2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

jeudi 6 février 2020

Relations sexuelles hors mariage, les Marocains disent niet

Société

Enquête L’Economiste-Sunergia:

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5691 Le 05/02/2020 | Partager
88% des répondants y sont opposés
Pas de différence notoire entre les tranches d’âge, les catégories sociales ou les régions
Une attitude ambiguë, selon Chakib Guessous
Voici une enquête qui va certainement refroidir tous les militants pour les libertés individuelles et particulièrement les défenseurs de la dépénalisation des relations sexuelles entre adultes consentants.  A la question «Pensez-vous que deux adultes consentants ont le droit d'avoir des relations “sexuelles” hors mariage?» l’enquête L’Economiste-Sunergia  apporte une réponse sans équivoque.
C’est un non pour 88% des répondants. Parmi ce groupe, 9% avancent  un argumentaire religieux (haram) et 79% disent ne pas être d’accord dans l’absolu. Si on rajoute une petite partie qui ne se prononce pas (4%), seuls quelque 9%  des Marocains affirment y être favorables. 
relations-hors-mariage-091.jpg
une société où toute marque d’affection est assimilée à un outrage à la pudeur, les jeunes sont souvent obligés de se cacher pour exprimer leurs sentiments (Ph. AFP)
Autre surprise de taille, alors que l’on pourrait penser que les jeunes seraient plus propices à défendre  cette «cause», on découvre qu’ils n’y sont pas plus favorables. Parmi les 18-24 ans, seuls 10% se prononcent pour, alors que 80% y sont contre et 8% avancent un argument religieux. La tranche d’âge qui serait  la moins touchée par la question (65 ans et plus) est la plus indifférente avec 13% des répondants qui ne se prononcent pas, mais également celle qui est la plus préoccupée par l’aspect religieux (14%).
  Par ailleurs, il ne ressort de l’enquête aucune différence de taille concernant les régions. Même unanimité à condamner. 78%  des répondants dans les villes et 80% dans les campagnes se disent contre, alors que 9% des deux univers évoquent la religion. Dans le Nord-Est, le Centre ou le Sud, les résultats sont quasiment similaires. Pour rappel, le code pénal marocain dans son article 490 stipule: «Sont   punies   de   l'emprisonnement   d'un   mois   à   un   an,   toutes personnes  de  sexe  différent  qui,  n'étant  pas  unies  par  les  liens  du mariage, ont entre elles des relations sexuelles».
Ajoutez à cela la notion «d’attentat à la pudeur», servant le plus souvent à inculper des personnes pour lesquelles le flagrant n’est pas forcément établi. C’est ainsi que l’article 483 énonce: «Quiconque, par son état de nudité volontaire ou par l'obscénité de ses gestes ou de ses actes, commet un outrage public à la pudeur est puni de l'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de 120 à 500 dirhams».
Un article qui peut donner lieu à des situations surréalistes telles que la fameuse «affaire d’Inzegane». La comparution, en 2015,  des jeunes filles, pour avoir porté tout simplement des jupes, car un homme s’étant senti offensé par leurs habits a porté plainte, avait mis en émoi la société civile.
A la lueur de ces informations, quelle lecture faire de ces résultats? Faut-il crier à la légendaire «schizophrénie des Marocains» qui font une chose et disent son contraire? Si la société marocaine majoritairement, et sans conteste, très conservatrice, force est de constater que les changements sociaux sont très visibles.
repartition-par-age-091.jpg
88% des jeunes de 18-24 ans (Contre et Haram) se prononcent contre les relations sexuelles en dehors du mariage. La tranche de population la plus concernée par cette question y est visiblement farouchement opposée
La colonisation, les migrations, les médias de la globalisation, la mondialisation, la modernité… autant de  phénomènes qui sont venus transformer en profondeur les liens familiaux et sociaux dans ce Maroc du XXIe siècle. Or, le constat est que la sexualité reste l’ultime tabou et les conséquences de ce déni sont très visibles. 
