2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

jeudi 6 décembre 2018

La dette publique du Maroc grimpe à plus de 84% du PIB

Mercredi 5 décembre 2018 à 15h44

La dette publique du Maroc grimpe à plus de 84% du PIB
L’endettement du Trésor a augmenté de 4,6% à fin septembre pour atteindre 715,3 milliards de DH. En ajoutant celui des entreprises et établissements publics, la dette globale représente plus de 84% du PIB. Dans un contexte de baisse des réserves en devises, le pilotage de la dette extérieure et la recherche d'alternatives deviennent stratégiques.
La Direction du Trésor et des finances extérieures a publié les derniers chiffres sur la dette du Trésor dans sa dernière note de conjoncture.
Il en ressort un encours de la dette de 715,3 milliards de DH à fin septembre 2018, en hausse de 4,6% par rapport à la même période en 2017. Une hausse due à un déficit budgétaire de plus de 29 milliards de DH à la même date.
Pour rappel, le gouvernement espérait réduire son déficit budgétaire en 2018, en le ramenant de 3,5% du PIB en 2017 à 3% cette année. Finalement, il risque de finir l’année avec un déficit supérieur à celui de 2017, aux alentours de 3,8%, tel que précisé par le ministère des Finances dans les documents du PLF 2019. Une aggravation due principalement à la baisse des recettes fiscales et à la hausse des charges de compensation.
A 715,3 milliards de DH à fin septembre, la dette du Trésor représente 67,3% du PIB de 2017 (celui de 2018 n’étant pas encore disponible). En ajoutant la dette des entreprises et établissements publics, qui s’élève à fin juin (dernière donnée disponible) à 178 milliards de DH dans sa composante extérieure (qui représente l’essentiel sachant que la dette intérieure garantie des EEP est d’un peu plus de 20 milliards de DH), la dette publique s’élève à plus de 890 milliards de DH, soit 84% du PIB.
Au 4ème trimestre 2018, le niveau de la dette poursuivra son augmentation, compte tenu de l’orientation des finances publiques.
Ce niveau d’endettement public peut paraître alarmant. Mais dans sa composante intérieure, la dette ne présente pas d’énormes risques car financée principalement par l’épargne longue des ménages.
Ce qui doit retenir l’attention est le niveau de la dette extérieure au Maroc.
La dette extérieure du Trésor s’élève à 153,1 milliards de DH à fin septembre, en hausse de 7,2% sur une année glissante. Elle représente ainsi 21% de l’encours global de la dette du Trésor.
La dette extérieure des EEP atteint, comme précisé plus haut, 178 milliards de DH, en progression de 3,3%. Elle représente le gros de leur endettement global (près de 90%).
La dette extérieure publique s’établit donc à plus de 330 milliards de DH. Cela représente 31% du PIB de 2017.
Un niveau relativement confortable, mais l’endettement extérieur est à rapprocher de la capacité de remboursement du Maroc en devises étrangères, et donc de ses réserves de change.
Ces dernières sont justement sur un trend baissier en 2018 en raison de l’aggravation du déficit commercial et du tassement des envois des MRE et des recettes touristiques.
Le pilotage de la dette extérieure devient stratégique dans ce contexte, surtout celles des entreprises et établissements publics qui dépassent celle du Trésor. Le recours à des modes de financements alternatifs, comme les partenariats public-privé, pour la réalisation des infrastructures permettrait de limiter l’accroissement de l’endettement.

Thomas Gallay transféré en France, la LGV pourra être inaugurée


 Le dernier obstacle au voyage d'Emmanuel Macron le 15 novembre pour l'inauguration de la Ligne Grande Vitesse était le cas de Thomas Gallay, un Français incarcéré au Maroc pour terrorisme. Cet obstacle a été levé par le transfèrement de Thomas en France où il finira de purger sa peine.



