occidental



Le Polisario réitère sa disposition à coopérer avec l'ONU pour la décolonisation du Sahara Occidental

Chahid El Hafed, 02 nov 2018 (SPS)
 Le Front Polisario a réaffirmé vendredi sa disposition à coopérer avec les efforts de l'ONU pour le parachèvement du processus de décolonisation au Sahara Occidental, appelant le Conseil de sécurité à amener le royaume du Maroc à reprendre les négociations sans conditions préalables et de bonne foi.

Cette affirmation a eu lieu vendredi lors de la réunion du Bureau permanent du secrétariat national du front Polisario présidée par le président de la République, SG du Front Polisario, Brahim Ghali.
La rencontre a porté sur la résolution du Conseil de sécurité 2440 (2018) adoptée fin octobre sur la prolongation de six mois, jusqu'au 31 avril 2019, du mandat de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) et à la reprise des négociations sous l'égide du Secrétaire général de l'ONU afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.
Dans ce cadre, le front Polisario a réitéré la position de la partie sahraouie en faveur de la coopération avec les efforts du SG de l'ONU et son émissaire personnel pour le parachèvement du processus de décolonisation du Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique.
A ce propos, le Bureau a appelé le Conseil de sécurité à amener le Maroc à reprendre les négociations directes, de bonne foi et sans conditions préalables avec le front Polisario, rappelant que la partie sahraouie avait accepté l'invitation d'assister à la rencontre de Genève prévue les 5 et 6 décembre prochain.
La bonne volonté devrait être traduite par la libération des prisonniers politiques sahraouis qui croupissent dans les geôles marocaines, tout en arrêtant immédiatement les violations des droits de l'homme au territoire sahraoui et le pillage de ses richesses naturelles, a souligné le Bureau.
Dans le même sillage, le Bureau a mis l'accent sur la responsabilité de l'ONU en termes de protection de l'intégrité territoriale du Sahara Occidental.
Le bureau permanent a mis en avant également son respect du cessez-le-feu et de la convention militaire N 1 dans le cadre du plan de règlement visant l'organisation d'un referendum permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination. (SPS)
020/090/700

dimanche 4 novembre 2018

Rappel : Mobilisations pour la relaxe des 7 militant·e·s jugé·e·s pour « délit de solidarité »



Comité de soutien aux 3+4 de Briançon, Gisti, Anafé, La Cimade et le collectif Délinquants Solidaires Alerte presse

Procès des 7 de Briançon
Dans moins de deux semaines, le 8 novembre, le procès de 7 personnes engagées dans la défense des droits des personnes migrantes va s’ouvrir à Gap (Hautes-Alpes). Ils et elles sont poursuivi·e·s pour «aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national, en bande organisée».
Le 22 avril dernier, ils et elles ont  participé à une marche solidaire pour dénoncer les violences commises par le groupuscule Génération identitaire à l’encontre des personnes exilées dans la région de Briançon, pour protester contre la militarisation de la frontière franco-italienne et la traque des exilé-e-s.  Pour être venu⋅e⋅s en aide à des exilé⋅e⋅s menacé⋅e⋅s par ce groupuscule, Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750 000 euros d’amende.
Ce procès est un nouvel exemple des poursuites engagées en France contre des citoyennes et citoyens engagé·e·s œuvrant pour la défense des droits, de la dignité et de la vie des personnes migrantes et réfugiées. La solidarité ne doit plus être un délit.
Afin de soutenir Bastien, Benoit, Eleonora, Juan, Lisa, Mathieu et Théo, plusieurs mobilisations sont en cours :
– Des soirées de soutien :

D’autres événements auront lieu en amont du procès et notamment à Genève et Marseille. Pour plus d’informations sur les soirées de soutien

Le Comité de soutien aux 3+4, Gisti, Anafé et La Cimade assurent de leur soutien les 3+4 de Briançon et des porte-paroles de ces organisations seront présents les 3 et 7 novembre ainsi que le jour de l’audience, le 8 novembre, au tribunal de grande instance de Gap.


Contact du Comité de soutien et des personnes inculpées : Agnès Antoine – agnes.agnesantoine.antoine @ gmail.com – 0637757577
Contact La Cimade : Vincent Brossel (06 83 39 24 56) pour le 25/10, puis Pascaline Curtet 06 25 91 36 51 – pascaline.curtet @ lacimade.org
Contact Anafé : Laure Palun – 06 60 79 46 63 / 01 43 67 27 52 – palun.laure @ anafe.org
Contact GISTI : Jean-Philippe Foegle – jpfoegle @ gmail.com
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Le Maroc face au retour de l'autoritarisme

POINT DE VUE. Répression brutale, service militaire, traque des migrants...

