samedi 14 octobre 2017

Titres de Solidmar : moments forts de la semaine du 8 au 14/10/2017

Maroc : Trois ans de harcèlement à l’encontre de Maâti Monjib et de six défenseurs des droits humains



Ciblés par les autorités depuis 2014, sept défenseurs des droits humains marocains sont la cible de harcèlement judiciaire en raison de leurs activités en faveur de la liberté d’expression dans le pays. Le 11 octobre 2017, la justice marocaine a reporté pour la huitième fois consécutive leur procès. La prochaine audience aura lieu le 27 décembre 2017.
 
Maâti Monjib, Hicham Mansouri, Hisham Almiraat, Mohamed Essabr et Abdessamad Ait Aicha, sont poursuivis pour « atteinte à la sécurité de l’État » en raison de leurs activités de défense des droits humains menées au sein de l’Association marocaine des droits numériques (ADN), de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI), de l’Association marocaine pour l’éducation de la jeunesse (AMEJ) et du Centre Ibn Rochd d’études et de communication. Ils risquent entre un et cinq ans d’emprisonnement, sur la base de l’article 206 du Code pénal marocain [1]. Parmi ces défenseurs, certains sont notamment poursuivis pour avoir animé des formations portant sur l’utilisation de l’application « Story Maker » dispensées par le Centre Ibn Rochd et l’AMEJ – en partenariat avec l’ONG néerlandaise « Free Press Unlimited ».
Rachid Tarik et Maria Moukrim sont accusés d’avoir reçu un financement de l’étranger pour le compte de l’AMJI, sans en avoir notifié la réception au secrétariat général du gouvernement. Si les charges sont confirmées, ils risquent une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 dirhams (environ 1,000 euros), sur la base de l’article 8 de la Loi de 1958 réglementant le droit d’association. Ces deux défenseurs sont visés en leur qualité de président et d’ancienne présidente respectivement de l’AMJI.
 
Fabriquées de toutes pièces, les charges pesant contre les sept défenseurs visent à les faire taire et discréditer leur combat en faveur de la promotion de la liberté d’expression et d’information, y compris à travers l’application « Story Maker » [2].
Les sept défenseurs visés par ce procès sont tous affiliés à des organisations ayant cherché à encourager cette forme de journalisme citoyen et qui pour certaines d’entre elles sont aujourd’hui la cible de restriction à leur liberté d’association en représailles :

vendredi 13 octobre 2017

P. Baudouin: “Les pratiques du régime de Mohammed VI ressemblent à celles de Ben Ali"

Ancien secrétaire général puis président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Maître Patrick Baudouin est un fin connaisseur de la situation des droits Humains au Maghreb mais aussi en Afrique. Dans cet entretien, il nous livre sa vision de l’état des lieux des libertés au Maroc ainsi que le bilan de Mohammed VI en la matière.


  • Maître Patrick Baudouin
    Maître Patrick Baudouin
     
     Ancien secrétaire général puis président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), est un fin connaisseur de la situation des droits Humains au Maghreb mais aussi en Afrique.
    Passionné des luttes contre la répression et pour la liberté, il a été l’un des plus jeunes membres du comité central de la ligue française pendant les années 70.
    Dans cet entretien, l’actuel président d'honneur de la FIDH, nous livre sa vision de l’état des lieux des libertés au Maroc ainsi que le bilan de Mohammed VI en la matière.

    - Quel regard portez-vous sur la situation actuelle des droits Humains au Maroc?
    Elle est malheureusement préoccupante. S’il existe un certain nombre d'avancées, notamment dans le domaine de la société, force est de constater, que pour tout ce qui est droit et libertés fondamentales, on reste au statu-quo. Ces libertés, qui constituent le socle et le fondement des démocraties, continuent à être bafouées au Maroc. C’est en particulier le cas de la liberté d’expression et la liberté de presse. C’est la liberté d’opposition finalement qui est touchée. Dès qu'on manifeste une opposition virulente au pouvoir et - il faut bien le dire - au Palais royal, on devient vite suspect et susceptible de poursuites.

