2-M | 5º aniversario de la movilización en Madrid por los presos políticos saharauis: cinco años sin respuestas

El próximo lunes 2 de marzo se cumplen cinco años de concentraciones semanales ante el Ministerio de Asuntos Exteriores, en la Plaza de la Provincia (Madrid), para denunciar la situación de los presos políticos saharauis encarcelados en Marruecos y exigir al Gobierno español que asuma su responsabilidad política y jurídica ante esta vulneración continuada de derechos fundamentales.

https://noteolvidesdelsaharaoccidental.org/2-m-5o-aniversario-de-la-movilizacion-en-madrid-por-los-presos-politicos-saharauis-cinco-anos-sin-respuestas/ 

mercredi 2 mai 2018

Édito : migrants, réelle inhumanité


Jeanne Menjoulet (CC BY 2.0)

Lors de son discours au Collège des Bernardins devant les autorités catholiques, Emmanuel Macron a appelé à un « humanisme réaliste » face à la question des migrants. La conjonction des deux termes a de quoi intriguer. Le réalisme semble, dans l’esprit du président, de nature à « modérer » l’humanisme. Mais comment une modération de l’humanisme peut-elle être conduite sans avoir pour conséquence immédiate et logique de produire de l’inhumanité ?
On voit certes bien ce qui est visé. Le réalisme est celui de la prise en compte d’une opinion publique qui veut des signes forts de lutte contre l’arrivée d’étrangers sur le territoire national. C’est de cela, et de rien d’autre, dont il s’agit. Pourtant, quoi qu’en dise, avec des excès langagiers inadmissibles, le ministre de l’Intérieur, quoi que les droites, l’extrême et la « forte » martèlent, il n’y a pas de submersion de la France par les étrangers, et surtout pas par les demandeurs d’asile. Face aux flux migratoires de ces cinq dernières années, la France n’a pris qu’une très petite part à l’accueil des migrants, même si en effet, elle est en augmentation.
Ainsi, en 2013, environ un sixième des 66 000 demandes d’asile ont reçu une réponse favorable, tandis que cela a été le cas de près d’un tiers des 100 000 demandes en 2017. Rapporté à une population de 67 millions d’habitants, c’est très loin d’être une invasion. Il ne s’agit donc pas de prendre en compte la réalité, mais le sentiment qu’on en a. De ce fait, le fameux « humanisme réaliste » devient encore moins compréhensible puisque ce n’est pas la réalité qui est en cause mais un imaginaire collectif entretenu par les marchands de peur.
La loi asile-immigration qui vient d’être votée aux forceps, en première lecture, à l’Assemblée nationale aura-t-elle le moindre impact sur cet imaginaire collectif ? On peut déjà dire « aucun », et ceci d’autant moins que le gouvernement a donné l’impression de tordre le bras de sa propre majorité, qui pourtant ne s’était pas illustrée par son caractère frondeur. Le bilan est navrant : les migrants, bien évidemment, ne seront ni mieux accueillis ni mieux protégés, et l’opinion publique se sent confortée dans les accommodements qu’elle s’accorde face au devoir d’humanité qui devrait s’imposer à une nation comme la nôtre.
La marche vers l’inhumanité continue, à petits pas honteux, parce que non, monsieur le Président, l’humanisme ne se divise ni ne s’amende.
Christine PEDOTTI
Photo : Jeanne Menjoulet (CC BY 2.0)

De la torture des séquestrés politiques rifains

Rachid Oufkir, 30/4/2018
Selon Asmae El Ouadie, du collectif des avocats de la défense des détenus politiques rifains, les détenus politiques rifains affirment qu’ils ont été victimes de torture durant les interrogatoires, ce qui va à l’encontre des engagements internationaux du Maroc et de la loi marocaine.
Les avocats de la défense ont demandé d’effectuer une expertise médicale pour tous les mis en cause dans ce dossier et au Parquet de prendre au sérieux les accusations des détenus mais rien n’a été fait jusqu’à présent. Le procureur s’est contenté de nier et d’attester que la police marocaine n'a plus recours à de telles méthodes en balayant ces accusations d’un revers de la main.