Le Maroc est un pays de grands changements déclarés et de lents changements effectifs. Depuis quelques mois, c'est plutôt ce deuxième chemin que le Maroc a emprunté, regrette l'auteur de cette analyse.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, lors d\'une cérémonie à Tétouan (Maroc), le 31 juillet 2018. 
Le roi du Maroc, Mohammed VI, lors d'une cérémonie à Tétouan 
(Maroc), le 31 juillet 2018.  (FADEL SENNA / AFP)
Joseph Paoli est consultant indépendant. Basé au Maroc, il a souhaité signer cette analyse sous pseudonyme. La version originale de cet article a été publiée sur le site Telos, dont franceinfo est partenaire.

Le Maroc est un pays de grands changements déclarés et de lents changements effectifs. Ce mélange dissonant d'attitudes contraires a cependant, depuis presque 30 ans, créé et maintenu un équilibre aussi improbable qu'indéniable. L'ampleur du changement proclamé servait de guide au changement réel, qui poursuivait son chemin à petits pas, parfois claudiquant, et pourvoyait en espoir ceux qui s'y étaient engagés, la plupart de bonne foi. D'une certaine manière, le Maroc politique a vécu au superlatif depuis la dernière décennie du règne d'Hassan II. Pour qu'un tel fonctionnement procure la paix publique, dans un pays de fortes inégalités, de contrôle social plus ou moins pesant et de transition démocratique inaccomplie, et parvienne, vaille que vaille, à intégrer la plupart des acteurs politiques comme ceux de la société civile et une large partie des citoyens, il faut qu'il y ait un discours du changement cohérent et audible et que les faits à même de le démentir ne s'accumulent pas de manière flagrante. Depuis quelques mois, ce discours est en panne et les faits contredisant les perspectives ouvertes se sont accumulés à tel point qu'ils les ont largement obscurcies.
Il y a eu au moins six discours marquants et porteurs d'espoir (du moins pour les libéraux), six grandes narrations, depuis les années 1990 : le discours sur les droits de l'Homme, le discours sur l'alternance (et partant sur "la transition démocratique"), le discours sur le développement humain, le discours sur la nouvelle Constitution, le discours sur l'avenir africain du pays et, intégré à celui-ci, le discours sur la nouvelle politique migratoire.
C'est, bien sûr, peu de dire que les dispositions libérales et pluralistes de la nouvelle Constitution de 2011 n'ont pas été mises en œuvre.
Cependant, on s'attendait à cette lenteur et à une accumulation d'impasses. Personne n'avait jamais envisagé, par exemple, que l'égalité entre les hommes et les femmes, proclamée par ladite Constitution, aboutirait à une discussion orientée vers l'adoption d'une loi abrogeant leur inégalité devant l'héritage. Il était clair que ce n'était qu'un "reminder" dépourvu d'agenda. Ce qui se passe depuis quelques mois, en revanche, est plus préoccupant, parce qu'il y avait quelques bonnes raisons de penser que ça ne devait pas arriver.

Dans le Rif, une répression hors des cadres de la démocratie

Il y a eu, tout d'abord, la répression du Hirak, le mouvement de protestation dans le Rif découlant directement de l'inefficacité et, pire encore, de l'ineffectivité avérée et persistante des politiques publiques destinées à développer la région. Il n'est pas question, ici, de revenir sur l'étiologie de ce mouvement social ni de se prononcer sur la pertinence et la perspicacité de toutes les actions entreprises. On se bornera à constater que le Hirak, comme ses personnalités et plus largement ses acteurs, ont été traités comme les membres d'une conspiration portant atteinte à la sécurité de l'Etat. Le leader du mouvement a été condamné à 20 ans de prison. Il risquait la peine de mort (précisons qu'elle n'est plus en usage au Maroc bien que non abolie).
Le constat est simple : lorsqu'une protestation légitime des citoyens est traitée comme une sédition, même si elle s'accompagne d'une certaine "casse", on se situe hors des cadres de la démocratie, laquelle ne réside pas, et de loin, dans la seule application du droit (ce qui peut être l'attribut de toutes sortes de régimes) mais dans l'impérieuse nécessité du dialogue.

 https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/point-de-vue-repression...
Le contraste avec le traitement du Mouvement du 20 février, au moment de ce que l'on s'est plu à nommer "le Printemps arabe", est frappant. La stratégie des gouvernants avait alors été d'éviter la répression désordonnée et obtuse et de promouvoir le changement, même s'il s'agissait d'une variation sur la célèbre formule de Lampedusa selon laquelle "il faut que tout change pour que tout reste comme c'est" (dans le cas du Maroc, ce fut plutôt : "Il faut que tout change pour que tout ne change pas trop vite"). L'attitude face au Hirak illustrait, au contraire, un raidissement des gouvernants ou une montée de l'influence des gouvernants adepte du raidissement. Ce n'était pas bon signe.