Selon l’Association marocaine contre l’avortement clandestin (Amlac), chaque jour,  entre 600 et 800 interruptions de grossesse sont pratiquées illégalement au Maroc. Certaines sont effectuées par des herboristes ou «faiseuses d’anges» dans des conditions abominables. Chaque année, au Maroc, 50.000 enfants sont issus de relations extraconjugales.
Nombreux d’entre eux se retrouvent ensuite abandonnés par des mères craignant d’être mises au ban de la société. Ainsi, chaque année, quelque 8.000 nouveau-nés sont abandonnés, dont une grande partie retrouvée sans vie, parfois dans des bennes à ordures. Une situation intolérable renforcée par une législation jugée liberticide.
  En  2018, plus de 3.000 personnes ont été poursuivies pour adultère, au regard des articles 491 et 492 du code pénal, risquant un à deux ans de prison ferme. L’article 483, quant à lui,  prévoit et réprime les atteintes à la pudeur et l’outrage aux bonnes mœurs. Sont considérées comme telles, les relations sexuelles consenties entre personnes adultes, passibles d’un mois à un an de prison. 
Des groupements de la société civile ont beau s’insurger contre cette situation, à l’instar du mouvement «Hors la loi», la question reste gênante pour la plupart des Marocains. Le mouvement, initié par le collectif 490, qui a lancé une pétition destinée à être déposée au Parlement pour demander à ce que «toutes les infractions pénales portant sur les libertés individuelles» soient retirées du code pénal marocain, peine à recueillir les 5.000 signataires.
reponse-regions-091.jpg
Au Nord comme au Sud, dans le monde rural ou urbain, les réponses diffèrent très peu et les Marocains semblent unanimement contre les relations sexuelles en dehors du mariageTAB
Ces derniers doivent être inscrits sur les listes électorales pour que la pétition soit prise en compte et discutée par l’institution.  Pour le socio-anthropologue Chakib Guessous, si nos réponses sont aussi ambiguës, c’est parce que «la société marocaine est en proie à une confrontation de plusieurs systèmes de valeurs».
Pour l’auteur de «Mariage et concubinage dans les pays arabes» (édition L’Esprit du temps 2018), «les Marocains sont partagés entre une culture traditionnelle encore très présente, un afflux de culture dite “occidentale” ou universaliste et des influences de plus en plus importantes issues du Proche-Orient».
Si nos traditions sont souvent empreintes de tolérance, celles qui nous arrivent du Proche et Moyen-Orient sont beaucoup plus rigoristes, sous l’influence du Wahhabisme, analyse Guessous, alors que les valeurs occidentales vont prêcher clairement pour les libertés individuelles. «Balancé entre des versions opposées, le Marocain ne sait plus sur quel pied danser», conclut le socio-anthropologue.
Fiche technique
L’enquête Etudes rentre dans le cadre de Market Insights du groupe Sunergia. La méthodologie repose sur l’enquête téléphonique sur système CATI. L’enquête a été réalisée lors de la rentrée des vacances estivales, sur la période allant du 5 septembre au 31 octobre 2019. Au total, 6.257 personnes ont été contactées dont 1.000 entretiens réalisés. L’échantillon compte 1.000 personnes interrogées de façon aléatoire, soit une marge d’erreur de +/-3,1%. La structure de l’échantillon a été redressée de façon à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement (RGPH 2014) du Haut-Commissariat au plan (HCP). La réalisation a été confiée aux équipes de Marketphone, filiale du groupe Sunergia à Casablanca. Cinq critères de quotas ont été appliqués: sexe, âge, milieu d’habitation, région et CSP.
Les sondés sont à 49% des hommes (490) et à 51% des femmes (510). 60% des répondants vivent en milieu urbain contre 40% en milieu rural. Les catégories socioprofessionnelles relèvent des CSP suivantes: A et B (13%), D et E (31%) ou encore C (56%). Toutes les grandes régions y sont représentées.
Amine BOUSHABA

