2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mercredi 12 décembre 2018

Valérie Trierweiler révèle comment le Roi du Maroc corrompt les dirigeants politiques français






Maroc-France, 10/12/2018

Pendant la cérémonie des obsèques de Nelson Mandela, en conversation détendue avec Hollande, «Sarkozy lui détaille la somptueuse propriété que le roi du Maroc met à disposition de sa famille». Le fait, peu honorable pour le souverain marocain et, en même temps, révélateur de la connivence de Paris avec Rabat, est rapporté par Valérie Trierweiler, témoin de premier plan – en qualité d’ancienne compagne du président François Hollande – dans son livre Merci pour ce moment, qui fait des ravages en France actuellement.
Cette petite phrase a une grande signification. Elle confirme la collusion entre le Makhzen et l’Elysée et montre surtout que le pouvoir français, qu’il soit de gauche ou de droite, entretient une relation plus qu’étroite avec la monarchie marocaine, bâtie sur la corruption et des intérêts qui concernent moins les peuples des deux pays que leurs dirigeants. Que Maroc soit perçu par les dirigeants français comme une partie de la France, la preuve en est justement donnée par le fait qu’ils s’y conduisent comme s’ils étaient chez eux.
«La somptueuse propriété» dont parle Sarkozy est certainement ce grand domaine qui porte bien son nom, Jnane Lekbir, situé à trois kilomètres de Marrakech, appartenant bien sûr à Mohammed VI, et où a séjourné l’ancien président français, en mars 2013, avec Carla Bruni. Quelques mois après, durant cet été, c’est Chirac qui a bénéficié d’une résidence royale conforme à ce que voulait son épouse Bernadette : spacieuse et entourée de murs pour garantir la discrétion.
Il y était au moment où un détenu en grève de la faim décédait dans une prison marocaine. Le roi, sourd aux plaintes de «ses sujets», est par contre très attentif aux desiderata des présidents français qui viennent passer des vacances au Maroc. Il va même plus loin en mettant carrément le royaume au service de la France.

Journée du cinéma rifain à Lille

2 h

Maroc : Des verdicts entachés par des soupçons de torture





La Cour d’appel doit rendre "justice"
 aux activistes du Hirak

Rabat, Maroc, 15 juillet 2018 : Des manifestants arborent des masques à l’effigie d’activistes emprisonnés, pour protester contre leur condamnation à de lourdes peines de prison. © 2018 Fadel Senna/AFP/Getty Images
 Rabat, Maroc, 15 juillet 2018 : Des manifestants arborent des masques à l’effigie d’activistes emprisonnés, pour protester contre leur condamnation à de lourdes peines de prison.
(New York) – La Cour d’appel de Casablanca, qui doit rejuger des manifestants et activistes du Rif, devrait tenir compte d’éléments prouvant que la police avait torturé des accusés, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le procès en appel s’est ouvert le 14 novembre 2018.
Le 26 juin, un tribunal de première instance avait condamné l’ensemble des 53 accusés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison après avoir retenu leurs « aveux » comme preuves à charge, et balayé leurs réfutations desdits « aveux », qu’ils disaient arrachés sous la contrainte. Dans son jugement de 3 100 pages, le tribunal n’a pas expliqué pourquoi il avait écarté des rapports médicaux suggérant qu’au moins une partie des accusés avaient subi des violences policières pendant ou après leurs arrestations.
« Un tribunal ne peut pas tout simplement ignorer des preuves de torture », a déclaré Ahmed Benchemsi, directeur de la communication et du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord chez Human Rights Watch. « La cour dappel se doit d’écarter tout aveu suspect, et de garantir que personne ne soit condamné si ce n’est pour des crimes réels. »
Le Hirak, un mouvement de protestation socioéconomique né en 2016 dans la région du Rif, dans le nord du Maroc, avait organisé plusieurs grandes manifestations pacifiques jusqu’à ce qu’une vague de répression policière en mai 2017 se solde par l’arrestation de plus de 400 activistes. Cinquante-trois d’entre eux, dont les leaders du mouvement, ont été transférés à Casablanca puis jugés dans un procès collectif qui a duré plus d’un an. Le 26 juin 2018, le tribunal de première instance de Casablanca les a tous reconnus coupables de divers chefs d’accusation – notamment atteinte à la sécurité intérieure de l’État, incendie criminel, rébellion, agression d’agents de police dans l’exercice de leurs fonctions, dégradation de biens publics et organisation de manifestations non autorisées – et les a condamnés à des peines allant d’un à vingt ans de prison.
En août, le roi Mohammed VI a gracié 116 prisonniers du Hirak, dont 11 du groupe de Casablanca – mais parmi eux, aucun leader.