Nature de la torture : torture systématique et méthodique.
le but : l’ humiliation et l’avilissement
Nasser Zefzafi, a porté des accusations très graves à l’encontre des agents de la police chargés de l’interroger
il a dévoilé au juge que ces derniers ont inséré leurs doigts puis un bâton dans son postérieur. Certains d’entre eux ont commencé à faire des youyous après que le sang ait coulé de son fessier dans l’unique but de l’humilier et de l’affecter moralement.
Zefzafi a toujours une blessure au niveau de la tête qu’il n’avait pas lors de son arrestation et cela prouve qu’il a dû être victime de coups de la part de ses interrogateurs.
De même que Nasser Zefzafi, lors d’une séance du procès, avait assuré avoir été battu avec une barre de fer qui lui avait causé une blessure à la tête, comme il aurait aussi reçu des coups au visage assénés avec des menottes.

La réponse du procureur Hakim El Ouardi :
"Les agents qui ont opéré l'arrestation ont été entendus et ont nié les assertions de l'accusé. Le diagnostic d'un médecin légiste confirme cela. Une seule blessure à la tête a toutefois été observée, elle résulte de la résistance de Zafzafi lors de son arrestation"

Quid du rapport du CNDH ??
Ces allégations de torture ont été corroborées par les examens médico-légaux des détenus conduits par des médecins légistes commissionnés le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH).
Lors de l'audience du 20 décembre, l'avocat de la défense Me Mohamed Aghnaj avait soumis à la Cour un document du CNDH, qui contiendrait les conclusions des examens médicaux de médecins légistes, selon lesquels 16 prévenus auraient fait l'objet de maltraitance et de torture. Le représentant du ministère public avait alors demandé au juge de refuser ce document "photocopié", le qualifiant d'"extra-judiciaire".
Mustapha El Khalfi, cité par L’Économiste, avait déclaré que "ce document manque d’objectivité et de précision". "Au Maroc, l’autorité judiciaire est indépendante. Lorsqu’elle reçoit des plaintes sur de prétendues tortures, elle ouvre des enquêtes"
La DGSN avait exprimé "son rejet catégorique des accusations et allégations graves portées à l'encontre de ses services et ses fonctionnaires, avancées comme sûres par certains, en se référant à un document partiel attribué au Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), qui a fait l'objet d'une fuite en dehors du cadre officiel".
Le ministère de la Justice, a reçu le rapport en question, a ensuite annoncé "l'avoir renvoyé aux procureurs généraux du Roi près les Cours d’appel de Casablanca et d’Al Hoceima". L'intégralité du document n'a pas été rendu public.
32 manifestants condamnés sur la foi de leurs « aveux » à la police. Tous les plaignants s’étaient par la suite rétractés face au procureur et au juge, et la grande majorité a déclaré que la police les avait passés à tabac et contraints à signer leurs « aveux » sans les autoriser à les lire au préalable.
Lors d’un discours télévisé à l’occasion de la Fête du Trône du 30 juillet, le roi, à l’inverse, semblait dédouaner les forces de l’ordre de toute responsabilité dans les troubles survenus à Al Hoceima, chef-lieu de la région du Rif, affirmant qu’elles avaient fait preuve de « retenue et […] d’un grand respect de la loi ».
Le roi a ignoré des rapports de médecins légistes qui, après avoir examiné des détenus du Rif, ont constaté des lésions accréditant les accusations de violences policières
« L’éloge royal inconditionnel des forces de sécurité, malgré les accusations qui pèsent contre elles, ne fera qu’ancrer la certitude qu’au Maroc, on peut abuser d’un détenu sans répondre de ses actes », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.
Sources : h24info.ma
>>https://www.hrw.org/…/maroc-le-roi-ignore-des-preuves-de-vi…
>>https://www.hrw.org/…/maroc-le-chef-dun-mouvement-de-protes…
>>http://telquel.ma/…/hirak-hrw-sexplique-sur-son-rapport-qui…

mardi 1 mai 2018

La politique de la France au Sahara Occidental dénoncée par la grève de la faim de Claude Mangin











La grève de la faim de Claude Mangin : une dénonciation de la politique française vis-à-vis du Sahara Occidental

Par Cristina Martínez Benítez de Lugo, Tlaxcala, 29/4/2018


La citoyenne française Claude Mangin-Asfari , par sa grève de la faim, met en accusation la connivence de la France avec l’occupation marocaine du Sahara Occidental.