     - En quoi cela se manifeste-t-il?
    Le corollaire de l’atteinte à ces libertés fondamentales est la poursuite judiciaire de personnes qui ne sont coupables de rien d’autre que de ne pas être d’accord avec le pouvoir. On se retrouve devant des situations assez absurdes qui conduisent à des condamnations, à des privations de sortie du territoire ou à des postes qu’on ne peut plus conserver. C’est des brimades qu’on a connues avec le régime de Ben Ali en Tunisie. Même si les deux régimes sont différents, il existe des points de similitudes. Les méthodes utilisées pour réprimer les voix critiques se ressemblent.
     Il faut aussi mentionner que des pratiques policières, comme les mauvais traitements et la torture, n’ont pas été éradiqués et ce contrairement aux promesses qui avaient pu être réalisées. On voit des condamnations très lourdes, avec les droits de la défense qui ne sont pas toujours respectés. C’est le cas par exemple des affaires qui concernent des islamistes ou des sympathisants du Polisario. C’est un tableau assez sombre et préoccupant.

    - Si on prend le régime dans la continuité du règne d’Hassan II, est-ce que cette régression vous surprend?
    Non, elle ne me surprend pas. Je crois que c’est la nature du régime. Les sujets tabous persistent sous la protection absolue du pouvoir monarchique. On ne peut toujours pas critiquer le roi, l’armée ou la politique suivie au Sahara Occidental. Tant qu’on reste sur ce registre, il y aura inévitablement des dérives commises par le pouvoir. Je ne dirais pas que la situation au Maroc d’aujourd’hui est équivalente à celle des années les plus noires [années de plomb, Ndlr.] du règne d’Hassan II, mais il y a des survivances de toutes les dérives qui ont caractérisé le règne de ce dernier.

     - La diffamation est l'une des techniques de répression utilisée. Vous avez porté plainte, au nom de l’historien Maâti Monjib, contre le journal « Le360.ma »...
    Maâti Monjib a fait l’objet de propos parfaitement diffamatoires tenus dans cet organe, que je qualifierais de caniveau. Tout le monde sait qu’il reproduit la volonté du pouvoir de dénigrement d’un certain nombre d’opposants. Il s’agit de les salir et de les discréditer avec des méthodes inacceptables. C’est exactement ce que faisait le régime de Ben Ali: l’art d’essayer de discréditer les voix critiques via des campagnes diffamatoires. Le pouvoir marocain pratique aujourd’hui la même recette. On prête, par exemple, à M. Monjib des malversations pour essayer d’en faire quelqu’un qui serait corrompu. On l’accuse d’autres choses absurdes et infondées. On salit gratuitement. C’est la raison pour laquelle on a déposé plainte pour diffamation.

    - Et pourquoi en France?
    Nous savons très bien qu’une telle plainte déposée au Maroc n’aurait aucune chance d’aboutir. C’est une vérité incontestable, hélas. Nous avons saisi la justice française car Le360 diffuse depuis le territoire français, ce qui donnait compétence à la justice française. Cette compétence a d’ailleurs été reconnue. Mais il fallait se battre car la juge d’instruction désignée s’estimait, dans un premier temps, incompétente. Or elle a dû reconnaître sa compétence après une décision de la chambre d’instruction, devant laquelle nous avons fait appel. Elle a délivré, pendant le cours d’instruction, “une commission rogatoire” afin d’entendre les organes dirigeants et l’auteur des articles incriminés. Elle s’est alors heurtée à un refus de la part de ces présumés responsables de la diffamation. C’est pourquoi elle a considéré in-fine qu’elle ne pouvait pas aller plus loin dans ses investigations au Maroc.

    - Pensez-vous que la procédure va aboutir?
    Malheureusement, on touche à un autre scandale qui est aussi la compromission des autorités françaises avec ses homologues au Maroc. Il s’agit de la convention d’entraide judiciaire entre les deux pays qui permet à chaque côté de poursuivre ses ressortissants dès lors que la compétence territoriale est avérée. Sur demandes pressantes des autorités marocaines, qui avaient suspendu toute coopération judiciaire et policière il y a quelques années, la France se dessaisit dès lors que les autorités marocaines revendiquent la possibilité de poursuivre elle-même un ressortissant marocain qui serait susceptible de condamnation en France. Évidemment cela n’a qu’un seul objet: assurer l’impunité aux responsables marocains ayant commis des actes incriminés. C’était le cas des poursuites prévues contre M. Abdellatif Hammouchi [Directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire], accusé de torture par le boxeur et champion du monde Zakaria Moumni.
      - Propos recueillis par: Hicham Mansouri


