2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mardi 23 octobre 2018

Migrants: pression intenable dans les centres de rétention


Par et
Fin septembre, un Algérien en attente d’expulsion s’est pendu au centre de rétention administrative de Toulouse. Si le procureur ne retient à ce stade aucune responsabilité pénale, ce drame illustre la dégradation des conditions de vie (des migrants) et de travail (des policiers) dans ces centres, sous l’exigence d’un gouvernement qui veut expulser davantage.

En France, non seulement les frontières tuent à l’entrée sur le territoire, près de Briançon ou Menton. Mais en outre, peut-être plus absurde, elles tuent aussi à la sortie, des migrants placés en vue de leur expulsion dans les centres de rétention administrative (CRA). Ainsi, le 21 septembre, au CRA de Toulouse-Cornebarrieu, un Algérien de 31 ans, paniqué à l’idée d’être renvoyé au pays, s’est suicidé par pendaison. Alors qu’une enquête est toujours en cours au parquet de Toulouse, Mediapart a voulu jeter un regard sur ce drame, partiellement insondable, mais symptomatique d’une situation devenue « explosive » dans les CRA de France, selon l’expression de la Cimade, une association de défense des droits des étrangers pas franchement démentie par les syndicalistes policiers, qui décrivent des « Cocotte-Minute ».

Mustapha Awad et Georges Ibrahim Abdallah : deux cas différents, mais tellement liés…

Mustapha Awad et Georges Ibrahim Abdallah : deux cas différents, mais tellement liés…
Intervention de Luk Vervaet de l’Appel belge pour la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah au Concert en soutien à Mustapha Awad.

Chers amis, chers camarades,
Ce 20 octobre à Bruxelles, nous sommes réunis en solidarité avec Mustapha Awad. Ce même 20 octobre est aussi la journée de solidarité internationale avec Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste pour la Palestine. Ce 20 octobre, c’est le jour où il commence sa 34ème année de détention en France. Libérable depuis 1999, il est pourtant en détention depuis 33 ans. Il est de, ce fait, le plus ancien prisonnier politique d’Europe. Il a ainsi passé plus d’années derrière les barreaux que cet autre combattant qu’on traitait de terroriste, Nelson Mandela.
Aujourd’hui, une délégation belge est présente à la manifestation devant la prison de Georges Abdallah, à Lannemezan en France. Parmi eux, des membres de l’Appel belge pour la libération de Georges Abdallah, du Secours Rouge et d’autres organisations belges. Parmi eux aussi, Myriam De Ly de Charleroi, que vous connaissez tous comme militante infatigable pour la libération de Mustapha Awad et de la Palestine.
Mustapaha Awad et Georges Ibrahim Abadallah : deux prisonniers politiques, l’un arrêté et incarcéré il y a plus de trois mois, l’autre arrêté et incarcéré il y a plus de trente ans.
Deux affaires qui ne sont pas les mêmes. Ni sur les faits, ni sur les circonstances, ni sur les inculpations ni sur les peines.
Et pourtant, elles sont tellement liées !
Georges et Mustapaha sont tous les deux nés au Liban. Georges dans le Nord et Mustapha dans le plus grand camp de réfugiés palestiniens sur le sol libanais.
Mustapha a 36 ans, Georges en a presque le double, il en a 67. Par leur âge, ils symbolisent la résistance qui se transmet de génération en génération, chacun luttant à sa manière. Une transmission de la résistance qui ne s’arrêtera jamais.
Ce qui les unit, c’est la lutte pour la libération de la Palestine jusqu’à la victoire.
Ce qui les unit, c’est de se trouver face à un ennemi commun : Israël qui arrête et détient Mustapha. Israël qui, avec les États-Unis, empêche la libération de Georges Abdallah en mettant la pression sur le gouvernement français, même si des tribunaux français se sont prononcés favorables à sa libération.

L'ASDHOM soutient l'appel à participer au rassemblement pour exiger l'établissement de la vérité sur l'enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka,





L'ASDHOM soutient l'appel (ci-joint) et appelle à participer au rassemblement, organisé par l'Institut Mehdi Ben Barka - Mémoire vivante et le SNES - FSU, pour exiger l'établissement de la vérité sur l'enlèvement et la disparition de Mehdi Ben Barka.


