2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

lundi 5 février 2018

Nizar Trabelsi et Guantanamo : la justice belge reconnaîtra-t-elle son erreur ?


par Luk Vervaet 4 février 2018


Nizar Trabelsi lorsqu'il était 
encore  en prison en Belgique
En janvier 2017, le président américain Donald Trump déclarait à la chaine de télévision ABC: « Est-ce que la torture marche ? Donne-t-elle des résultats ? J’ai posé la question à des personnes au plus haut niveau des services de renseignement et la réponse est « oui, absolument ». »

Le mardi 30 janvier 2018, seize ans après l’ouverture du camp de Guantanamo, Trump annonçait dans son premier discours sur l’État de l’Union qu’il maintiendrait ouvertes les installations carcérales à Guantanamo : « Pour y enfermer les terroristes où que nous les chassions, où que nous les trouvions ».

Ainsi la boucle est fermée. Banni en 2009, le waterboarding et d’autres formes de torture pourront être réintroduits comme techniques d’interrogation. Le camp de Guantanamo et d’autres sites secrets de la CIA où ils ont été pratiqués, resteront ouverts. Nous voilà de retour dans les années Bush, parmi les plus sombres de l’histoire moderne.

Nizar Trabelsi et Guantanamo

Mais quel est le lien entre l’affaire de Nizar Trabelsi, extradé par la Belgique le 3 octobre 2013 à la demande des Etats-Unis, et Guantanamo ?[1]

C’était début 2009. Devant la chambre de mises en accusation de la Cour d’appel de Bruxelles, se débattait la demande d’extradition de Nizar Trabelsi introduite par les autorités américaines en 2008. La défense de Trabelsi, sous la direction de maître Marc Nève, plaidait que la demande américaine ne pouvait pas être acceptée. Qu’il fallait la rejeter à tout prix. À cause des conditions inhumaines de détention aux États-Unis. À cause des méthodes d’interrogatoire qui y ont cours. À cause des méthodes de recherche utilisées dans ce type de dossiers.

Nizar Trabelsi dans l'avion de la CIA
 le 3 octobre 2013
Or, pour contrer les arguments de la défense, l’argumentation centrale du Procureur fédéral disait qu’il n’y avait aucune raison de s’inquiéter sur le respect des droits des détenus aux États-Unis. Pour le démontrer, le Procureur fédéral avait repris, dans son réquisitoire écrit, de larges extraits des promesses électorales d’Obama, élu début novembre 2008. Ces extraits, reproduits tels quels, provenaient, références à l’appui, du site internet de RTL. Obama, non seulement y annonçait la fermeture de Guantanamo mais y faisait aussi valoir que s’annonçait, après tant de dérives, une ère nouvelle, respectueuse des droits fondamentaux. 

Les nouveaux Justes : Pour une reconnaissance de celles et ceux qui soutiennent les réfugiés !

Adressée à Premier Ministre edouard philippe et 2 autres

Les nouveaux Justes

Résultat de recherche d'images pour "les nouveaux justes"
Le temps de l’indignation semble révolu. Il va nous falloir passer, sinon à la révolte, du moins à une résistance plus active ! Il n’est plus temps, j’en ai bien peur, de partager avec ceux qui nous gouvernent un quelconque point de vue.
ASSEZ, C’EN EST ASSEZ !!!!!!!!!

Au moment où Cédric Herrou vient une fois encore d’être interpellé pour ce qu’il fait, peut-être est-il grand temps de nous compter.
Exigeons que, non seulement, toutes les poursuites soient annulées dans les plus brefs délais à l’encontre de celles et ceux qui ont décidé d’être solidaires des réfugiés, mais qu’au contraire, on leur donne enfin tous les moyens nécessaires pour que leur engagement devienne un modèle plutôt qu'un délit.
Qu’un accueil digne de ce nom voit enfin le jour en France !
Moi, citoyen indigné jusqu’ici de ce que l’on faisait en mon nom, j’en appelle désormais à toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus de cette honte que la France, comme la plupart des pays européens, fait peser sur nous dans sa façon de considérer la question des réfugié(e)s. Car, n’en déplaise à certains, ce ne sont pas de simples « migrants » ce sont, malgré notre médiocrité à les penser et à nous penser, des réfugié(e)s de guerre.