Sahara occidental: l’ONU tente de relancer le dialogue


Sahara occidental: l’ONU tente de relancer le dialogue




Soldats français de la mission des Nations Unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), sur le site d'observation de Oum Dreyga à 450 km au sud de El Ayoun, en mai 2004.
© Abdelhak Senna / AFP



Le dialogue sur le Sahara occidental doit reprendre ce mercredi 5 décembre. Les discussions se dérouleront pendant deux jours, au Palais des droits de l'homme des Nations unies de Genève. Le Sahara occidental est situé au sud du Maroc, à la frontière avec la Mauritanie et l'Algérie. Depuis le retrait en 1976 de l'Espagne, qui l'avait colonisé, ce territoire est contrôlé à 80% par le Maroc alors que le Front Polisario, mouvement politique et armé sahraoui, demande son indépendance. Les négociations, sous l'égide de l'ONU, sont au point mort depuis 2012. Jusqu'à ce que, Horst Kohler, nouvel envoyé des Nations unies sur cette question, ne décide de ressusciter le dialogue en invitant tous les acteurs à Genève.

De notre envoyée spéciale à Genève,
C'est la grande nouveauté de ces discussions. Pour la première fois, le Front Polisario, le Maroc, mais aussi l'Algérie et la Mauritanie, ont été invités à s'asseoir autour de la table, avec le même statut. L'idée, c'est de sortir du clivage entre le Maroc et le Front Polisario, qui dure depuis plus de quarante ans. Le point de crispation majeur c'est celui du statut du Sahara occidental.
Le Maroc est disposé à accorder une autonomie au sein de sa souveraineté territoriale, quand le Front Polisario demande l'autodétermination grâce à la tenue d'un référendum, comme l’explique Mohamed Khaddad, membre du secrétariat national du Front Polisario : « La question du Sahara occidental est une question de décolonisation. Le passage des ans n’a pas changé cette nature du conflit. Le peuple du Sahara occidental a le droit de décider de son destin donc nous avons déjà, dans notre solution de 2007, proposé des garanties au Maroc sur le plan économique, sur le plan sécuritaire, sur le plan social. En somme, nous pouvons tout négocier sauf le droit à l’autodétermination. Bien entendu, la meilleure des options, c’est d’avoir un accord et un référendum et que l’on aille au référendum la main dans la main ».
Cette solution du référendum a été acceptée par les Nations unies dès 1991, mais depuis, le Maroc a plusieurs fois rétropédalé sur cette question. Aujourd'hui, le problème, c'est que la situation au Sahara occidental a complètement changé, notamment parce que le royaume y a multiplié les investissements et a mené une véritable politique de peuplement.

mercredi 5 décembre 2018

Europe : 42 revendications des gilets jaunes, et pourquoi pas, quelques idées pour le Maroc ? ...





Various Authors - Autores varios - Auteurs divers- AAVV-d.a.