Nous vous donnons rendez-vous ce lundi 29 octobre à 18h Boulevard Saint-Germain, devant la brasserie Lipp

 Métro: Saint-Germain-des-Prés

Zone contenant les pièces jointes

lundi 22 octobre 2018

Les clandestins et le roi

 





Nouvel article sur Le blog de Salah Elayoubi

Les clandestins et le roi

par salahelayoubi
Malgré les coups d’accélérateurs de son barreur, la patera qui vient de s’arracher péniblement à la petite crique de sable fin, file à petite allure plein Nord. En point de mire, la côte espagnole visible à l’horizon. Le ciel limpide et le soleil matinal font la promesse d’une belle journée d’automne et une légère brise marine qui fait à peine moutonner la  mer azur, disperse les volutes de fumée du moteur à deux temps et leurs pestilentiels relents de carburant mal brûlé.
Les passagers, sont jeunes et enjoués. Le plus âgé ne doit guère avoir plus de vingt ans. Au milieu de cette fratrie improvisée, le temps d’une traversée, une jeune femme, la seule du groupe est assise,  parmi une trentaine de garçons hilares, dans la petite barque,  au fond de laquelle traîne encore un filet de pêche.
Pendant que le canot trace son sillage, les calembours mâtinés d’un accent rifain, fusent, « Que le dernier qui part éteigne la lumière ! » ou encore « N’oubliez pas de fermer la porte derrière vous ! ». Puis les boutades se font railleries et quolibets à l’endroit de la classe politique marocaine : « Vous avez déjà tout pris, on vous laisse le pays ! ». On cite des noms, On taille une veste à l’un, on voue aux gémonies un autre. On vilipende le système politique et on crie des « Que vive le Rif et que périssent ceux qui le trahissent » ou plus surprenant encore des « Viva Espana ». Quelqu’un agite même un drapeau espagnol.  Le ton est à l’allégresse générale et aux fous rires. Le film s’arrête là.
Nul ne saura jamais ce qu’il est advenu de tous ces jeunes gens.
7 octobre 2018, 2 heures 56 GMT, Les roues arrière du Gulfstream G550 mordent l’asphalte de la piste d’atterrissage de l’aéroport du Bourget, en crissant. L’appareil roule un moment  avant de s’immobiliser en face de l’aérogare. Le temps de dévaler la petite passerelle déroulée à la hâte sur le flanc de l’avion et Mohammed VI s’engouffre avec sa suite dans les limousines qui démarrent en direction de Betz. Le roi vient d’entamer son énième séjour dans la capitale française.
Le paradoxe de la tragédie marocaine
Quelques jours seulement séparent ces deux scènes antinomiques. Rien ne semble en effet les rapprocher à première vue,  sinon l’envie irrépressible avérée de leurs protagonistes de quitter le pays. Un  paradoxe frappant  sur lequel  se fonde la tragédie marocaine.
Les premiers sont chassés par le désespoir, la misère et un régime répressif. Ils sont ceux-là mêmes que chantait Jean Ferrat,  lorsqu’il en disait qu’ « ils quittent un à un le pays, pour s'en aller gagner leur vie, loin de la terre où ils sont nés.».
Le second est attiré par le farniente, et le luxe de la vie parisienne lorsqu’il ne se trouve pas aux quatre coins du monde, suivi par tout ce que compte le Maroc de courtisanerie opportuniste.
Autre point commun, entre tous ces personnages. Aucun d’eux ne travaille.
Les premiers, accablés par la situation économique du pays sont au chômage.
Le second par pure inclination à la paresse et en raison de l’absence de toute reddition de comptes. D’autres travaillent à sa place. Une grande partie d’entre eux sont à la manœuvre du tout répressif, pour qu’une autre partie fasse tranquillement fructifier ses intérêts avec le résultat que l’on sait : l’homme s’est hissé au rang des cinq chefs d’Etats africains les plus fortunés, avec un patrimoine estimé à environ deux milliards et demi de dollars, pour ce qui en a été répertorié à ce jour.  Mais au pays où tout ce qui touche à la monarchie relève du secret d’Etat, ce chiffre pourrait bien n’être que la partie émergée de l’iceberg.  Tout cela participe des indices de développement économique et social du pays qui plongent au cent trentième (130) rang mondial.
A bord de la  frêle embarcation que rien ne destinait au transport de clandestins, il y a  un concentré de la tragédie marocaine. Ex-prisonniers politiques, élèves ou étudiants en échec scolaire, misère, chômage, exode rural, obscurantisme,………….Le pays du couchant est devenu celui du crépuscule où des millions de vies s’éteignent à peine entamées.
