2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

dimanche 23 juin 2019

D’Essaouira, Edwy Plenel appelle à la libération des détenus du Hirak du Rif




D’Essaouira, Edwy Plenel appelle à la libération des détenus du Hirak du Rif
Le journaliste français, fondateur du site Mediapart, Edwy Plenel, est l’un des invités à la 8éme édition du Forum des droits de l’homme d’Essaouira. Ce samedi 22 juin, il avait carte blanche au cours d’une conférence articulée autour du « rôle pour la culture et l’acteur culturel » , et en a profité pour dénoncer l’emprisonnement des activistes dans le cadre des mouvements sociaux dans le Rif.
Devant une assistance comprenant notamment le conseiller royal André Azoulay, l’ancien ministre de l’Intérieur et de l’Éducation nationale Mohamed Hassad, le secrétaire général du PPS et plusieurs fois ministre Nabil Benabdallah, Edwy Plenel a consacré la première partie de son intervention à donner son avis sur les récents événements sociaux dans le Rif.
Il a notamment dénoncé la condamnation des activistes du Hirak, estimant que « la condamnation de certains d’entre eux à une vingtaine d’années de réclusion équivaut à une peine à vie ».
Après avoir fait appel « à ce qu’il y ait de la clémence et que les détenus retrouvent la liberté », Edwy Plenel a souligné qu' »avec son Forum sur les droits de l’Homme, le festival Gnaoua d’Essaouira est non seulement beau et amusant, mais fait aussi la politique dans le noble sens du terme ».
À propos de la violence dans sa relation avec la culture, thématique choisie pour cette 8éme édition du Forum, Edwy Plenel a expliqué au micro d’Hespress FR qu' »elle est née de l’humiliation et de l’idée que des gens seraient propriétaires de la culture en dominant d’autres personnes ».
En France, l’ex directeur de la rédaction du Monde se réclame notamment « de ceux qui militent pour dépasser la logique de la force pour atteindre la vraie égalité ».
Il critique en ce sens l’assimilation culturelle que l’extrême droite de son pays voudrait imposer aux Français d’origine étrangère. Pour lui, il s’agit d’une « exclusion à distinguer de l’intégration requise dans toutes les parties du monde ».

samedi 22 juin 2019

Les Gilets Jaunes face à une justice d’exception

Comme un bruit qui court  France Inter
samedi 15 juin 2019
53 minutes


Depuis le début du mouvement, près de 2 000 Gilets Jaunes ont été condamnés par la justice et 40% d’entre eux ont écopés de peines de prison ferme. Une sévérité inédite pour des prévenus au casier bien souvent vierge.


Manifestation Gilet Jaune à Besançon, Bourgogne Franche-Comté.
Manifestation Gilet Jaune à Besançon, Bourgogne Franche-Comté. © Radio France / Sylvain Prégaldiny
Qu’elle soit policière, judiciaire ou administrative, la répression qui touche le mouvement des Gilets Jaunes est d’une ampleur inédite. Moins visible que les violences policières, le traitement judiciaire réservé à ceux qui se sont retrouvés, bien souvent pour la première fois, devant les tribunaux marque une volonté affichée de « faire des exemples ». 
Car si les magistrats sont indépendants, les consignes de fermeté du gouvernement ont largement été suivies : 40% des Gilets jaunes déférés devant la justice, la plupart du temps au cours de procédures expéditives de comparutions immédiates, ont écopés de peines de prison ferme (soit 800 personnes, selon les chiffres du parquet communiqués fin mars 2019), et 313 mandats de dépôts ont été prononcés, pour des peines qui, selon les dispositions prévues par le Code pénal, seraient normalement aménagées. Ce qui conduit le Syndicat des Avocats de France (SAF) à dénoncer une justice d’exception, devenue le bras armé du maintien de l’ordre.
À Besançon, Frédéric Vuillaume et sa famille ont subi un véritable acharnement, multipliant gardes à vue, perquisition, contrôle judiciaire et prison ferme. Militant de longue date, Fréderic est l’un des piliers de la contestation à Besançon et participe au mouvement des Gilets jaunes depuis le début. Jamais il n’avait connu une telle répression auparavant. 
Frédéric Vuillaume et son beau fils.
Frédéric Vuillaume et son beau fils. © Radio France / Charlotte Perry
 