ASSEZ, C’EN EST ASSEZ !!!!!!!!!
L’histoire se souviendra de tout cela : de Hollande, de Valls et de Cazeneuve ; de Macron, de Philippe et Collomb. De la légion d’honneur, la plus haute distinction française, au prince héritier d'Arabie Saoudite le 4 mars 2016, de ce déshonneur-là.
Mais elle se souviendra aussi de celles et de ceux qui ont décidé d'emprunter un autre chemin : Giusi Nicolini, la maire de Lampedussa, abandonnée de tous au moment d’accueillir le flot de migrants qu’elle accueille pourtant bel et bien depuis le début ; Spyros Galinos, maire de Lesbos, qui a pris vaillamment le même chemin ; Philippe Lamberts, eurodéputé vert, et de son appel solennel lancé à la France et à toute l’Europe, le 9 mars 2016 au Parlement européen, afin qu’elles se ressaisissent.
De quelques autres aussi, comme Damien Carême, maire de Grande-Synthe, que Jean-François Cordet, le préfet du Nord, avait mis en demeure de présenter l’arrêté municipal qui l’autorisait, « malgré l’avis défavorable de la commission de sécurité », à ouvrir ce qui est devenu depuis le premier centre d’accueil  mis sur pied pour remplacer le camp de la honte de Grande-Synthe.

ASSEZ, C’EN EST ASSEZ !!!!!!!!!
Pour que cesse peut-être un jour ce cauchemar dans lequel on veut nous maintenir, je vous demande de dire NON !
Après Giusi Nicolini, Spyros Galinos, Philippe Lamberts et Damien Carême, répondons présent aux côtés de celles et ceux qui, chaque jour plus nombreux, ont eux aussi choisi de résister.
Les Marseillais, rescapés de la Shoah qui défient les autorités de leur ville.
Geneviève Jacques, Présidente de La Cimade, scandalisée par l'amalgame fait par les journalistes dans leurs questions au Président de la République entre délinquance/terrorisme/étranger.
L’association Tous migrants de Briançon qui appelle tous les citoyens à résister à cette dangereuse dérive de l’Etat de droit, à continuer d’inscrire leurs actes quotidiens dans le respect des valeurs enseignées à nos enfants et pour lesquelles nos parents se sont battus au péril de leur vie. Au besoin, à désobéir collectivement aux ordres manifestement illégaux qu’ils pourraient recevoir dans l’exercice de leurs fonctions.
Bernard Liger, lui aussi de Briançon, Ancien officier formé à Saint‐Cyr, et sa Lettre ouverte au Président de la République où il s’interroge : Aujourd’hui, l’hôpital de Briançon en ampute certains qui ont « pris froid » dans la montagne au péril de leur vie. Devons nous attendre des morts pour que nos institutions réagissent humainement ? Pour nous, Névachais, l'impératif humanitaire s'impose même si les forces de l'ordre s'efforcent de nous en dissuader. Il faut les retrouver si possible, les recevoir, les remettre en forme, les soigner.
Au cours du mois de décembre, nous avons dû, à six reprises au moins, faire appel au « Secours en Montagne » pour leur éviter la mort, non sans éviter gelures et traumatismes divers.
Pas encore de morts reconnus, mais cela viendra, Monsieur le Président.
Et tout cela avec des bénévoles sous la menace des forces de maintien de l'ordre. À vouloir faire œuvre humanitaire, nous Névachais et Briançonnais, sommes traités comme des délinquants ! On nous interdit de prendre un Africain en stop, quelles que soient la température et l'heure !
Depuis quand un automobiliste devrait‐il refuser un passager du fait de sa couleur de peau ?
Dans la Clarée, Monsieur le Président, nous refusons l'apartheid !
Enfin, Raphaël Pitti, spécialiste de la médecine de guerre, qui vient de rendre sa Légion d’honneur au Président de la République, entendant ainsi dénoncer le traitement « dégradant » réservé aux migrants et les « conditions indignes de la République » dans lesquelles ils sont accueillis en France. « J’appelle “dégradant”, en cette fin d’année dans notre République française, les agressions que subissent des gens en transit sur notre sol et auxquels on ne permet pas de satisfaire les besoins les plus fondamentaux tels que l’accès à l’eau, à la protection et à la sécurité, aux toilettes, au chauffage, à un couchage. On préfère les reléguer au statut d’ombre, dans les jungles, les forêts, les montagnes, allant jusqu’à condamner ceux qui auraient la bienveillante idée de les secourir. »
Connus ou non, éminents ou pas, issus de l’administration de notre pays ou simples citoyens, il y en a bien d’autres, et vous en connaissez sans doute. Je m’arrête donc là pour qu’à votre tour, vous puissiez inscrire leur nom. Le votre peut-être.
ASSEZ, C’EN EST ASSEZ !!!!!!!!!
Bien amicalement,
Patrice - Le 23 janvier 2018