Mohamed Makouh, détenu politique rifain, 2 ans de prison

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lundi 10 décembre 2018

70ème anniversaire de la déclaration des Droits de l’Homme : Ali Aarrass attaque la nouvelle loi belge du 9 mai 2018 devant la Cour constitutionnelle

dans ACTIONS/AVOCATS/DOUBLE NATIONALITE/EXTRADITION/ORGANISATIONS POUR LES DROITS DE L'HOMME / FOR HUMAN RIGHTS/TORTURE par
par Luk Vervaet

 Le 10 décembre 2018, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme fête son 70éme anniversaire. Didier Reynders, vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et européennes et désormais aussi ministre de la défense, s’est exprimé à ce sujet, à Genève, le 28 février dernier lors de la 37ème session du Conseil des Droits de l’Homme.
Il y a déclaré, je cite : « La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme… fête cette année son 70ème anniversaire. Elle garantit que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits… Elle est le principe cardinal qui guide l’action de la Belgique… il nous faut réaffirmer que les droits de l’homme ne sont pas une faveur que les États accordent. Ils sont une obligation à l’égard de tous, toujours : à l’égard des plus vulnérables, à l’égard de ceux qui nous paraissent différents, comme les étrangers, les migrants, les minorités… à l’égard même des pires criminels, dans la lutte contre le terrorisme… Il n’y a pas de tension entre sécurité et droits de l’homme. La paix et la sécurité comme le développement passent par le respect des droits fondamentaux de chaque individu ».
Ces belles paroles ont certainement fait impression à Genève, mais elles ne correspondent pas aux actes sur le terrain. Dans l’affaire Ali Aarrass, et ce depuis une décennie, la Belgique refuse de manière systématique de protéger les droits de l’homme d’un de nos concitoyens. Ali Aarrass est belgo-marocain. Cette double nationalité n’a pas cessé d’être invoquée par ce même ministre pour refuser toute assistance consulaire à notre compatriote. Non seulement la Belgique n’a jamais envisagé de lui accorder une assistance, mais elle a aussi refusé de prendre connaissance et de s’appuyer sur les nombreux rapports des organisations européennes et onusiennes pour la protection des droits de l’homme, dénonçant l’extradition illégale d’Ali Aarrass de l’Espagne vers le Maroc, sa torture au Maroc, son procès inéquitable, sa détention arbitraire et son isolement prolongé qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

Les Gilets Jaunes revendiquent dans leur charte la fin du pillage de l’Afrique par la France



 Extrait d'une charte gilets jaunes
 
Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement de protestation qui a débuté en ligne en mai 2018 et qui a conduit à des manifestations qui ont débuté en France le samedi 17 novembre 2018 et se sont rapidement étendues à la Wallonie, la partie sud de la Belgique autrefois très industrialisée.
Motivés par la hausse des prix de l’essence, le coût de la vie élevé et par l’affirmation qu’un fardeau disproportionné des réformes fiscales du gouvernement allait peser sur la classe ouvrière et la classe moyenne, les manifestants ont appelé à des réductions des taxes sur l’essence, la réintroduction de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’augmentation du salaire minimum et la démission du Président de la République française, Emmanuel Macron.
Les Gilets Jaunes revendiquent aussi dans leur charte la fin du pillage de l’Afrique par la France, comme vous pouvez le lire sur leur charte inscrite sur le gilet ci-dessous .
Françafrique : Cesser les pillage et les ingérence politique et militaire,  Rendre l’argent des dictatures et les biens mal acquis au peuples africains. Rapatrier immédiatement tous les soldats français . Mettre fin au système du FCFA qui maintient l’afrique dans la pauvreté. Tisser des rapport d’égal à égal avec les etats africain(...)