    Un ancien consul américain à Casablanca s’inquiète des « limites de la démocratisation » du Maroc -

    Un ancien consul américain à Casablanca s’inquiète des « limites de la démocratisation » du Maroc
    « Les événements d‘Al Hoceima soulignent les limites des progrès en matière de libertés civiles et de droits de l’Homme et la déception des défenseurs des droits de l’Homme après un premier optimisme dans la capacité de Mohammed VI à apporter des changements positifs »

    Par Kenza Filali 11/10/2017
    « Le roi demeure le véritable centre du pouvoir conseillé par les mêmes proches qu’il a depuis son accession au pouvoir tandis que Benkirane est apparu (…) inefficace », écrit dans une tribune de l’Atlantic Council, Nabeel Khoury, senior fellow au Centre Rafik Hariri pour le Moyen-Orient. Cet ancien diplomate américain a servi deux fois au Maroc : il a été attaché de presse à l’ambassade des États-Unis à Rabat de 1994 à 1997 et consul général des États-Unis de 1998 à 2002.
    Sur le plan économique, le Maroc conserve un faible rang sur les indices du développement, de la corruption, de la démocratie et de l’emploi des jeunes, rappelle-t-il.
     Un ancien consul américain à Casablanca s’inquiète des « limites de la démocratisation » du Maroc -

    Il n'y aura pas de Sommet UA-UE à Abdidjan sans la RASD (ministre des AE)

    SPS 11/10/2017 - 18:09
    Alger, 11 oct 2017 (SPS) 

    La République arabe sahraouie démocratique (RASD) sera présente au Sommet Union africaine-Union européenne (UA-UE) prévu les 29 et 30 novembre prochain à Abidjan (Côte d’Ivoire), au même titre que tous les Etats membres de l'UA, sinon il n'y aura pas de Sommet entre l’UA et l’UE, a déclaré mercredi, à Alger, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek.

    "La RASD participera au prochain Sommet UA-UE, sur le même pied d'égalité avec l'ensemble des Etats membres de l'UA", a insisté M. Ould Salek dans une déclaration à l'APS en marge d'une conférence de presse qu'il a animée à Alger.
    "Actuellement le Maroc, avec la complicité de la France, est en train de tout faire pour bloquer la participation de la RASD à la réunion de partenariat entre l'UA et l'UE prévu prochainement dans la capitale ivoirienne, mais ce sera un autre échec qu'il va essuyer", a-t-il prévenu.
    Pour étayer ses propos, le ministre sahraoui, a cité l'échec des tentatives marocaines visant à écarter la délégation sahraouie lors du 4e Sommet UA-Monde arabe, tenu novembre 2016 à Malabo (Guinée équatoriale), du 29e Sommet de l'UA, en juillet à Addis Abeba, en Ethiopie", ou plus récemment encore lors le Sommet UA-Japon.
    Invité par la presse à commenter la récente déclaration du ministre des Affaires étrangères Français, Jean-Yves Le Drian, au sujet du prochain Sommet UA-UE, qui avait dit au cours d'une conférence de presse : " Nous voulons une solution de consensus et que seuls les Etats souverains participent à cette réunion de partenariat UA-UE", le chef de la diplomatie sahraouie a souligné que "le fait d'aller dans le sens de la confusion, que le Maroc veut créer, c'est justement montrer la complicité de la France".

    Hirak : Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul transférés à l’hôpital après 32 jours de grève de la faim


    11/10/2017 

    35 détenus mènent actuellement une grève de la faim à la prison d’Oukacha à Casablanca. Après 32 jours de jeûne en signe de protestation, la situation de santé de Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul s’est gravement détériorée.

    Plusieurs détenus parmi ceux qui mènent une grève de la faim ouverte se trouvent actuellement dans un état de santé critique. C’est le cas notamment de Rabie Al-ablak et Mohamed Jelloul, qui ont tous deux été transférés à l’hôpital.
    «Effectivement, mon frère et Rabie Al-Ablak ont été transférés hier soir à l’hôpital, après 32 jours de grève de la faim», a confirmé à Yabiladi Saïd Jelloul, le frère de Mohamed Jelloul. «Nous leur avons rendu visite mercredi dernier et avons constaté que l’état de santé des détenus en grève de la faim est très grave», a-t-il ajouté.