Pour signer :  https://www.change.org/u/29267322
Cette pétition sera remise à:
  • Premier Ministre
    edouard philippe
  • Ministre de l'intérieur
    Gérard Collomb
  • Président de la République
    Emmanuel MACRON


Procès hirak: "Daba nta maghribi ?", cette question du juge qui a embrasé la salle d'audience

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Procès hirak: "Daba nta maghribi ?", cette question du juge qui a embrasé la salle d'audience  

Jeudi 1 février 2018 à 22h17
Procès hirak:

" On essaie de faire pression sur la cour pour une question qui a été comprise hors de son contexte", constate Hakim El Ouardi, substitut du procureur général.

Nous sommes le jeudi 1er février. Il est presque 20h. A la salle 7 de la cour d'appel de Casablanca, le président Ali Torchi interroge Mohamed El Mehdani, un des 54 individus poursuivis dans le cadre des événements d'Al Hoceima. L'accusé doit répondre de "la participation à des rassemblements non déclarés", et à "l'incitation contre l'unité territoriale du Royaume".
L'interrogatoire porte ainsi sur la participation d'El Mehdani aux manifestations, sur les slogans entonnés, les drapeaux brandis etc. L'échange est relativement calme...jusqu'à cette question du juge: "Daba nta maghribi?", que l'on pourrait traduire par "Es-tu donc marocain?" ou "Puisque tu es marocain..."
La question de trop?  Elle a en tous les cas mis la salle en ébullition. Dans leur box, des accusés crient leur indignation. Sur les bancs du public, des proches s'agitent, excédés. Le brouhaha est général, sous le regard désemparé du juge.
Scandalisée, Me Khadija Rougani utilise des mots durs: "La cour n'a pas le droit de poser cette question accusatoire. Je demande à la cour de la retirer et de s'abstenir de la poser au reste des accusés". Son confrère, Mohamed Aghnaj évoque quant à lui "un litige non pas avec l'accusation, mais avec le juge". Ici, c'est "la neutralité de la cour" qu'il remet en cause.
Pour sa part, l'interrogé se dit "gêné par cette question qui lui rappelle "l'interrogatoire de la BNPJ". S'il affirme être "100% marocain", ElMehdhani confie se sentir "comme un invité" dans ce pays. "Monsieur le président, si vous vous dites impartial, comment pouvez-vous me poser une telle question?"
Nasser Zefzafi crie: "Monsieur le président, je ne vous permets pas de mettre en doute mon nationalisme". 

dimanche 4 février 2018

Le Polisario réclame des compensations de l'UE, il avertit Nutrien


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Le mouvement de libération nationale du Sahara Occidental menace de réclamer 240 millions d'euros en compensation des pêches illégales de l'UE au Sahara Occidental occupé et envoie un avertissement aux importateurs de biens provenant du territoire pour qu'ils cessent leurs importations.