Le rétablissement du service militaire, mauvaise réponse à un vrai problème

Durant l'été est arrivée la nouvelle du rétablissement du service militaire obligatoire. Celui-ci a été annoncé dans un contexte de focalisation des politiques publiques sur la jeunesse et son éducation, qui ont, elles aussi, assez largement échoué. L'armée apporterait une formation et des valeurs à des jeunes qui n'en auraient pas.
En général, la plupart des militaires professionnels sont d'accord pour considérer que ce n'est pas leur métier ; leur métier, réside dans la défense active du pays, généralement par la projection ponctuelle, sur des théâtres d'opération extérieurs, de combattants (de préférence) expérimentés. Il en découle que tout ce qu'une armée peut offrir à la jeunesse de son pays, c'est de la discipline et les valeurs rugueuses qui lui sont liées.
S'agissant du Maroc, et après la répression du Hirak, on ne pouvait trouver de message plus négatif à donner à cette jeunesse : la contrainte par corps pour compenser l'échec des politiques la concernant.
L'annonce elle-même a témoigné d'un rare amateurisme du point de vue de la communication politique ou d'un profond dédain vis-à-vis de l'opinion publique. Un projet d'une telle portée sociétale peut-il être annoncé et adopté par un gouvernement sans la moindre concertation avec la société civile, sans le moindre débat public préalable, sans la moindre discussion ? Au-delà de la déception démocratique qu'une telle attitude provoque, se pose la question de la faisabilité de la chose et donc de la précipitation de l'annonce.
Le Maroc, on le sait, compte une importante communauté résidant à l'étranger, en grande partie composée de binationaux. Tous les jeunes gens appartenant à cette communauté devront-ils interrompre leur vie dans leurs pays de résidence pour aller faire leur service militaire au Maroc, y compris ceux qui n'en parlent que pas ou mal la langue ? Devront-ils, sinon, renoncer à s'y rendre tant qu'ils n'auront pas dépassé 40 ans, âge à partir duquel ils ne seront plus soumis à cette obligation ? On imagine ce que représenterait pour le Maroc une telle coupure avec une partie de sa diaspora. Des listes d'exemptions complètes ou temporaires ont, cependant, fini par circuler : il y aurait les Marocains résidant à l'étranger, les binationaux, les enfants uniques, les mariés, les étudiants, les titulaires d'un emploi… Sans doute, faudra-t-il attendre la rédaction et le vote de la loi pour savoir ce qui sera retenu.
Toutefois, le gouvernement semble pris entre deux positions également dommageables : soit il met en œuvre l'essentiel des exemptions évoquées et le service militaire apparaît bel et bien comme une servitude inégalitaire imposée aux catégories déscolarisées et sans emplois, considérées comme potentiellement dangereuses ; soit il adopte une conception égalitaire et celle-ci devra alors inclure les Marocains résidant à l'étranger, les étudiants, les titulaires d'un emploi, ce qui créera vraisemblablement un large mécontentement parmi les groupes sociaux qui estiment devoir en être exemptés. Dans les deux cas, il n'en sortira pas indemne et personne n'en tirera aucun gain.