Territoires sahraouis occupés : surveillance accrue des droits de l’Homme

PUBLIE LE : 22-06-2019 
D.R
D.R
Les participants à la 38e session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP) de l'Union africaine (UA), qui se tient à la capitale éthiopienne Addis-Abeba, ont appelé à la mise en œuvre des résolutions du Conseil exécutif relatives au parachèvement de ses missions inhérentes à la surveillance de la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Territoires sahraouis occupés : surveillance accrue des droits de l’Homme
Selon l'Agence de presse sahraouie (SPS), cet appel a été lancé lors des réunions de la 38e session ordinaire du COREP de l'UA, préparatoires à la 35e session ordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats de l'UA et à la 12e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, prévues du 4 au 7 juillet 2019 à la capitale nigérienne Niamey. Lors du débat du rapport de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), cette dernière a réitéré son appel à la mise en œuvre des résolutions du Conseil exécutif relatives au parachèvement de ses missions inhérentes à la visite des territoires occupés de la RASD et à la surveillance de la situation des droits de l'homme. La première partie de la visite aux camps des réfugiés sahraouis et aux territoires libérés effectuée en 2012 a été saluée par la CADHP, tandis que la deuxième partie de cette visite a été interrompue la même année, en raison des obstacles dressés par le Maroc. L'ambassadeur sahraoui en Ethiopie et représentant permanent auprès de l'UA, Lamine Baali, a évoqué "la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés de la RASD et les graves violations commises par le Maroc en permanence contre les citoyens sahraouis", mettant en garde contre "la gravité de ces dépassements", en dépit des appels lancés, à maintes reprises, par les autorités sahraouies et les organisations et instances de protection des droits de l'homme. L'ambassadeur sahraoui a réitéré la demande du gouvernement de la RASD pour "la mise en œuvre de la décision du Conseil exécutif de 2017 relative au parachèvement des missions de la CADHP dont la visite des territoires occupés et l'élaboration de rapports sur la situation des droits de l'homme", rappelant le statut politique et juridique de la région, étant un territoire toujours sous occupation. La gravité des violations des droits de l'homme dans ce territoire occupé a atteint des niveaux "alarmants", d'autant que des rapports d'ONG, des observateurs et des témoins oculaires ont fait état de cas de torture et de maltraitance, enregistrés, notamment lors des évènements survenus, quelques semaines avant, dans la ville occupée de Smara, a-t-il déploré, qualifiant le jugement de militants civils sahraouis par des tribunaux militaires de "violation flagrante des droits de l'homme". Par ailleurs, les tentatives de la délégation marocaine de déformer et de réinterpréter le rapport de la CADHP ont toutes été vouées à l'échec, d'autant que ce rapport dénonce les violations dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc. 
 
Des eurodéputés interpellent le Maroc
 
Des eurodéputés ont interpellé le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, sur la situation "préoccupante" des défenseurs sahraouis des droits de l'homme détenus dans des prisons marocaines, appelant à l'abandon immédiat des charges retenues contre ces militants politiques. 
 

mardi 18 juin 2019

22 juin : « Grand appel d’air »

22 juin : « Grand appel d’air »

« Le 22 juin aura lieu à la Roche de Rame dans le parc du château le festival du « Grand appel d’air »
Organisé par le comité de soutien aux 3+4+3+… de Briançon, ce festival se déroulera sous le signe de la solidarité.
De nombreux artistes et intervenants ont répondu présents pour apporter leur soutien à celles et ceux qui sont poursuivis par la justice pour avoir apporté de l’aide aux exilés.
Pour rappel , 9 personnes ont déjà été condamnées et toutes ont fait appel de cette condamnation. Depuis, de nouvelles personnes solidaires sont poursuivies, et à nouveau ces jours derniers.  
Cette journée sera aussi l’occasion de dénoncer les murs dressés par l’Europe pour dénier le droit aux exilés de trouver refuge.Ces murs sont faits de conditions indignes d’accueil, de déni de droits, de violences policières, de risques mortels lors des traversées en méditerranée ou en montagne, de déni d’humanité.
Trois projections de films « Déplacer les  montagnes  » de Laetitia Cuvelier et Isabelle Mahenc, » Colis suspect » de Rosa Pérez Masdeu et Sofia Catala Vidal, « Je ne sais ou nous serons demain » de Murielle Cravatte en avant première, une table ronde avec MC Vergiat, Cristina Del Baggio géographe , Cécilia Vergnano, chercheuse, pour documenter et réfléchir , une pièce de théâtre pour jeunes public « né quelque part » de Mathieu Barbances, et de multiples animations pour se rencontrer, discuter, partager.
Neuf groupes de musique dont les Zoufris Maracas et Raphael Imbert feront raisonner dans la vallée l’air du soutien et de la solidarité jusqu’au tard dans la nuit. 
L’ensemble des recettes de ce festival est destiné à soutenir financièrement les personnes poursuivies, entrée à prix libre de soutien !
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Huit jours à El Aaiun (au Sahara Occidental occupé par le Maroc)