Maroc : Les gilets jaunes débarquent à Merzouga




Dans la ville de Merzouga, plusieurs femmes accompagnées de leurs enfants ont manifesté dans la ville de Merzouga pour revendiquer leurs droits. Ils portaient des gilets jaunes

Migrants morts après 11 jours en mer: une ONG en appelle à la CPI







Un bateau de migrants au large de la Libye, le 6 mai 2018
Un bateau de migrants au large de la Libye, le 6 mai 2018
afp.com - LOUISA GOULIAMAKI, 05 déc 2018

Une ONG a demandé mercredi à la Cour pénale internationale d'enquêter sur le "crime" des organismes européens engagés au large de la Libye, où 15 migrants sont morts après avoir dérivé 11 jours sans que personne intervienne.
L'ONG allemande Mission Lifeline "accuse Frontex et Eunavfor Med de crimes contre l'humanité et appelle la Cour pénale internationale à enquêter", a annoncé son fondateur Claus-Peter Reisch sur Twitter.

Ces deux agences européennes "disposent de navires militaires, de satellites, d'avions de reconnaissance qui couvrent toute cette zone. Ils avaient les moyens de voir que ces réfugiés étaient en détresse. Mais ils n'ont rien fait, ils les ont laissés mourir, ça s'appelle un crime", a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'ONG, Axel Steier.
Partis de Sabratha, à 70 km à l'ouest de Tripoli, 25 migrants qui tentaient de rejoindre les côtes italiennes ont été emportés par le courant et ont dérivé 11 jours sans eau ni nourriture, avant de chavirer au large de Misrata, à 270 km plus à l'est, puis d'échouer lundi soir sur une plage, selon le Croissant rouge libyen.
Seuls dix d'entre eux, dont deux femmes, ont survécu, dans un état de grave déshydratation. Après les premiers secours, ils ont aussitôt été conduits dans un centre de détention à Misrata.
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a précisé dans un communiqué que quatre d'entre eux "requérant des soins médicaux d'urgence" avaient été "transférés dans un hôpital privé à Tripoli".
D'autres voix se sont élevées mercredi pour réclamer un renforcement des secours au large de la Libye, où au moins 1.267 migrants sont morts ou ont disparu cette année, selon un comptage de l'OIM, malgré une baisse drastique des départs.
"Sauver les vies en mer est une priorité", a insisté Flavio Di Giacomo, le porte-parole de l'OIM en Italie.
"Nous continuons à plaider en faveur de solutions alternatives à la détention pour les migrants renvoyés sur les côtes libyennes, en particulier pour les personnes les plus vulnérables", a déclaré le chef de mission de l'OIM en Libye, Othman Belbeisi.
"L'absence de mécanismes permettant de mieux gérer les retours, associée à une capacité réduite de recherche et de sauvetage en mer, rend la traversée de plus en plus dangereuse pour les migrants", a déploré M. Belbeisi.
Selon lui, les migrants ont moins de chance de survivre en mer qu'il y a un an. "Ceci est inacceptable. Sauver des vies en mer doits être la priorité numéro un et les opérations de recherche et sauvetage doivent manifestement être renforcées", a-t-il ajouté dans un communiqué.
"Des rapports de plus en plus alarmants confirment ce dont les équipes de l'Aquarius ont été témoins : les capacités de recherche et de secours sont insuffisantes et les embarcations en détresse sont ignorées", a dénoncé Médecins sans frontières (MSF).
"Pendant ce temps, les bateaux civils de sauvetage sont entravés dans leur mission par des attaques politiques ciblées", a rappelé SOS Méditerranée, dont le navire l'Aquarius, affrété avec MSF, est bloqué à Marseille faute de pavillon.
Le Lifeline, principal navire de Mission Lifeline, est pour sa part bloqué à La Valette, également pour des questions administratives.





dimanche 9 décembre 2018

El Yazami a été démis de ses fonctions au Conseil National des Droits de l'Homme

(Traduit de l'arabe)