Le retour de la traque aux migrants

Le mois d'août a également été marqué par le retour de la traque aux migrants subsahariens. Alors que le Maroc s'était, non sans panache, engagé en 2013 dans une politique volontariste de régularisation de ces derniers, avec une deuxième vague de régularisation lancée en 2016, cette reprise soutenue de la traque et des déplacements forcés vers le sud du pays, voire des expulsions sommaires, semble indiquer, sinon un pur et simple revirement dans la politique suivie depuis cinq ans, du moins un coup d'arrêt à celle-ci.
Ainsi qu'en ont témoigné de nombreuses victimes et des acteurs associatifs bien informés, ces opérations ont été menées avec brutalité et n'ont pas toujours pris la peine de distinguer entre les migrants régularisés et ceux qui ne l'étaient pas, entre les migrants et les réfugiés, c'est-à-dire des personnes immatriculées par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies et donc protégées par le droit international. La rétention des personnes à déplacer, notamment à Tanger, a eu lieu et continue sans doute à avoir lieu dans des conditions dégradantes d'entassement et de maltraitance.
Le prétexte de lutter "contre les réseaux de trafic humain" ne change rien au fait que c'est une population particulièrement vulnérable qui s'est trouvée à nouveau maltraitée et stigmatisée ; du reste, c'est bien cette population que l'on entend contrôler et non lesdits réseaux, puisque le but poursuivi – en premier lieu par l'Europe qui fait pression sur le Maroc – est tout simplement d'empêcher les Africains de traverser la Méditerranée, que ce soit par eux-mêmes ou avec l'aide d'autrui. 
Cette attitude des autorités marocaines apparaît en flagrante contradiction, non seulement avec les principes humanistes avancés pour faire valoir la nouvelle politique migratoire du pays, mais aussi avec sa politique africaine, qui s'était notamment prévalu de l'accueil fraternel fait aux habitants du continent.
En témoigne le discours du roi tenu à Addis-Abeba, le 31 janvier 2017, alors que le Maroc (ré)intégrait l'Union africaine. De fait, l'attitude actuelle des autorités marocaines, brutale, indécente et indiscriminée, ne peut manquer d'avoir des répercussions sur la perception du pays par ses voisins du Sud. Comme il est impensable, par son ampleur et sa durée, que cette traque soit un simple et accidentel emballement de l'appareil sécuritaire, une question de fond se pose : pourquoi le Maroc est-il prêt à risquer de mettre à mal son image, sa diplomatie et ses intérêts en Afrique ? Peut-être est-ce une réaction au piétinement du processus d'adhésion à la Cedeao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest ; peut-être aussi une partie des acteurs influents de la gouvernance du pays est-elle en train de parvenir à faire prévaloir l'idée que le partenariat avec l'Europe passe avant la poursuite d'un destin africain. Dans ce cas, participer au gardiennage des frontières européennes d'outre-Méditerranée est incontestablement plus important que se préoccuper du sort et des souffrances des migrants subsahariens.

Ce gardiennage renforcé des frontières européennes a provoqué, le 25 septembre dernier, la mort d'une jeune marocaine qui tentait de rejoindre l'Espagne, avec un groupe de compatriotes, sur une petite embarcation. Les garde-côtes de la Marine royale ont ouvert le feu sur celle-ci. Trois autres personnes ont été blessées. Les autorités ont déclaré qu'il s'agissait de stopper l'embarcation et que les garde-côtes ignoraient la présence de passagers à son bord. Sans épiloguer sur ce qu'il y a de douteux dans cette explication – comment les garde-côtes pouvaient-ils ne pas envisager qu'il y ait des passagers dans un lieu où ils sont habitués à patrouiller, précisément pour intercepter les migrants ? – on évoquera seulement l'aspect le plus déconcertant et le plus révélateur de ce drame : le silence officiel qui l'a suivi. Le chef du gouvernement et les ministres, les hauts gouvernants du pays n'ont pas éprouvé le besoin d'exprimer ne serait-ce que leur compassion.
Pour bien comprendre ce que cette attitude a, tout à la fois, d'étonnant et de révélateur, il suffit d'imaginer ce qui se serait passé en France si un corps militarisé, dans une opération de police, avait blessé mortellement une étudiante de 20 ans tentant de franchir une limite interdite sans constituer une menace pour personne. Même les pires des partisans de l'ordre auraient éprouvé le besoin de dire quelque chose de vaguement humain. Le ministre de l'Intérieur aurait parlé, le ministre des Armées aurait parlé, le Premier ministre aurait parlé et probablement aussi le chef de l’État. Ils auraient parlé par réelle compassion, sans doute, par calcul politique, certainement, ou tout simplement par obligation, par devoir en un mot. Pourquoi ? Parce qu'ils se seraient sentis, parce qu'ils se sentent tenus par l'opinion, y compris par l'opinion minoritaire, de leurs concitoyens. 
Il est clair qu'au Maroc, sur certains sujets, les gouvernants ne se sentent pas tenus par l'opinion ou ne croient tout simplement pas qu'il existe un devoir politique de parler.
Sans doute les excès de parole, de propos et de commentaires rendent-ils le débat démocratique parfois inaudible et insupportable, mais, à tout prendre, cela vaut mieux, bien mieux que le silence.

Les symptômes d'un raidissement des autorités

Dans un récent article, un éditorialiste marocain, Zouhair Yata, posait la question : "Le Maroc va mal, mais que faire ?". Diffusé sur Facebook, son éditorial a recueilli de nombreux commentaires, positifs aussi bien que négatifs. Les commentaires négatifs prenaient l'éditorialiste à partie, affirmant que le Maroc était bel et bien en marche vers un avenir digne de lui.
Sans doute le Maroc a-t-il accompli plusieurs étapes considérables depuis une trentaine d'années et sans doute a-t-il le potentiel et la volonté d'aller plus loin. Il n'en demeure pas moins que, pour le moment, il est à l'arrêt. Les grands discours qui soutenaient les petits pas sont pris à revers par un subit raidissement des autorités. Dans cette immobilité crispée, tout ce qui ne va pas dans la machinerie qui faisait avancer le pays devient cruellement visible, et notamment la persistance d'une culture politique et d'une pratique gouvernementale foncièrement illibérales et non démocratiques.


samedi 3 novembre 2018

Sommet mondial des défenseurs des droits de l'homme . A quoi sert l'ONU ?