Militante pour la libération du Sahara Occidental, Claude est en grève de la faim depuis le 18 avril à la mairie d’Ivry-sur-Seine. Elle réclame de pouvoir rendre visite à son mari, Naama Asfari, un prisonnier politique sahraoui dans les prisons marocaines, condamné à 30 ans de prison dans le simulacre de procès de Gdeim Izik. Il est emprisonné depuis 2010 et a été torturé, comme les autres membres  du groupe et comme les autres prisonniers politiques sahraouis.

Le Comité des Nations Unies contre la torture a établi en décembre 2016 que le Maroc avait torturé Naama et a spécifiquement demandé qu’il n’y ait pas de représailles contre lui ou sa famille. Le Maroc s’est bien moqué de cette résolution d’un organe des Nations Unies, car il a fait tout le contraire. Il n’a même pas consenti, au procès de Gdeim Izik, à ce que ses avocats français terminent leurs  phrases lorsqu’ils ont commencé à parler de la résolution du Comité.

Naama est à la prison de Kenitra (Maroc). Claude vit à Ivry-sur-Seine, près de Paris. Les autorités marocaines  ne l’ont pas laissée franchir l’aéroport de Rabat-Salé (Maroc) en octobre 2016 ni lors de ses trois autres tentatives pour rendre visite à son mari, la dernière en date du 16 avril dernier.

Aujourd'hui 30 avril, Claude Mangin en est à son 13ème jour de grève de la faim.

Jean Paul LE MAREC

Bonjour

Aujourd'hui 30 avril, Claude Mangin en est à son 13ème jour de grève de la faim. Elle est accueillie à la mairie d'Ivry.
Après avoir été refoulée du Maroc 4 fois en moins de deux ans, elle est déterminée  à poursuivre son  action pour pouvoir entrer au Maroc et rendre visite à son mari, le prisonnier politique sahraoui, Naâma Asfari, détenu depuis plus de 7 ans au Maroc.

Le mouvement de solidarité se développe, en France, mais aussi à l’international, et les médias sont de plus en plus nombreux  à s'y intéresser. Le maire d'Ivry et l'évêque de Créteil, dans une lettre commune,de nombreuses personnalités et associations ont demandé au président
de la République d'intervenir auprès du pouvoir marocain pour que Claude ait enfin son droit de visite.Une manifestation a été organisée le 26 avril  à Strasbourg devant le Conseil de l'Europe. Un tract pour le soutien à Claude sera distribué à la manifestation du 1er mai.

Claude Mangin a besoin de notre soutien.
Voici quelques propositions d'action:
- venir la voir à la mairie d'Ivry (entre 10h et 19h) 
- adresser un courrier au président de la République et/ou au ministre 
des affaires étrangères 
- écrire à l'Ambassadeur du Maroc en France
-contacter des personnalités politiques, culturelles, syndicales, associatives pour qu'elles viennent rencontrer Claude à Ivry ou/et signent l'appel à soutien
- participer à la collecte solidaire par chèque à l'ordre de l'Association des Amis de la RASD 
à envoyer à MT Marchand 44 rue de la République 
47200 en indiquant "Solidarité Claude"

Vous pouvez suivre l'actualité sur la grève sur le site www.ecrirepourlesliberer.com

Restant à votre disposition, cordialement.
JPLM   0633436493


Écrire pour les libérer












Crédit Photo. – SPS – 23 03 2017 – https://www.spsrasd.info

Le Sahara occidental, situé au Nord – Ouest du continent africain, entre Maroc et Mauritanie, n’existe pas en tant qu’Etat indépendant ! C’est en effet la dernière colonie en Afrique. D’abord colonie espagnole, elle est depuis 1976, occupée par le Maroc qui prétend y être souverain. Et pourtant la RASD existe, République sahraouie démocratique proclamée le 27 février 1976, dont l’administration et la population sont principalement établies en Algérie et sur une partie du Sahara occidental libéré.

Cette citoyenneté ne peut s’exprimer publiquement dans la partie occupée par le Maroc ! Appeler à l’autodétermination vous envoie directement en prison pour atteinte à l’intégrité territoriale du royaume.

Alors pas d’hésitation devenez marraine ou parrain et suivez sur le site les conditions proposées pour écrire et vous informer régulièrement de leur situation.