 Les premières pêches de l'UE au Sahara Occidental ont commencé peu de temps après que l'Espagne ait intégré l'UE en 1986. Depuis, plusieurs accords de pêche successifs entre l'UE et le Maroc ont couvert le Sahara Occidental, malgré les protestations du peuple sahraoui. La demande d'indemnisation mentionnée n'aborde pas la participation de l'UE au pillage avant décembre 2016.

La Cour de justice de l'UE doit juger deux fois la question des pêches de l'UE au Sahara Occidental. Le premier cas, initié par une ONG au Royaume-Uni, doit être conclu le 27 février 2018. Le second, initié par le Polisario, doit être conclu par la suite.

Parallèlement, le Polisario a envoyé un nouvel avertissement à l'importateur canadien Nutrien. Ses compagnies patrimoniales Agrium et PotashCorp ont importé pour plusieurs centaines de millions de dollars du Sahara Occidental sans tenir compte du droit à l'autodétermination des Sahraouis, y compris le droit légitime du peuple sahraoui de décider de ses propres minerais. Nutrien est le plus gros importateur de phosphate du territoire.

Récit d’un «règlement de compte» en plein Hirak, pendant le procès (suite)

(l'économiste, suite) 
 
Le procès des événements d’Al Hoceïma recèle tout ce que un chroniqueur judiciaire peut espérer. Du drame et du comique. Des effets de manche entre avocats adverses et des clashs avec l’accusation (voir ci-dessus). Mais aussi, et surtout, des interrogatoires d’accusés qui virent à des réquisitoires contre les «vraies causes de leurs arrestations».
Abdelkheir Yasnari, boucher, avance vers la barre des accusés pour être interrogé par la Cour. Le nom d’un commissaire de police, Issam Bouzidi, revient sans cesse dans ses déclarations. L’accusé se dit «victime d’un règlement de compte».  Abdelkheir Yasnari a eu, dit-il, «le malheur» de réclamer son dû à l’officier de police en poste à Al Hoceïma au moment des faits.
«C’est à partir de là que mes ennuis ont commencé. Le commissaire qui est l’un de mes clients n’a pas apprécié que je lui réclame ma créance. Il finira par me jeter ma viande à la figure», déclare l’accusé. «Je suis parti me plaindre à la police pour un vol. Elle m’a rétorqué d'aller me "plaindre chez Nasser Zafzafi’’, le leader des manifestants.
Abdelkheir Yasnari sera arrêté à son domicile juste après l’incident qui l’a opposé au commissaire en cause: «J’étais encore au lit. Laissez-moi tout vous raconter Messieurs les juges», supplie-t-il . Son interpellation se déroule devant sa femme et ses enfants «en pleurs». La police judiciaire ne l’aurait «pas informé sur les motifs» de son arrestation. Depuis lors, le mis en cause affirme «être victime de problèmes psychologiques, souffrir d’insomnie et prendre des médicaments».
Il évoque son transfert par avion militaire à Casablanca comme «un rapt». Abdelkheir Yasnari assure, à l’instar de tous les accusés interrogés à ce jour, «ignorer les motifs de son incarcération» lors de sa garde à vue et «n’avoir pas eu droit à un avocat et d'entrer en contact avec sa famille que trois jours» après son interrogatoire par la police judiciaire. «Relatez nous des faits qui sont dans votre intérêt», lui rétorque le président Ali Torchi.
La défense s’insurge. «Que veulent insinuer vos propos? La Cour fait défaut à sa neutralité et donne ainsi un aperçu de son futur jugement», clame Me Khadija Rougani. Le nom du commissaire, Issam Bouzidi, reviendra avec insistance lors de l’audition d’un autre accusé, celui de Souleiman El Fahili. Son témoignage portera des accusations encore plus graves.

(l'économiste, suite)

Procès des événements d’Al Hoceïma: Drôle de vidéo !