Les 29, 30, 31 octobre 2018 à Paris j’ai participé au Sommet mondial des défenseurs des droits de l'homme . J’ai été choisi pour faire partie de la délégation de 150 défenseurs des droits venant de 105 pays
Qui sont les défenseurs des droits de l’homme ?
https://www.ohchr.org/…/I…/SRHRDefenders/Pages/Defender.aspx

OBJECTIFS DU SOMMET :
• Faire le point après la Déclaration qui avait été adoptée en 1998.
La Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme
https://www.ohchr.org/…/srhrdefenders/pages/declaration.aspx
• Echanger sur les stratégies de protection,
• réorganiser le travail pour faire avancer les droits humains auprès des gouvernements, des entreprises et des populations, alors que les Etats se replient sur eux-mêmes(Plan d’actions)
• Réfléchir sur les modèles économiques et solutions de financement pour les ONG
Une expérience enrichissante. Elle m’a ouvert les yeux sur un monde dont j’entendais parler mais que je ne connaissais pas matériellement. J’ai pu écouter les sommités internationales et défenseurs des droits humains telles que Hina Jilani, Kumi Naidoo Secrétaire général d’AI et plusieurs personnalités, acteurs majeurs dans le domaine, représentants de grandes organisations de défense des droits à l’échelle mondiale, experts, et représentants de certains États (Suisse, Allemagne,..) et bien sûr les militants/Défenseurs des droits humains de par le monde 

Quelques enseignements que j’ai tiré de ma participation à ce sommet :
1. La région MENA (Middle East & North Africa) est très en retard, moins organisée, moins structurée, moins représentée. Ne parlons pas de berbères !!! Pour l’anecdote on était 2, Abane MEZIANE(Kabylie) et moi-même.
2. Les défenseurs des droits humains présents sur place fonctionnent sur la base de blocs géopolitiques. Asiatiques, latino-américains, l’Afrique… du Nord est toujours rattachée au Moyen Orient, sans aucune pertinence, alors que nous avons des enjeux différents et nous n'avons pas la même priorité.
3. Le poids du monde anglophone/Anglo-saxon ( Afrique, Asie, Europe, M.O. Les Amériques) est supérieur à celui du monde francophone. La différence et l'hégémonie de la culture anglo-saxonne sont frappantes. L’anglais est incontournable dans la communication dans les organisations internationales ( un blocage pour les non anglophones). L’usage de l’anglais est due à la participation massive des ONG’s venant du monde anglophone/ anglo-saxon. Ceci dit, les anglophones sont plus actifs , très présents , et largement à l’avant-garde !
4. Les militants LGBTQ+ sont fortement présents, visibles et surreprésentés. J'ai pu observer qu'ils ont un savoir-faire lorsqu'il s agit de valoriser leurs actions aux yeux du monde et ont un réseau énorme !
Quand je compare, je trouve que nos schémas, notre culture de travail et nos modes de fonctionnement sont caduques. Nous sommes vraiment très à la traine.

Le MAROC , un tabou
J’ai pu évoquer avec nombre d‘acteurs sur place et à deux reprises avec Michel Forst, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l'homme la situation des droits de l’homme au Maroc et dans le RIF en particulier, en mettant l’accent sur le caractère arbitraire et injuste les incarcérations, des condamnations politiques infligées aux militants du mouvement rifain.

Le lundi 29 octobre, en aparté, tout ce qu’il a trouvé pour me répondre est qu’il est au courant et qu’il va faire qqch . Quand j’ai demandé pour quand ? Il m’a répondu que ce sera pour bientôt… ! En fait , je l’ai gêné avec ma question il n’avait aucune réponse à m’apporter, sinon le silence habituel, le makhzen veille au grain. Au Maroc, tout va bien !
Le même jour, lors d’une session plénière sur « La protection des défenseurs des droits humains » J’ai adressé à nouveau à Michel Forst une question sur le rôle de l’ONU dans la protection des défenseurs des droits humains. Si l’ONU est incapable de faire appliquer la charte universelle des droits de l’homme par plusieurs Etats connus pour violer systématiquement cette charte, comment compte-elle protéger les défenseur des droits humains ? Comment compte-elle mettre fin à l’impunité de ces États et les lobbys qui les protègent tel que le Maroc, j’ai signalé que l’Arabie saoudite et le Venezuela ne sont pas les seuls à violer les droits humains !
Dans ses réponses aux questions qui lui ont été adressées dans la salle, à nouveau Michel Forst a tout simplement esquivé ma question, exprimant ainsi une gêne patente, comme s’il avait une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

L’État coupe les vivres au Genepi et ferme les portes des prisons



Photo : Philippe Lopez/AFP
Photo : Philippe Lopez/AFP

Ils n’ont pas honte !