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Après avoir parrainé pendant les cinq dernières année de leurs 25 ans de détention des deux plus anciens prisonniers politiques marocains, je parraine deux prisonniers politiques sahraouis, l'un Hassan, condamné à 30 ans au procès de Gdeim Izik, l'autre, Salek à perpétuité pour un crime qu'il nie avoir commis. Je ne peux qu’encourager à demander un parrainage, même s'il n'existe aucun espoir de pouvoir faire libérer ou réduire la peine d'un de ces garçons. Il faut savoir que pour tous ceux qui vivent avec la perspective de décennies de vie dans ces conditions d'emprisonnement  lamentables et hostiles, recevoir une carte, une lettre ou un colis est un cadeau inestimable et un grand bonheur qui l'aide à vivre, et si le courrier ne lui parvient pas ou que le colis est renvoyé par la prison, il faut persévérer, et protester auprès des autorités. 

J'ai témoigné de mon expérience de marraine dans : "Marraine des deux plus anciens prisonniers politiques marocains", et "Drôle d'occupation pour une grand-mère, histoires de prisonniers politiques sahraouis, petite histoire du conflit". Marie-Jo Fressard, Solidmar05@gmail.com

Marie-Jo Fressard, Solidmar, 

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Appel à Mobilisation






Claude Mangin-Asfari #DroitDeVisite

EN GREVE DE LA FAIM
depuis mercredi 18 avril 2018 suite à son 4ème refoulement du territoire marocain où elle tentait de rendre visite à son mari Naâma Asfari, prisonnier politique sahraoui.

Plus d’informations : Lire les actualités




RELAYER LE MESSAGE – MOBILISEZ-VOUS



#DroitDeVisite


APPEL AUX DONS



Nous lançons une collecte de soutien pour nous permettre de financer la venue de personnalités étrangères reconnues et médiatiques pour donner plus de visibilité à l’action de Claude.
Votre don bénéficiera comme d’habitude d’un reçu fiscal.

Par virement bancaire sur le compte “AS des Amis de la RASD” – IBAN FR76 1548 9048 1700 0225 0494 046 – avec la mention « Solidarité Claude» – Vos nom et prénom

Campagne de boycott de certains produits nationaux, nouvelle révolution populaire !

Casablanca, Maroc 29/4/2018·
Manqoul , Abdelhak Serhane

La campagne de boycott de certains produits nationaux est une nouvelle révolution populaire, le renouveau du 20 Février 2011 qui a nourri la haine du peuple dans le cœur de certains hauts responsables de ce pays. Arrivée a un moment où les Marocains ont puisé toutes les formes de lutte pour retrouver leur dignité, cette campagne montre, si besoin est, qu'un peuple finit toujours par se rebeller contre la tyrannie. 

Le 20 Février a été une bonne occasion pour remettre les compteurs à zéro et engager le pays dans un véritable État de droit. Le Makhzen a louvoyé, triché, menti pour que les choses ne changent pas, pour qu'elles empirent. Des populations ont été tabassées, enlevées, torturées, emprisonnées pour revendiquer des droits élémentaires et elles ont montré, dans les pires moments de leur lutte pour la dignité, une discipline et une civilité exemplaires, malgré les matraques, les prisons, les tortures... Cette phase n'est rien d'autre qu'une lutte des classes entre ceux qui n'écoutent pas, s'enrichissent sur le dos de ceux qui souffrent en silence. La cherté de la vie, depuis le Printemps arabe, est une décision politique dans le but d'étouffer le peuple marocain qui a cité des noms dans ses manifestations et a demandé qu'on chasse les responsables de la gabegie, de la prédation et du vol des richesses du pays. Personne n'a écouté. Le système a redoublé de férocité envers ce peuple tolérant et généreux. Il ne faut pas le pousser à bout. Car au bout, on ne sait pas ce qui peut arriver. Le peuple a supporté plus qu'il n'en faut, son exploité, sa misère, son ignorance, son manque de soins, de travail et d'instruction. Ce peuple dit aujourd'hui qu'il n'en peut plus de la Hogra et de la marginalisation.
 Les responsables n'ont jamais voulu écouter. Ils ont tout fait pour détruire la société en détruisant les partis politiques, les syndicats, la presse indépendante, en achetant certains "intellectuels" et en sapant les structures mêmes de la société. Pourtant les cris du peuple ont dépassé les frontières. Ses enfants emprisonnés pour avoir revendiqué du travail, une université, un hôpital... est une honte dans l'Histoire du système de ce pays qui a un bras long pour donner aux plus riches et aux étrangers un bras court pour aider les plus démunis de son peuple. Ceci est signal de la part du peuple marocain pour "ceux" qui dirigent ce pays. Vont-ils comprendre le message et saisir le signal ou vont biaiser encore, louvoyer, jouer comme ils l'ont fait avec la révision de la Moudawana de 2011?
Je suis loin, cela ne m'empêche pas, en tant que Marocain, de joindre ma voix à la campagne de boycott et de demander, par la même occasion, la libération de Zefzafi, de ses camarades de bagne, et de tous les prisonniers d'opinion. Nous pensions avoir fini avec les années de plomb. Comme tout le reste, l'Instance Vérité et Réconciliation n'a été que de poudre aux yeux. Aux responsables je dis: "Écoutez la voix du peuple ! Respectez son destin et sa dignité ! Il vous le rendra au quintuple comme il l'a toujours fait chaque fois que vous avez eu besoin de loi !"