Justice

Procès des événements d’Al Hoceïma (A limage des procès mascarade de Gdeim Izik ! )

Par Faiçal FAQUIHI | Edition N°:5200 ,1/2/2018

L’accusation se prévaut d’une vidéo anti Al Saâoud
La défense plaide la fabrication de pièces à charge
11 accusés sur 54 appelés à la barre par la Cour.
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A l’intérieur de la salle d'audience, une importante logistique a été déployée dont des écrans géants pour permettre notamment la projection de vidéos, de messages électroniques, de post sur Facebook (Ph. Jarfi)
L’audition des accusés se poursuit devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca depuis le vendredi 26 janvier 2018. Dans le procès des événements d’Al Hoceïma, les audiences se muent, petit à petit, en une ascension périlleuse: 11 d’entre eux sur 54 sont passés à ce jour à la barre. Les derniers à être interrogés par la présidence sont Abdelkheir Yasnari, Abdelhak Sadiki, Mohamed Fadili, Souleiman El Fahili et Mohamed El Hanni.
A l’instar des autres accusés, les appelés à la barre font face à de lourdes accusations comme l’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, outrage et violence contre un corps constitué, rébellion armée, participation à une manifestation sans autorisation… Et à chaque fois, avant de démarrer l’interrogatoire, le président Ali Torchi, rappelle ces charges. 
Le premier accusé à se présenter durant l’audience du 30 janvier est un père de famille âgé de 39 ans. Abdelkheir Yasnari est un boucher qui vit à Al Hoceïma. Son casier judiciaire est vierge: «les armes blanches sont mes outils de travail au quotidien, Monsieur le Président. Je ne m’en suis jamais servi pour agresser quiconque». Voici donc le préambule d’un accusé qui «réfute toutes les accusations» que lui reproche la justice.
A commencer par la présumée «participation à une rébellion armée». Abdelkheir Yasnari reconnaît en revanche avoir pris part à un seul sit-in en mai 2017. «Nous ne sommes pas des séparatistes. Notre patriotisme nous a motivés pour sortir dans les rues. Surtout lorsque la majorité gouvernementale nous a gratuitement accusés d’indépendantistes. J’ai manifesté spontanément pour des revendications sociales et non pour faire plaisir à quelqu’un». Le jeune homme va à plusieurs reprises déclarer «ne connaître aucun» des accusés. Il ne se désolidarise pas pour autant de «la cause sociale» prônée par ses compagnons de cellule.
La Cour confronte l’accusé à deux pièces d’accusation: une vidéo et un post sur Facebook. Elles sont projetées sur un grand écran. Il est question dans le post de «constituer des comités populaires armés» notamment. «Devant le juge d’instruction, vous avez déclaré que votre post sur Facebook est une proposition pour contrer la criminalité à Al Hoceïma», demande la présidence.
L’accusé confirme en précisant qu’il a déclaré au juge «ce qu’il voulait entendre. Les accusations étaient déjà toutes prêtes». Deux autres détails. D’abord, le compte Facebook est ouvert au nom de Khaireddine Yasnari et non pas Abdelkheir Yasnari. Ensuite, l’accusé insiste sur la déclaration de vol de son téléphone portable. Sa plainte a été déposée au commissariat à Al Hoceïma.

Samedi prochain grande braderie à E'LM


Pièces jointes 12:40 (Il y a 4 heures)


À
Samedi prochain grande braderie à E'LM
On servira thé et café avec des crêpes
On compte sur vous !
Faites-le savoir à vos amis et dans vos réseaux



Tunisie: des ONG accusent Macron de ne pas avoir entendu la société civile

Communiqué de plusieurs associations de défense des droits humains

Humanite.fr, 3/2/2018

Organisée par l’Institut Français de Tunisie le 1er février 2018, la Journée Franco-Tunisienne de la société civile aurait pu être l’occasion pour le président français d’écouter l’analyse de la société civile quant au climat de plus en plus tendu relatif aux droits humains et à la mise en place des acquis et instances instaurées  par la Constitution.
En réalité, la rencontre ne s’est soldée que par quelques mains serrées et une belle photo de famille.
 