Voici un cahier de doléances issu de la consultation menée auprès des Gilets jaunes, à laquelle 30 000 personnes ont participé.
Députés de France, nous vous faisons part des Directives du peuple pour que vous les transposiez en LOI.
  1. 1.     Zéro SDF : URGENT.
  2. 2.     Impôt sur le revenu davantage progressif (plus de tranches).
  3. 3.     SMIC à 1300 euros net.
  4. 4.     Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. (Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce.). + de parkings gratuits dans les centres-villes.
  5. 5.     Grand Plan d'Isolation des logements. (faire de l'écologie en faisant faire des économie aux ménages).
  6. 6.     Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour...) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.
  7. 7.     Même système de sécurité social pour tous (y compris artisans et auto-entrepreneurs). Fin du RSI.
  8. 8.     Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. (Pas de retraite à point).
  9. 9.     Fin de la hausse des taxes sur le carburant.
  10. 10. Pas de retraite en dessous de 1200 euros.
  11. 11. Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque-vacances.
  12. 12. Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l'inflation.
  13. 13. Protéger l'industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie c'est protéger notre savoir-faire et nos emplois.
  14. 14. Fin du travail détaché. Il est anormal qu'une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu'un employeur français.
  15. 15. Pour la sécurité de l'emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.
  16. 16. Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d'une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)
  17. 17. Fin de la politique d'austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l'argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.
    18. Que les causes des migrations forcées soient traitées.
    19. Que les demandeurs d'asiles soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l'alimentation ainsi que l'éducation pour les mineurs. Travaillez avec l'ONU pour que des camps d'accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l'attente du résultat de la demande d'asile.
    20. Que les déboutés du droit d'asile soient reconduits dans leur pays d'origine.
    21. Qu'une réelle politique d'intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d'Histoire de la France et cours d'éducation civique avec une certification à la fin du parcours).
    22. Salaire maximum fixé à 15 000 euros.
    23. Que des emplois soient crées pour les chômeurs.
    24. Augmentation des allocations handicapés.
    25. Limitation des loyers. + de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).
    26. Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)
    27. Moyens conséquents accordées à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.
    28. L'intégralité de l'argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l'entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu'à la sécurité routière.
    29. Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu'il y a eu privatisation, nous voulons qu'ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.
    30. Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.
    31. Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l'argent sur les personnes âgées. L'or gris, c'est fini. L'ère du bien-être gris commence.
    32. Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la Terminale.
  18. 33. Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.
  19. 34. Le Référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d'un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l'Assemblée Nationale qui aura l'obligation, (un an jour pour jour après l'obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l'intégralité des Français.
  20. 35. Retour à un mandat de 7 ans pour le Président de la République. (l’élection des députés deux ans après l'élection du Président de la République permettait d'envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)
  21. 36. Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillées dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.
  22. 37. Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.
  23. 38. Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.
  24. 39. Pas de prélèvement à la source.
  25. 40. Fin des indemnités présidentielles à vie.
  26. 41. Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue.
  27. 42. -Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.
  28. Cette liste est non-exhaustive mais par la suite, la volonté du peuple sera entendue et appliquée au moyen de la création du système de Référendum Populaire qui devra rapidement être mis en place.
  29. Députés, faites entendre notre voix à l’Assemblée. Obéissez à la volonté du peuple.
  30.  Faites appliquer ces Directives.
  31. Les Gilets Jaunes.
Merci à Tlaxcala
Date de parution de l'article original: 03/12/2018
URL de cette page: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=24802

 

 

 

 







mardi 4 décembre 2018

L’AMDH s’explique sur son refus d’assister à la cérémonie de remise des prix de la société civile