La gauche mobilisée à Tel Aviv contre le plan Trump



Rabat et Washington mèneraient des négociations secrètes sur le Sahara occidenta









AccueilSelon les informations recueillies par MEE, les Américains auraient pressé Horst Köhler, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, de convaincre le Polisario de se plier au plan d’autonomie du Maroc
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita (à gauche), en compagnie du secrétaire d’État américain Mike Pompeo, se rend au département d’État américain à Washington DC, le 17 septembre 2018 (AFP)
 
Par Amandla Thomas-JohnsonDAKAR, Sénégal
Dte de publication: Dimanche 7 avril 2019 -

Alors qu’un troisième round de négociations sous la tutelle de l’ONU est annoncé pour l’été entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie au sujet de l’avenir du Sahara occidental, une source diplomatique a confié à Middle East Eye que des pourparlers secrets se tenaient actuellement entre le Maroc et les États-Unis. 
« Les Américains seraient en train d’intervenir en coulisses, menaçant de mettre un terme aux espoirs d’indépendance des Sahraouis », a-t-elle déclaré en précisant que la confusion politique dans laquelle se trouve l’Algérie aujourd’hui pourrait par ailleurs « compromettre gravement tout règlement politique ».
Le Maroc occupe la majeure partie du Sahara occidental depuis 1975, année au cours de laquelle l’Espagne coloniale s’est retirée, et cherche depuis à exploiter et commercialiser ces ressources.


Le chef de la délégation sahraouie et du Front Polisario Khatri Addouh lors des négociations sur la fin du conflit du Sahara occidental au bureau des Nations unies à Genève, le 22 mars 2019 (AFP)

L’invasion a entraîné une guérilla de quinze ans entre le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, mouvement de libération au nom du peuple sahraoui, qui prit fin en 1991, quand un vote d’autodétermination a été promis au Sahraouis. Ce vote ne s’est jamais concrétisé, malgré la présence d’une force de l’ONU depuis 1991, mandatée pour préparer le territoire à un référendum sur l’autodétermination. 
« J’exhorte les parties à montrer activement des gestes de bonne foi démontrant leur volonté de faire des progrès », a déclaré lundi le secrétaire général de l’ONU António Guterres en se félicitant à cet égard de la décision du Front Polisario de se débarrasser de son dernier stock de mines. 

Au Sahara occidental, des craquelures apparaissent dans le statu quo Reda Zaireg  Lire
Il a également insisté sur le fait qu’une solution est « désormais envisageable » et doit permettre d’aboutir à une « auto-détermination de la population du Sahara occidental » sous réserve d’une « volonté politique forte » des parties et de l’ensemble de la communauté internationale.
Pour Samir Bennis, analyste politique et rédacteur en chef du Maroc World News, si les pourparlers sont certes un « grand pas dans la bonne direction », la seule solution viable n’en reste pas moins le plan d’autonomie. Or Rabat propose un projet d’autonomie du Sahara occidental qui accorderait à la région une autonomie limitée sous souveraineté du Maroc, qui contrôlerait la défense et les affaires étrangères de la région.
« Le Maroc a plus d’une fois réaffirmé sa position. Nous sommes convaincus qu’est à exclure tout ce qui outrepasserait son plan d’autonomie », souligne-t-il. 

« Pour amuser la galerie »

Le Maroc peut en tout cas compter sur de puissants alliés. Selon une source diplomatique rompue aux pourparlers de Genève, les pressions américaines pourraient faire pencher les négociations en faveur du Maroc.
Selon cet informateur, après la première série de pourparlers en décembre, les Américains auraient pressé Horst Köhler, émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, de convaincre le Polisario de se plier au plan d’autonomie du Maroc. 
Lorsque le Polisario rencontra Köhler lors des entretiens de Berlin après le premier round, « Köhler les a avertis qu’il était exclu de discuter d’indépendance. Il leur a dit : ‘’C’est le seul scénario à votre disposition. À vous de le faire accepter à votre peuple’’ », affirme notre source.