    Les détenus ne comptent pas suspendre la grève de la faim
    «J’ai demandé à mon frère de suspendre sa grève de la faim. Il a refusé. Pour lui, il faut une solution à leur situation pour qu’ils suspendent leur grève», a-t-il indiqué.
    Sur l’éventualité d’une négociation entre la direction de la prison et les détenus, Saïd Jelloul indique : «D’après ce que je sais, la direction de la prison n’a pas pris l’initiative de négocier avec eux la suspension de la grève. Au contraire, ils subissent des provocations, voire même des menaces de transfert vers des prisons au Sahara.»
    Contacté par Yabiladi, le frère de Rabie Al-Ablak déclare : «Je n’ai aucune information sûre sur le transfert de mon frère à l’hôpital.» Et d’ajouter : «Ce qui est certain, c’est que l’état de santé des détenus est très critique. Mon frère a perdu 19 kg.»

    Pour sa part, Mohamed Aghnaj, avocat au sein du Comité de défense des détenus du Hirak, a rendu visite aux détenus hier après-midi. «J’ai constaté que leur état de santé s’est fortement dégradé. Ils attendent les résultats des analyses médicales qui ont été réalisées hier», a-t-il écrit dans un post sur les réseaux sociaux.
    «Rabie Al-Ablaq nous a confirmé que Mohamed Jelloul a fait un malaise dans les escaliers de la prison, ce qui a nécessité l’intervention d’un médecin», a-t-il révélé. Avant de conclure : «Ils sont 35 à souffrir. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. J’invite toutes les personnes raisonnables dans ce pays à intervenir.»

    La direction de la prison infirme
    La direction de la prison a infirmé l’information selon laquelle Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul sont transférés à l’hôpital à cause de leur grève de la faim. La direction a ajouté dans un démenti que la situation de santé des deux personnes reste normale puisqu’ils sont sous un suivi médical, 24h/24 et 7j/7, de la part des médecins de l’établissement pénitentiaire. En ajoutant que le suivi est documenté par un dossier médical pour chacun d’entre eux.

    Youssef Dahmani
    Rida Ançari
    (Traduction)
    Journaliste Yabiladi.com
    Contacter l'auteur


    olitique   Publié Le 11/10/2017 à 15h20

    Hirak : Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul transférés à l’hôpital après 32 jours de grève de la faim

    35 détenus mènent actuellement une grève de la faim à la prison d’Oukacha à Casablanca. Après 32 jours de jeûne en signe de protestation, la situation de santé de Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul s’est gravement détériorée.
    Photo d'illustration. / DR
    Plusieurs détenus parmi ceux qui mènent une grève de la faim ouverte se trouvent actuellement dans un état de santé critique. C’est le cas notamment de Rabie Al-ablak et Mohamed Jelloul, qui ont tous deux été transférés à l’hôpital.
    «Effectivement, mon frère et Rabie Al-Ablak ont été transférés hier soir à l’hôpital, après 32 jours de grève de la faim», a confirmé à Yabiladi Saïd Jelloul, le frère de Mohamed Jelloul. «Nous leur avons rendu visite mercredi dernier et avons constaté que l’état de santé des détenus en grève de la faim est très grave», a-t-il ajouté.
    Les détenus ne comptent pas suspendre la grève de la faim
    «J’ai demandé à mon frère de suspendre sa grève de la faim. Il a refusé. Pour lui, il faut une solution à leur situation pour qu’ils suspendent leur grève», a-t-il indiqué.
    Sur l’éventualité d’une négociation entre la direction de la prison et les détenus, Saïd Jelloul indique : «D’après ce que je sais, la direction de la prison n’a pas pris l’initiative de négocier avec eux la suspension de la grève. Au contraire, ils subissent des provocations, voire même des menaces de transfert vers des prisons au Sahara.»
    Contacté par Yabiladi, le frère de Rabie Al-Ablak déclare : «Je n’ai aucune information sûre sur le transfert de mon frère à l’hôpital.» Et d’ajouter : «Ce qui est certain, c’est que l’état de santé des détenus est très critique. Mon frère a perdu 19 kg.»