Pour faire oublier tout cela, le chef de l’Etat fait semblant, chaque fois qu'il fait une courte escale dans son pays,  d’inaugurer des projets gigantesques face caméra et  qui se dégonflent comme autant de ballons de baudruche, une fois l’engouement retombé et les médias aux ordres passés à un autre sujet d’espérance sans réel lendemain.
Quatre-vingt et onze pour cent (91%) des marocains ne rêvent que de quitter leur pays, dit un sondage récent. C’est dire la noirceur de destin et l’ampleur du désespoir qui se sont emparés du Maroc.
Une vie en principauté
Une frange infime de la population vit en principauté, dans un luxe insensé, dans le giron immédiat de la monarchie, tirant sa substance d’un affairisme contorsionniste fait de l’abus de passe-droits, de l’usage de la contrainte et de l’intimidation, de l’achat des consciences et de la corruption.
L’administration mise à contribution, délivre en un tournemain, autorisations et licences quand il faut  des semaines, sinon des mois au commun des mortels. Elle dispense ou « oublie » taxes, impôts, redevances et factures pour les grands,  quand elle accable les petits. Elle recrute ou adoube sur simple coup de téléphone quand elle fait mine de faire concourir les sans-noms. Elle attribue terrains, fermes, agréments, sans bourse délier.  Elle libère sur simple coup de téléphone les enfants de  nantis ou leurs parents quand elle agonit et frappe de siècles de prison les fils du peuple.
Le système semble si bien structuré qu’il en ressemble à un dispositif. En mode automatique, pour la famille royale,  les courtisans et les servants du Makhzen. En mode manuel, voire inactif pour le marocain Lambda. Un dispositif qui illustre cruellement cette citation  de l’anthropologue et psychiatre,  Gustave Le Bon :
« Un dictateur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent insupportables. ».
Si le système est devenu à coup sûr insupportable pour les marocains. On peut légitimement se poser la question s’il ne serait pas devenu tout autant imbuvable à son propre initiateur, au point qu’il cherche le salut dans une incessante transhumance ?
La citation en question éclaire d’un jour particulier l’absentéisme de Mohammed VI et sa propension aux voyages incessants qui s’apparentent  tout comme l’émigration clandestine ou légale de ses compatriotes à une fuite.  A moins que l’homme ne se prépare un avenir ailleurs que dans son pays, dont tout porte à croire qu’il part à vau-l’eau ?
Le régime d’Hassan II s’était évertué à vider de sa substance son opposition et la diviser quand il ne la liquidait pas purement et simplement. Celui de Mohammed VI en fait de même des islamistes, à sa manière. Le pays qui espérait du PJD qu’il tienne ses engagements de lutter contre la corruption et la mainmise du Makhzen sur les institutions en aura été pour ses frais. Les  prédicateurs d’antan se sont fait fornicateurs. De  contempteurs du despotisme, ils  sont passés du côté de ses laudateurs. Autrefois dénonciateurs de la corruption ils l’ont sanctuarisée se  rangeant aux côtés des corrompus. Les détracteurs de la répression en sont devenus les premiers défenseurs, sinon ses supplétifs.
Vers qui se tourner dès lors que l’on a épuisé tous les recours, entre urnes, manifestations, grèves,  sit-in, blogs, dénonciations ?
Entre répression pour les uns et blanc-seing pour les autres
Le 26 septembre, la marine royale faisait feu sur une embarcation de clandestins, tuant une jeune fille de 22 ans et faisant trois blessés dont un,  dans un état critique. Le 9 octobre les militaires récidivaient blessant par balle un mineur de 16 ans qui tentait de fuir clandestinement le pays à bord d’une autre embarcation de fortune.
La répression et la défense du régime marocain sont bien la seule utilité de l’armée marocaine dont on rappelle qu’elle fut incapable de venir en aide aux six malheureux troufions que l’on avait expédiés sur l'îlot Persil et que  les unités spéciales de l'armée espagnole rossèrent et humilièrent le 18 juillet 2002.
Entre ces deux facettes de la réalité marocaine, celle des clandestins et du roi fuyant leur pays, il y a le reste de la société tétanisée par la peur du chaos,

La fin des beaux jours signe la fin de l’exode clandestin par la mer. Mohammed VI, quant à lui, n’en a cure. Il compte bien poursuivre ses pérégrinations à travers la planète, faisant peu de cas de l’état de son pays. Le parlement ne vient-il pas de lui accorder par un  vote quasi automatique 1.504.183.000 dirhams pour ses dépenses. Autant dire un blanc-seing pour une nouvelle saison de transhumance sans fin.