Un mur de 2 700 km sépare les Sahraouis du territoire revendiqué par le Maroc au Sahara occidental (AFP)
Le Front Polisario répliqua en signifiant à Köhler qu’il s’agissait d’une « ligne rouge » : que jamais le peuple sahraoui ne saurait s’en contenter.
Selon cette source diplomatique, les véritables négociations se déroulent en secret, loin de la Suisse – à Washington DC –, entre les Marocains, les Américains et et Köhler. « Il y a fort à craindre que les pourparlers de Genève ne servent qu’à amuser la galerie. »
Selon notre interlocuteur, l’optimisme d’António Guterres se fonde sur la participation américaine à un processus longtemps négligé par la communauté internationale.
« Au fil du temps, communauté internationale et médias internationaux ont scandaleusement fait l’autruche à ce sujet. Dès lors qu’un acteur majeur décide de s’impliquer, António Guterres a de fait en main des atouts quand il évoque la perspective d’une solution. »

EXCLUSIF : Guerre diplomatique à l'ONU pour le Sahara occidental
Lire
 
Autre acteur majeur : l’Algérie. Elle offre depuis longtemps au Polisario un soutien inconditionnel – armes, aide et entraînement militaire – et elle héberge aussi 150 000 réfugiés du Sahara occidental.
Bennis, l’analyste marocain, affirme qu’il ne peut y avoir de règlement sans l’implication de l’Algérie, car « le Polisario n’existerait pas sans le soutien militaire, diplomatique et économique de l’Algérie ».
Selon l’expert, avoir l’Algérie de son côté aiderait à surmonter les divisions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.
« Des divergences ont toujours opposé les membres permanents du Conseil de sécurité. Certains soutiennent le Maroc, d’autres l’Algérie. Si d’aventure États-Unis, France et Royaume-Uni se mettaient d’accord pour imposer le plan d’autonomie du Maroc, la Russie ne manquerait pas de leur opposer son veto ».


« J’exhorte les parties à montrer activement des gestes de bonne foi démontrant leur volonté de faire des progrès », a déclaré le secrétaire général de l’ONU António Guterres (Reuters)
Cependant, l’Algérie affirme résolument son soutien au Front Polisario, indique la source diplomatique. En réponse aux pressions exercées sur le Polisario pour se plier au plan d’autonomie, l’Algérie riposta en affirmant sans équivoque que « l’indépendance doit demeurer l’une des options possibles, et une chose n’est pas négociable : l’autodétermination, qui devra représenter un véritable choix ».
La démission d’Abdelaziz Bouteflika la semaine dernière ne changera probablement pas cette position, croit savoir notre source diplomatique. « Le soutien algérien est profondément idéologique, et a plus à voir avec l’appui systématique des révolutions dans le monde entier. Il n’est pas lié à des individus en particulier. »
Traduit partiellement de l’anglais (original) par Dominique Macabies.


mercredi 5 février 2020

Maroc : Campagne de répression contre les utilisateurs de réseaux sociaux








Tous les prisonniers d’opinion doivent être libérés

mardi 4 février 2020

Accord Israël-Maroc ?

Ignacio Cembrero à Maghreb Orilla Sur / Rive Sud / South Bank
Israel and the U.S. have been discussing a deal that would see the U.S. recognize Moroccan sovereignty in the occupied Western Sahara and Morocco take steps to normalize relations with Israel, according to Israeli and U.S. sources.

Israel y Estados Unidos han estado discutiendo un acuerdo que supondría que Washington reconocería la soberanía marroquí sobre el Sáhara Occidental ocupado y Marruecos tomaría medidas para normalizar las relaciones con Israel, según fuentes israelíes y estadounidenses.

Israël et les États-Unis ont discuté d'un accord qui permettrait à Washington de reconnaître la souveraineté marocaine au Sahara occidental occupé et le Maroc prendrait des mesures pour normaliser les relations avec Israël, selon des sources israéliennes et américaines.