Cette société civile tant louée par M.  Macron lors de son allocution à l’Assemblée des Représentants du Peuple ainsi que dans  ses déclarations à la presse n’a pas eu la possibilité de faire entendre sa voix et aurait voulu avoir les explications du président Macron quant à ses propos tenus lors de la conférence de presse conjointe du 31 Janvier 2018 avec son homologue tunisien.
Interpellé par un journaliste à propos du rapport de l’organisation Human Rights Watch dénonçant les violences policières survenues lors des manifestations qui ont eu lieu en début d’année en Tunisie, le Président Macron a déclaré que « ces arrestations ont été faites dans le cadre d’un État de droit ».  Le Président Macron a également ajouté que « Parfois on a tendance à confondre les gravités et à considérer qu’une dénonciation vaut toutes les autres ».
 
De tels propos traitent par le mépris les signaux d’alarme lancés récemment par de multiples acteurs de la société civile tunisienne quant à l’impunité qui accompagne la brutalité policière, les arrestations arbitraires ainsi que les conditions de détention, la menace pesant sur la liberté d’expression et de la presse ainsi que la diabolisation des mouvements de revendications sociales, économiques et environnementales.
 
Par ailleurs ils affirment l’existence inconditionnelle d’un État de Droit en Tunisie, en dépit d’absence des instances garantes de celui-ci, première parmi toutes la Cour Constitutionnelle, et malgré des pratiques judiciaires, sécuritaires et institutionnelles allant à l’encontre des principes constitutionnellement proclamés par la Tunisie.
 
Aussi, les organisations de la société civile signataires de ce communiqué expriment leur mécontentement quant aux propos du Président Macron face aux questions des droits humains en Tunisie et leur déception quant au temps consacré à un véritable dialogue avec cette société civile lors de sa visite en Tunisie. Elles tiennent également à rappeler le caractère universel et indivisible des droits humains qui ne peut en aucun cas permettre d’exception ni de hiérarchie entre droits.
 
Signataires :
 
Al Bawsala
Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES)
Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD)
Ligue Tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH)
Association Tunisienne de défense des libertés individuelles (ADLi)
Organisation contre la Torture en Tunisie (OCTT)
Touensa
Aswat Nissa
Avocats Sans Frontières (ASF)
ACAT France


verture dans 3

Renégociation des accords UE - Maroc : Profonde inquiétude de la société civile sahraouie

Une approche de la Commission européenne « profondément destructrice et insoutenable »

Une centaine d'organisations de la société civile sahraouie ont exprimé, hier samedi, leur «profonde préoccupation» face aux négociations entre l'UE et le Maroc visant à inclure les produits issus du Sahara occidental occupé dans leurs accords commerciaux, sans le consentement du peuple sahraoui, condamnant une approche de la Commission européenne «destructrice et insoutenable».
«Nous exprimons notre profonde préoccupation face aux négociations en cours entre le Maroc et la Commission européenne visant à inclure le Sahara occidental dans les accords commerciaux avec le Maroc, sans le consentement du peuple sahraoui à travers son représentant légitime, le Front Polisario», ont écrit ces organisations issues des territoires occupés, des territoires libérés, des camps de réfugiés à Tindouf et de la diaspora, dans une lettre à la Commission européenne. Les organisations ont exprimé de «sérieuses réserves» sur l'attitude de la Commission européenne, affirmant que la volonté persistante de la Commission européenne d’ignorer ou de contourner un arrêt de sa plus haute juridiction «porte atteinte aux droits fondamentaux du peuple sahraoui» et «permet la poursuite de l'exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental». Les organisations de la société civile sahraouie ont souligné, à ce titre, qu'à ce jour, «aucun examen sérieux de ce processus (de négociations) n'a été autorisé», le mandat accordé par le Conseil de l’UE à la Commission européenne en mai dernier afin de négocier avec le Maroc une modification du texte de l'accord de libéralisation des produits agricoles étant resté secret. 
Regrettant que l'exécutif européen n'ait fait aucune tentative pour s'engager avec le Front Polisario en tant que représentant légitime du peuple sahraoui, les organisations sahraouies rappellent que la CJUE a, pourtant, statué qu'aucun traité commercial entre le Maroc et l’UE ne peut légalement s’appliquer au Sahara occidental, sauf si le peuple du Sahara occidental y consent. «La CJUE, en décembre 2016, a définitivement décrété que le Maroc n'avait pas de souveraineté sur le Sahara occidental, réaffirmant la position de la Cour internationale de Justice, des Nations unies et de l'Union africaine. Elle a également affirmé que le Sahara occidental est un territoire non autonome, que le peuple du Sahara occidental est le propriétaire exclusif des ressources naturelles du territoire, et que tout accord concernant les ressources naturelles du Sahara occidental nécessite le consentement des représentants du peuple sahraoui», ont-elles souligné.