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samedi 20 octobre 2018

Pour la remise en liberté immédiate de Mimmo Lucano, maire de Riace Calabre, Italie)


Photo : Reuters
Photo : Reuters

Appel international pour la remise en liberté immédiate de Mimmo Lucano, maire de Riace (Calabre, Italie)

Jeudi, 18 Octobre, 2018
Le 16 octobre, les juges ont levé les arrêts domiciliaires et les ont remplacé par l’interdiction faite au maire de Riace, suspendu de ses fonctions, de continuer à résider dans sa ville. La bataille loin de s’arrêter  doit prendre une vigueur nouvelle : d’appui à Mimmo Lucano, auquel on interdit de circuler librement ; de soutien à celles et ceux qui sont entrés en lutte aux côtés des migrant.e.s et des pauvres ; de défense des valeurs fondamentales de démocratie, de justice sociale et d’égalité, aujourd’hui en danger. Un appel international a été lancé. Relayé par la Republica en Italie, publié aussi dans d’autres pays comme la Grèce, l’Humanité publie cet appel en France.
« Si vous avez le droit de diviser le monde entre italien.ne.s et étranger.ère.s, alors je dirai que je n’ai pas de Patrie et je réclame le droit de diviser le monde entre déshérité.e.s et opprimé.e.s d’un côté, privilégiés et oppresseurs de l’autre. Les un.e.s sont ma patrie, les autres mes étrangers » (Don Milani, 1965)
Accusé d’avoir « favorisé l’immigration clandestine » le maire de Riace (Calabre) est aux arrêts domiciliaires depuis le 2 octobre. Il s’agit d’une arrestation en représailles à l’action courageuse de Mimmo Lucano, surnommé le « maire de l’accueil », qui s’était mis cet été en grève de la faim pour protester contre la politique migratoire inhumaine du gouvernement italien. Sa seule faute : avoir su mettre en place dans sa commune un système d’accueil qui fonctionne. 

Il a non seulement permis d’offrir à des femmes et des hommes fuyant la guerre et la misère des conditions de vie et de travail décentes, mais aussi à la population locale en créant des emplois (médiateurs.trices culturels, enseignant.e.s etc…), et en promouvant des formation inédites (laboratoires artisanaux, fermes pédagogiques). Une réussite dans un territoire connu pour ses mafias et son chômage. C’est cet exemple courageux que le gouvernement italien veut punir. Mimmo Lucano a pu en effet faire la preuve que l’accueil des migrant.e.s pouvait se conjuguer avec le dialogue et le bien être d’une communauté tout entière. Il est pour cela depuis quelques années sur la liste noire de tous les partis et mouvements qui entendent faire de la peur de l’autre et de la répression contre les migrant.e.s leur fonds de commerce politique.
L’Italie vit un moment très grave : les propos particulièrement choquants que tiennent régulièrement le principal parti de gouvernement, la Lega et le vice-premier ministre Matteo Salvini lèvent les tabous et libèrent les venins les plus abominables : le racisme et la haine. Dans le sud de l’Italie, l’exploitation éhontée des migrant.e.s fait les affaires d’une poignée de propriétaires terriens, vrais négriers, de nationalité italienne pour la plupart. En garantissant aux migrant.e.s des conditions de travail et de vie décentes, Mimmo Lucano prend le contrepied de cette exploitation. Il les protège des nombreuses tragédies -mort de douzaines d’immigré.e.s sur les routes durant le transport du travail aux camps où ils-elles sont entassés- qui ont marqué l’été. C’est un acte de solidarité.
C’est pourquoi, la décision de justice contre Mimmo Lucano instaure de fait un nouveau délit, le délit de solidarité.
Face à l’offensive déclenchée par le Ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini contre les migrant.e.s, les pauvres et celles et ceux qui les soutiennent, nous  dénonçons cette arrestation  et affirmons  publiquement notre solidarité pleine et entière avec celles et ceux qui, comme Mimmo Lucano, sont entrés en lutte, ou s’apprêtent à le faire.
Nous apportons notre soutien à Mimmo Lucano, à sa famille et à la population de sa commune, face à l’acharnement d’un gouvernement de la haine qui fait de la peur de l’autre son fonds de commerce politique.