Depuis 1975, quasiment personne n’a pu parler directement à des sahraouis dans les territoires occupés par l’armée marocaine. Pour la première fois, un journaliste y est parvenu. Il rapporte le récit de ses 8 jours dans l’hébdomadaire du Parti Communiste Français, « Révolution ».
Ainsi sont corroborés tous les témoignages indiquant que le peuple sahraoui continue à lutter malgré une féroce répression dans toutes les zones occupées. Laissons parler J.F. Boyer.
"On ne sort pas d’El Aaiun ! La route du port est libre mais il serait illusoire de chercher à s’embarquer incongnito : la Gendarmerie Royale surveille les débarcadères pouce par pouce et l’armée contrôle les plages voisines.
Au Nord, malgré deux barrages militaires très méfiants, on peut se rendre jusqu’à Daora, petit village triste groupé autour d’un ancien fortin espagnol. Au-delà, on ne passe pas.
A l’Est, vers Smara, les premiers contrôles sont installés là où finissent les bidonvilles du quartier sahraroui de Zemla. Sauf autorisation spéciale, aucun civil ne peut les franchir. En revanche, c’est un défilé incessant de véhicules militaires : transport de troupes entres les trois grandes casernes de la ville et les trois ceintures fortifiées qui se succèdent dans un rayon de 10 à 40 km, acheminement de vivres et de munitions…
J’ai laissé derrière moi la ville basse, l’ancienne ville espagnole aujourd’hui totalement colonisée par les Marocains : autour des constructions hispano-mauresques de l’État-major du Gouvernorat et de la Sûreté, ils monopolisent le commerce de l’alimentation, les restaurants, les boutiques de vêtements, les salons de coiffure… Dans les banques et les cafés, c’est l’ambiance de Fès ou Marrakech. Ici et là quelques vieux négociants sahraouis continuent à écouler les stocks d’électronique et d’électroménager accumulés jusqu’en 1975 et les quelques appareils importés au compte-gouttes depuis l’interruption du commerce de gros avec les Canaries.


dimanche 16 juin 2019

Migrants : l'ONU craint que la Méditerranée ne devienne "une mer de sang" par manque de navires de sauvetage

Tous Migrants et Ligue des droits de l'Homme ont partagé un lien.
Ligue des droits de l'Homme
Droits des étrangers]
Mises en garde du Haut-commissariat aux #réfugiés de l'#ONU sur le sort réservés aux #migrants : risque de naufrage plus élevé que jamais, absence de navire de sauvetage ➡ une personne sur 8 tentant de traverser la Méditerranée est morte en 2019.

samedi 15 juin 2019

Belgique : Le fascisme qui s'installe c'est ...