L’Accord du siècle en marche : le Maroc achète 48 millions de dollars d’armements à Israël



LE CRI DES PEUPLES

Sahara Occidental: Repression quotidienne des Sahraouis. (vidéo)

https://www.youtube.com/watch?v=qGM5AkNxm34

28 nov. 2019


Les Sahraouis, les habitants de la Saguia Hmara et Oued eddahab, vivent depuis 44 ans l'exil pour certains et la répression marocaine pour les autres. 
Malgré leur faiblesse matérielle due à l'accaparation de leur richesse par le Maroc pays occupant, les Sahraouis ont remporté des victoires diplomatiques décisives comme les jugements de la CJUE. On peut même dire que le Maroc a perdu définitivement la bataille diplomatique face aux sahraouis. Malgré cela le Maroc continue à opprimer les sahraouis dans la partie du territoire sahraoui qu'il occupe.

lundi 3 février 2020

La renaissance des printemps arabes : le retour des mouvements de contestations dans le cadre de nouveaux conflits régionaux





Le rapport annuel du Cairo Institute for Human Rights Studies (Institut du Caire pour les études sur les droits humains) analyse la nouvelle vague de mouvements contestataires dans le monde arabe, et le défi permanent que constituent les pratiques répressives qui font obstacle à l’avancée des droits humains.
Malgré la répression et les frappes préventives contre les soulèvements et les forces démocratiques au cours des dernières années, le monde arabe vit à nouveau un moment d’espoir. Les valeurs des printemps arabes ont été invoquées par les mouvements de contestations aux quatre coins de la région, dans des pays comme l’Irak et le Liban, l’Algérie et le Soudan, où les Présidents Abdelaziz Bouteflika et Omar al-Bashir ont été renversés après un déferlement de manifestations populaires.
Le neuvième Rapport annuel de l’institution du Caire pour les études sur les droits humains, “Evocations of the Arab Spring Amid Newly Drawn Armed Conflicts,” (« Évocations des printemps arabes au sein des nouveaux conflits armés ») analyse les implications et les perspectives de la nouvelle vague de printemps arabes en Algérie, au Soudan, au Liban et en Irak. Ce rapport évalue également les conflits armés en cours en Libye, au Yémen et en Syrie, ainsi que les efforts renouvelés des forces autoritaires en Égypte, en Arabie Saoudite et dans les Émirats Arabes Unis pour bloquer les efforts populaires de transformation sociale et de participation à la vie publique et politique. Paru le 2 janvier 2020, le rapport propose une brève analyse du statut des droits humains dans le monde arabe au cours de la période janvier 2018-janvier 2019.

Claude Rouge, romancier, présentera son dernier roman "Les Racines tordues"


  "Les Racines tordues"
mardi 11 février à 18h  
à la médiathèque de La Bâtie-Neuve.


Le roman (éditions Jets d'Encre) : Dans les Cévennes, sur les traces de son grand-père décédé, l'histoire touchante d'un jeune homme en interrogation sur ses racines : une fiction qui nous invite à nous interroger sur le rôle de nos racines, sur la réalité de leur influence sur nos manières de vivre.
Dans un contexte marqué par des regains de nationalisme, des migrations qui interrogent notre humanité, des drapeaux tricolores qui s'affichent aux fenêtres et rond-points, qu'en est-il de notre rapport à nos racines ? Qu'est-ce qui peut bien pousser certains à s'en rapprocher ? Quête légitime ou fuite - vaine ? - d'un monde qui se déshumanise ?

Vente des livres : à partir de 17h30 devant la médiathèque.
Claude Rouge a participé aux différentes éditions du salon du livre de la Bâtie-Neuve. Il donnera lecture de plusieurs extraits du roman, pour susciter des échanges sur sa thématique.
http://claude.rouge.free.fr/claudeecrivain.html

dimanche 2 février 2020

Lutter contre toute entrave au droit à l’école pour tous

 