La projection d’un film documentaire sur le Sahara occidental dérange au Maroc et en Irak

PolitiqueYassine Benargane 19/10/2018 



Un festival en Irak a accordé, cette semaine, son prix du «meilleur film documentaire» à une œuvre qui traite de la question du Sahara occidental. De quoi irriter l’ambassade irakienne à Rabat et la diplomatie marocaine.
L’ambassade irakienne à Rabat a confirmé ce vendredi que l’ambassadeur Ziyad Khalid Abd Ali a adressé une note à la direction du festival international du film de Sulaymaniya (SIFF), capitale de la province du même nom au nord-est de l’Irak. A l’origine de cette note, la projection du film documentaire «3 Stolen Cameras», qui traite de la question du Sahara occidental, lors de la 3e édition dudit festival qui s’est déroulé du 10 au 16 octobre.
 
Une «prise de contact» plutôt qu’une «convocation»
Une source autorisée au sein de l’ambassade d’Irak a confié à Yabiladi que la représentation diplomatique a adressé une note écrite à la direction du SIFF pour demander des explications suite à la projection d’un film documentaire sur le Sahara occidental. Cette note «intervient après des contacts entre l’ambassadeur irakien et le ministère marocain des Affaires étrangères», poursuit notre source.
«Le ministère marocain des Affaires étrangères a pris contact avec l’ambassadeur irakien pour l’informer de la projection dudit film. Une rencontre a eu lieu et la note verbale du Maroc a été transformée en note écrite adressée par l’ambassade à la direction du festival. Nous attendons toujours une réponse.»
Source autorisée au sein de l’ambassade irakienne à Rabat
De son côté, une source proche du dossier apporte quelques précisions. «Le Maroc n’a pas convoqué l’ambassadeur irakien tel que cela a été relayé par certains médias. La convocation de l’ambassadeur d’un pays étranger a un poids dans les relations diplomatiques et internationales», nous explique-t-elle. «La convocation est synonyme de mécontentement ou de notification d’une position, alors que ce cas de figure entre simplement dans le cadre de la gestion quotidienne», ajoute-t-elle.
Pour la note verbale, notre source explique que «ce sont les moyens de travail normaux».
«L’information sur la projection du film a circulé. Le directeur chargé du Moyen-Orient au sein du MAECI a donc contacté, par téléphone, l’ambassadeur irakien. Ce dernier a insisté pour rencontrer le directeur pour expliquer davantage la situation.»
Source proche du dossier 

Un documentaire primé au SIFF
Notre source estime toutefois que «le MAECI doit faire attention à ce genre de chose et ne pas les laisser passer». «Ce n’est pas normal, d’autant plus que le Maroc défend l’intégrité territoriale de tous les pays et ne s’est jamais rangé du côté d’une entité séparatiste, à commencer par l’Irak elle-même», conclut-elle.
Jeudi, le média kurde Rudaw a rapporté à tort que «l’ambassadeur irakien à Rabat a été convoqué par le gouvernement du Maroc», citant Danar Omer, directeur artistique du SIFF. «L'ambassadeur irakien m’a contacté à ce sujet, disant que le film était interdit et demandant pourquoi nous l’avions présenté. Nous avons expliqué que nous n’étions pas au courant mais qu’il s’agit d’un film documentaire et que sa projection est donc normale», confie ce responsable du festival au média kurde.
Ce dernier fait savoir que le documentaire est «une histoire sur la rupture d’une censure absolue avec des séquences uniques provenant d’une région dans laquelle les autorités marocaines ont réussi à mettre en place un blocus quasi total des médias», citant son synopsis.
D’ailleurs, le documentaire «3 stolen Cameras» a même raflé le prix du «meilleur film documentaire» au SIFF lors de l’édition de cette année. Il s’agit d’un «projet commun entre la Suède et le Sahara occidental» réalisé par Ibtihal Alaloul et Ailla Brahim, conclut le média kurde.