Le fascisme qui s'installe c'est par exemple le "plan canal" qui criminalise les populations issues de l'immigration. C'est par exemple les "opérations Médusa" qui font la chasse aux migrants allant jusqu'à provoquer la mort de la petite Mawda.
Le fascisme qui s'installe, ce sont toutes ces lois racistes et répressives qui sont passées dans l'indifférence générale. La loi sur la déchéance de nationalité, la loi "déportation" qui permet d'expulser des étrangers -même nés en Belgique- lorsqu'ils "troublent l'ordre public", la loi de non-assistance consulaire pour les binationaux…
Le fascisme qui s'installe c'est le délit de solidarité, la criminalisation des "hébergeurs"... c'est Walid, Belgo-Tunisien qui a passé 8 mois en prison pour avoir hébergé des migrants. C'est Ahmed Elasey, ce sdf qui s'est fait tirer dessus par un policier et qui se retrouve inculpé pour tentative de meurtre. C'est Fayçal Cheffou, c'est Ali Aarrass….
Le fascisme qui s'installe c'est la déshumanisation progressive du migrant, du musulman, du Noir, de l'Arabe… qui mène à des agressions et tentatives de meurtre racistes et islamophobes. C'est le MR qui a gouverné avec l'extrême-droite pendant 5 ans. C'est le Vlaams Belang qui explose aux dernières élections.
Le fascisme qui s'installe, ce sont toutes ces choses qui sont désespérément absentes des débats et négociations post-électorales. Parce que manifestement le fascisme qui s'installe, ça n'a pas l'air très grave ni très important. Ou peut-être qu'il est déjà vachement bien installé.

Fabienne Brugère Le féminisme doit se confronter aux inégalités de pouvoir et de richesse



Alors que l’oppression patriarcale se réorganise pour maintenir l’ordre ancien, la philosophe estime que les féministes doivent renouer avec une visée universelle, en s’attachant aux vies ordinaires des femmes et en engageant une lutte solidaire
L’émancipation des femmes ne manquera pas de troubler profondément le XXIe siècle. Elle s’est déjà annoncée comme un sujet avec #metoo, les marches de femmes en Argentine ou en Pologne, le mouvement de rébellion des femmes [contre le port du voile]en Iran ou encore la présence des féministes dans les dernières manifestations en Algérie. Peut-être sera-t-elle une révolution silencieuse, accomplie petit à petit, ici ou là, avec une grande détermination toutefois. Tout le monde sait que cette révolution se prépare.
C’est pourquoi l’oppression patriarcale se réorganise sous ses différentes formes, se mondialise, se rassemble plus que jamais pour maintenir l’ordre ancien. Une géopolitique de la situation des femmes dans le monde en donne quelques exemples. Dernièrement, le plus significatif tient dans le refus des Etats-Unis, en avril, de laisser passer une résolution de l’ONU contre le viol comme arme de guerre. Il s’agit ainsi, rejoignant la Chine et la Russie, de refuser toute mesure de surveillance et de recensement de ces violences, de ne rendre possible aucun soin aux victimes.
Soutenir une réparation serait soutenir l’avortement. Les corps reproductifs des femmes doivent rester sous le contrôle des hommes, même lorsqu’il s’agit de crimes de guerre. La liberté des sujets féminins n’est pas à l’ordre du jour, même pour un pays considéré comme une démocratie.
 On nous dit parfois que la défense du droit à l’avortement est une manie du féminisme occidental. Pourtant, quand on sait les viols qui ont été perpétrés dernièrement dans la République démocratique du Congo, ou sur les femmes de la communauté yézidie, en Irak, cette résolution refusée n’est-elle pas l’affaire de tous les féminismes du monde entier ? Les Etats-Unis, pays très religieux, sont au cœur de mesures anti-avortement comme en Géorgie, où le gouverneur républicain vient de signer un texte qui restreint ce droit. Ils rejoignent à nouveau des pays autoritaires et profondément patriarcaux.

Mesure de rétorsion à l’égard d’un défenseur sahraoui des droits de l’homme

Lettre du Président de l’AFASPA au rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, relatif aux représailles subies par Abderrahmane Zayou de la part des autorités marocaines.
Monsieur Michel FORST
Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme,OHCHR,GENÈVE
Objet : Mesure de rétorsion à l’égard d’un défenseur sahraoui des droits de l’homme
Monsieur le Rapporteur spécial,
Je tiens à vous informer que la répression s’accentue sur les défenseurs des droits de l’homme au Sahara occidental ainsi que sur leurs organisations, alors que la MINURSO n’a toujours pas reçu à ce propos mandat pour la surveillance de la situation des droits de l’homme.
Je vous signale le cas de Monsieur Abderrahman Zayou, qui vient d’être arbitrairement muté du poste de cadre qu’il occupe depuis mai 2007, au grade d’administrateur à la direction régionale du ministère de l’habitat et de l’urbanisme à El-Aaiùn, par décision administrative du ministère de l’habitat et de l’urbanisme, qui ordonne son expatriation au Maroc à Kalaat Sraghna, ville située au nord de Marrakech. La décision stipule que Monsieur Zayou doit se présenter à son nouveau lieu de travail dès la semaine prochaine. Cet éloignement forcé à 970 km d’El-Aaiùn, n’a d’autre but que d’entraver son activité de défenseur des droits de l’homme.