A écouter ! Déclaration de la militante Claude Mangin, en grève de la faim

Chère Claude,
Le Comité suisse de soutien au peuple sahraoui tient à t'exprimer sa profonde solidarité avec ton courageux combat.

Il suit depuis longtemps tes engagements et tes démarches et partage ta révolte contre la monarchie et le gouvernement marocain ainsi que contre la complicité des autorités françaises avec Rabat.
Avec toi, nous savons que le peuple sahraoui a raison et que sa cause finira par triompher. Mais avec toi nous devons nous accrocher et continuer d'espérer.
Notre solidarité avec les Sahraouis grévistes de la faim est aussi entière tout comme avec ton mari Naama Asfari.
Nous cherchons les meilleurs moyens pour faire connaître votre lutte à tous aussi en Suisse.
Nous pensons bien à toi et t'envoyons nos pensées les plus amicales.

Antidote a fêté ses cinq ans !

Uitgeverij Antidote vierde zijn vijfde verjaardag ! (avec reportage photos par Eric Hulsens)








Le tumultueux destin de Krimo, de Moustapha Ghezaoui, dernier paru, en avril 2018, est le quinzième livre édité par Antidote (http://www.antidote-publishers.be/). 
 A cette occasion et pour fêter le cinquième anniversaire d’Antidote entre ami(e)s nous avons organisé un goûter le dimanche 29 avril à l’Espace citoyen à Bruxelles.
Fondée en 2013 par Luk Vervaet, Eric Hulsens, Daniel Wagner et Nicolas Ingargiola, Antidote est une maison d’édition indépendante, qui soutient les actions progressistes et donne la voix à ceux et celles que l’on n’entend pas dans les médias traditionnels et politiques. Antidote publie aussi des essais critiques et dissidents.
Au cours de ses cinq premières années d’existence, une petite équipe d’écrivain(e)s a donné vie à Antidote : Souad Fila, Marie-Jo Fressard, Fatima Kaddour, Samira Laakel, Ernesto Moreno, Farida Aarrass, Manu Scordia, Eric Hulsens, Luk Vervaet, Moustapha Ghezaoui. Avec ce goûter amical, nous avons voulu les remercier pour leur confiance. C’était aussi l’occasion pour remercier tous ceux et celles qui nous ont aidés et soutenus par leurs préfaces aux livres, critiques, avis ou par leur travail de correction, traduction ou rédaction finale.
Cette année, nous prévoyons la publication des textes de Jadran Gul Pari, D’un exil à l’autre, Vies volées d’Afghanistan et la coédition, avec Cesal, de Femmes à l’aube, la guérilla et la participation des femmes, Guatemala 1973-1978, traduit de l’espagnol par Catherine Huwaert.
Pour construire une maison d’édition indépendante, nous avons besoin de vous : de votre participation en tant que traductrice/eur, correctrice/eur, aide à la diffusion, membre du groupe de lecture; de votre aide financière pour pouvoir éditer les voix des sans-voix.
Votre soutien est le bienvenu sur le compte d’Antidote Antidote avec mention « Soutien ».

IBAN : BE20 0004 2359 4956
BIC: BPOTBEB1XXX
Merci d’avance !