AFP VIA GETTY IMAGES

“Une sorte de schizophrénie d’un État à deux têtes”
LIBERTÉ D’EXPRESSION – “Avant de valoriser le travail des associations, il faut d’abord leur permettre de travailler”. Ahmed El Haij, président de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), estime légitime la décision de son ONG de décliner l’invitation d’assister à la cérémonie de remise des prix de la société civile. Programmé pour demain soir, cet événement qui devait se tenir au théâtre Mohammed VI à Rabat vient d’être reporté à une date ultérieure. Mais quelle qu’en soit la date, l’AMDH compte bien le boycotter et elle s’en explique dans une lettre ouverte adressée à Mustapha El Khalfi, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, département initiateur de cette récompense.
“C’est la première invitation qu’on nous adresse pour assister à cette cérémonie. Nous n’avons pas été candidat au prix de la société civile et nous sommes convaincus que la priorité, aujourd’hui, est de reconnaître le droit d’exister aux ONG”, déclare au HuffPost Maroc El Haij. Pour ce dernier, les associations souffrent du “non respect” des missions et causes pour lesquelles elles militent. “Il faut respecter l’action des ONG, leur indépendance et répondre à leurs demandes de régularisation de leur situation. Le dépôt d’un dossier de renouvellement ou de constitution d’une association devient l’une des difficultés les plus importantes pour les ONG”, regrette-t-il. Et d’assimiler l’état actuel des choses face à l’organisation de ce genre de cérémonie à “une sorte de schizophrénie d’un État à deux têtes”. “Une cérémonie de ce genre reste, pour nous, une simple formalité sans réel impact sur la vie et le quotidien des associations”, pense-t-il.
L’AMDH déplore notamment les violations dont sont victimes plusieurs organisations dont elle fait partie. Dans sa lettre ouverte à El Khalfi datant d’hier soir, elle dénonce “les pressions et interdictions qu’exercent à son encontre les autorités”. Et de préciser que depuis le discours de l’ancien ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, au Parlement en 2014, l’étau n’a cessé de se resserrer autour des ONG militant pour les droits humains. “Dans son discours, le ministre avait accusé ces associations de faire obstruction au travail des appareils de la sécurité dans la lutte contre le terrorisme”, indique l’AMDH dans cette lettre visant à “informer” le ministre de l’état réel des choses.
“Nous ne voulons pas contribuer à redorer l’image des autorités qui continuent d’exercer des abus”
Accusées, ces associations ont aussi été suspectées, ajoute la même source, de “servir des agendas étrangers dans le but de bénéficier de dons”. Une “image” qui a valu à l’AMDH de poursuivre son combat dans un contexte des plus défavorables. Elle rappelle ainsi que 54 de ses sections se sont vu refuser le récépissé de renouvellement de leurs bureaux, et que 10 autres n’ont pas pu disposer du même papier administratif pour leur création en violation de l’article 5 de la loi portant sur la constitution des associations.
L’AMDH indique avoir réagi en saisissant la justice qui a rendu 24 verdicts en sa faveur en condamnant le refus d’octroi du récépissé. “Mais cela n’a pas mis fin à l’abus des autorités”, fustige-t-elle, précisant que l’impact de la non régularisation de la situation juridique coûte cher aux sections concernées en les privant, par exemple, de solliciter une aide financière.
A cela s’ajoute des interdictions d’accès à des salles, des hôtels ou autres espaces publics pour y organiser des activités, fait remarquer l’AMDH dans sa lettre, estimant avoir eu droit à “au mois 140 refus”.
L’AMDH cite aussi son interdiction d’organiser des colonies des droits de l’homme après avoir mené “une expérience réussie pendant 10 ans” dans ce domaine. Elle cite également sa privation d’encadrer des clubs de droits de l’homme au sein des établissements scolaires et d’organiser la cérémonie d’ouverture de son dernier congrès (le 11e) au théâtre Mohammed VI “où devrait se dérouler la remise des prix de la société civile”.
L’AMDH souligne, par ailleurs, que 30 de ses militants ont été interpellés et poursuivis ou sont en cours de l’être pour avoir soutenu des citoyens dans différentes villes, dont Casablanca, El Jadida, Kasbat Tadla, Khénifra et Outat El Haj. “Nous ne voulons pas contribuer à redorer l’image des autorités qui continuent d’exercer des abus”, déclare l’association.
Pour défendre la liberté des associations et leur droit de mener leurs activités dans de meilleures conditions, le Réseau des associations victimes d’interdiction (RAVI) dont l’AMDH est membre compte observer “un sit-in de colère” devant le Parlement, demain à partir de 17h. “Nous porterons des habits noirs et des drapeaux de la même couleur et nous mettrons du scotch noir sur nos bouches pour dénoncer les interdictions que subissent les associations”, déclare au HuffPost Maroc Abdel-ilah Benabdesselam, coordinateur de la Coalition marocaine des instances des droits de l’homme (CMIDH), membre du RAVI.
Ce réseau a lancé un appel aux militants des droits de l’homme pour une campagne baptisée “L’interdiction et la pression, ça suffit!” du 15 au 21 novembre.
“Pour nous, les droits et les libertés au Maroc traversent un virage des plus dangereux. Et cela s’illustre à travers plusieurs événements et actualités dont le récent verdict inique à l’encontre du journaliste Taoufik Bouachrine ou encore Hamid El Mahdaoui”, souligne le coordinateur de la CMIDH. Et de préciser que “la violation des droits et libertés au Maroc ne concerne plus des cas isolés mais devient systématique”.
Il n’y a pas que les ONG qui en subissent les conséquences, d’après notre interlocuteur pour qui syndicats et partis politiques sont victimes du même sort. “Même les citoyens en paient le prix fort à travers la cherté de la vie et des services qui commence à affaiblir surtout la classe moyenne”, soutient-il.
“Pour nous, les droits et les libertés au Maroc traversent un virage des plus dangereux. Et cela s’illustre à travers plusieurs événements et actualités dont le récent verdict inique à l’encontre du journaliste Taoufik Bouachrine ou encore Hamid El Mahdaoui”, souligne le coordinateur de la CMIDH. Et de préciser que “la violation des droits et libertés au Maroc ne concerne plus des cas isolés mais devient systématique”.
Il n’y a pas que les ONG qui en subissent les conséquences, d’après notre interlocuteur pour qui syndicats et partis politiques sont victimes du même sort. “Même les citoyens en paient le prix fort à travers la cherté de la vie et des services qui commence à affaiblir surtout la classe moyenne”, soutient-il.