vendredi 14 juin 2019

Domenico Lucano était devenu le symbole de l’accueil et d’une politique réussie d’intégration


MediapartLa Lettre européenne #34
Chaque lundi | 11/06/2019

 

Le parti pris du lundi,
par
Criminalisation. Il . Domenico Lucano, ancien maire du village italien de Riace, en Calabre, a comparu ce mardi pour le premier jour de son procès. Il est soupçonné d’« aide à l’immigration clandestine », d’irrégularités dans l'attribution de financements pour le ramassage des ordures, et d'organisation de mariages blancs.
Cet homme, dont l’engagement en faveur de l’accueil des migrants remonte à la fin des années 1990, lorsqu’une embarcation de Kurdes a échoué sur une plage à 7 km du village, était dans le viseur des autorités italiennes depuis l’arrivée au ministère de l’intérieur de Matteo Salvini, le tonitruant patron de la Ligue, parti nationaliste et xénophobe. En octobre, il avait été arrêté, suspendu de sa fonction à la tête de la municipalité, puis interdit de résider sur place.
En exil, Domenico Lucano a bénéficié d’un impressionnant mouvement de soutien à travers l’Italie. Manifestations, pétitions, invitations à des conférences… Avec lui, une figure de ralliement de l’opposition à Salvini était en train d’émerger, racontait à l'automne notre correspondante en Italie.
Mais aux élections locales qui se sont tenues le même jour que les européennes, sa liste a échoué. Suivant la tendance générale dans le pays, c’est un candidat soutenu par la Ligue qui lui a ravi la place, mettant un point final à trois mandats à la tête de Riace.
Une page se tourne pour le modèle d’intégration qu’incarnait ce village de 2000 habitants, déserté par ses forces vives parties travailler dans le nord du pays : Lucano avait réussi, au fil des années, à accueillir et à loger dignement de nombreuses personnes originaires d’Afrique noire, qui s’étaient insérées dans le tissu économique local et avaient contribué à la résurgences de savoir-faire artisanaux.
Une page se tourne aussi pour l’engagement auprès des réfugiés. Après la criminalisation des ONG et des citoyens ici et là en Europe, les poursuites judiciaires pesant sur Lucano pourraient bien ouvrir le triste chapitre de la criminalisation des élus.

Le Drian au Maroc: comment sortir son allié du guêpier sahraoui !

Le processus de paix onusien au Sahara Occidental est dans uns sérieuse impasse depuis la soudaine démission de l’allemand Horst Köhler. Les déclarations répétées de soutien du Conseil de Sécurité n’ont servi à rien. Köhler étant découragé par le manque de partialité de la France et les Etats-Unis qui veulent une solution favorable au Maroc. Washington et Paris font face au problème de retrouver un nouvel envoyé personnel pour le Sahara Occidental.
C’est dans ce contexte qu’a lieu la visite de Jean-Yves le Drian au Maroc. Une visite de consultation en vue de désigner un nouveal émissaire qui soit toléré par Rabat. Comme d’habitude, et à l’instar des autres personnalités françaises, la visite déborde du cadre purement diplomatique. Chirac avait ses habitudes au Palais des hôtes de Rabat et à « La gazelle d’or », à Taroudant, avant que son état de santé, qui s’est fortement dégradé, ne le contraigne à réduire tous ses déplacements.
Nicolas Sarkozy a, quant à lui, fait l’acquisition d’un riad de luxe, en guise de résidence secondaire, à Marrakech, peu avant son élimination à la présidentielle française. Un rude coup pour le Maroc qui avait misé à fond sur le candidat UMP.
Le timing de la visite de Le Drian a été donc soigneusement choisi. Les américains attendent des initiatives concrètes de la part de Paris non seulement pour sortir de l’embarrassante situation créée par la démission de Köhler, mais aussi qui susceptibles d’être acceptée par les autorités sahraouies. En d’autres termes, qui « prévoit le droit du peuple du Sahara Occidental à l’autodétermination » conformément aux résolutions du Conseil de Sécurité et de l’Assemblée Générale de l’ONU.
La visite du chef de la diplomatie française coïncide avec une vidéo qui circule sur la toile et qui montre des jeunes sévèrement battus, à Smara, par des policiers en civil avec une violence inouïe à un moment où le Secrétaire Général de l’ONU avait fait appel à la création d’un mécanisme indépendant pour la surveillance des droits de l’homme aux territoires occupés du Sahara Occidental.
L’appel de Guterres intervient après l’intervention de la France à plusieurs reprises pour empêcher l’extension du mandat de la MINURSO au monitoring des droits de l’homme.
Sur tout cela, le Conseil de Sécurité fermera sans doute les yeux sous menace du veto de la France qui privilégie ses intérêts géopolitiques au détriment des droits de l’homme et de la stabilité de la region.