 L’État coupe les vivres au Genepi*et ferme les portes des prisons

Mercredi, 31 Octobre, 2018, par Marion d'Allard
Mieux vaut que ce qui se passe en prison reste en prison. Le ministère de la Justice a tranché et les portes des « lieux d’enfermement » resteront désormais fermées aux 900 bénévoles du Genepi. Une décision « brutale et unilatérale », dénonce l’association étudiante qui depuis quarante-deux ans intervient auprès des détenus dans le cadre d’ateliers éducatifs et culturels. 
L’affaire remonte à septembre dernier, quand la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a décidé de mettre un terme à ce partenariat. Une décision confirmée en début de semaine par la chancellerie. En cause, la prise de position « de certains groupes locaux du Genepi pour dénoncer les conditions de vie indignes des personnes incarcérées auxquelles ses bénévoles ont été confrontés », explique l’association qui revendique non seulement son indépendance mais surtout « la liberté de parole de ses membres et leur droit de témoignage, tel qu’inscrit dans ses statuts ». En rompant la convention de partenariat et en amputant l’association des quelque 50 000 euros annuels de subvention, l’État verse dans la « sanction politique », dénonce le Genepi, qui rappelle que « la surpopulation carcérale record et (le) durcissement des conditions de vie des personnes détenues ont valu à 37 prisons de France une condamnation par la justice française et/ou européenne ». Certes, la dénonciation est radicale… mais elle est assumée : « Nous mettons en lumière le nombre de suicides, ce qui est à chaque fois mal perçu même si on ne vise jamais les surveillants. On dénonce la prison mortifère, et c’est ça qui dérange », estime Eloïse Broc’h, porte-parole du Genepi, dans les colonnes de Libération. Côté ministère, on dénonce une « posture de dénigrement permanent », poursuit le quotidien. En somme, pour ne pas voir, ne laissons pas entrer les témoins.
Marion d’Allard
*Le Genepi est une association étudiante française œuvrant auprès des personnes incarcérées depuis 42 ans. Le 20 septembre 2018, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a mis fin de manière brutale à son partenariat avec le Genepi. Suite à cette décision, des bénévoles se sont déjà vus refuser l’accès à plusieurs établissements pénitentiaires dans toute la France. Le Genepi réclame le renouvellement de sa convention et réaffirme l’indépendance de l’association. 

Les Chroniques du Couchant, octobre 2018

 
Chronique mensuelle des évènements courants au Maroc, au Sahara Occidental, dans ces pays où le soleil se couche, mais pas les peuples, et sur les routes de l’exode.  
par solidmar05@gmail.com 

Les Sahraouis tiennent tête au colonisateur marocain depuis plus de 42 ans.
Après ces longues années d’occupation illégale, d’emprisonnements inhumains injustifiés, de pillage des belles richesses de son territoire,  de répression violente et d’impunité permettant toutes les atrocités, le peuple sahraoui refuse toujours de se soumettre au colonisateur et continue sa résistance pacifique.( https://lecourrier-dalgerie.com/lonu-et-lue-accablent-rabat-sur-ses...). Une situation d’arrogante occupation qui serait dénoncée unanimement par la presse de tous bords s’il s’agissait de Cuba, du Venezuela  ou d’un autre pays suspect. Mais la monarchie marocaine s'est acheté une bonne partie des potentiels défenseurs du Sahara Occidental à coups de belles demeures, de licences de pêche, d'énormes sommes d'argent, de séjours princiers et d’autres cadeaux prestigieux et bloque ainsi tous les plans de l’ONU qui tentent de résoudre le conflit entre le Maroc et son pays occupé. Il faut bien défendre ses intérêts ...…
https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/maroc-il-faut...
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 Les Rifains sont de la même trempe que les Sahraouis : Pas question de se soumettre, pas question de baisser les bras.
Nasser Zefzafi a fait partie du trio finaliste pour le prix Sakharov. Ce prix a été décerné au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, mais c’est pour le Hirak une vraie reconnaissance. « Le cinéaste ukrainien emprisonné Oleg Sentsov, le militant marocain incarcéré Nasser Zefzafi et un groupe d'ONG qui portent secours aux migrants en Méditerranée sont les trois finalistes du prix Sakharov 2018, a annoncé mardi le Parlement européen. » 
Le Maroc a cherché par tous les moyens à casser Nasser Zefzafi en le torturant et en l’humiliant. (https://www.humanite.fr/droits-de-lhomme-zefzafi-la-voix-du-rif...). Le roi a gracié quelques dizaines de membres du Hirak, mais n'a pas touché à la tête du mouvement qu'il continue à harceler. La leader Nawal Benaissa a été arrêtée quatre fois. Amnesty International prend sa défense : " Il faut mettre fin aux actes d’intimidation visant Nawal Benaissa".
Ainsi bâillonnée, mais internationalisée par Zefzafi à Strasbours et par Bouachrine  à Genève, trouvant toujours des nouvelles formes  de mobilisations audacieuses, la voix du Rif , celle des "fils de pauvres, des gens simples sortis dans la rue pour dire non à l'injustice" (NZ)  s'exporte en Europe. En France, c'est la Fédération des Comités de soutien au mouvement rifain, et en Espagne l'association socio-culturelle rifano-andalouse"Rifanda" qui coordonnent les luttes du Hirak qui continuera à faire parler de lui.
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Démocratie marocaine et démocratie européenne, des mots loin de la réalité
  Au Maroc, la mort atroce de Jamal Khashoggi ravive le souvenir de celle de Mehdi Ben Barka.