El Yazami a été démis de ses fonctions au Conseil National des Droits de l'Homme ( CNDH) et la nomination de Amina Bouayach au cours de cette période, est lié par un certain nombre d'observateurs nationaux au rapport de Human Rights Watch sur les circonstances de l'arrestation et du procès des détenus rifains publiés quelques jours auparavant.
Human Rights Watch a cité le rapport du CNDH publié précédemment par El Yazami, ignoré par le pouvoir judiciaire sur l'ordre du ministère public. Le rapport de Human Rights Watch a accusé les autorités marocaines d'avoir torturé physiquement et psychologiquement les détenus en milieu rural, soulignant que "50 accusés sur 53 ont déclaré que la police au siège de la Brigade Nationale de la Police Nationale à Casablanca leur avait mis la pression d'une manière ou d'une autre afin de signer des déclarations les condamnant, et sans en lire le contenu. "Le tribunal n'a pas tenu compte de ces faits.
El Yazami, a signalé qu'un certain nombre de détenus rifains avaient été agressés physiquement et battus, de même ils ont été soumis à des insultes par des d'agents de police, et ont été victimes de diffamation, calomnie, insultes, et de menaces pendant leur interrogatoires et la période d'enquête.
Le rapport d'El Yazami, a déplu à la Direction générale de la Sûreté nationale, qui a exprimé son "rejet des graves accusations portées contre ses intérêts et ses employés, citées par certains sous la forme d'affirmations et de confirmations fondées sur un document partiel attribué au Conseil National des Droits de l'Homme ".
Le rapport d'El Yazami a également suscité la colère du ministère de la Justice, qui a indiqué qu'il avait renvoyé le rapport du CNDH à la justice, soulignant dès réception de l'expertise médicale de certains détenus des événements d'Al Hoceima, il l’avait transféré au procureur général du roi près la Cour d'appel de Casablanca, et au procureur général du roi près la Cour d'appel d'Al Hoceima.
Je ne sais pas si El Yazami va sortir de son silence et expliquer les circonstances de son limogeage du poste de président du CNDH, ou bien s'il avalera sa langue et disparaîtra de la vue, comme d'anciens responsables qui voulaient se placer en marge du consensus et ont été virés par le makhzen. Sachant qu'il bénéficiait d'importants privilèges et d'une rémunération substantielle, en contrepartie de l'amélioration de l'image du Maroc sur le registre des droits de l'homme et des libertés.
https://www.hoceimacity.com/…/%D8%B9%D8%B2%D9%84-%D8%A7%D…/…

 Pour rappel : qui état Driss El Yazami, réécouter : http://www.bladi.net/zineb-el-rhazoui... - Zineb El Rhazaoui lynche Driss El Yazami en live à Paris

Maroc : les boursiers au Maroc obligés à s’engager à ne pas manifester en France contre la monarchie

  Maroc-France

 

En France, les étudiants boursiers de l’Etat marocain, signent, en amont, un contrat, une charte que pendant leur séjour en France, en vertu de laquelle, ils ne feront rien pour attenter aux intérêts de la monarchie et celui de Mohamed VI etc…
Ainsi ils ont reçu une consigne formelle de ne pas participer à une quelconque manifestation de solidarité avec le RIF, identifiée comme portant atteinte aux intérêts et à l’image du Maroc. C’est valable aussi pour tout autre manifestation en général critiquant le Maroc. Même si en privé ces étudiants se déclarent solidaires, et de tout cœur avec le RIF, ils n’ont pas le droit de l’exprimer publiquement, dans le cas contraire ils auront des problèmes à leur retour au Maroc.
A contrario, lorsqu’ils s’agit d’une manifestation de l’opposition algérienne, ou simplement critiquant l’État algérien, là, ils ont le droit d’y participer. Ainsi, ils ont le feu vert d’aller aux manifestations kabyles par exemple notamment du MAK !
Source : Rachid Oufkir

Rencontre débat sur les grèves d’Imider au Maroc, samedi 15 décembre



Rencontre débat en soutien aux grévistes d’Imider au Maroc, le 15 décembre à 20H00 à Lyon, France. En présence d’Omar Moujane, un militant participant à la mobilisation.
A Imider au Maroc existe l’une des plus vieilles "ZAD" du monde où les populations autochtones de culture Amazigh mènent une lutte contre une société minière, la plus importante mine d'argent d’Afrique , appartenant au holding royal. Cette lutte contre la prédation des ressources, la pollution, les logiques productivistes, la destruction de l’agriculture, s’appuie sur l’auto-organisation des habitant·e·s et constitue un des mouvements sociaux les plus importants du pays.
Nous présenterons un documentaire ainsi qu’une introduction au débat présenté par un militant participant à cette mobilisation, Omar Moujane, ancien détenu.
Venez nombreuses et nombreux au local , 169 grande rue de la Guillotière (Métro Garibaldi), Lyon 7ème le samedi 15 décembre  20h à 21h.