 


















(Nederlands)

Gap : plus de 300 personnes se rassemblent pour l’hospitalité [vidéo]







Le samedi 28 avril, plus de 300 personnes se sont rassemblé-e-s et ont pu écouter de nombreuses interventions afin de mieux comprendre la situation des jeunes migrant-e-s qui arrivent sur notre département. La présence de nombreux accueillants du Briançonnais, d’une militante italienne et de la députée européenne Marie-Christine Vergiat a donné a ce rassemblement une envergure nationale.
Les vidéos qui suivent sont extraites d’un direct Fb et sont donc d’une piètre qualité, merci de nous en excuser.

Nous soutenir pour développer et embellir Alp’ternatives !


Projet de loi asile et immigration : où est l’humanité ?


Publié le 20/4/2018

Présenté le 21 février 2018 en conseil des ministres, le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif menace les droits fondamentaux de nombreuses personnes étrangères présentes sur notre territoire. Il est par ailleurs fortement contesté.

Jamais projet de loi sur l’immigration n’avait provoqué une telle levée de bouclier. De nombreuses voix se sont ralliées aux associations spécialisées pour dénoncer les dangers d’un texte que Gérard Collomb présente comme « équilibré » associant « humanité et fermeté ».
Le Prix Nobel de littérature qu’est Jean_Marie Le Clézio alerte sur un "déni d’humanité insupportable" [1]. Le Défenseur des droits a exprimé son " opposition à l’esprit général du texte" et souligné une "logique de suspicion tendant à faire primer des considérations répressives au détriment des droits les plus fondamentaux" des personnes étrangères [2].
Protestant " contre une logique comptable de l’asile ", les salariés de la CNDA (Cour national du droit d’asile) ont observé une grève de quatre semaines. Grève d’une journée également à l’OFPRA et parmi les professionnels de la Cimade intervenant en centre de rétention, le 21 février 2018, jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres. Sans compter que ce projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif suscite le malaise jusqu’au sein de la majorité présidentielle...
En toile de fond de la politique migratoire du gouvernement, il y a cette petite musique à deux temps devenue obsédante. La France est victime d’une crise migratoire. Elle ne la maîtrisera qu’en distinguant les personnes qui sont légitimes à demander l’asile de celles qui ne sont « que » des migrants économiques.
Or, non seulement le postulat de départ est erroné – le solde migratoire de la France reste stable depuis une quarantaine d’année –, mais les causes de l’exil ne sont pas réductibles à un seul facteur. Et la logique de tri, inscrite dans le projet de loi, précarisera l’ensemble des personnes étrangères en attente d’une régularisation de leur situation.

Traitement expéditif des demandes d’asile

Le gouvernement entend accélérer la procédure d’examen des demandes d’asile, l’objectif est louable. Mais les dispositions prévues restreignent surtout le temps dont disposent les personnes pour construire leur dossier et effectuer un recours en cas de rejet de leur demande.

"C’est un droit d’asile au rabais que promet le projet de loi" s’insurge Jean-Claude Mas, Secrétaire général de la Cimade.
Une personne ne disposera que de 90 jours - contre 120 actuellement - pour déposer une demande d’asile après son entrée sur le territoire. Passé ce délai, l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) instruira son dossier en procédure accélérée, laquelle garantit moins de droits et accroît les risques de débouter des personnes pourtant éligibles à une protection. Or, trois mois, c’est peu pour se repérer dans le paysage de l’asile quand on parle mal (ou pas) le français.
En revanche rien n’est proposé pour réduire le délai d’enregistrement des demandes d’asile par la préfecture. Quant au recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), son délai passe de 1 mois à 15 jours. "C’est insuffisant pour enrichir un récit, fournir des pièces, trouver un interprète assermenté…", s’indigne Suzy Balourd, l’une des trois porte-parole de l’intersyndicale Unsa, FO et CGT à l’origine de la grève de la CNDA. L’enjeu est pourtant de taille, chaque année ce sont près de 8 000 personnes qui obtiennent le statut de réfugié grâce à la Cour.
Autres motifs d’inquiétudes : certains recours ne seront plus suspensifs, ce qui signifie qu’une personne déboutée du droit d’asile par l’OFPRA pourra être expulsée avant que la CNDA ne se soit prononcée. Ou encore, la généralisation des audiences déshumanisées par visioconférences où la personne qui demande l’asile s’adresse au juge à travers une caméra.