    Pour sa part, Mohamed Aghnaj, avocat au sein du Comité de défense des détenus du Hirak, a rendu visite aux détenus hier après-midi. «J’ai constaté que leur état de santé s’est fortement dégradé. Ils attendent les résultats des analyses médicales qui ont été réalisées hier», a-t-il écrit dans un post sur les réseaux sociaux.
    «Rabie Al-Ablaq nous a confirmé que Mohamed Jelloul a fait un malaise dans les escaliers de la prison, ce qui a nécessité l’intervention d’un médecin», a-t-il révélé. Avant de conclure : «Ils sont 35 à souffrir. Ne nous pouvons pas rester les bras croisés. J’invite toutes les personnes raisonnables dans ce pays à intervenir.»
    La direction de la prison infirme
    La direction de la prison a infirmé l’information selon laquelle Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul sont transférés à l’hôpital à cause de leur grève de la faim. La direction a ajouté dans un démenti que la situation de santé des deux personnes reste normale puisqu’ils sont sous un suivi médical, 24h/24 et 7j/7, de la part des médecins de l’établissement pénitentiaire. En ajoutant que le suivi est documenté par un dossier médical pour chacun d’entre eux.


    ...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/58291/hirak-rabie-al-ablak-mohamed-jelloul.html
    olitique   Publié Le 11/10/2017 à 15h20

    Hirak : Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul transférés à l’hôpital après 32 jours de grève de la faim

    35 détenus mènent actuellement une grève de la faim à la prison d’Oukacha à Casablanca. Après 32 jours de jeûne en signe de protestation, la situation de santé de Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul s’est gravement détériorée.
    Photo d'illustration. / DR
    Plusieurs détenus parmi ceux qui mènent une grève de la faim ouverte se trouvent actuellement dans un état de santé critique. C’est le cas notamment de Rabie Al-ablak et Mohamed Jelloul, qui ont tous deux été transférés à l’hôpital.
    «Effectivement, mon frère et Rabie Al-Ablak ont été transférés hier soir à l’hôpital, après 32 jours de grève de la faim», a confirmé à Yabiladi Saïd Jelloul, le frère de Mohamed Jelloul. «Nous leur avons rendu visite mercredi dernier et avons constaté que l’état de santé des détenus en grève de la faim est très grave», a-t-il ajouté.
    Les détenus ne comptent pas suspendre la grève de la faim
    «J’ai demandé à mon frère de suspendre sa grève de la faim. Il a refusé. Pour lui, il faut une solution à leur situation pour qu’ils suspendent leur grève», a-t-il indiqué.
    Sur l’éventualité d’une négociation entre la direction de la prison et les détenus, Saïd Jelloul indique : «D’après ce que je sais, la direction de la prison n’a pas pris l’initiative de négocier avec eux la suspension de la grève. Au contraire, ils subissent des provocations, voire même des menaces de transfert vers des prisons au Sahara.»
    Contacté par Yabiladi, le frère de Rabie Al-Ablak déclare : «Je n’ai aucune information sûre sur le transfert de mon frère à l’hôpital.» Et d’ajouter : «Ce qui est certain, c’est que l’état de santé des détenus est très critique. Mon frère a perdu 19 kg.»

    Pour sa part, Mohamed Aghnaj, avocat au sein du Comité de défense des détenus du Hirak, a rendu visite aux détenus hier après-midi. «J’ai constaté que leur état de santé s’est fortement dégradé. Ils attendent les résultats des analyses médicales qui ont été réalisées hier», a-t-il écrit dans un post sur les réseaux sociaux.
    «Rabie Al-Ablaq nous a confirmé que Mohamed Jelloul a fait un malaise dans les escaliers de la prison, ce qui a nécessité l’intervention d’un médecin», a-t-il révélé. Avant de conclure : «Ils sont 35 à souffrir. Ne nous pouvons pas rester les bras croisés. J’invite toutes les personnes raisonnables dans ce pays à intervenir.»
    La direction de la prison infirme
    La direction de la prison a infirmé l’information selon laquelle Rabie Al-Ablak et Mohamed Jelloul sont transférés à l’hôpital à cause de leur grève de la faim. La direction a ajouté dans un démenti que la situation de santé des deux personnes reste normale puisqu’ils sont sous un suivi médical, 24h/24 et 7j/7, de la part des médecins de l’établissement pénitentiaire. En ajoutant que le suivi est documenté par un dossier médical pour chacun d’entre eux.