Deux prisonniers politiques, deux voix qui dérangeaient et qu'il fallait faire taire : https://www.nouvelobs.com/monde/afrique/20181023.OBS4363/au-maroc-la-mort-de-jamal-khashoggi... Un rassemblement annuel devant la brasserie Lipp marque l'anniversaire de la disparition de Mehdi Ben Barka depuis le 29 octobre 1965. L'ASDHOM appelle à une large participation à cette commémoraison.

  
Autre parallèle entre deux prisonniers politiques
  Mustapha Awad et Georges Ibrahim Abdallah, deux cas différents, mais tellement liés, l’un arrêté et incarcéré il y a plus de trois mois, l’autre arrêté et incarcéré il y a plus de trente ans. Mustapha a 36 ans, Georges en a presque le double. Par leur âge, ils symbolisent la résistance qui se transmet de génération en génération, chacun luttant à sa manière. Ce qui les unit, c’est la lutte pour la libération de la Palestine jusqu’à la victoire, et un ennemi commun : Israël, qui arrête, torture et tue.

 La liberté de la presse muselée et réprimée au Maroc  

 "L’ouverture qui a suivi l’émergence en 2011 du Mouvement du 20 février n’a pas duré bien longtemps. À nouveau les libertés sont rognées, les manifestants jetés en prison, "à tel point que certains militants en viennent à regretter les dernières années du règne d’Hassan II."( Orient XXI)
 L'écrivain et professeur Maati Monjib,  paie cher son combat  pour la liberté de la presse. Lire l'interview d'Ignace Dalle : https://orientxxi.info/magazine/maroc-ils-n-ont-qu-a-m-arreter-si-je-suis-coupable,2700

 
L’investigation, un journalisme à haut risque au Maroc

Son ami Hicham Mansouri s'est exilé en France pour pouvoir continuer son travail d'investigation.https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Linvestigation-journalisme...

 
Le 24/10/2018 devait avoir lieu , en 13ème audience, le procès de Maâti Monjib, Hicham Mansouri et 5 autres journalistes marocains. Il est reporté au mois de janvier.

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  Maroc des riches, Maroc des pauvres.

Pendant que des intellectuels, marocains et français affichent leur bonheur hilare d'être amis de Sa Majesté, même s'ils critiquent les autres pouvoirs autoritaires, mais jamais celui du Maroc...

2 mai 2016. Réception à l’Élysée. À droite de François Hollande, Tahar Ben Jelloun et Leila Slimani ; derrière, Rachid Benzine...et le clown-soutien de service  Jamal Debbouze avec le v de quelle victoire ?

... l'expropriation d'Aïn Sebaa continue
Destruction au bulldozer, encerclement policier, terreur des habitants, enfants déscolarisés, femmes terrorisées, vieux désespérés...

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Aïn Sebaa est un quartier industriel qu'habitaient des ouvrier, des paysans, des marins, des pêcheurs, des artisans, ...un quartier rasé par le lobby , la mafia de l' immobilier. Les bulldozers défoncent , la police et les forces de répression livrent une sale guerre à la population . C'est Casa comme Gaza qui demande secours et solidarité.(Souad G)