Le pacte sur les migrations divise L’Europe


Plus les jours passent et plus les défections sont nombreuses. Approuvé en juillet dernier par l’ensemble des pays membres des Nations Unies, à l’exception notable des Etats-Unis de Donald Trump, le pacte sur les migrations vit des jours compliqués au fur et à mesure que la date d’adoption approche. En effet, la liste des pays qui rejettent l’idée de ce pacte ne cesse de s’accroître. 
En Europe, la Hongrie, la République tchèque,  la Pologne, l’Autriche, la Bulgarie, la Slovaquie, la Belgique, l’Italie qui soumettra son adhésion à un vote au Parlement, et même la Suisse ont affiché leur refus.
Et l’effet boule de neige n’a pas tardé à gagner d’autres nations occidentales comme l’Allemagne et la France. Outre-Rhin le pacte pour des migrations ordonnées, sûres et régulières est devenu un sujet de crispation tandis qu’en France, les Républicains et le Rassemblement National tentent de faire fléchir Emmanuel Macron, premier défenseur du pacte. Les deux partis dirigés respectivement par Laurent Wauquiez et Marine Le Pen y voient la porte ouverte à de nouveaux mouvements migratoires. Des propos faisant évidemment échos à la prochaine échéance électorale européenne de mai 2019. D’ailleurs, le co-président du groupe Europe des Nations et des Libertés, Nicolas Bay, a affirmé son opposition au pacte lors d’un discours devant le Parlement européen.
Face à la montée des oppositions, les défenseurs du texte tentent de jouer sur la corde sensible mettent en avant la dimension humaine, inhérente à ce qu’ils appellent “l’expérience migratoire”. Plus généralement c’est l’esprit du texte qui crispent ses opposants. Ils lui reprochent une présentation univoque de l’immigration, présentée comme un phénomène inéluctable et nécessairement bénéfique. D’ailleurs, la représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, la Canadienne Louise Arbour, a balayé les critiques, mettant sur le compte de la xénophobie et de politiques intérieures les volte-face enregistrées.
Vous l’aurez compris, le texte tend à encourager une immigration massive plutôt qu’à la contrôler.
Ainsi, l’approbation du pacte le 10 décembre prochain à Marrakech est plus qu’incertaine. 
Un refus serait, d’ailleurs, un premier signal fort envoyé au camp progressiste et pro-migrants à 6 mois des élections européennes. 
Crédit photos:  DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