    ...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/58291/hirak-rabie-al-ablak-mohamed-jelloul.html

    Empoignade sur le Hirak à l'Europarlement

    12/10/2017
    Le colloque sur le "Hirak rifain" de l'eurodéputée française Marie-Christine Vergiat au Parlement européen à Bruxelles, le 9 octobre, a rapidement viré à la foire d'empoigne.

    Organisé avec des ONG marocaines (ASDHOM et CMODH) ainsi que le réseau néerlandais Rif Alert, l'événement, centré sur les violations des droits de l'homme dans la répression du mouvement secouant le Rif, a été "ambiancé" par Charles Saint-Prot, patron de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG) grand ami du Makhzen...
    Mais la modératrice Marie-Christine Vergiat ne s'est pas laissé prendre au piège et a rapidement - et fermement - invité ce Charlot dépêché par le Makhzen pour semer le trouble à quitter la salle.


    Le Maroc annonce plus 500% de zone agricole à Dakhla occupée...





    tomato-greenhouse_610.jpg

    ... précisément sur le territoire que la plus haute Cour de l'Union européenne considère « séparé et distinct » du Maroc.
    Imprimez cette page    
    Une nouvelle zone agricole de 5000 hectares - c'est ce que le ministre marocain de l'Agriculture Aziz Akhannouch a annoncé à Dakhla, fin septembre 2017. Akhannouch en a fait la déclaration lors de la deuxième édition du forum agricole international, organisé par la Chambre de Commerce Dakhla pour attirer les investisseurs.

    Selon le journal marocain L'Economiste, les terres destinées au projet ont déjà été identifiées. Deux types d'opérateurs peuvent postuler pour une parcelle, les producteurs industriels, notamment ceux qui se concentrent sur la production sous serre destinée à l'exportation, et les petits agriculteurs locaux.

    À l'heure actuelle, un peu moins de 1000 ha de terrain sont utilisés par l'agro-industrie à grande échelle près de la péninsule de Dakhla, conformément à l'objectif du Plan vert marocain, d'atteindre 1000 ha d'ici 2020.

    Les tomates et les melons sont les principales cultures dans la région, et les tomates cerises - entre 80 et 120 tonnes par hectare - prennent la part du lion de la production destinée à l'exportation. Aujourd'hui, quatre grands agro-exploitants cultivent les plantations de Dakhla : Rosaflor, Sofropel, Azura et Les Domaines - ce dernier appartient à la monarchie marocaine.

    Dakhla est situé dans le sud du territoire qui est traité par l'ONU comme la dernière question coloniale non résolue en Afrique et sous occupation partielle illégale du Maroc, un des principaux partenaires commerciaux de l'UE.

    jeudi 12 octobre 2017

    Ecrire aux détenus politiques est un élément indispensable à leur moral.

    Écrire aux détenus politiques est un élément indispensable à leur moral. C'est pour eux le seul lien avec le monde extérieur. Les courriers envoyés, lettres ou cartes postales, ont leurs poids : soutien moral, pressions sur les décideurs politiques... et éventuellement leur libération !
    De nombreux groupements de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont développé cette démarche
    Si vous souhaitez entretenir une correspondance avec l'un des détenus politiques rifains faites copie de votre courrier aux autorités marocaines. Vos courriers doivent impérativement comporter le nom, le prénom du détenu
    Liste de quelques-unes de ces prisons où sont incarcérés les détenus politiques du mouvement populaire dans le RIF

    - Prison Oukacha
    Casablanca 20250, Maroc
    Tél : +212 634-342249
    05 22 35 97 91
    Fax 05 22 35 97 92

    - Prison Locale Bourkayez
    Ras El Ma, Fès, Maroc

    - Prison Locale AlHoceima
    AL HOCEIMA Maroc
    05 39 98 20 43

    - Prison Locale Nador
    Centre Régional d'Investissement de Nador,
    Boulevard Ezzeraktouni, Nador 62000, Maroc
    +212 5366-06062