.GRAND FORMAT. Briançonnais, ce sont eux, les premiers de cordée solidaire !

Reportage de Marie-Stéphane Guy (textes) et Julien Benard (photos)
Humanité Dimanche, 2/2/2018
Plus d'un millier de Briançonnais se sont mobilisés pour parer aux urgences des migrants qui arrivaient à leurs portes dans les pires conditions. Une chaîne exceptionnelle portée par la fraternité. Rencontre avec ceux qui donnent sens à la dignité.
L'image a fait la une de tous les médias. À l'appel des professionnels de la montagne, plus de 350 personnes ont formé, le 17 décembre 2017, une cordée solidaire lézardant sur les pentes abruptes du versant français du col de l'Échelle (Hautes-Alpes). Partis du village de Névache, à 20 kilomètres de Briançon, ils sont venus crier leur refus que les Alpes deviennent « le cimetière des personnes en détresse ». Un tombeau pour migrants, en provenance pour l'essentiel d'Afrique de l'Ouest, en majorité mineurs, qui, depuis la fermeture drastique de la vallée de la Roya et de Vintimille, empruntent cet itinéraire excessivement dangereux. Le col de l'Échelle (1 762 m), fermé à la circulation en hiver ; une trouée entre l'Italie et la France particulièrement exposée pour ceux qui ne connaissent rien aux dangers de la montagne. Un danger accru par la présence de forces de gendarmerie qui, selon Stéphanie Besson, accompagnatrice en montagne et l'une des coordinatrices du mouvement Tous migrants, « ne les empêche pas de passer, mais, au contraire, leur fait emprunter d'autres chemins plus risqués pour échapper à la police, frôlant ainsi la mort ».
Marie-Stéphane Guy, 2/2/2018
Humanite.fr

Photo : Julien Benard
Le témoignage de Bruno Jonnard, pisteur-Dameur.
Janvier 2017, 6 h 30, col de l'échelle. Bruno Jonnard, 40 ans, pisteurdameur, prépare les pistes du domaine de névache, tout proche de l'italie. « J'ai d'abord vu des traces de pas dans la neige. » au bout, deux jeunes africains frigorifiés. Baskets en toile trempées, ni gants, ni bonnet, ni blouson. « Je les ai mis au chaud dans ma dameuse avant de les descendre chez moi. ils marchaient depuis seize heures. Je ne les aurais pas secourus, ils seraient morts. » il avait bien entraperçu les images des migrants affluant sur les plages grecques. Mais « quand tu te retrouves face à deux ados gelés... » Bruno contacte Tous migrants, leur confie ses rescapés, et perd le sommeil. « J'en trouvais presque tous les jours : plus d'une cinquantaine pendant l'hiver 2017. la police n'était pas encore au col. on a tous été pris de court. » la situation se tend au printemps. « c'était jour et nuit, parfois 40 dans la journée. nous étions débordés. et la police aux frontières (PaF), sur les dents. »
Gendarmes et militaires envahissent la paisible vallée.  « les barrages et les contrôles étaient permanents... » Bruno et les autres ne baissent pas les bras. les actions se multiplient. « À notre demande, la mairie a ouvert la bergerie communale du col, nous y avons déposé du bois, des vivres, des couvertures, des vêtements... Puis, installé une tente sur le terrain de camping. » Bruno, pompier volontaire, père de deux enfants de 8 et 12 ans, est fatigué de ramasser des gosses dont la température descend sous 35 °c, de jouer au chat et à la souris avec la police. « Notre engagement dépasse les clivages politiques. on gère du concret. des enfants de 14 ans qui fuient la guerre ou la misère, qui ont quitté leur famille, frôlé la mort, qui arrivent dans des états épouvantables. Quand la police les cueille, ils sont jetés de l'autre côté comme des chiens. et il faudrait qu'on ne fasse rien ? » Bruno est las mais déterminé : « J'ai honte de mon pays, mais je suis fier de la solidarité de ses citoyens. »