L’Assemblée nationale française améliore la prise en charge santé des chibanis



La mesure votée concerne 330 000 pensionnés, dont 240 000 résident au Maghreb, principalement en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
Le Monde avec AFP  29 /12/ 2018 à 12h25 -


Des chibanis à la cour d’appel de Paris le 31 janvier 2018, après avoir gagné leur procès contre la SNCF pour discrimination.
Des chibanis à la cour d’appel de Paris le 31 janvier 2018, après avoir gagné leur procès contre la SNCF pour discrimination. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
L’Assemblée nationale a voté mercredi 28 novembre une extension de la prise en charge des frais de santé des chibanis, ces immigrés du Maghreb qui ont travaillé en France pendant des dizaines d’années avant, pour certains, de retourner dans leur pays. Cet amendement gouvernemental s’inscrit dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale qui a été adopté en seconde lecture dans la soirée par l’Assemblée nationale par 39 voix contre 24.
Le texte, porté par la ministre de la santé, Agnès Buzyn, va maintenant retourner au Sénat en nouvelle lecture jeudi, avant sa lecture définitive programmée à l’Assemblée lundi 3 décembre. Le rapporteur du texte, Olivier Véran (La République en marche, LRM), a salué dans l’Hémicycle le vote de l’amendement chibanis comme « une avancée extrêmement importante ».

« Les cheveux blancs »

« Ceux qu’on appelle “les cheveux blancs” sont venus en France dans les années 1960-1970. Ils ont effectué des métiers pour lesquelles la France avait besoin d’eux et, après toute une vie de labeur, ont exprimé le souhait de pouvoir rentrer chez eux », a-t-il rappelé. Mais « ils étaient jusqu’ici traités distinctement de tous les autres, ce qui n’était pas normal », a souligné l’élu, citant l’obligation qui leur était faite de résider sur le territoire français pour bénéficier de la couverture santé.
L’amendement adopté vise « à étendre la prise en charge des frais de santé des pensionnés résidant à l’étranger et ayant travaillé plus de quinze ans en France lorsqu’ils sont soignés lors de leur séjour temporaire en France ». « Dans ce cas, la France prendra en charge unilatéralement les soins de ces personnes », a expliqué la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des solidarités et de la santé, Christelle Dubos. « Cet amendement permet également de rétablir la prise en charge des enfants mineurs de ces pensionnés », a-t-elle précisé.
Quelque 750 000 personnes titulaires d’une pension vieillesse française et pouvant justifier de quinze ans de cotisations résident aujourd’hui en dehors de la France. Parmi eux, 420 000, installés dans l’Union européenne, sont déjà couverts. La mesure votée concerne les 330 000 pensionnés restants, dont 240 000 résident au Maghreb, principalement en Algérie, au Maroc et en Tunisie, a précisé Mme Dubos.
 

Clôture de la pétition de soutien à Madame Claude Mangin-Asfari

Comité Soutien CLAUDE MANGIN
France,4 déc. 2018 — 
 
Madame, Monsieur,
Le comité de soutien vous remercie de votre participation à la Pétition ouverte en avril 2018 pour soutenir la demande de droit de visite de Claude Mangin-Asfari à son mari, Naâma Asfari , prisonnier politique sahraoui détenu au Maroc.
Vous êtes nombreux à avoir répondu à cet appel au Président de la République. 6253 signatures de soutien ont été recueillies et transmises à l’Elysée.
Le 15 mai 2018, le Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Jean-Yves le Drian, en réponse à une question du Député Jean-Paul Lecoq, avait confirmé que la France avait entrepris des négociations avec les autorités marocaines afin, conformément au droit international, de permettre à Claude Mangin-Asfari de rendre visite à son mari.
Confiante dans la parole du Ministre, Madame Mangin-Asfari avait annoncé la fin de sa grève de la faim le 17 mai, après 30 jours.