    Liste des prisonniers et leurs lieux d'incarcération
    https://www.facebook.com/oufkirr/posts/10213697550691038
    ---------
    Je relaie l’appel d’Amnesty International d’écrire massivement aux autorités marocaines, pour les interpeller sur les conditions de détention des prisonniers politiques rifains, mais aussi exiger purement et simplement la libération des prisonniers d'opinion injustement emprisonnés
    --------

    DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE AUX DESTINATAIRES CI-APRÈS, en arabe, en français, en anglais ou dans votre propre langue :

    >>Demandez aux autorités de mettre fin immédiatement à la détention à l’isolement prolongée de Nasser Zefzafi et d’Hamid El Mahdaoui ;
    >>Demandez-leur aussi de veiller à ce que les grévistes de la faim ne fassent l’objet d’aucunes représailles, et à ce qu’ils aient accès à des soins médicaux adéquats conformes à l’éthique médicale ;
    >>Demandez-leur enfin de libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues pour avoir exercé leur liberté d’expression et de réunion.

    APPELS À

    >>Directeur général de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion
    Mohamed Saleh Tamek
    Angle Avenue Arar et rue El-Jouz
    Hay El Riyad, Rabat,
    Maroc
    Fax : + 212 5 37 71 26 19
    Formule d’appel : Monsieur,

    >>Ministre de la Justice et des Libertés
    Mohammed Aujjar 

    Ministère de la Justice et des Libertés
    Place El Mamounia – BP 1015
    Rabat,
    Maroc
    Fax : + 212 5 37 72 13 737
    Courriel : contact@justice.gov.ma
    Twitter : @MincomMa
    Formule d’appel : Monsieur le Ministre,

    COPIES À

    >>Ministre d’État chargé des Droits de l’homme
    Mustapha Ramid
    Délégation interministérielle aux Droits de l’homme
    Avenue Ibn Sina et rue Oued El Makhazine,
    Agdal,
    Rabat
    Fax : +212 5 37 67 11 55
    Courriel : contact@didh.gov.ma
    Twitter : @didh_maroc

    Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Maroc dans votre pays de résidence

    >>Ambassade du Royaume du Maroc
    Chakib Benmoussa
    Tèl 01 45 20 69 35
    Email‎: ‎info@amb-maroc.fr
    5 Rue le Tasse, 75116 Paris

    >>Ambassade du Royaume du Maroc
    Boulevard Saint-Michel 29
    1040 Bruxelles
    Email : sifamabruxe@skynet.be
    Fax 02.734.64.68

    La liberté d'expression en procès à Rabat


    9 OCT. 2017 PAR PAUL ALLIÈS BLOG : UNE AUTRE REPUBLIQUE EST POSSIBLE

    La 9° audience d'un procès sans fin va se tenir à Rabat ce mercredi. C'est la liberté d'expression mais aussi tout un travail de formation au journalisme citoyen qui est en cause, celui des sept accusés, autour de Maâti Monjib. Dans le contexte ouvert par le mouvement social dans le Rif, on veut les réduire au silence. Des observateurs étrangers seront présents lors de cette audience.
    Voici le texte de l'appel à une conférence de presse organisé ce mercredi 11 octobre par le "Comité de soutien à Monjib et ses coaccusés":

    Rabat, le 11 octobre 2017
    C’est dans un contexte de guerre contre les droits de l’Homme, marqué par une répression sans précédent contre le mouvement contestataire du Rif (Hirak du Rif) ayant entraîné l’arrestation et l’emprisonnement de centaines de jeunes activistes et de journalistes-citoyens, via des « procès fabriqués » que le « Comité de soutien de Monjib et ses co-accusés », organise mercredi 11 octobre 2017 au siège de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), une conférence de presse. Cette rencontre avec les journalistes vise à informer les opinions publiques nationale et internationale sur les vraies raisons politiques de ce procès, qui s’ouvre devant le Tribunal de première instance de Rabat. 
     Le comité souhaite aussi dénoncer l’acharnement judiciaire dont sont victimes les 7 accusés, puisque ce jour-là correspond à la 9e audience de ce procès.
    Parmi les personnes appelées à se présenter devant le juge et qui sont réellement poursuivies pour leurs activités de défense des droits de l’homme, cinq sont accusés d’atteinte à la sécurité de l’Etat pour avoir organisé des formations sur Story Maker, une application en logiciel libre téléchargeable sur internet. Ces personnes risquent cinq ans de prison.
    Ces ateliers de formation, ont été organisés dans le cadre d’un programme de promotion du journalisme citoyen au Maroc et initiées par le Centre Ibn Rochd et l’Association marocaine d’Education de la Jeunesse (AMEJ), en partenariat avec l’ONG néerlandaise Free Press Unlimited.
    Il s’agit de Maâti Monjib, (historien, journaliste, président de l’association Freedom Now pour la liberté d’expression au Maroc et ex-président du Centre Ibn Rochd d’Etudes et de Communication), Hisham Almiraat (son vrai nom Hicham Khribchi, médecin, ancien directeur de Global Voices Advocacy, fondateur et ex-président de l’Association des Droits numériques-ADN), Hicham Mansouri (chargé de projet à l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation-AMJI), Mohamed Sber, président de l’AMEJ et Abdessamad Aït Aïcha (ex- coordinateur du projet de formation du Centre Ibn Rochd, journaliste et membre de l’AMJI).
     