Yassine Benargane

Journaliste Yabiladi.com

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Politique Publié

La projection d’un film documentaire sur le Sahara occidental dérange au Maroc et en Irak

Un festival en Irak a accordé, cette semaine, son prix du «meilleur film documentaire» à une œuvre qui traite de la question du Sahara occidental. De quoi irriter l’ambassade irakienne à Rabat et la diplomatie marocaine.
Temps de lecture: 2'
Une capture d'écran tirée du documentaire «3 Stolen Cameras». / Ph. DR
L’ambassade irakienne à Rabat a confirmé ce vendredi que l’ambassadeur Ziyad Khalid Abd Ali a adressé une note à la direction du festival international du film de Sulaymaniya (SIFF), capitale de la province du même nom au nord-est de l’Irak. A l’origine de cette note, la projection du film documentaire «3 Stolen Cameras», qui traite de la question du Sahara occidental, lors de la 3e édition dudit festival qui s’est déroulé du 10 au 16 octobre.
Une «prise de contact» plutôt qu’une «convocation»
Une source autorisée au sein de l’ambassade d’Irak a confié à Yabiladi que la représentation diplomatique a adressé une note écrite à la direction du SIFF pour demander des explications suite à la projection d’un film documentaire sur le Sahara occidental. Cette note «intervient après des contacts entre l’ambassadeur irakien et le ministère marocain des Affaires étrangères», poursuit notre source.
«Le ministère marocain des Affaires étrangères a pris contact avec l’ambassadeur irakien pour l’informer de la projection dudit film. Une rencontre a eu lieu et la note verbale du Maroc a été transformée en note écrite adressée par l’ambassade à la direction du festival. Nous attendons toujours une réponse.»
Source autorisée au sein de l’ambassade irakienne à Rabat
De son côté, une source proche du dossier apporte quelques précisions. «Le Maroc n’a pas convoqué l’ambassadeur irakien tel que cela a été relayé par certains médias. La convocation de l’ambassadeur d’un pays étranger a un poids dans les relations diplomatiques et internationales», nous explique-t-elle. «La convocation est synonyme de mécontentement ou de notification d’une position, alors que ce cas de figure entre simplement dans le cadre de la gestion quotidienne», ajoute-t-elle.
Pour la note verbale, notre source explique que «ce sont les moyens de travail normaux».
«L’information sur la projection du film a circulé. Le directeur chargé du Moyen-Orient au sein du MAECI a donc contacté, par téléphone, l’ambassadeur irakien. Ce dernier a insisté pour rencontrer le directeur pour expliquer davantage la situation.»
Source proche du dossier
Un documentaire primé au SIFF
Notre source estime toutefois que «le MAECI doit faire attention à ce genre de chose et ne pas les laisser passer». «Ce n’est pas normal, d’autant plus que le Maroc défend l’intégrité territoriale de tous les pays et ne s’est jamais rangé du côté d’une entité séparatiste, à commencer par l’Irak elle-même», conclut-elle.
Jeudi, le média kurde Rudaw a rapporté à tort que «l’ambassadeur irakien à Rabat a été convoqué par le gouvernement du Maroc», citant Danar Omer, directeur artistique du SIFF. «L'ambassadeur irakien m’a contacté à ce sujet, disant que le film était interdit et demandant pourquoi nous l’avions présenté. Nous avons expliqué que nous n’étions pas au courant mais qu’il s’agit d’un film documentaire et que sa projection est donc normale», confie ce responsable du festival au média kurde.
Ce dernier fait savoir que le documentaire est «une histoire sur la rupture d’une censure absolue avec des séquences uniques provenant d’une région dans laquelle les autorités marocaines ont réussi à mettre en place un blocus quasi total des médias», citant son synopsis.
D’ailleurs, le documentaire «3 stolen Cameras» a même raflé le prix du «meilleur film documentaire» au SIFF lors de l’édition de cette année. Il s’agit d’un «projet commun entre la Suède et le Sahara occidental» réalisé par Ibtihal Alaloul et Ailla Brahim, conclut le média kurde.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/70070/projection-d-un-film-documentaire-sahara.html?fbclid=IwAR3ICpRq7ic_KbUQEPDdvDQO89L-2zSTy8r6HbEgHbxVaynlpr7QevuWmgg