Surveiller, expulser, bannir

L’allongement considérable de la durée du temps de rétention est devenu le symbole du versant " fermeté" du projet de loi Collomb. Des personnes qui n’ont commis ni crime, ni délit pourraient ainsi être privées de liberté jusqu’à 90
jours
(voir encadré) au motif très contestable que cela faciliterait leur expulsion.
Véritable « rétention hors les murs », l’assignation à résidence a également vocation à s’intensifier. Les personnes assignées à leur domicile ou dans un lieu d’hébergement jusqu’à 3 heures par jour et contraintes de pointer auprès de la police plusieurs fois par semaine pourront être expulsées à tout moment loin du regard de la société civile.
Mesure complémentaire à l’expulsion : l’interdiction de retour sur le territoire frappera désormais toutes les personnes qui se seront maintenues en France en dépit d’un refus de titre séjour.
« Qui osera, au regard de ce risque, demander sa régularisation ? Ce sont ainsi des milliers de personnes qui se verront contraintes à l’illégalité », estime Clémence Richard, responsable Expulsion à la Cimade.
Même les parents d’enfant français, ne pourraient plus être régularisés. Sans compter que sous couvert de lutte contre la « paternité frauduleuse », le projet de loi prévoit aussi des restrictions à leur égard tant en ce qui concerne leur droit au séjour que le droit à la filiation de leurs enfants. Des restrictions jugées « particulièrement préoccupantes et contraires à l’intérêt de l’enfant » par le Défenseur des droits.
Il est également question de criminaliser les travailleurs sans-papiers : celles et ceux qui auront fourni un faux permis de travail à leur employeur seront passible d’une peine de 5 ans de prison…
On le voit, "l’humanité" revendiquée par Gérard Collomb reste singulièrement absente d’un texte qui ne peut même pas se vanter de pragmatisme. Ainsi aucune solution n’est envisagée pour les "ni-ni", ces personnes sans papiers, ni régularisables, ni expulsables...
Quelques rares mesures protectrices
Le projet de loi améliore le droit au séjour des bénéficiaires de la protection subsidiaire, autrement dit des personnes demandant l’asile qui n’ont pas obtenu le statut de réfugié mais dont la France reconnaît qu’elles encourent des risques dans leur pays d’origine. Il est ainsi prévu de leur délivrer d’emblée un titre de séjour de 4 ans puis une carte de résident de 10 ans, au lieu, comme c’est le cas actuellement, d’une carte de séjour d’une durée d’un an renouvelable ensuite pour des durées de 2 ans. Ces dispositions vont donc dans le sens d’une plus grande sécurisation des personnes notamment dans leur accès au logement et à l’emploi.
Deux autres dispositions constituent une avancée au regard du droit de vivre en famille. A ce jour, les membres de la famille d’une personne réfugiée - conjoints, enfants et parents de mineurs - se voient délivrer de plein droit une carte de résident de 10 ans mais ceux qui sont en situation irrégulière sur le territoire sont exclus de ce dispositif. Le projet de loi supprime cette obligation de régularité de séjour pour bénéficier de la carte de résident.
Par ailleurs, aujourd’hui, lorsqu’un mineur isolé a le statut de réfugié, seuls ses parents peuvent le rejoindre au titre de la réunification familiale. Le projet de loi élargit ce droit en donnant à ceux-ci la possibilité de venir sur le territoire avec leurs autres enfants mineurs. Cette mesure ne concerne toutefois qu’un petit nombre de personnes, car il y a très peu de mineurs isolés réfugiés.
Bénédicte Marie
Cet article provient de notre magazine Faim et développement qui sera publié le 14 mai 2018.

France : RSF dénonce les violences policières



TIR DE GRENADE 

France : RSF dénonce les violences policières commises contre un photographe lors d’une manifestation à Paris contre les réformes du gouvernement. 

Communiqué : Le comité départemental du Mouvement de la Paix dénonce les agissements de groupes xénophobes venus semer le trouble au Col de l’Échelle


Communiqué :

Le comité départemental 05 du Mouvement de la Paix dénonce les agissements provocateurs de groupes sectaires et xénophobes venus semer le trouble au Col de l’Échelle pour une chasse aux migrant.

Les Hautes-Alpes ne sont pas un terrain d'action pour des individus qui utilisent la souffrance humaine pour justifier des actes de violences. Comment ont-ils pu arriver jusqu'ici sans encombres depuis les quatre coins de l'Europe ?
Nous demandons à la préfecture de tout mettre en œuvre pour protéger les personnes vulnérables qui n'ont d'autre choix que de traverser la frontière au péril de leur vie. Nous demandons la protection des bénévoles. 