    Lire la suite : https://blogs.mediapart.fr/…/la-liberte-dexpression-en-proc…

    Procès reporté au 27/12/2017

    Parlement européen: le Maroc accusé de "violations graves" des droits de l'homme dans le Rif



    10/2010 Octobre 2017 (APS)

    BRUXELLES- Des associations marocaines de défense des droits de l'homme ont épinglé, lundi au siège du Parlement européen à Bruxelles, les autorités marocaines sur la répression du mouvement de contestation populaire et pacifique dans la région du Rif, les accusant de "violations graves " des droits de l'homme.
    Selon les représentants de ces associations, qui s'exprimaient lors d'un colloque sur le mouvement de protestations et de revendications (Hirak) du Rif au Parlement européen, le recours excessif à la force contre ce mouvement de protestation pacifique qui a exprimé des doléances "justes et légitimes" a abouti à des "violations graves des droits de l'homme".
    Le président de l'Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Said Fawzi a dénoncé, à ce titre, l'utilisation excessive de la violence, les arrestations arbitraires et les poursuites judiciaires, la torture et les traitements cruels, inhumains et dégradants subis par les manifestants de la part des policiers, s'insurgeant contre "la militarisation accrue de la région".

    Maroc : Yassine Mansouri, directeur général de la DGED, dans le collimateur des européens



    Le roi Mohammed VI n’a ni la volonté ni la santé pour travailler. Cela n’a jamais été pas un scoop, c’est une vérité qui a été dénoncée par le journaliste Ali Anouzla, un des rares journalistes courageux qui osent s’attaquer au roi pour rappeler que ses congés sont payés par le contribuable et le budget de la monarchie est indiscutable, ce « qui met la monarchie à l’abri de tout contrôle ou reddition de comptes ».
    Depuis lors, Mohammed VI est obligé de faire semblant de participer à la chose publique pour justifier son titre de roi qui règne et gouverne, chef d’Etat et de l’Etat-Major des armées, il préside également le Conseil suprême de la magistrature et le Conseil des ministres, sans oublier la commanderie des croyants.
    « Celui qui s’octroie délibérément autant de pouvoirs et de responsabilités devrait également s’appliquer le principe de la reddition des comptes pour l’exercice de ses fonctions et accepter de dévoiler un minimum de sa vie privée : bulletins de santé, périodes de congés, voyages officiels ou privés – voire même son emploi du temps quotidien, comme il est de coutume à la Maison-Blanche ou à l’Elysée. Un problème politique et moral », a écrit Anouzla dans un article qui lui a soulevé de nombreux problèmes.
    Sa plus grande erreur était de laisser le pays dans les mains de ses amis d’enfance : Fouad Ali El Himma (conseiller royal), Yassine Mansouri (directeur général de la DGED) et Mounir Majidi, les trois personnages visés par les manifestations du Printemps Marocain en 2011 qui demandaient leur démission. Mais Mohammed VI n’est pas prêt à se débarrasser d’eux et il leur a donné feu vert dans l’action. Jeunes, sans expérience, ces trois personnages ont manipulé le roi au point de donner son accord à des opérations terroristes visant à imposer le Maroc comme partenaire incontournable dans la lutte antiterroriste et gagner ainsi le soutien des européens dans la question du Sahara Occidental.