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Derniers articles de la thématique « Résistances et solidarités internationales » :

Front Polisario-Maroc : engagement à poursuivre les pourparlers malgré le rejet Marocain de l’autodétermination


AlgérieEuropeMaghrebNews

GENÈVE - Le Maroc et le Front Polisario se sont engagés jeudi à Genève à poursuivre les pourparlers pour le règlement du conflit du Sahara Occidental, vieux de plus de 40 ans, malgré le rejet du Maroc du principe de l'autodétermination.

GENÈVE –
Après le départ des Espagnols du Sahara Occidental  , le Maroc a envahi le territoire [en 1975], pourtant déclaré non autonome par les Nations Unies, et l’occupe illégalement malgré les résolutions de l’Assemblée Générale de l’Onu et du Conseil de Sécurité qui soulignent que la solution du conflit doit passer par l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
À l’issue des travaux de la table-ronde, l’Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unis pour le Sahara Occidental, Horst Köhler, a indiqué dans un point de presse que les discussions de deux jours de la table-ronde, initiée par lui-même, étaient “intensives”, félicitant les délégations pour leur “engagement ouvert et dans un esprit de respect mutuel”.
Il s’est dit “très heureux” de relever que les délégations, notamment le Maroc et le Front Polisario, “se sont engagées à poursuivre leurs efforts”, espérant que ce processus “sera guidé avant tout par un souci des hommes et des femmes, des enfants et des jeunes du peuple du Sahara Occidental”. Horst Kohler s’est dit encore convaincu qu’une solution “pacifique” à ce conflit est “possible”.
Pour leur part, les Sahraouis ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les discussions avec le Maroc dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité qui prévoient l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple Sahraoui.
“Nous sommes venus avec un esprit constructif. Ce qui est demandé au Maroc, c’est de dépasser cette situation et de travailler avec nous dans le cadre des efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’Onu, Horst Köhler, et des résolutions du Conseil de Sécurité pour une solution juste dans l’attente de la création d’un climat favorable pour instaurer un climat de confiance entre les deux parties”, a indiqué le chef de la délégation Sahraouie, Khatri Eddouh.

Une solution pacifique au conflit est possible
Il a estimé qu’il est “bénéfique” de créer cette confiance mutuelle entre les deux parties au conflit, notamment pour ce qui concerne “le respect des droits de l’homme dans les territoires occupés, la libération des prisonniers politiques sahraouis, entre autres le groupe de Gdeim Izik, et l’ouverture des territoires occupés pour les journalistes, des observateurs internationaux et les militants des droits de l’homme pour s’enquérir de la situation dans cette partie occupée du Sahara Occidental”.
La partie Marocaine a, cependant, réaffirmé sa position qui fait blocage au processus de négociations et qui rejette d’un trait le référendum d’autodétermination.
Au cours d’une conférence, le chef de la délégation Marocaine, le Ministre des Affaires Etrangères Nasser Bourita, a montré clairement le refus de changer la position de son pays et, à aucun moment, il n’a fait référence à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental en faisant, selon des observateurs, sa propre lecture de la résolution 2440 du Conseil de Sécurité.
En effet, la résolution 2440 du Conseil de Sécurité avait enjoint, le 31 octobre dernier, le Maroc et le Front Polisario, représentant légitime du peuple du Sahara Occidental, de reprendre les négociations “sans préconditions et de bonne foi” en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
Dans ce contexte, la table-ronde, à laquelle l’Algérie et la Mauritanie ont participé en tant que pays voisins et observateurs, devait aboutir à la relance des négociations directes entre le Maroc et le Polisario, mais M. Köhler a préféré, selon toute vraisemblance, à conduire ce format, en convoquant une autre table-ronde au cours du premier trimestre de 2019, dans l’espoir de trouver un terrain d’entente entre les deux parties en conflit.