Communication LDH communication@ldh-france.org




Paris, le 29 janvier 2020
Cmmuniqué commun
Le recteur de l’académie de Rennes avait demandé aux proviseurs par un courrier du 17 janvier 2020 d’identifier les lycéens en situation irrégulière de façon à leur interdire l’accès aux ateliers et aux stages en entreprise. Suite à la réaction rapide d’organisations syndicales et d’associations, il a été contraint de « surseoir aux mesures préconisées ». Nous attendons l’annulation définitive de ces instructions illégales.
Les associations et syndicats signataires de ce courrier rappellent que dans les termes du droit français, un mineur ne peut être considéré en situation irrégulière. La circulaire 2002-063 du 20 mars 2002 affirme que lorsqu’ils sont sous statut scolaire, les élèves mineurs de nationalité étrangère, quelle que soit leur situation administrative au regard du séjour, doivent effectuer les stages et les périodes de formation prévus dans les programmes d’enseignement. Comme les autres jeunes, les élèves étrangers doivent pouvoir poursuivre leur scolarité dans le même lycée, même après 16 ans, même majeurs, quelle que soit leur situation au regard du séjour : ils relèvent comme les autres des articles L122-2 et D331-41 du Code de l’Éducation.
Nous continuerons à lutter contre toute entrave au principe légal d’un droit à la scolarisation pour tous, quelle que soit leur situation, conformément aux principes de la Convention internationale des droits de l’enfant, dont la France est signataire. Nous soutiendrons les personnels engagés dans cette lutte.

LDH - 138 rue Marcadet 75018 Par

Vidéo. A Casablanca, des manifestations contre le « deal du siècle »


Vidéo. A Casablanca, des manifestations contre le « deal du siècle »


Présenté par Donald Trump et Benjamin Netanyahu le 28 janvier, le nouveau plan de paix pour le Proche Orient attise la colère des militants pro-palestiniens dans le monde.
 Au Maroc, les associations soutenant la cause ont décidé d’organiser une manifestation ce jeudi 30 janvier devant le consulat américain, accusant l’administration américaine «d’alignement total sur la position israélienne, d’infraction au droit international, et de déni aux palestiniens aux droits humains élémentaires».

samedi 1 février 2020

Maroc : Scandaleuses violations des droits économiques et sociaux des petits paysans et des professionnels forestiers.



Plaintes concernant le financement de projets d'investissement pour des dizaines de milliards de dollars, représentant des violations massives des droits économiques et sociaux des petits paysans et des professionnels forestiers marocains.
A messieurs :
 Le Secrétaire Général des Nations Unies
Le Secrétaire Général du Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies
Le Secrétaire Général de l'Organisation Internationale du Travail
Le Secrétaire Général de l'Union Marocaine du Travail
Le président d’Instance des Barreaux du Maroc
Le Procureur Général du Roi, Chef du Paquet Général à Rabat

Contre les banques suivantes :
Le Fonds Monétaire International
La Banque Mondiale
L'Agence Européenne de Développement
L'Agence Française de Développement
La Banque Africaine de Développement
La Banque Allemande de Développement
Le Fonds Saoudien de Développement
Le Fonds Abou Dhabi pour le Développement
Le Fonds Qatar pour le Développement


Le syndicat national des petits paysans et professionnels forestiers, filière de l'Union Marocaine du Travail, considère que les banques ci-dessus sont impliquées dans des délits financiers qui sont autant de violations flagrantes des droits des petits paysans et professionnels forestiers du Maroc, ce qui a un impact grave sur le droit inaliénable à la liberté en démocratie, en particulier à la liberté d'expression, d'opinions et de protestations.
 Les militants syndicalistes, les militants des associations   droits humains, les journalistes, les blogueurs et tous ceux qui n'acceptent pas ces violations des droits humains, sont exposés à la répression et à la détention.

Les politiques financées par ces banques conduisent le peuple marocain à subir la dégradation à tous les niveaux des droits économiques, sociaux et culturels, malgré la disponibilité de leurs importantes qualifications économiques, suffisantes pour assurer la prospérité et l’accès à une vie décente à tous les Marocains. Mais l'intervention illégale de ces banques à travers l'adoption d'accords sans rapport avec le vrai développement des forces laborieuses, signés dans les salons et les couloirs des ministères qui ignorent l'intérêt du peuple marocain. De plus, aucune obligation légale contraignante de la part des signataires n'est stipulée en cas d’échec ou de  déséquilibres administratifs et financiers qui risquent d' avoir des impacts négatifs sur la vie de la population. Ce sont des accords illégaux, incompatibles avec le droit international et les  droits humains, sans respect de l'environnement, du développement et de la sécurité alimentaire qui exigent l’accès au droit à la terre en condition préalable à tout projet de développement dans le monde rural.