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La projection d’un film documentaire sur le Sahara occidental dérange au Maroc et en Irak

Un festival en Irak a accordé, cette semaine, son prix du «meilleur film documentaire» à une œuvre qui traite de la question du Sahara occidental. De quoi irriter l’ambassade irakienne à Rabat et la diplomatie marocaine.
Temps de lecture: 2'
Une capture d'écran tirée du documentaire «3 Stolen Cameras». / Ph. DR
L’ambassade irakienne à Rabat a confirmé ce vendredi que l’ambassadeur Ziyad Khalid Abd Ali a adressé une note à la direction du festival international du film de Sulaymaniya (SIFF), capitale de la province du même nom au nord-est de l’Irak. A l’origine de cette note, la projection du film documentaire «3 Stolen Cameras», qui traite de la question du Sahara occidental, lors de la 3e édition dudit festival qui s’est déroulé du 10 au 16 octobre.
Une «prise de contact» plutôt qu’une «convocation»
Une source autorisée au sein de l’ambassade d’Irak a confié à Yabiladi que la représentation diplomatique a adressé une note écrite à la direction du SIFF pour demander des explications suite à la projection d’un film documentaire sur le Sahara occidental. Cette note «intervient après des contacts entre l’ambassadeur irakien et le ministère marocain des Affaires étrangères», poursuit notre source.
«Le ministère marocain des Affaires étrangères a pris contact avec l’ambassadeur irakien pour l’informer de la projection dudit film. Une rencontre a eu lieu et la note verbale du Maroc a été transformée en note écrite adressée par l’ambassade à la direction du festival. Nous attendons toujours une réponse.»
Source autorisée au sein de l’ambassade irakienne à Rabat
De son côté, une source proche du dossier apporte quelques précisions. «Le Maroc n’a pas convoqué l’ambassadeur irakien tel que cela a été relayé par certains médias. La convocation de l’ambassadeur d’un pays étranger a un poids dans les relations diplomatiques et internationales», nous explique-t-elle. «La convocation est synonyme de mécontentement ou de notification d’une position, alors que ce cas de figure entre simplement dans le cadre de la gestion quotidienne», ajoute-t-elle.
Pour la note verbale, notre source explique que «ce sont les moyens de travail normaux».
«L’information sur la projection du film a circulé. Le directeur chargé du Moyen-Orient au sein du MAECI a donc contacté, par téléphone, l’ambassadeur irakien. Ce dernier a insisté pour rencontrer le directeur pour expliquer davantage la situation.»
Source proche du dossier
Un documentaire primé au SIFF
Notre source estime toutefois que «le MAECI doit faire attention à ce genre de chose et ne pas les laisser passer». «Ce n’est pas normal, d’autant plus que le Maroc défend l’intégrité territoriale de tous les pays et ne s’est jamais rangé du côté d’une entité séparatiste, à commencer par l’Irak elle-même», conclut-elle.
Jeudi, le média kurde Rudaw a rapporté à tort que «l’ambassadeur irakien à Rabat a été convoqué par le gouvernement du Maroc», citant Danar Omer, directeur artistique du SIFF. «L'ambassadeur irakien m’a contacté à ce sujet, disant que le film était interdit et demandant pourquoi nous l’avions présenté. Nous avons expliqué que nous n’étions pas au courant mais qu’il s’agit d’un film documentaire et que sa projection est donc normale», confie ce responsable du festival au média kurde.
Ce dernier fait savoir que le documentaire est «une histoire sur la rupture d’une censure absolue avec des séquences uniques provenant d’une région dans laquelle les autorités marocaines ont réussi à mettre en place un blocus quasi total des médias», citant son synopsis.
D’ailleurs, le documentaire «3 stolen Cameras» a même raflé le prix du «meilleur film documentaire» au SIFF lors de l’édition de cette année. Il s’agit d’un «projet commun entre la Suède et le Sahara occidental» réalisé par Ibtihal Alaloul et Ailla Brahim, conclut le média kurde.


...Suite : https://www.yabiladi.com/articles/details/70070/projection-d-un-film-documentaire-sahara.html?fbclid=IwAR3ICpRq7ic_KbUQEPDdvDQO89L-2zSTy8r6HbEgHbxVaynlpr7QevuWmgg