Lire aussi : 

« Le colis refusé », une lettre ouverte au Ministre de la Justice du Maroc

Luk Vervaet à Solidarité Maroc
7 h ·
Marie-Jo Fressard Lettre ouverte au Ministre de la Justice et des Libertés Administration pénitentiaire et de la réinsertion P...
familiesfriendsassociation.blogspot.com

samedi 3 février 2018

La liberté de la presse étouffée au Maroc à cause de la révolte du Rif

par Youssef Ouled يوسف أولاد
Traduit par Fausto Giudice, Tlaxcala
Original: Cerco a la libertad de prensa en Marruecos por las protestas sociales del Rif


Le régime alaouite a emprisonné sept journalistes et communicants critiques qui ont couvert les manifestations, tout en expulsant les correspondants étrangers qui tentaient de faire des reportages sur le mouvement Hirak.
Entre 1981 et 1984, des « émeutes de la faim » eurent lieu au Maroc : un soulèvement populaire qui finit par être écrasé par la répression violente du gouvernement, en particulier dans la région du nord, le  Rif. Les médias nationaux gardèrent  le silence, tandis que les dizaines de journalistes étrangers tentant  de couvrir ces événements furent interdits d'entrée.
La semaine dernière a marqué le 35ème anniversaire de ces événements dans un contexte similaire, où la répression des protestations sociales et l'obstruction au travail des journalistes a été une constante lors des manifestations dans le Rif. Ce mouvement dure depuis plus de 14 mois et a provoqué des dizaines de procès et de condamnations, non seulement de militants, mais aussi de journalistes et de communicants qui l'ont raconté..
Les autorités marocaines utilisent les lois sur la presse pour faire taire les médias indépendants, les tribunaux ont suspendu des sites ouèbes d'information et leurs rédacteurs en chef ont été condamnés à des amendes pour « fausses nouvelles » et « diffamation ». Ces mesures ont conduit Human Rights Watch à dénoncer la régression en termes de droits et libertés publics après une année 2017 marquée par les manifestations. Ces manifestations ont été durement réprimées et leurs acteurs emprisonnés, « battus et maltraités », impliqués dans des « procès inéquitables », disent les critiques. Pour sa part, Freedom House souligne le manque de liberté d'expression et de droit de réunion pacifique, vu la répression et les incarcérations indiscriminées. Dans son index annuel des libertés l’organisation US classe le Maroc dans la catégorie des pays « partiellement libres », en abaissant sa notation du fait de la «  réponse sévère de l'État à de grandes manifestations dans plusieurs régions du pays ».
Mohamed El Asrihi
 L'œil du Rif en prison
Mohamed El Asrihi est l'un des sept journalistes emprisonnés pour avoir couvert les manifestations du Mouvement populaire rifain (Hirak). « Il a toujours été l'œil du Rif, cela fait des années qu’il documente ce qui se passe », explique sa sœur Awatif. Le nouveau Code de la presse et des publication approuvé l'année dernière par le Parlement marocain a éliminé certaines peines de prison pour délits d’opinion en maintenant ceux qui passent les « lignes rouges » : atteinte à la religion, à la monarchie ou à l'intégrité territoriale du royaume, entendez toute allusion au Sahara occidental. Même si ce code a constitué une amélioration significative par rapport à la loi de 2002 sur la presse, il punit les infractions non-violentes ou permet de suspendre des publications ou des sites ouèbes par ordre judiciaire.