Une nouvelle dynamique est en marche
Dans ce cadre, le Ministre des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel, a indiqué que les efforts de l’émissaire Onusien “ont permis la tenue de cette réunion de Genève qui crée une dynamique nouvelle dans le processus de règlement de la question du Sahara Occidental”.
En effet, le premier résultat “positif”, estiment des observateurs, aura été le fait de “faire asseoir autour de la même table les deux parties en conflit”, après six ans de blocage du processus de négociations.

vendredi 7 décembre 2018

À Briançon, l’urgence de sauver des vies

5/12/2018
La Cimade, avec Amnesty International, l’Anafé, Médecins du Monde, Médecins sans frontières et le Secours catholique Caritas France alerte la presse sur la situation à Briançon alors qu’un froid hivernal commence à s’installer.
Nos associations alertent sur l’insuffisance de prise en charge et sur les refoulements systématiques d’hommes, de femmes et d’enfants qui tentent de franchir la frontière franco-italienne, dans la région de Briançon, souvent au péril de leur vie, alors qu’un froid hivernal commence à s’installer.
« Plus de trente personnes ont dû être secourues depuis l’arrivée du froid, il y a un mois, et nous craignons des disparitions. Certaines personnes n’ont pas de téléphones portables, rien sur le dos, alors qu’il fait -10°C dehors.  Comment fait-on pour dormir tranquillement, alors qu’on craint que chaque nuit un accident mortel ne se produise dans nos montagnes ? », s’alarme Michel Rousseau de l’association briançonnaise, Tous Migrants.
Les témoignages reçus indiquent que les personnes migrantes prennent de grands risques pour arriver à Briançon, malgré les alertes qu’elles reçoivent sur les dangers. Outre l’emprunt de chemins escarpés et enneigés, elles font face aux risques de courses-poursuites avec les forces de l’ordre dans les montagnes et  à celui d’être refoulées vers Clavière, premier village italien où aucun lieu d’accueil n’existe et ce, malgré les températures négatives.
« Les personnes refoulées en pleine nuit vers Clavière ont vécu de graves traumatismes, notamment lors du passage de la frontière. Elles ont besoin d’un accueil dans ce village. Pourtant les militants qui souhaitent leur venir en aide craignent d’être poursuivis en justice au titre de ce qui est appelé le « délit de solidarité », ajoute Agnès Lerolle, chargée de coordination des acteurs locaux engagés auprès des personnes migrantes à la frontière franco-italienne.
« Nous soutenons les acteurs locaux qui chaque jour agissent auprès de ces personnes pour leur apporter une aide humanitaire et demandons aux autorités que ces hommes, femmes et enfants soient pris en charge tel que l’exige le droit », ajoute-t-elle.
L’hiver dernier, trois personnes migrantes – à notre connaissance – ont trouvé la mort dans la région. La situation mérite une réponse humanitaire et juridique immédiate avant qu’un nouveau drame arrive. Les frontières françaises ne peuvent continuer à être des zones où le droit n’est pas appliqué. Les personnes migrantes doivent pouvoir y trouver la protection à laquelle elles ont droit, conformément aux textes internationaux, européens et français en vigueur.

Rejet de l'accord aérien UE - Maroc : une "nouvelle victoire majeure" pour le peuple sahraoui




Bruxelles,  5 déc 2018 (SPS)
 Le député européen, Florent Marcellesi, s'est  félicité mercredi de la décision du Tribunal de l'Union européenne (UE) qui  a jugé que l’accord sur l’aviation civile conclu en janvier 2018, entre  l'UE et le Maroc, est sans application au territoire du Sahara occidental  et à son espace aérien.
"Je me félicite d'une nouvelle victoire majeure pour le peuple sahraoui  devant le tribunal de l'Union européenne et d'une nouvelle condamnation de  la Commission par la plus haute juridiction de l'UE", a souligné Florent  Marcellesi, rappelant que " le groupe des Verts au Parlement européen avait  dénoncé, à maintes fois, l’application illégale de l’accord aérien UE-Maroc  aux territoires sahraouis occupés".
L'eurodéputé a soutenu, en outre, que "la décision du Tribunal européen  aura des conséquences immédiates pour les transporteurs et les passagers de  l'UE, notamment des îles Canaries, qui ne disposent d'aucune base légale  pour effectuer des vols à destination et en provenance du Sahara  occidental", affirmant que "le comportement irresponsable de la Commission  a mis la vie de l'UE en danger".
"Les Verts saisiront immédiatement la Commission pour avoir des  éclaircissements sur les conséquences de cette décision. Nous espérons  également que cela permettra enfin à l'UE de prendre conscience de  l'illégalité des accords proposés dans les domaines de la pêche et de  l'agriculture qu'elle tente de faire adopter par le Parlement, mais qui  subiront le même sort que celui de l'accord aérien s'ils seront adoptés", a  soutenu le parlementaire.
 www.spsrasd.info/news/fr/articles/2018/12/05/18747.html