Or, à ce jour et en dépit de nombreux échanges avec le Ministère des Affaires Étrangères et l’assurance que des négociations sont toujours en cours, elle n’a toujours pas pu rendre visite à son mari.
La poursuite de cette situation est inacceptable !

Le Comité de soutien va réitérer sa demande auprès du Président et du Ministre des Affaires étrangères pour que le droit de visite de Claude Mangin-Asfari soit enfin respecté.
Cette pétition étant close, vous pourrez trouver des nouvelles sur le site consacré aux prisonniers : www.ecrirepourlesliberer.com .
Si vous le souhaitez vous pourrez également vous inscrire pour recevoir la lettre d’information sur leurs situations et celle de Claude Mangin-Asfari.

dimanche 2 décembre 2018

Accord UE - Maroc : Mobilisation contre tout accord incluant les territoires occupés

Quelque 100 organisations de la société civile sahraouie se sont adressées au Parlement Européen (PE), à la Commission Européenne de la pêche ainsi qu'aux Etats membres de l'Union Européenne (UE)
PUBLIE LE : 01/12/2018 
Quelque 100 organisations de la société civile sahraouie se sont adressées au Parlement Européen (PE), à la Commission Européenne de la pêche ainsi qu'aux Etats membres de l'Union Européenne (UE), pour éviter la signature de tout accord d'association commercial avec le Maroc, pouvant porter atteinte aux droits fondamentaux du peuple sahraoui. Cette requête, signée et adoptée par près de 100 organisations des droits de l'Homme, représentant les territoires occupés, les camps des réfugiés sahraouis et la diaspora, a été rendue public, jeudi, par l'Observatoire des ressources naturelles du Sahara occidental (WSRW).  
Les collectifs de la société civile sahraouie ont demandé au PE, à la Commission Européenne de la pêche et aux états membres de l'UE de "respecter le droit du peuple sahraoui, avant la signature de tout accord d'association entre l'UE et le Maroc, incluant dans ses clauses les eaux territoriales du Sahara occidental occupé par le Maroc". Les ministres de la pêche de l'UE devraient voté, au cours des prochaines semaines, un accord d'association entre l'UE et le Maroc incluant les eaux territoriales du Sahara Occidental.  Prenant habituellement plus de temps pour évaluer les accords économiques, le PE veut procéder à la ratification de ces documents, en février prochain, un délai qui ne permet pas aux commissions d'évaluer la proposition ou de la soumettre à débat, selon les observateurs. Les autorités sahraouies veillent à protéger leurs ressources de toute exploitation illégale, à travers le déploiement de leur diplomatie pour mobiliser davantage de soutien à l'autodétermination du peuple sahraoui et lui permettre de tirer profit de ses ressources. Dans ce sens, une délégation sahraouie avait entrepris, ce mois-ci, une série de rencontres avec les membres du PE et l'Intergroupe parlementaire de paix au Sahara Occidental, autour du dossier des ressources naturelles du Sahara Occidental, afin de sensibiliser les représentants des peuples européens au "danger" de toute tentative visant à faire fi de la charte internationale et des décisions de la Cour de justice européenne (CJUE) de 2016 et 2017. La délégation sahraouie a relevé les tentatives de la Commission européenne d'outrepasser la légalité internationale et la justice européenne qui avaient auparavant souligné que le Maroc et le Sahara Occidental étaient deux pays distincts et que tout accord entre l'Union européenne (UE) et le Maroc qui inclut le Sahara Occidental ou ses ressources était un accord nul, attentant au principe du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.  Par ailleurs, des députés du PE avaient appelé à mettre en place un étiquetage permettant d'indiquer la provenance des produits importés au marché communautaire européen, notamment ceux provenant du Sahara occidental occupé. Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne Federica Moghreni a affirmé que la commission européenne allait se conformer à la décision de la CJUE du 27 février 2017, soulignant que les décisions de cette instance étaient astreignantes, aussi bien pour les institutions de l'UE que pour les États membres.  Ces réactions interviennent suite aux tentatives répétées de la commission européenne d'outrepasser la décision de la CJUE dans l'intention de gagner un peu plus de temps, en attendant de poursuivre le pillage des biens du peuple sahraoui avec la complicité du Maroc, et ce en persistant à renouveler les accords de pêche UE-Maroc incluant les eaux territoriales du Sahara Occidental occupé. 