jeudi 13 juin 2019

Salek, prisonnier politique sahraoui, des nouvelles par la famille


mercredi 12 juin 2019

Personne d'entre ses amis dans le monde n'a reçu de nouvelles directement de Salek Laasairi - Sahraoui prisonnier politique du Maroc - depuis sa disparition de la prison d'Aït Meloul. Ni courrier ni appel téléphonique.
Ce que nous savons par la famille :
Salek est à la prison de Safi au Maroc (pour lui écrire, voir en dessous)
Il est très isolé, il ne connait personne et se méfie de tous.
Il est très affecté par les coups des gardiens et la longue grève de la faim de protestation qu'il a menée après l'expulsion de sa famille lors de la visite de février et sa mise au cachot /et transfert (ce n'est pas la première grève de la faim, les séquelles s'accumulent avec le temps)
Il est maintenant très loin de la famille et de ce fait ne peut plus recevoir leur visite.
La famille a écrit aux diverses administrations marocaines et n'a jamais reçu de réponse.
Salek nous appelle à l'aide.

Nous avons envoyé des petits paquets et courriers, nous ne savons pas encore s'ils sont arrivés jusqu'à lui.

Pour écrire à Salek les petits riens de nos vies et soucis d'humains en liberté :


Salek - il y a plus de 10 ans
Salek Laasairi

n°d'écrou 4037

Prison centrale Moul el Bergui

Safi

Maroc



Chaque courrier est pour lui un réconfort, un soutien. Il aime savoir comment nous allons et ce que nous faisons, recevoir des photos, il aime les magasines de voyages/pays, les sciences (magasines pour enfants-ado), et il aime passionnément le foot (et surtout lire Sofoot). Il lit l'arabe, le français, et l'anglais.


Les articles précédents sur Salek : 
- Salek a disparu (les nouvelles au 20 mars. Disparition depuis le 11 février)

Crédit photo Apso

mercredi 12 juin 2019

Maroc : la détention des mineurs délinquants empêche t-elle la récidive ?


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11 juin 2019 - 20h20 - Société
 
Dans le cadre de la justice des mineurs, les associations et les juges sont unanimes quant à la nécessité d’éduquer et non de punir. Ainsi, une réforme des dispositions légales en matière de détention des mineurs est obligatoire, permettant un accompagnement adapté à chaque situation.
Si l’arsenal juridique marocain est en conformité avec les mesures de la Convention relative aux droits de l’enfant, la mise en application renvoie, elle, vers un manque de structures et de compétences à même d’assurer le suivi et l’accompagnement des mineurs en situation conflictuelle avec la loi.
L’article 32 de la Constitution 2011 stipule en effet que "l’État assure une égale protection juridique et une égale considération sociale et morale à tous les enfants, abstraction faite de leur situation familiale". Le Code de la famille est clair quand il formule qu’il "appartient à l’État de prendre les mesures nécessaires en vue d’assurer la protection des enfants, de garantir et préserver leurs droits conformément à la loi".
Au Maroc, 20.000 enfants mineurs sont en conflit avec la loi, et plus de 2.000 sont incarcérés dans des centres de redressement et d’éducation. Les chefs d’inculpation retenus, selon la juge des mineurs, Aziza Bestani, sont le vol, la violence sur autrui et en milieu scolaire, la consommation de drogue, la vente de drogue, la cybercriminalité et l’immigration clandestine.
Un milieu précaire et vulnérable, une famille déstructurée, ainsi qu’un niveau scolaire bas sont parmi les facteurs favorisant l’éclosion de la délinquance. Selon la juge, une approche constructive et surtout positive permettrait de réduire les séquelles et d’activer la réinsertion sociale des enfants mineurs. Cette réhabilitation devrait s’opérer en milieu familial où l’enfant est plus confiant, plutôt que dans des centres spécialisés.
Dans le cadre de la réforme de la justice, il est recommandé de mettre en place des chambres spécialisées de la justice des mineurs, renforcer le rôle des assistantes sociales, et créer de nouveaux centres de protection de l’enfance. Cette réforme, lancée en 2014, devrait permettre d’assurer un accompagnement adapté à la situation des enfants, de généraliser l’expérience sur tout le territoire national et enfin éviter la cohabitation avec les prisonniers adultes.