La réponse intelligente à ces provocations est de participer massivement à la Marche de l'Hospitalité ce samedi 28 avril à partir de 10h30 à la Gare SNCF à Gap.

Les milices d’extrême droite ne sont pas plus bienvenues aujourd'hui au Col de l’Échelle qu'elles ne l'ont été à Salérans en juillet 2016.

Pierre Villard 06.82.92.29.46


la nouvelle giffle de l'ONU au Maroc

A la une International

Conflit du Sahara Occidental

21/4/2018

L’ONU a apporté jeudi une nouvelle fois un démenti cinglant au Maroc, qui essaye de faire croire, depuis plusieurs semaines, que les localités de Bir Lahlou et Tifariti font partie de la zone tampon et que par conséquent les Sahraouis ont violé l’accord de cessez-le-feu de 1991 en les administrant.

Encore un camouflet diplomatique pour les autorités marocaines.

L’ONU a apporté, jeudi, une nouvelle fois un démenti cinglant au Maroc qui essaye de faire croire depuis plusieurs semaines que les localités de Bir Lahlou et Tifariti, situées en réalité dans les territoires sahraouis libérés, font partie de la zone tampon et que par conséquent les Sahraouis ont violé l’accord de cessez-le-feu de 1991 en les administrant. «Nous pouvons dire que ni la localité de Bir Lahlou ni celle de Tifariti ne se trouvent dans la bande tampon», a assuré le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stephane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.
Tout en disant accueillir avec satisfaction cette déclaration, les responsables sahraouis rappellent que «le Maroc mène depuis plusieurs jours une campagne de désinformation sur la réalité existant sur le terrain, en semant la confusion sur les données géographiques de cette zone».
Rabat, rappellent-ils, a même voulu un temps se servir de cette facétie pour mener des opérations militaires contre des positions du Front Polisario. Ces allégations non fondées du Maroc, soutient encore le Front Polisario, «sont conçues délibérément pour détourner l’attention du Conseil de sécurité du vrai problème qui est l’actuelle impasse dans laquelle se trouve le processus de paix, alors que l’émissaire onusien, Horst Köhler, s’active pour lancer un cinquième round des négociations».
Il s’agit du deuxième démenti franc apporté par l’ONU aux «élucubrations» de Rabat en l’espace de quelques jours. Début avril, les Nations unies avaient en effet déjà démenti la présence d’éléments armés sahraouis dans cette zone démilitarisée. Au cours de son point presse, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU a affirmé à ce propos que la Minurso et son chef, Colin Stewart, «demeuraient en contact étroit» avec le coordinateur sahraoui, en l’occurrence M’hamed Khedad.
Concernant l’escalade des tensions à El Guargarat, il faut savoir que l’ONU a enjoint aussi ces derniers mois le Maroc d’accepter l’envoi d’une mission technique pour déterminer avec exactitude la partie qui était à l’origine de la violation des termes de cessez-le-feu dans cette zone sensible. Mais Rabat a opposé un «non» catégorique à cette mission d’experts, prévue pourtant par le paragraphe 3 de la résolution 2351 (2017) du Conseil de sécurité, prorogeant le mandat de la Minurso. Rabat a jugé cette mission «inopportune et inappropriée».

Un avis de lecteur sur "Mains noires et pizza berbère"

 Par Marc Ollivier, 1/5/2018

Je viens de lire "Mains noires et pizza berbère".  J'espère que ce livre trouvera un large public, tant au Maroc qu'en France, car je trouve qu'il provoque une surprise et une réflexion. Je crois qu'il incitera les lecteurs des deux pays, et surtout  les jeunes, à repenser les relations individuelles entre Français et Marocains..
J'ai bien compris que tu profitais du mode fiction pour introduire des informations sur la vie des gens au Maroc maghzénien, c'est déjà novateur par rapport aux écrits journalistiques ou aux analyses politiques, sociales etc ... Mais en plus tu mets en scène une atmosphère de relations entre ados des deux pays qui devrait en faire gamberger plus d'un. Et l'atmosphère qui baigne l'histoire est très sympa malgré les anecdotes sur la répression, et comme il n'y a pas de personnage de flic gentil, ça rend les choses bien claires ... Bravo, c'est un travail très intéressant. Et la préface extra de Lucile le met bien en valeur.

Édité par www.antidote publisher.be