 En Belgique, une injustice digne d'un État totalitaire
Luk Vervaet est un ami. Depuis quelques années nous travaillons ensemble à la défense des prisonniers politiques au Maroc, nous avons donné une conférence à Rabat au local de l'AMDH, expliquant la continuité des incarcérations et de la torture au Maroc, par les exemples des prisonniers marocains parrainés par Solidarité Maroc 05, qui ont passé 25 ans dans les geôles royale, libérés l'année au cours de laquelle Ali Arrass, libraire belgo-marocain a été arrêté, lui aussi torturé en prisons marocaines d'où il n'a pas encore été libéré. Ensemble, nous avons également organisé des réunions à Grenoble, à Gap et à Bruxelles.
Luk Vervaet était enseignant en milieu carcéral. Il a perdu son emploi il y a neuf ans pour non conformité de ses idées avec celles de l'administration pénitentiaire. Ses idées de gauche,  sa volonté d'offrir aux prisonniers une chance de s'en sortir, et son inadmissible soutien au peuple palestinien, constitueraient un danger pour l’État belge . Ses amis ont organisé un rassemblement de soutien devant le palais de Justice lors de son procès en appel. Verdict le 6 décembre. https://bx1.be/bruxelles-ville/rassemblement-de-soutien-professeur-Luk-Vervaet
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Le Maroc et les migrants marocains
L'image fabriquée du "plus beau pays du monde" a perdu de son lustre depuis la fuite massive de Marocains hors de leur pays
Hayat, la jeune Marocaine tuée par la marine marocaine est devenue le nouvel emblème d’une jeunesse assassinée. Quelques jours après sa mort un nouveau tir de la marine marocaine a  fait un autre blessé parmi les migrants marocains qui tentaient d'atteindre le côtes espagnoles. Ces drames- et d'autres- sont évoqués dans l'article de Salah Elayoubi qui démarre comme un conte de fée mais qui ne tarde pas à dévoiler la dure réalité, mettant en parallèle la fuite de quelques jeunes migrants poussés par la misère, et celle de leur roi, poussé par sa  très royale paresse. https://salahelayoubi.wordpress.com/.../21/les-clandestins-et-le-roi
Mais Mohammed VI ne supporte pas que soient  divulgués les drames des migrants, surtout s'ils sont  marocains. Un jeune marocain est condamné à deux ans de prison ferme pour avoir protesté sur facebook contre la mort de Hayat, et un reporter, qui voulait dénoncer les déplacements forcés des migrants loin de la Méditerranée vers les régions désertiques du sud marocain, est expulsé du Maroc.
C'est pourquoi de plus en plus de Marocains, surtout des Rifains, veulent quitter leur pays qui n'offre que répression mais aucun avenir, ils fuient par dizaines vers l'Espagne, avec tous les risques que comporte une telle fuite... 4 jeunes d'Al Hoceima qui ont voulu quitter le Maroc sur deux jet-skis ont disparu et 20 jeunes hommes de Beni Chiker sont retrouvés morts, rejetés par la mer sur la plage de Charrana (Nador)
 Pendant ce temps le roi voyage et s'amuse et ne semble pas se soucier d'être le risée de ses sujets au Maroc comme à l'étranger. Voir le Billet de Charline Vanhœnacker, du 23/10/2018. https ://search.lilo.org/searchweb.php?q=Tragédie, qui explique comment le roi du Maroc vit sa crise de la cinquantaine !
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Exil, exode, accueil, rejet, répression...
Pourquoi tant de haine envers l'étranger, alors que, selon Bertrand Badie, « Le migrant est l’avenir du monde " ?  https://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Le-migrant-lavenir...

France : Le 8 octobre 2018, Le procès des 3+4 de Briançon
 
Sept militants italiens, suisses et français, choisis au hasard parmi les "militants délinquants solidaires" protestant contre la présence des Identitaires, seront jugés à Gap le 8 novembre pour avoir apporté leur soutien à des migrants. Ils risquent 10 ans de prison et une amende de 750 000€. Si vous êtes indignés signez la pétition !         https://www.lacimade.org/agir/nos-petitions/liberte-et-relaxe-pour-les-7-de-briancon
 
   Italie :  Riace, village des migrants
Ce village de Calabre se vidait par l'exode massif de ses habitants. Grâce à son maire et à une politique d'accueil intelligente et humaine, il est devenu un exemplaire lieu d'accueil des migrants et il a repris vie. Mais depuis que l'extrême droite est aux commandes de l'Italie, la suppression des subventions de l’État à la commune et l'arrestation du maire Mimmo Lucano ont mis fin à ce magnifique projet. https://www.humanite.fr/appel-international-pour-la-remise-en...
          
 Le 'Marie Ionio" 
Contre la  politique anti-migrants du gouvernement Salvini, la gauche italienne riposte en affrétant le navire le "Marie-Ionio" pour porter secours aux migrants le long des côtes de Libye. Des artistes organisent des soirées au profit des migrants pour aider financièrement cette opération de sauvetages. geopolis.francetvinfo.fr/italie-un-collectif-de-gauche-defie-le...

solidmar.blogspot.com/2018/10/les-chroniques-du-couchant-une.html