mardi 11 juin 2019

Les associations de la communauté sahraouie en France et dans les pays du nord dénoncent les crimes de guerre perpétrés au Sahara occidental occupé


Paris, 10 juin 2019 (SPS)
 Les associations de la communauté sahraouie en France et dans les pays du nord ont dénoncé la poursuite par l'occupation marocaine de la perpétration de crimes de guerre au Sahara Occidental, réclamant la poursuite des personnes impliquées dans ces actes criminels devant les tribunaux internationaux compétents.
Les associations ont appelé à l'impératif de redoubler de vigilance sur la situation catastrophique des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et à élargir le mandat de la Minurso (mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental) à la surveillance des droits de l'Homme, a indiqué un communiqué de ces associations.
Réitérant leur appel à toutes les organisations des droits de l'Homme pour faire pression sur la communauté internationale,  particulièrement la France et leur faire imputer la pleine responsabilité des formes de répression systématique et dangereuse subies par la région, des formes de répression classées par le droit international humanitaire parmi les crimes de guerre, les associations de la diaspora sahraouie ont souligné la nécessité de veiller à ouvrir les territoires occupés du Sahara occidental aux observateurs et à la presse internationale pour constater les crimes odieux perpétrés contre les civils sans défense, notamment les activistes des droits de l'Homme et les journalistes.
 Elles ont salué, par ailleurs, la résistance du peuple sahraoui dans les villes occupées et le sud du Maroc, réitérant leur solidarité immuable et inconditionnelle avec la résistance nationale jusqu'au recouvrement de la liberté et de l'indépendance du peuple sahraoui.
 Samedi, les autorités d'occupation marocaine avaient arrêté et interdit à un groupe d'activistes et de défenseurs des droits de l'Homme de se rendre de Laâyoune occupée à la ville de Smara pour rendre visite à Salah Lebsir, un détenu politique sahraoui libéré. Vendredi, les forces de l'occupant marocain avaient arrêté quatre jeunes sahraouis qui tentaient de se rendre au domicile de Salah Lebsir.
Il convient de rappeler que les forces de l'occupant marocain imposent un blocus répressif intense sur la ville occupée de Smara, parallèlement à la libération du détenu politique sahraoui, Salah Abdallah Lebsir.
Devant cette situation, le Front Polisario s'est adressé à plusieurs instances onusiennes sollicitant leur intervention en vue de mettre un terme à la brutalité de l'occupation marocaine et à la politique d'impunité.   
"La patience et la confiance de notre peuple sahraoui dans le processus de paix des Nations Unies s'épuisent de jour en jour, tant que rien n'est entrepris, dans les plus délais, pour remédier à la situation ", a mis en garde le Front Polisario par le truchement de son représentant auprès de l'ONU dans des écrits adressés à M. Clin Stewart, représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu au Sahara Occidental, aux sous-secrétaires adjoints de l'Onu en charge des affaires politiques et des opérations de maintien de la paix, ainsi qu'aux membres du Conseil de sécurité.
"Il est devenu impératif que l'Onu, par le biais de sa mission sur le terrain, prenne les mesures nécessaires pour mettre un terme aux brutalités et l'impunité des autorités marocaines qui continuent de violer les droits fondamentaux des civils sahraouis dans les territoires occupés", a affirmé le diplomate sahraoui. (SPS)
020/090/700
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