Fake news sur les migrants : ce que contient vraiment le "Pacte de Marrakech"

Son approbation est prévue les 10 et 11 décembre. Mais de nombreuses fake news circulent sur ce pacte adopté par tous les pays membres de l'ONU.
Par L'Obs, 5/12/2018
 
"Atteinte à la souveraineté nationale"; "facilitation d'entrée de réfugiés sur le territoire"... Beaucoup de choses fausses sont prononcées ces jours-ci au sujet du "Pacte de Marrakech, autrement appelé "Pacte mondial de l'ONU sur les migrations" et qui sera signé les 10 et 11 décembre lors d'un sommet des Nations Unies à Marrakech.  
Ces fake news et inquiétudes sont relayées par certains "gilets jaunes", jusque dans les rangs de la droite parlementaire, et suscitent de vifs débats chez nos voisins. Mais contrairement à ce qui est dit, ce "Pacte de Marrakech" n'aura aucune portée contraignante.
Adopté en juillet par tous les pays membres de l'ONU - excepté les Etats-Unis -, ce texte consultable ici en français recense des principes (défense des droits de l'Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale) et une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations, en facilitant l'information, l'intégration des migrants, l'échange d'expertises. L'enjeu est de taille, puisque selon le dernier décompte de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), il existe en 2018, 258 millions de migrants dans le monde. Pour mieux comprendre l'essence de ce texte, retour sur son contenu et sur les principales fake news véhiculées à son sujet. 

# Non, ce pacte ne menace pas la souveraineté des Etats

Certains, comme Lydia Guirous porte-parole du parti Les Républicains, estiment que le "Pacte de Marrakech" menacera la souveraineté de la France. 
Pourtant, le point 7 du texte stipule que"Le Pacte de Marrakech est non contraignant juridiquement" et "réaffirme le droit souverain des Etats de définir leurs politiques migratoires nationales et leur droit de gérer les migrations". 
Chargée de plaidoyer au Secours catholique-Caritas, Solène Bedaux juge ces critiques infondées. "Signer ce texte n'implique pas un transfert de souveraineté vers les Nations unies. Et chaque pays peut décider qui entre sur le territoire, cela ne change pas", souligne-t-elle auprès de l'AFP.

# Non, ce pacte n'invente pas un droit à l'immigration

"Ce Pacte instaure un véritable droit à la migration", a fustigé ce mercredi matin Annie Genevard, secrétaire générale du parti Les Républicains. Elle estime aussi que ce pacte va contribuer "à alimenter des vagues migratoires propres à déstabiliser de nombreux Etats".

jeudi 6 décembre 2018

SAHARA OCCIDENTAL Chronologie d'une injustice historique

Par
le peuple sahraoui ne renoncera jamais à son indépendanceLe peuple sahraoui ne renoncera jamais à son indépendance
Aucun texte officiel n'atteste une reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental au moment de la colonisation espagnole. Malgré ces faits historiques, le Sahara reste colonisé.
Le Sahara occidental est la dernière relique du colonialisme dans le continent africain. Il s'agit là d'une plaie qui saigne depuis déjà plus de quatre décennies
Avec le problème palestinien, le Sahara occidental constitue l'une des deux questions politiques d'ordre international les plus stagnantes depuis longtemps. Dans les deux cas, les murs persistent. Dans les deux cas, des populations entières sont déplacées et restent réfugiées. Il s'agit d'une violation flagrante des droits de l'homme, d'une terre spoliée, une liberté confisquée et une Histoire que l'on cherche à falsifier. Mais l'histoire ne se refait pas. Et c'est l'histoire qui révèle qu'avant la colonisation du Sahara occidental, ce territoire du nord-ouest de l'Afrique, était historiquement habité par une société de nomades du désert. Lorsqu'en 1884 l'Espagne a commencé à coloniser cette région, elle a dû faire face à une forte résistance des populations sahraouies et à la fin du XIXe siècle, le sud du Maroc était toujours zone insoumise au pouvoir royal espagnol.
En 1963, les Nations unies ont mis le Sahara occidental sur la liste des pays à décoloniser, affirmant le droit des Sahraouis à l'autodétermination.