samedi 1 décembre 2018

“Au pied du mur” sur France Ô : ces héros ordinaires qui aident les migrants





Au pied du mur


Wafi Kajoua, détenu rifain, transféré à la prison de Fez

Maroc. Le Rif et le roi

Maroc. Le Rif et le roi

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“Le pays du couchant est devenu celui du crépuscule”, écrit ce blogueur marocain qui oppose l’exil de ceux qui fuient la misère et un régime répressif aux voyages dispendieux et incessants de Mohammed VI à l’étranger.
Malgré les coups d’accélérateur de son barreur, la patera qui vient de s’arracher péniblement de la petite crique de sable fin file à petite allure plein nord. En point de mire, la côte espagnole visible à l’horizon. Le ciel limpide et le soleil matinal font la promesse d’une belle journée d’automne, et une légère brise marine qui fait à peine moutonner la mer azur disperse les volutes de fumée du moteur à deux temps et leurs pestilentiels relents de carburant mal brûlé.
Les passagers sont jeunes et enjoués. Le plus âgé ne doit guère avoir plus de 20 ans. Au milieu de cette fratrie improvisée, le temps d’une traversée, une jeune femme, la seule du groupe, est assise parmi une trentaine de garçons hilares dans la petite barque au fond de laquelle traîne encore un filet de pêche.
Pendant que le canot trace son sillage, les calembours mâtinés d’un accent rifain fusent : “Que le dernier qui part éteigne la lumière !” ou encore “N’oubliez pas de fermer la porte derrière vous !” Puis les boutades se font railleries et quolibets à l’endroit de la classe politique marocaine : “Vous avez déjà tout pris, on vous laisse le pays !” On cite des noms, on taille une veste à l’un, on voue aux gémonies un autre. On vilipende le système politique et on crie des “Que vive le Rif et que périssent ceux qui le trahissent” ou, plus surprenant encore, des “Viva Espana”. Quelqu’un agite même un drapeau espagnol. Le ton est à l’allégresse générale et aux fous rires. Le film s’arrête là.
Nul ne saura jamais ce qu’il est advenu de tous ces jeunes gens.
7 octobre 2018, 2 h 56 GMT, les roues arrière du Gulfstream G550 mordent l’asphalte de la piste d’atterrissage de l’aéroport du Bourget en crissant. L’appareil roule un moment avant de s’immobiliser en face de l’aérogare. Le temps de dévaler la passerelle déroulée à la hâte sur le flanc de l’avion et Mohammed VI s’engouffre avec sa suite dans les limousines qui démarrent en direction de Betz. Le roi vient d’entamer son énième séjour dans la capitale française.

Un concentré de la tragédie marocaine

Quelques jours seulement séparent ces deux scènes antinomiques que rien ne semble rapprocher sinon l’envie irrépressible de leurs protagonistes de quitter le pays. Un paradoxe frappant sur lequel se fonde la tragédie marocaine. Les premiers sont chassés par le désespoir, la misère et un régime répressif. Ils sont ceux-là mêmes que chantait Jean Ferrat lorsqu’il en disait qu’“ils quittent un à un le pays, pour s’en aller gagner leur vie, loin de la terre où ils sont nés”. Le second est attiré par le farniente et le luxe de la vie parisienne lorsqu’il ne se trouve pas aux quatre coins du monde, suivi par tout ce que compte le Maroc de courtisanerie opportuniste.

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